Death Stranding 2 : On the Beach
Infos complémentaires
Genre(s) : Action
Territoire(s) : FRANCE
2921 joueurs possèdent ce jeu
Platiné par : 1029 joueurs (35 %)
100% par : 1029 joueurs (35 %)
Note des joueurs :
4.6/5 - 49 notes
Note des platineurs :
4.3/5 - 29 notes
Test rédigé par Duiken le 27-06-2025 - Modifié le 11-07-2025

Porteur de métier, vous êtes la seule personne capable d’effectuer cette mission. Les vastes terres à traverser sont en effet remplies de dangers environnementaux avec des crues soudaines, séismes et incendies, sans oublier l’omniprésence d’une poix visqueuse et sinistre recouvrant le monde. Divers groupes surarmés, refusant l’influence des UCA (United Cities of America), entité créée suite à vos actions passées, se mettront également en travers de votre chemin.
Le Death Stranding a bouleversé jusqu’aux fondations même du cycle de la vie et de la mort sur Terre, les âmes des défunts se retrouvant dès lors piégées entre notre monde et la Grève (plage de graviers et de galets). C’est ainsi que sont apparus les Échoués, êtres fantomatiques au râle à vous glacer le sang, traquant sans pitié toute forme de vie. Être capturé par l’une de ces abominations résulte en une gigantesque explosion dénommée Néantisation, capable de raser une métropole entière, laissant place à un énorme cratère, et responsable de la quasi éradication de toute civilisation. Le restant de l’Humanité vit désormais recluse dans des abris pour échapper aux Précipitations, pluies annonciatrices de la présence de ces Échoués. Les gens ne voyagent plus, les liens qui les unissaient se sont effrités. Comment dès lors rebâtir une société au milieu des ruines, 11 ans après la première néantisation..?
Doté de capacités uniques permettant de ressentir la présence des morts, voici pourquoi Sam est un atout exceptionnel pour la société Drawbridge. Toujours accompagné de votre Brise-Brouillard (BB), affectueusement prénommé Lou, il ne tient qu’à vous de remplir la mission qui vous a été confiée. Rassurez-vous, vous ne serez pas seuls.
Visuels HD : Bienvenue en Australie

Lou a bien grandi

Un pont qui aidera aussi d'autres Porteurs

Une étoile gagnée = une récompense débloquée

Approcher un Échoué est toujours un moment sous haute tension
Le Mexique, aire de jeu pensée comme un vaste tutoriel, vous permettra de (ré)apprendre les mécaniques de bases de Death Stranding. Les vétérans de la licence y verront probablement là un démarrage un peu longuet et choisiront, à raison, de ne pas s’attarder et de rapidement embarquer pour la grande aventure : l’Australie. Les néophytes, eux, apprécieront cette phase d’appropriation, très progressive et parfaitement exécutée, des nombreuses mécaniques ayant fait le sel de l’opus originel.
Des « Entraînements en réalité virtuelle », didactiques, courts et très plaisants, principalement axés autour des phases de combat, seront aussi de la partie au sein de votre chambre privée. De nouvelles entrées étant ajoutées au fil de votre progression, n'hésitez pas à y faire un tour de temps à autre pour vous faire la main en toute sécurité.
Citons la présence d’un Corpus, encyclopédie regroupant tous les éléments liés aux quêtes et au lore du jeu, à mesure que les concepts fondateurs sont évoqués, et accessible même en cours de cinématique. Les textes explicatifs ont la bonne idée d’aller à l’essentiel, ce qui rend la consultation de cette encyclopédie très agréable. Les e-mails un peu barbants de l’expérience originelle ont quant à eux disparus. Au sortir de votre session lecture, vous serez gratifié d’une meilleure compréhension de l’univers et de ses enjeux, bien que les cinématiques et Dollman réalisent déjà un excellent travail d’exposition.
Parlons justement de ce nouveau venu : tout joueur ayant parcouru les God of War nordiques y verra forcément la patte (ou plutôt la tête) de ce bon Mimir, et ce n’est pas la savoureuse blague méta, au moment de la rencontre avec le personnage, qui viendra contredire cette idée. Dollman, marionnette animée en stop-motion, interviendra en effet pour accroître votre perception des évènements, toujours de manière opportune. Un compagnon très agréable, qui aura juste une tendance un poil agaçante à vous suggérer d’aller prendre une douche, alors qu'il est sollicité pour aborder un autre thème que votre hygiène. Bon, il n’a pas forcément tort tant le récit des évènements s’inscrit fidèlement sur Sam, ressemblant parfois à un vrai chien mouillé, de poix ou de sang.
L’existence d’un « Résumé des événements passés », accessible depuis le menu principal, achèvera de poser le constat que le jeu réalise un travail exemplaire pour inviter de nouveaux joueurs à découvrir son univers riche et fascinant.

