Test : Indivisible


Indivisible
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des joueurs
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des platineurs

Indivisible

ps4


29 trophées au total
15 trophées cachés

61 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 31 joueurs (51 %)
100% par : 31 joueurs (51 %)
Note du jeu
16/20
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Test du jeu
Indivisible

  • Test rédigé par dayvyde le 25-10-2019 - Modifié le 25-10-2019



Introduction


Début Octobre 2015, Lab Zero Games ouvre une campagne de financement participatif sur la plate-forme Indiegogo pour pouvoir se lancer dans la création du jeu Indivisible. L’objectif de départ de 1,5 millions d’euros est atteint avec succès 3 mois plus tard, début Décembre. Et ce sont au final plus de 2 millions d’euros qui seront récoltés, et qui permettront alors aux développeurs d’ajouter plus de contenu au jeu, contenu sonore essentiellement. 4 ans plus tard, le 8 Octobre 2019, en association avec 505 Games, Lab Zero Games, déjà père d’un excellent Skullgirls, nous livre alors Indivisible.

L’histoire nous raconte l’aventure d’Ajna, jeune fille d’un petit village qui pourrait faire penser à un village gaulois… Elle a grandit dans ce village tout en apprenant à se battre avec son père, qui officie alors en tant qu’entraineur. Arrive un jour où le village est attaqué, pour une raison totalement inconnue et fini par être détruit ! Dans la bataille, le père d’Ajna meurt, et elle part alors en quête de vengeance envers l’instigateur de ces méfaits.

Allons dès à présent parcourir les terres aux côtés d’Ajna, dans un univers totalement en 2D, et avec un style de jeu qui se veut être action/RPG, avec un mélange de plate-formes.

Contenu du jeu


L’histoire du jeu, comme expliqué en introduction, se veut quelque peu simple. Le village est attaqué, le père meurt et c’est parti pour la vengeance ! Et on est alors surpris de tomber nez à nez avec le boss très rapidement après le début du jeu. Mais cela a pour but de présenter le vrai méchant de l’histoire, à savoir Kala. Un être maléfique scellé dans une montagne depuis des années et désormais en phase de réveil pour une raison que je vous laisserai découvrir par vous-même… L’objectif final est donc, vous l’aurez compris, de parvenir à vaincre Kala une bonne fois pour toutes !

Pour parvenir à vos fins, Ajna possède une multitude de compétences. L’ensemble d’entre elles seront à débloquer au fur et à mesure de votre avancée dans l’aventure. Au départ, Ajna sera uniquement capable de se déplacer en marchant, de sauter et, tel un jeu de plates-formes, elle est également capable de sauter après avoir pris appui sur une paroi. Puis, au fur et à mesure de votre avancée et de vos rencontres, d’autres compétences seront alors à votre disposition. Ce qui vous permettra alors de courir, casser des murs, sauter plus haut, et autres, pour pouvoir ainsi accéder à des zones inaccessibles auparavant.

Mais bien évidemment, toute cette aventure ne sera pas une promenade de santé ! Des monstres et ennemis se mettront en travers de votre chemin pour vous ralentir dans votre épopée. Pour cela, Ajna ne sera capable de se défendre qu’à mains nues. Mais elle sera tout de même aidée par d’autres personnages ! Chacun d’entre eux rejoindront le groupe tout au long de l’histoire. Certains automatiquement car liés à l’histoire, et d’autres qu’il faudra trouver soi-même, puis réaliser une quête annexe associée pour les convaincre de vous rejoindre. Et tous ont un style de combat et des compétences différents.

Là où Indivisible tire son épingle du jeu par rapport à d’autres licences, c’est que chaque personnage rejoint le groupe d’Ajna en rentrant dans son for intérieur, ou plus précisément, dans son esprit. En effet, Ajna possède un pouvoir qui fait que lorsque les gens se lient à elle, elle les “absorbe” en quelque sorte. En pressant la touche (rond), on peut accéder à ce for intérieur et interagir avec tous les personnages liés. Certains sont là pour nous épauler lors des combats, quand d’autres sont présents pour nous permettre de nous entraîner et découvrir nos combattants, changer de costumes (purement esthétique) ou bien encore améliorer nos puissances d’attaque et de défense. Pour pouvoir améliorer ces caractéristiques, il faudra collecter des ringsels, à savoir des gemmes rouge. Celles-ci sont disséminées à travers le jeu, et des aller-retours seront nécessaires pour les obtenir, car certaines seront inaccessibles sans les compétences adéquates. Bien évidemment, chaque personnage possède des avantages attaque/défense par rapport aux autres, mais là, l’amélioration est d’un point de vue globale pour tout le groupe.

