Kerbal Space Program : Enhanced Edition

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 24/09/2021
Genre(s) : Simulation
Territoire(s) : FRANCE

5 joueurs possèdent ce jeu
45 trophées au total
0 trophée online
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Platiné par : 0 joueur (0 %)

100% par : 0 joueur (0 %)


Pas de note
des joueurs

Pas de note
des platineurs

Test rédigé par Jo-La-Mouche le 22-10-2021 - Modifié le 22-10-2021

Introduction

Image

Kerbal Space Program : Enhanced Edition est un jeu vidéo difficilement définissable, développé par les brésiliens de Squad et édité par Private Division. KSP a commencé son ascension astrale d'abord sur PC, avec une version alpha d'une durée de 4 ans, avant que l'étage de la version 1.0 soit finalement activé en 2015. KSP a ensuite orbité autour des consoles de salon précédentes en 2016 dans une version classique, puis dans une version remaniée Enhanced Edition en 2018. C'est finalement en septembre 2021 que KSP : EE se pose sur la dernière née de chez Sony.

Si le jeu est difficilement définissable, c'est parce que nous sommes en présence d'un bac à sable qui mélange gestion, d'essais et d'erreur (die and retry pour les puristes en VO), mais surtout, surtout, d'exploration et de conquête spatiale. Avant de foncer sur le pas de tir, je vous invite à prendre connaissance des avertissements de sécurité et du manuel.

Bon vol !
Contenu du jeu
Tout ne tient pas qu'à un fil, n'est-ce pas Ariane?

Car des cordes à son arc, KSP : EE en a plus d'une pour vous envoyer en l'air. Avant d'atteindre le 7e ciel, je vous invite à vous attarder sur les préliminaires, un peu d'entraînement n'a jamais fait de mal à personne. Le tutoriel est bien construit, sait se focaliser sur l'essentiel et vous donne les bases nécessaires à la compréhension du jeu. Et ô mon dieu qu'elles sont nécessaires ces bases quand vous comprendrez le nombre impressionnant de choses à faire sur Kerbin, autour et bien au-delà.

Petit aparté, Kerbin, c'est votre planète, votre Terre. Kerbin est habitée par les Kerbals, qui d'ailleurs portent tous le même nom de famille : Kerman. Mais du coup, si tout le monde a le même nom de famille et que le niveau de stupidité des habitants est un trait de caractère non négligeable, c'est que... Ah mais c'est pour ça qu'ils veulent partir de leur planète alors... Enfin j'imagine...
Kerbin est intégrée dans un système solaire composé de plusieurs planètes, possède ses propres lunes, Mun et Minmus, un peu plus loin. Ce système solaire serait, d'après mes lectures préparatoires, aux alentours d'une échelle de 1/10e par rapport à notre bon vieux système solaire à nous. Donc préparez-vous à des vols longs, très longs. Surtout si vous n'accélérez pas le passage du temps !


Une fois les cours d'assemblage et de pilotage assimilés, vous pourrez vous lancer dans cette magnifique aventure qu'est la conquête spatiale de trois manières différentes :
- Lancez vous dans une Carrière longue et passionnante. Vous débuterez avec le strict minimum. A vous de faire vos preuves de leader en équilibrant les finances, votre réputation et la Science. Je passe sur les finances, je ne vais pas vous prendre pour les derniers des Kerbals à vous dire que pour construire une fusée, améliorer le centre spatial, il faut de l'argent. Idem pour la réputation, sans elle, impossible d'attirer des investisseurs, de débloquer de meilleurs programmes. La Science est à voir comme une monnaie qui vous permet de débloquer des éléments nécessaires à la construction d'engins spatiaux plus grands, plus maniables, plus efficaces. Vous obtiendrez chacun de ces éléments en réalisant des contrats, qui vont du "simple" vol orbital, à l'essai de nouvelles pièces en passant par le tourisme spatial pour aller jusqu'à la mise en orbite d'une station spatiale. Un programme spatial classique en somme.

- Science : identique au mode Carrière, la gestion de finances et de la réputation en moins. Les contrats sont également absents de ce mode de jeu, et c'est uniquement en collectant des données scientifiques que vous pourrez avancer dans ce mode de jeu.

- Bac à sable : Vous avez accès à tout, tout de suite, de manière illimitée. Toutes les recherches et les développements sont effectués, vos astronautes kerbaliens sont au top de la formation. Vous êtes bien, rien ne peut vous arriver.