Death Stranding 2 est indéniablement devenu plus grand public comparé à la proposition radicale, et parfois clivante, de son prédécesseur. En parallèle de l’accompagnement au niveau du lore, cette suite est également beaucoup plus dynamique - et rien de mieux que les phases de combat pour illustrer cet aspect. Les armes sont bien plus diversifiées et versatiles, que ce soit au corps-à-corps avec des matraques pouvant se transformer en armes de jet, ou bien à distance avec des armes telles que divers types de grenades, pistolets électriques ou lance-bolas immobilisant les ennemis. Mais c’est encore du côté des armes dites « classiques » tels les fusils d’assaut, à pompe, de précision, mitrailleuses et autres joyeusetés qu’un élément clé saute aux yeux. Chaque arme emploie désormais des munitions multifonctions non-létales, ce qui vous évitera la frustration connue précédemment d’obtenir de beaux joujoux, sans pouvoir les utiliser sous peine de provoquer une néantisation, ou a minima un fastidieux aller-retour vers un incinérateur pour disposer des corps.
L’IA des brigands surarmés est plaisante au demeurant, avec des ennemis adoptant diverses tactiques. Certains se cantonneront à vous tirer dessus à distance, d’autres fonceront vers vous tête baissée pour réduire la distance et attaquer au corps-à-corps, d’autres encore chercheront à vous contourner. Le tout fonctionne très bien et aura de quoi vous surprendre sans une bonne dose d’attention. N’hésitez donc pas à mettre à profit votre radar odradek ou à construire en amont une tour de guet pour mieux évaluer la situation.
Bon nombre de membres de Kojima Productions étant des fidèles du célèbre créateur, on ne sera pas non plus surpris de retrouver d’excellentes sensations armes à la main, à l’image de ce que Metal Gear Solid 5 a pu proposer en son temps. Attendez-vous d'ailleurs à pouvoir tracer de nombreux parallèles avec l’œuvre d’une vie de Kojima-san, la plus notable résidant dans les phases d’infiltration, tout en tension, et moins risquées que l’affrontement direct, bien que les deux méthodes soient souvent tout à fait viables.
En parlant de menace, impossible de passer à côté de ces entités fantomatiques si inquiétantes, et iconiques, de l'univers Death Stranding, que sont les Échoués. Constater que la pluie commence à tomber, suivi du bruit d'activation de l'odradek mettra instantanément vos sens en alerte. Traverser une zone en présence d'êtres si dangereux sera toujours un moment éprouvant, en considérant de plus qu'un nouveau type fait son apparition : les Veilleurs, non seulement capables de vous entendre, mais également de vous voir. Devant marcher accroupi, et même bloquer votre respiration pour faire un minimum de bruit quand l'odradek s'affole, il y a de quoi parfois être en apnée avec Sam. Voir l'odradek enfin se calmer, et finir par papillonner joyeusement à mesure que la menace s'éloigne, restera jusqu'au bout un moment de grande satisfaction - et de de soulagement, tant l'ambiance est immersive !