Dernier point intéressant pour tout RPG qui se respecte, les sauvegardes. Vous n’aurez ici aucun soucis sur ce point-là. Dans Indivisible, point de sauvegardes automatiques ou de checkpoint, il ne s’agit que de sauvegardes manuelles. De plus, il n’est possible d’effectuer des sauvegardes qu’à des points bien précis, face à des totems, et divers slots sont à votre disposition si besoin est, pour faire des sauvegardes multiples. Point intéressant, il est possible de charger une partie à n’importe quel moment dans le jeu, et il également possible de charger une précédente sauvegarde, même si elle a été écrasée.

 

Note : 3/5

Aspect technique du jeu


Le style graphique adopté pour le développement du jeu s’apparente à l’animé japonais, tant dans le jeu que dans les cinématiques. Et l’ensemble est très bien travaillé, avec des traits fins et bien colorés, pour le plus grand plaisir de nos yeux !

Pendant le jeu, tout est animé, hormis les décors tels que des bâtiments par exemple. Les PNJ sont tous à des emplacements fixes, mais ont tout de même un certain mouvement de balancier ou va-et-vient pour montrer qu’une interaction est possible. Le jeu étant en 2D, toute l’action se déroule au premier plan. Pour autant, en arrière-plan, les PNJ sont amenés à avoir des mouvements eux aussi, même s’il sera impossible d'interagir avec eux. Mais ce détail reste appréciable, plutôt que d’avoir simplement une toile de fond amorphe. Coté cinématiques, nous ne sommes pas en reste. Et pour le coup, nous avons vraiment l’impression d’avoir face à nous un dessin animé et non plus un jeu vidéo. La patte graphique employée pourrait même nous faire croire que nous sommes face à un animé de grande envergure.

Seul petit bémol, mais côté son pour le coup. Pour les bruitages, tout y est : le bruit des mouvements, le bruit d’impact lorsqu’un coup est donné, etc. Tout au long de l’aventure, plusieurs musiques sont jouées en fonction des circonstances pour nous immerger dans l’ambiance adéquate. Et le tout forme un bon mélange nullement agressif. Par contre, les musiques n’ont rien de transcendant et elles ne marqueront pas les esprits, malheureusement… Mais ce détail est sublimement effacé par les voix !

En effet, tous les personnages principaux sont doublés et la majeure partie des dialogues du jeu sont retranscrits à l’oral et à l’écrit, on a donc le temps de profiter des voix. D’autant plus que chaque personnage a une identité propre à lui, et on le ressent parfaitement bien lors des discussions. A l’image de Razmi, une sorcière qui aime tout ce qui est sordide/glauque et qui a une répartie bien à elle. Personnellement c’est mon personnage préféré, justement du fait de sa répartie qui m’aura fait sourire voir rire coup sur coup. On peut donc remercier les éditeurs d’avoir donné la voix à un grand nombre de personnages, le budget obtenu leur ayant donné l'opportunité d’agrémenter le jeu ainsi, ce qui n’était pas prévu au départ.

Abordons maintenant l’un des aspects fondamentaux du jeu : les combats ! Pour chaque combat, le nombre maximum de combattants est de quatre. Et il est possible de changer ceux que l’on souhaite utiliser autant que l’on souhaite, à n’importe quel moment, en dehors des combats. Le déroulement des affrontements est somme toute relativement simple. Chaque personnage se contrôle à l’aide d’une des touches (croix), (carre), (triangle) ou (rond). Ici, les combats se déroulent en temps réel, avec une jauge représentative de l’état de chacun. Une fois la jauge pleine, il est alors possible d’attaquer l’ennemi. Mais bien logiquement, eux aussi attaquent ! Et pour se défendre, il faut alors appuyer sur la touche du personnage attaqué au bon moment. Ceci fait, les dégâts sont alors quasi-nuls, mais à l’inverse, si le timing est raté, soit c’est trop tard et les dégâts sont à 100%, soit c’est trop tôt, et la défense aboutit, mais les dégâts restent importants. Une jauge de pouvoir nommé Iddhi est également présente en haut de l’écran. Celle-ci se remplit au fur et à mesure des attaques portées, et se remplit encore plus rapidement lorsque les défenses sont réussies. Une fois la jauge remplie, elle peut être utilisée par n’importe quel personnage, et c’est alors un coup spécial dévastateur qui est enclenché, différent du coup classique. Et chaque personnage ayant un style de combat distinct, chaque coup spécial sera différent.

Chaque combat apporte son lot de point d’expérience pour faire évoluer nos personnages. Et les développeurs ont adopté un système qui facilite la tâche au joueur, à savoir que chaque personnage remporte ces points, tant ceux qui ont combattu que les autres. Cela enlève donc un énorme aspect de gestion propre aux RPG. Autre chose pour faciliter l’avancée dans le jeu, après chaque combat, tous les PV sont régénérés. Il n’y pas de potions ni quoi que ce soit à utiliser dans Indivisible. Pendant un combat, en fonction des personnages, il sera possible d’utiliser des actions pour se soigner, mais en dehors, ce ne sera pas nécessaire. Les décors peuvent porter atteinte à nos PV, et si l’on meurt, on revient donc juste avant le point bloquant. Et si l’on meurt pendant un combat, de la même manière, on réapparaît juste avant la rencontre avec l’ennemi en question. En soi, on ne meurt jamais vraiment dans le jeu. Autre point où il n'y aura pas besoin de gestion : les équipements et objets. C'est simple, il n'y en a aucun. Les personnages sont équipés d'office d'une arme en rapport avec leur style de combat.