Dans tous les cas, les possibilités offertes par KSP : EE sont impressionnantes : vous pouvez construite des fusées, des avions, des avions qui vont dans l'espace, des véhicules d'explorations, des stations spatiales... Aussi bien pour explorer Kerbin, votre planète, ou bien Mun, votre lune, ou bien Minmus, votre seconde lune. Sans parler des autres planètes du système solaire : Moho, Eve, Gilly, Duna, Dres, Jool et Eeloo. Vous pouvez voyager jusqu'à ces planètes, vous y poser, y conduire des expériences scientifiques. Ou vous pouvez rester en orbite et sortir faire un tour dans l'espace lors d'une sortie extravéhiculaire.


"On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs" - Proverbe.

Tout ceci a l'air simple, mais c'est sans compter sur l'aspect essais et erreurs du jeu que j'ai mentionné en introduction. En mode Carrière, avec le matériel mis à votre disposition au début de l'aventure, assembler et piloter une fusée capable de décoller proprement sans exploser dans les 15 premières secondes, capable d'être pilotée par le plus crétin des pilotes assez fou pour se rendre volontaire, puis revenir en un seul morceau sur le plancher des vaches, ne sera pas une chose aisée. Vous risquez de perdre bien plus d'un Kerbal au cours de votre odyssée de l'espace.

Les étagères du bâtiment de construction des fusées (et des avions, les pièces sont communes, la différence se fait au niveau des méthodes d'assemblages) seront clairsemées au début, avant de bien se remplir, passant d'une petite vingtaines de références à plus d'une centaine de pièces disponibles pour donner vie à vos rêves de suppositoires géants les plus fous. Sachez que si vous veniez à tomber à court d'imagination, ce qui est toujours moins grave que de tomber à court de carburant à plus de 400 kilomètres d'altitude avec comme seule recourt d'attendre que votre trajectoire se rapproche suffisamment d'une planète pour bénéficier de son champ gravitationnel, vous pourrez toujours charger des vaisseaux déjà construits, prêts à l'emploi. Vous pourrez même faire décoller Ariane 5 ! Sans la faire exploser, vous savez, au bout de 15 secondes...


"Viser la lune, ça ne me fait pas peur" - Amel B.
Si vous veniez à vous ennuyer des possibilités offertes par les modes de jeux classiques de KSP : EE, ou l'envie de relever de nouveaux défis, le jeu vous offre la possibilité de mettre votre nerfs à rude épreuves dans des scénarios ou de participer à des missions imaginées par les développeurs du jeu, dont certaines ont été créées en partenariat avec l'Agence Spatiale Européenne.



Entre ses modes de jeu, son aspect bac à sable, toutes les possibilités offertes, l'intégration d'un système solaire, de planètes, de lunes, des centaines de pièces pour construire le vaisseau de vos rêves, le contenu de KSP : EE est assez impressionnant. Le seul point négatif, la seule chose qui manque, c'est une traduction du jeu. Malheureusement, il n'est qu'en anglais. Vous voilà prévenus.
Aspect technique du jeu
Physiquement au top

La gravité, la poussée, les forces de frottement, la mécanique des fluides, Newton et ses trois lois... De grandes inconnues pour certains, une passion pour d'autres, et pour certains, dont votre serviteur, des souvenirs presque traumatiques des bancs du lycée et de la fac (Jussieu coucou bisous !). La physique de KSP : EE est juste MORT-ELLE. Je suis incapable de vous dire sur quel modèle les développeurs se sont basés, je peux simplement vous garantir que des simplifications ont été effectuées et que la console ne résout pas en temps réel les équations les plus complexes du monde pour savoir comment doit se comporter à chaque instant votre vaisseau spatial. Et ce n'est pas grave si c'est simplifié, le plus important c'est que la physique kerbalienne soit malgré tout réaliste, qu'on ressente la gravité de la planète, l'absence quasiment totale de contraintes une fois que vos fesses planent (ou plus exactement chutent perpétuellement) à plusieurs centaines de kilomètres d'altitude.

C'est tellement plaisant et dramatique de voir la fusée avoir tant de mal à décoller pour s'extirper de la surface de Kerbin pour plus tard évoluer comme une bulle de savon, sensible à la moindre des perturbations. Logiquement, les perturbations en orbite sont maîtrisées et vous servent à vous orienter et à éventuellement revenir un jour chez vous.