Au fil de vos livraisons, dans des conditions régulièrement très difficiles, l’appréciation grandissante de vos interlocuteurs se matérialisera par une note, à l’origine de 0 jusqu’à atteindre une reconnaissance éternelle et ses 5 étoiles, évolution d’autant plus rapide que vous prenez soin de votre cargaison. Chaque palier atteint vous verra récompensé d’une certaine manière. Cela pourra être un nouvel item, une amélioration de votre système APAS (octroyant des compétences passives, certaines très pratiques), un élément de customisation pour votre sac à dos ou bien même une toute nouvelle structure ! Le jeu sait d’ailleurs se faire poil à gratter par moments, réglé ensuite via ce système de récompenses, toujours très attendues. Vous avez crapahuté en perdant régulièrement l’équilibre, vu la charge de marchandises, que l’accumulateur patenté que vous êtes a choisi de porter sur son dos ? Boum, le jeu vous octroie un exosquelette à la prochaine reconnexion au réseau chiral. Vous avez dû parcourir une longue distance à pied et pesté à ce sujet ? C’est précisément le moment de déblocage d’un véhicule. Ces exemples témoignent bien entendu d’une grande maîtrise du game design. Notons ici une amélioration fondamentale vis-à-vis du premier Death Stranding, à savoir que le rythme de déblocage d’items importants est beaucoup plus rapide, soulignant une fois de plus le gain de dynamisme.
Comment d'ailleurs aborder le gameplay de la licence sans parler des thématiques de multijoueur asynchrone ? Concrètement, cela prend la forme de structures érigées par d’autres joueurs (possible uniquement dans des zones déjà reliées au réseau chiral), apparaissant parfois dans votre partie sans que jamais vos avatars ne se rencontrent. C’est une expérience vidéoludique à vivre, mais se rendre compte que l’on est entouré d’autres joueurs, nous aidant dans notre quête, en positionnant par exemple un générateur pile au bon endroit pour se ravitailler, est une sensation réconfortante. Un sentiment de faire partie d’une même communauté de gens s’entraidant et créant du lien entre eux. N'est-ce pas là la volonté même du jeu ? Peut-être qu’en construisant un pont, enjambant ce dangereux cours d’eau, vous rendrez un grand service à des centaines d’autres Porteurs…
Pour les conditions de ce test, les équipes de Kojima Productions avaient prévenu que les serveurs de Death Stranding seraient coupés pendant une semaine. Cela a été l’occasion de constater la puissance de ce concept de multijoueur asynchrone, temporairement inopérant. Je venais d’être isolé de mes camarades et chaque nouvelle reconnexion au réseau chiral ne faisait dès lors plus apparaitre des structures amies comme auparavant. Je me suis senti délaissé, le lien s’était rompu… et cela a surtout rendu le jeu plus difficile, car je ne pouvais plus compter sur les autres et ai dû tout construire moi-même. Les serveurs de retour en ligne, quelle ne fut pas ma joie d’être à nouveau connecté au réseau et de voir des pseudonymes, parfois connus, réapparaître. Peut-être qu’une structure que j’ai construite en chemin vous aidera à votre tour…

J’aimerais tant parler du scénario, mais mentionner des bribes n’a que peu d’intérêt au vu de l’histoire globale et évoquer quelques détails serait déjà gâcher la surprise d’une œuvre très singulière. Aussi, retenez simplement l’essentiel : bien que démarrant timidement sur les premières heures, le déroulé des évènements gagne en intensité et devient absolument passionnant à suivre. Les péripéties se succèdent et vous aurez toujours hâte d’assister aux prochains développements scénaristiques. Kojima a quelques années d’expérience dans le domaine et sait parfaitement déjouer les attentes de son public. En résulte une histoire totalement imprévisible tout au long des très nombreuses heures de jeu qui vous attendent. Revenons brièvement quelques années en arrière pour mentionner le fait qu’à peu près tout le monde ayant joué à Death Stranding 1 s’accordait à dire que certains pans de scénario étaient franchement obscurs et nécessitaient de se renseigner sur internet pour assembler les pièces du puzzle, ce qui en faisait un défaut puisque l’œuvre n’avait pas réussi à se rendre suffisamment intelligible. Le contraste avec Death Stranding 2 est alors saisissant. La narration est ici d’une clarté exemplaire et les enjeux limpides, bien que complexes, aux prises avec un monde complètement chamboulé et si étrange. On est ici à des années-lumière des failles de son aîné, qui avait certes la lourde charge de fonder un tout nouvel univers. Death Stranding 2 se paie même le luxe, dans ses premières heures, de mieux expliquer les évènements de son prédécesseur, que Death Stranding 1 lui-même.
Dans ce dernier, la quasi-totalité de nos interactions se faisait via des hologrammes, ce qui limitait d’autant le côté vivant de toute interaction humaine en chair et en os. Les survivants vivaient reclus dans leur bunker pour échapper à la menace extérieure, chaque humain représentant une néantisation en puissance. À bien des égards, Kojima avait créé, avec quelques années d’avance, une œuvre qui allait étrangement résonner avec notre pandémie de Covid, la distanciation sociale et les échanges limités aux visioconférences. Il est donc intéressant de noter que Death Stranding 2 a vu son scénario grandement modifié suite à cet événement. Peut-être arriverez-vous alors à tisser de nouveaux parallèles entre nos réalités.
Visuels HD : Lou a bien grandi / Un pont qui aidera aussi d’autres Porteurs / Une étoile gagnée, une récompense débloquée / Approcher un Échoué est toujours un moment sous haute tension

Des dangers environnementaux impressionnants

Un cycle jour/nuit et des panoramas saisissants

Des personnages hyper charismatiques et fidèlement modélisés

Des cinématiques vous scotchant au siège et très émouvantes
Le SSD de la PS5 est à nouveau à la hauteur des promesses. Vous ne rencontrerez aucun chargement « visible », ou technique ralentissant la progression le temps de charger une zone, à l’image de ce que sont les lents faufilements dans des espaces étroits. Juste un terrain de jeu immense s’offrant à vous de bout en bout.
Moteur développé par Guerilla Games et notamment utilisé pour leur saga Horizon, le Decima Engine, est quant à lui une petite merveille, restituant les surfaces et paysages avec un niveau de détail ébouriffant. Prenez le temps d’admirer les textures de ces sols escarpés, parsemés de crevasses béantes, les dunes balayées par le vent, les remous de l’eau dévalant les pentes environnantes. Attendez-vous aussi à vous retrouver de temps à autre au milieu d’ événements météorologiques de grande ampleur avec d’intenses précipitations venant obstruer votre vision, de spectaculaires tempêtes de sable ou de neige, si intenses que l’on ne peut plus avancer qu’à tâtons, se reposant entièrement sur le radar de l’odradek pour visualiser les reliefs. Cela, sans oublier les crues soudaines, séismes, incendies, avalanches ou encore éruptions de poix. Death Stranding 2 immerge le joueur dans un monde en perpétuelle évolution, soumis à des conditions extrêmes. Voir son énergie fondre en raison des chaleurs suffocantes ou du manque d’oxygène sera évitable si vous préparez soigneusement vos expéditions et emmenez le matériel adéquat. Autrement, vous pourriez vous retrouver en grande difficulté, isolé, loin de votre base.
Préparez-vous dans le même temps à un dépaysement total. Death Stranding 1 avait su se démarquer en proposant comme terrain de jeu des terres volcaniques recouvertes de mousse et des plages de sable noir aux inspirations islandaises. Ici, changement d’ambiance, puisque l’on fait le tour de la Terre pour accoster sur des terres mexicaines caillouteuses et arides, luxuriantes aussi par endroits. Mais c’est bien l’environnement australien et son incroyable diversité qui feront la plus forte impression. Que ce soient ses hostiles paysages rocailleux, craquelés de toute part sous l’effet du temps et entrecoupées de rivières, ses plages adossées à de hautes falaises, ses dunes de sable s'étendant à perte de vue ou encore ses sommets enneigés, c’est une véritable carte postale de l’Australie que l’on découvre au fil de notre aventure. Qui sait ? Peut-être qu’à l’image de ce que la saga cinématographique du Seigneur des Anneaux a généré comme retombées pour la Nouvelle-Zélande, Death Stranding 2 influencera la fréquentation touristique au pays des kangourous ? Vous croiserez d’ailleurs la route de ces symboles du pays, tout comme vous pourrez secourir des koalas, diables de Tasmanie, émeus, ou encore ces wombats si mignons. Une touche de vie appréciable au milieu de ces paysages dépeuplés de toute vie humaine, à l’exception de quelques Porteurs.
On sera enfin tout aussi émerveillé par les somptueux panoramas, reposant sur une gestion parfaitement maîtrisée des couleurs et des reflets venant sublimer l’ensemble. Admirez les variations de teintes au cours de la journée sur les façades enneigées, laissez-vous éblouir par les rayons du Soleil se reflétant sur les dunes, levez enfin les yeux pour contempler les nuages, faisant place à un ciel peuplé de myriades d’étoiles. Régulièrement proches du photoréalisme, ces paysages sont un ravissement pour les yeux et ce n’est pas la prodigieuse distance d’affichage qui viendra réfréner les envies de solliciter le mode Photo, très simple et accessible à tout moment, d’une simple pression sur le pavé tactile, y compris pendant les cinématiques. Death Stranding 2 est tout simplement le nouveau mètre étalon de la PS5, flattant la rétine à chaque instant pour le plus grand bonheur des joueurs capables de s'arrêter un instant, le temps de contempler ces magnifiques environnements.