Le moteur physique du jeu n'est pas seulement bon pour ce qui est des déplacements, il l'est également pour la gestion de la structure de vos engins. Faire un simple empilement de moteurs, des réservoirs et des modules sans aucun support ne vous apportera pas grand chose, si ce n'est d'avoir une fusée qui ressemble à un "air dancer", ces bonshommes gonflables qui gigotent dans tous les sens pour attirer les regards. Autant vous dire que sans une colonne vertébrale solide pour votre fusée, ce sont celles de vos Kerbals (Kerbaux ?) qui vont se briser en milliers de morceaux. La construction doit être soignée, pensée, au risque de partir sans jamais revenir, ou de ne jamais vraiment partir, physiquement. Juste dans un monde meilleur. Vous devez prendre en compte par exemple la répartition des poids, aussi bien à vide que les réservoirs pleins, le centre de gravité s'en trouvant affecté. Vous pouvez également envisager des protections contre les frottements de l'air dans l'atmosphère lors du retour, parce que c'est fou comme ça chauffe à mort à la surface du nez d'une fusée lors d'une rentrée.

Vous avez beaucoup de paramètres à prendre en compte pour arriver à vos fins. Et vous n'y arriverez pas du premier coup. Et c'est totalement normal, c'est un peu le combustible de ce jeu, d'essayer, d'échouer et de recommencer. Un peu comme si vous étiez au bord de demain, sans jamais vraiment y parvenir.


Physiquement pas au top

La physique c'est bien. Le physique c'est pas mal aussi. Oserai-je vous dire que le jeu est aussi beau d'un Kerbal ? Aller, j'ose, pour résumer en gros ce à quoi vos mirettes peuvent s'attendre. Regardez les copies d'écran qui accompagnent ce test pour comprendre. Nous sommes en 2021, nous sommes ici sur la version PS5 du jeu, les joueurs, et moi le premier, avons envie d'être bluffés, d'avoir la rétine qui pleure tellement c'est beau. Si vous êtes un minimum sensible, vous verserez peut-être une larmichette une fois là-haut, parce que contempler le vide, votre planète au loin, les étoiles en fond, c'est quand même très sympa.

Le jeu n'est pas non plus hideux, la modélisation des différentes pièces disponibles pour la construction est correcte, suffisamment détaillée pour garder le joueur concentré sur sa mission. Je conçois très bien que vu l'échelle du jeu et l'espace (ah ah) disponible, des choix ont du être effectués, même si je pense qu'avec les techniques modernes de chargement en fond, allié avec la puissance de calcul de la PS5, des textures auraient pu être un peu plus agréables à regarder. Un peu plus variées. Un peu plus détaillées. Regardez l'herbe, regardez l'eau, vous comprendrez.

Ceci étant dit, j'adhère totalement au design des habitants de Kerbin. Ces petites pilules vertes au langage incertain fait d'onomatopées sont à la croisée des mondes entre les mignons et les lapins crétins. D'ailleurs, un astronaute, pour vous, est-ce un crétin capable de s'attacher à une roquette ou un scientifique en pleine forme qui s'est entrainé dur pour réaliser un rêve ?


"Dans l'espace, personne ne vous entend crier." - Alien.

C'est aussi valable si vous jouez seul, sans personne autour de vous. Dans le cas contraire, ce n'est pas impossible qu'un énervement ponctuel fasse se poser des questions à votre entourage. Tout ça à cause d'une interface pas toujours des plus facile à prendre en main, pour ne pas dire parfois énervante... KSP : EE vient du monde du PC, et ça se voit. Et encore, normalement cette édition améliorée est censée revisiter l'interface d'origine du jeu pour l'adapter aux consoles. Je ne connais pas l'interface PC du jeu, je n'ai aucune idée du travail qui a été réalisé à ce niveau. Mais tout de même, cette impression de jouer à un jeu sur ordinateur avec un joystick à la place d'un clavier et d'une souris est sacrément palpable.

Le jeu est complet et c'est tant mieux, aucune simplification n'a été effectuée, dans son contenu et ses possibilités, pour le rendre accessible sur PS5. Malheureusement l'interface est restée dans son jus, et ça se voit que c'est fait pour une souris qui peut se déplacer aisément sur tout un écran en un minimum de temps et de mouvements. Même après plusieurs heures de jeu, j'ai encore du mal à gérer correctement mes actions dans les écrans où j'ai passé le plus de temps : l'assemblage d'une fusée et en vol.