Faisons un rapide détour du côté des animations, pour constater que, là aussi, le résultat est de très bonne facture. Sam est agréable à diriger et crapahute de manière très naturelle au milieu des anfractuosités. Il replace de lui-même régulièrement son sac à dos d’un petit coup d’épaule, s’appuie d’un bras sur les parois en devers, grogne et souffle de plus en plus à mesure que vous le chargez comme un baudet, tandis que ses mouvements se sclérosent. Le risque de perte d’équilibre et de finir sur les fesses, abîmant au passage votre précieuse marchandise, est alors à son paroxysme. L’une des solutions pour remédier à ce problème résidera bien sûr dans l’allégement de son fardeau, ce qui se perçoit instantanément manette en main avec un Sam à l’agilité retrouvée, sautillant de caillou en caillou comme un cabri pour briser la monotonie d’un long déplacement. Dans le cas où vous avez du mal à laisser des marchandises polluer l’environnement, la fonction de « Réorganisation automatique » fait son retour. Celle-ci répartit instantanément les charges entre les différents points d’accroches de notre Porteur préféré et est toujours extrêmement pratique et rapide à utiliser, bénéficiant au rythme du jeu.
La bande-son résonnera, elle, à des moments clés, notamment lors de votre approche d’un abri prêt à être relié au réseau chiral. Vous avez fait le plus dur et la survenance d’un nouveau morceau viendra le souligner. Alternant entre des morceaux doux et relaxants et d'autres plus dynamiques, voire carrément pop, il y en aura pour tous les goûts. Notons tout particulièrement l’excellent travail du Français « Woodkid » aux compositions subtiles, puissantes et émouvantes, à l'image du thème principal « To the Wilder », « Any love of any kind » ou le moment de grâce qu'est l’écoute de « Story of Rainy », portant littéralement la cinématique en faisant usage. Bien d’autres artistes complètent la playlist, dont le groupe Low Roar, ayant déjà eu une part importante dans le succès du premier jeu. Ainsi, la bande-son est un délice pour les oreilles et vous serez ravi de pouvoir réécouter à l’envie les morceaux déjà débloqués grâce au Lecteur de Musique. Cela, après avoir fait la connaissance du Musicien, véritable artiste ayant prêté ses traits à ce Prepper. D’autres célébrités se cachent d’ailleurs sous les traits de certains habitants d’abris. Peut-être en reconnaîtrez-vous une partie..?