Dans le module d'assemblage, l'affichage est pourtant plutôt simple à comprendre. Une liste de catégories de pièces et quand on rentre dedans, une liste des pièces que vous pouvez sélectionner. Jusque là, ça va. Malheureusement, j'ai ce réflexe, idiot peut-être, de vouloir circuler dans l'affichage avec les touches directionnelles plutôt que le stick gauche. Je trouve plus logique et efficace de naviguer dans une liste d'items avec les touches plutôt que le stick : une pression = un déplacement. Ici, vous devrez utiliser le stick pour tout faire, puisque les touches directionnelles (haut) et (bas) servent à changer l'ordre de tri des éléments. C'est pas grand chose, mais c'est pénible de ne pas immédiatement faire ce que vous vouliez faire à la base.

En vol, mais aussi dans le module d'assemblage, je me suis également plusieurs fois fait avoir par le mode "souris" qu'il est possible de déclencher en appuyant sur (L3). Je comprends l'utilité de la chose, je m'en sers pour naviguer dans les menus latéraux, pour afficher les contrats en cours, pour changer la vitesse d'écoulement du temps, pour citer quelques exemples. Mais vous savez quelle autre commande primordiale on trouve sur le même stick ? Exactement, les manœuvres du vaisseau. Combien de fois ça m'est arrivé, d'être persuadé d'être en mode "souris", d'orienter à fond mon joystick pour aller sur les menus latéraux pour réaliser, que j'étais en mode "pilotage" et que je viens de lancer mon module habité dans une vrille dont il ne pourra jamais se sortir. J'ai même eu le cas peu de temps après le décollage, où j'ai involontairement plongé mon vol droit vers le sol... Pourquoi ne pas avoir mis le mode "souris" sur (R3) ? Au pire une action non voulue désaxe la caméra, pas la fusée !

Je pense vraiment que des améliorations peuvent être faites pour rendre l'interface plus praticable, sans pour autant devoir revoir tout de fond en comble. Revoir l'attribution des touches serait déjà un petit pas pour les développeurs, mais un grand pas pour les joueurs.


"Tour de contrôle à major Tom." - David B.

Prévoyez une liste de lecture si vous n'aimez pas que vos oreilles s'ennuient quand vous jouez ! Hormis quelques bruitages, vos cages à miel n'auront pas grand chose à savourer sur Kerbin et à sa proche périphérie. Une fois sorti de la zone d'influence de la planète, vous aurez droit à une musique calme, reposante, tout à fait dans le thème du jeu et de l'espace. C'est sympa au début, ça peut vite lasser à force d'avoir l'impression d'entendre toujours la même nappe qui tourne en boucle.



Indéniablement, KSP : EE est irréprochable pour la qualité de son moteur physique et pour la grandeur de son univers. Gagnerait-il à être un peu plus beau, un peu plus détaillé ? Assurément. Mais n'oubliez pas que la vie de ce jeu a commencé il y a dix ans déjà...
Plaisir à jouer et à rejouer
"Au centième étage, même les filles les plus sages perdent la tête." - Vegastar

Je vais passer très rapidement sur le plaisir à rejouer du titre. Les missions, les scénarios et les entrainements pourront être rejoués à l'envie et dans le cadre des missions, la carotte de l'obtention d'un meilleur score pourra en faire recommencer plus d'un. Mais le noyau ardent de KSP : EE c'est du côté du bac à sable que vous le trouverez. S'arrête-t-on vraiment un jour de jouer dans le bac à sable ? N'est-ce pas une interminable partie qui se finira un jour sans qu'on le sache, incapable de savoir que cette fois là, c'est la dernière fois qu'on y mettra les pieds ? La grandeur de l'espace me rend philosophe.


"Ah ah ah aha, en apesanteur, pourvu que les secondes soient des heures." - Calogero M.

Mis à part l'interface que j'ai parfois détesté au point de vouloir poser la manette et faire complètement autre chose, balancer du kerbal dans l'espace à tire larigot c'est quand même bien marrant. L'aspect gestion du mode carrière existe sans être une contrainte qui vous empêche d'avancer telle la gravité vous empêche de décoller. De toute façon, les différends modes de jeu principaux vous permettent de vous en passer un peu, ou complètement.

J'ai pris beaucoup de plaisir à expérimenter, essayer de comprendre ce que je devais améliorer, tester de nouvelles pièces, essayer d'aller toujours plus loin dans les montages encore plus complexes que ceux des Panama Papers. Réussir son premier vol orbital par ses propres moyen, quel pied. Une seule envie, y retourner, aller plus loin, découvrir et explorer ! Les possibilités sont tellement nombreuses, entre tourisme suborbital et construction d'un empire scientifique spatial, tout est imaginable.