Reste à aborder les cinématiques. La séquence d’introduction composée de plans fixes d'une nature mexicaine aride donne le ton : le rendu photoréaliste saisit par son esthétisme. Très semblable au début d’un film, c'est aussi la seule fois où la mise en scène sera aussi statique. Connaissant tout l’amour de Kojima pour le 7e art, on ne sera pas étonné de bénéficier de plans de caméra très travaillés, donnant un grand dynamisme aux scènes. On est loin d’un simple champ-contrechamp très statique entre deux personnages, que l’on voit encore si souvent.
Les interactions par hologramme sont toujours de la partie concernant les Preppers, mais Sam (Norman Reedus) est cette fois bien mieux entouré. La société Drawbridge, dirigée par Fragile (Léa Seydoux), dispose en effet de moyens considérables, lui permettant de disposer d’un fantastique vaisseau, capable de naviguer dans les courants de poix, et répondant au doux nom de DHV Magellan. C’est dans cette base mobile que vous pourrez régulièrement reprendre des forces et où de nombreuses interactions avec le reste de l’équipage auront lieu sous forme de cinématiques. Je me garderai bien de trop en dévoiler pour vous laisser le plaisir de la découverte, mais le casting 5 étoiles fait des merveilles. Les acteurs insufflent tous un charisme fou aux personnages qu'ils incarnent, dans des styles très différents, et on entrera rapidement en empathie avec chacun d’entre eux. Pour n'en citer qu'un (on pourrait vraiment tous les mettre en lumière), choisissons au hasard... Troy Baker (le Joël de The Last of Us, notamment), toujours sous les traits de l'antagoniste Higgs et délivrant une prestation de très haute volée. Celui-ci s'est visiblement amusé comme un petit fou pendant les sessions de performance capture, et sa gestuelle très dynamique, accompagnée de mimiques assez hypnotisantes sont merveilleusement retranscrites. C'est bien simple, on a l'impression de voir l'acteur avec tout juste un peu de maquillage tellement l'ensemble est proche de la réalité.
Touchant à la réalisation et à la mise en scène, je n'aurai pas assez de superlatifs pour vous retranscrire la beauté inouïe de certaines de ces cinématiques. Qu'elles soient dédiées à vous faire vivre d'attendrissants moments de la vie quotidienne, où l'humour n'est jamais loin, ou à vous relater le passé si tragique de vos acolytes, ce qui aura le don de vous briser le cœur, une grande sensibilité se dégage de l'œuvre : un mélange de peine et de regrets, mais aussi d'optimisme et de gentillesse. Dans un monde où l'étranger est vu comme une menace alors qu'il a tant à apporter (ce que vous constaterez), il y a quelque chose de très touchant dans l'attitude bienveillante de l'équipage, permettant au nouveau venu de s'intégrer et trouver sa place à leurs côtés. Soulignons au passage le doublage français impeccable, nous permettant de vivre pleinement ces moments d'émotions.
Ces séquences sonnent juste, mais que dire de ces scènes d'action d'une intensité folle et proprement sidérantes de fluidité ! Les combattants virevoltent devant nos yeux dans une chorégraphie divine à la lisibilité exceptionnelle, accompagnée d'une musique renforçant la tension. Ces moments d'anthologie, d'une maîtrise absolue, poseront à coup sûr de nouveaux jalons dans le médium vidéoludique.
Et vous savez le meilleur dans tout ça ? Ces cinématiques ne sont pas des tunnels interminables, comme on a pu le reprocher à Kojima durant ses années Metal Gear Solid. Une fois achevées, elles vous donneront en revanche parfois de quoi méditer longuement sur ce que vous venez de vivre. Vous avez le temps, la route est longue d'ici le prochain abri...
Visuels HD : Des dangers environnementaux impressionnants / Un cycle jour/nuit et des panoramas saisissants / Des personnages hyper charismatiques et fidèlement modélisés / Des cinématiques vous scotchant au siège et très émouvantes

Je ramasse les affaires perdues par Rob (chaîne PlayStation Access)

Oui bonjour, j’ai un colis pour v…

La capuche fait un cri de loutre quand elle s’active. Je veux la même, svp

Quoi de mieux qu’une tyrolienne pour admirer les splendides panoramas
Comme mentionné un peu plus tôt, l’un des points les plus frustrants du premier volet, à savoir le rythme de déblocage assez lent des items, a été retravaillé. Quasiment chaque palier d’appréciation auprès d’un Prepper donne désormais lieu à une récompense. N'hésitez donc pas à retourner de temps en temps chez chacun d'entre eux, le sac chargé de sous-commandes (missions annexes), de commandes standards ou même de marchandises perdues par d'autres Porteurs. Vous avez la flemme de livrer vous-même ? Il suffit de « Confier la marchandise » pour qu'un autre Porteur se charge du travail. Ce gameplay si atypique est ainsi continuellement alimenté par cette volonté de faire grimper le nombre d'étoiles et découvrir la prochaine récompense, jusqu'à obtenir l'entière satisfaction des Preppers.
Paradoxalement, cette boucle de gameplay pourrait aussi paraître un peu répétitive au bout d'un temps. C'est pourquoi de multiples conditions de livraisons font progressivement leur apparition avec des marchandises fragiles s'abîmant au moindre choc, à ne pas immerger, explosives si trop secouées, à transporter à plat, ou encore réfrigérées, renouvelant l'intérêt. Notons enfin deux autres types de commandes, à commencer par les Récupérations, consistant à se rendre à un point A, généralement dans une zone escarpée, puis livrer à un point B, pas forcément chez le demandeur. Le dernier type de commande, les Éliminations est un peu plus surprenant pour une simulation de livraison. Mettre toutefois à profit l'arsenal débloqué auprès des Preppers est somme toute sympathique et casse la routine avec des phases d'action-infiltration dynamiques.

Les amateurs d'exploration trouveront en tout cas leur compte avec Death Stranding 2. C'est un plaisir renouvelé de planifier son chemin en évaluant la topographie pour repérer le tracé le plus propice, partir crapahuter avant de se résigner en raison d'une pente finalement trop raide ou d'un cours d'eau impétueux, chercher un itinéraire de remplacement pour finir par surmonter cette difficulté. La fonction radar de l'odradek pourra également générer une belle projection quadrillée du relief (similaire à celle de Subnautica), très pratique pour éviter les faux pas, surtout au beau milieu d'une tempête.
Une fois les abris connectés, la donne change drastiquement, puisque vous pouvez désormais construire des structures ou exploiter celles des autres pour optimiser vos livraisons. Le pick-up tout-terrain deviendra par ailleurs vite un incontournable, surtout s'il dispose d'un grappin automatisé d'un côté, vous évitant d'avoir à constamment descendre pour récupérer une marchandise perdue et une mitrailleuse lourde de l'autre, vous permettant d'aller vous frotter aux méchants (en prenant toutefois de gros dégâts de cette manière). Construire des routes ou des lignes de monorail (permettant de transporter d'énormes quantités de marchandises, que vous soyez du voyage ou non) accélérera grandement vos futurs déplacements. C'est pourquoi, il est bien pratique de s'en occuper tout au long de votre progression. Ce sont en revanche toujours les tyroliennes qui devraient remporter le vote du public pour leur facilité d'installation et leur capacité à vous faire traverser extrêmement rapidement la carte. À ce sujet, notez une amélioration de confort majeure comparée au premier Death Stranding : la possibilité d'incurver la trajectoire des liaisons de tyroliennes vers la gauche, la droite et surtout en cloche. Quel pied de pouvoir désormais longer une façade montagneuse, sans ne plus devoir compter que sur des trajectoires droites. Notez enfin que le DHV Magellan sera à terme capable de vous transporter à l'autre bout de la carte instantanément. Agréable si vous souhaitez rapidement rendre visite à un Prepper aux confins de l'Australie. Évidemment, la note de livraison en prendra un coup si vous comptez gruger le jeu en livrant des marchandises de cette façon.
Une fois un bon réseau de transport mis en place, composé de ponts, routes, monorails et tyroliennes, vous serez capable de vous rendre sans difficulté dans un endroit difficile d'accès à vitesse grand V. Peut-être finirez-vous alors par expérimenter ce si grisant sentiment de « flow », livrant commandes sur commandes pendant des heures, le prochain Prepper n'étant jamais bien loin.