Plus vous expérimenterez, plus vous gagnerez en maîtrise. Et plus vous gagnerez en maîtrise, plus vous pourrez augmenter le champ des possibles de vos expériences. Un cercle vertueux en somme. Attention cependant, la courbe d'apprentissage me semble... floue. Je pense qu'on peut facilement se retrouver avec le sentiment de ne pas pouvoir avancer, de ne pas pouvoir faire mieux. Le jeu est verbeux, très très verbeux. Vous allez en avoir des choses à lire, uniquement en anglais je le rappelle, pour ne pas faire de bêtises et mieux comprendre votre sujet. Ce n'est pas un reproche, simplement un avertissement : passer à côté de quelque chose me semble plus probable que dans un autre type de jeu plus dirigiste. Même en étant quelque part accompagné par les contrats à remplir, par la R&D où vous savez dans quel domaine vous avancer, j'ai parfois eu cette sensation d'avoir fait de mauvais choix et de me retrouver dans une impasse de laquelle je ne me voyais pas sortir. En se retirant les doigts de la pince monseigneur, une solution sera envisageable, mais...

Mais vous devrez savoir faire preuve de patience. KSP : EE n'est pas un jeu que je vous recommande de grignoter. J'entends par là que c'est un jeu dans lequel il faut s'investir, qui vous demandera du temps et des efforts. Pas nécessairement les efforts qu'on a l'habitude de faire en jouant. C'est différent. C'est rafraichissant, et c'est très agréable de découvrir une autre façon de jouer, d'appréhender les choses.
Chasse aux trophées
"Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec on atterrit dans les étoiles." - N'importe quel skyblog d'une ado de 14 ans j'imagine ?

Les trophées de KSP : EE sont à ranger dans deux grandes catégories :
- Ceux que vous décrocherez dans les deux premières heures de jeu.
- Ceux que vous ne décrocherez pas tout de suite, un jour peut-être mais vous allez devoir y mettre une sacré dose d'huile de coude pour y arriver.
Les premiers sont au nombre de 4, les autres au nombre de 40, rajoutez un platine et vous obtenez un total (de 595 francs, merci Marise) de 45 trophées à débloquer.

En ce qui concerne les trois trophées faciles à obtenir, il s'agira de réussir un lancement depuis le pas de tir, de réussir un lancement depuis la piste de décollage, de faire un tour dans l'espace et de revenir sain et sauf, et de réaliser votre premier contrat. Pour revenir sain et sauf, monter à la verticale et redescendre suivant cette même verticale, avec de jolis parachutes pour amortir votre chute suffira à débloquer le trophée en question.

Pour les autres trophées, la partie s'annonce serrée. Certains ne sont pas non plus si ignobles que ça, utiliser la piste d'atterrissage pour revenir d'un vol, techniquement c'est pas si compliqué, mais tout dépend de vos talents de pilote. Pour beaucoup d'autre, il s'agit d'aller voler au dessus, ou d'aller visiter votre lune Mun (et y planter votre drapeau pour le coup) et les autres planètes du système solaire. Et certaines sont loin, vraiment loin... Vous devrez aussi réussir des sorties extravéhiculaire, récupérer des astronautes perdus dans l'espace, réussir un amarrage, lancer un satellite, piloter un rover. Que des trophées qui impliquent une excellente connaissance du jeu, la gestion d'une flotte d'éléments en orbite, des talents de pilote aiguisés. Bon courage !

Je trouve la liste un peu trop déséquilibré. Elle est totalement dans l'esprit du jeu et les objectifs sont d'une logique implacable. Mais la difficulté et l'absence de trophées intermédiaires pour donner un peu de grain à moudre me laisse un peu sur ma faim.
Conclusion
Kerbal Space Program : Enhanced Edition est un excellent jeu, exigeant, qu'il ne faudra pas prendre à la légère. Bac à sable teinté d'essais et d'erreurs, malgré une interface pas toujours évidente à appréhender, il serait dommage de se laisser décourager et de baisser les bras trop rapidement et de passer à côté du petit enfant et de son âme d'ingénieur qui sommeille en nous, de construire les fusées les plus étranges pour conquérir l'espace. Et de maltraiter de petites pilules vertes qui en redemandent, sans qui cette aventure serait impossible.

Merci aux habitants de Kerbal d'avoir un programme spatial aussi tordu.
J'ai aimé
  • La physique
  • La taille du système solaire
  • Les possibilitées innombrables
Je n'ai pas aimé
  • Le physique
  • La courbe de progression
  • Uniquement en anglais
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Je recommande ce jeu : Aux acharnés, Aux chasseurs de trophées/platine difficile

Jo-La-Mouche (Jo-La-Mouche)

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