Notez enfin que, contrairement à Death Stranding 1, il n’y a aucun collectible. Point d'autant plus appréciable que l’aire de jeu est très étendue. Vous ne ferez que ramasser des marchandises perdues, guidé par la déontologie de votre profession, avant de les confier à un confrère. Enfin, à moins que vous ne décidiez de réaliser la livraison vous-même. Après tout ce n'est pas si loin...
Visuels HD : Je ramasse les affaires perdues par Rob (chaîne Playstation Access) / Oui bonjour, j’ai un colis pour v… / La capuche fait un cri de loutre quand elle s’active. Je veux la même, svp / Quoi de mieux qu’une tyrolienne pour admirer les splendides panoramas
Dans le détail, 16 trophées seront attribués à la fin de tout autant de chapitres de l'histoire principale. De nombreux autres nécessiteront de simplement mettre en pratique pour la première fois une mécanique de base comme
Il vous faudra également restaurer
Les sous-commandes (missions annexes), que vous découvrirez naturellement si vous suivez les indications laissées par le jeu, feront également l'objet de menues récompenses, en plus d'être des moments assez savoureux.
Enfin, les trophées au long cours consisteront à atteindre un
Enfin, vous aurez à
Allez, au boulot ! Les colis ne vont tout de même pas se livrer tout seuls.
Faites-vous partie de la frange des joueurs quelque peu refroidis par le côté novateur, mais brut, de la proposition du jeu de 2019 ? Vous découvrirez une suite bien plus accessible et dynamique. Citons là, l’excellente encyclopédie et les mini-tutoriels en réalité virtuelle, un rythme de déblocage des nombreux items et moyens de transport drastiquement accéléré, le tout sans oublier des affrontements laissant libre cours à vos envies d'infiltration ou d'une approche plus frontale, armes à la main, avec d’excellentes sensations dans les deux cas.
Et si vous avez aimé Death Stranding 1, vous allez A-DO-RER Death Stranding 2 : On the Beach, son univers captivant et son scénario riche, à la narration d’une clarté absolue, malgré la complexité des enjeux et thématiques abordées.
Points d’orgue entrecoupant vos livraisons et traversées de splendides biomes, les cinématiques relateront la vie quotidienne et étayeront les motivations de personnages, tous terriblement bien incarnés, pour des séquences émotions touchant au cœur. L’action n’étant pas en reste, attendez-vous en parallèle à de purs moments d’anthologie lorsque la situation se tend, soutenus par une mise en scène spectaculaire et une fluidité des animations proprement stupéfiante. Bien aidé par un rendu quasi photoréaliste et une bande-son éclectique de grande qualité, le résultat global est grandiose et restera dans les mémoires. Une œuvre que tout joueur se doit d’expérimenter.
Alors qu’attendez-vous ? Vous ne transportez pas seulement des marchandises, vous portez sur vos épaules les espoirs de l’Humanité tout entière. Sam, nous comptons sur vous.
- Progression très dynamique
- Technique absolument bluffante
- Panoramas somptueux
- Scénario sombre et passionnant
- Narration limpide
- Acteurs tous sensationnels
- Chorégraphie des combats d'une fluidité sidérante
- Moments d'émotions sonnant juste
- Bande-son sublime
- Humour nous cueillant par surprise
- Tyroliennes aux liaisons incurvables
- Introduction un peu longuette pour les vétérans (excellente pour les néophytes)
- Intrigue mettant du temps à se mettre en route
- Dollman un poil agaçant avec ses douches