Même si le début du jeu peut sembler compliqué, plus on avance et plus l’on peut se rendre compte qu’il n’en est rien… La prise en main du jeu et du style de combat est ce qu’il y a de plus compliqué en fait. Et une fois que l’on maîtrise toutes les subtilités, rien ne vient vraiment entraver notre avancée. Les combats auraient pu apporter ce point de difficulté supplémentaire, mais avec le détail expliqué juste avant, on comprendra bien que non… Nul besoin donc de farmer les combats pour gagner en niveaux.

Une carte est à notre disposition également pour nous aider. Néanmoins, elle n’est pas assez bien fichue pour être très intéressante. Elle est composé de cases colorées qui se dévoilent en avançant. Chaque zone est représentée par une couleur, mais impossible de savoir vers quelle zone on se dirige, si ce n’est de faire appel à sa mémoire. Des éléments apparaissent sur la carte, sans que je n’ai pu comprendre comment. Par exemple, un ringsel que je n’avais pas encore ramassé était présent sur ma carte, et je ne l’avais encore jamais affiché sur mon écran. Mais étonnamment, j’avais beau voir concrètement une gemme, une fois que j'affiche ma carte, rien n’y apparaissait… Et je ne saurais expliquer pourquoi. Donc à part vous indiquer si vous êtes dans la bonne direction par rapport à ce que vous souhaiter, la carte n’a pas un grand intérêt...

Malgré toute la technicité que peut demander le jeu, pendant tout mon temps de jeu, je n’ai aucun bug à déplorer. Seuls des ralentissements se sont fait sentir à certains instants, notamment lors de décors assez lourds et très chargés, et en particulier dans la plus grande ville du jeu (Port Maerifa). Mais ça restait dans des phases d’exploration, donc rien de problématique. Cela aurait été une toute autre histoire si ces ralentissements avaient eu lieu pendant des combats !

 

Note : 4/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Très clairement, je n’ai pas vu le temps passer lors de mes différentes sessions de jeu ! Le jeu est extrêmement agréable à jouer et à parcourir, et tout est fait pour y parvenir.

La direction artistique adoptée nous fait plonger dans un univers tel que l’on a envie de continuer de jouer le plus longtemps possible pour découvrir la suite. L’aspect plate-forme présent tout au long du jeu et le fait que l’on puisse aller partout avec l’unique restriction de nos compétences, fait que l’on veut rapidement découvrir chaque recoin de la carte, que ce soit pour voir où cela nous mène, ou bien pour partir à la recherche de ringsels. Et le fait que le jeu n’apporte aucune réelle contrainte d’un point de vue difficulté, enlève toute frustration potentielle. Les seuls moments qui pourraient être énervants sont le passage de certaines zones où la dextérité est de mise. Mais le fait d’avoir la possibilité d’essayer sans limites de traverser ces points bloquants, enlève toute possibilité d’énervement. Le début du jeu pourra paraître un tant soit peu frustrant, mais avec un très léger entraînement, ce sentiment sera vite effacé.

Pour finir l’histoire, il faudra compter une bonne vingtaine d’heures pour y parvenir. Mais tout ne s’arrête pas là ! Peu avant la fin, vous serez en mesure de développer le plein potentiel de vos partenaires de terrain. Cela n'apporte rien de plus à l’histoire en tant que telle, mais on peut considérer cela comme un lot de quêtes annexes. Pour cela, il suffit d’aller parler aux personnages dans le for intérieur, et ils auront alors une mission à vous confier, souvent (si ce n’est tout le temps) en rapport avec leur histoire personnelle. De là, une fois la tâche accomplie, le personnage en question sera au maximum de ses capacités de combat et cela permettra également de débloquer un skin supplémentaire pour chaque combattant. On regrettera simplement que les quêtes ne soient pas plus complexes, car elles se terminent tout de même assez rapidement.

Autre détail intéressant pour la suite, au cours de l’aventure, nous voyageons à travers différentes villes grâce à un bateau. Et sur la carte du monde, certaines zones sont inaccessibles, et ce, même une fois le jeu terminé. Le fait est que les développeurs prévoient de proposer des DLC plus tard pour agrémenter le jeu, mais impossible de savoir quoi ni quand pour le moment. Donc étant donné que des zones restent bloquées, je suppose que tout ceci aura un lien. Mais Lab Zero Games affirme ne pas être du genre à délaisser ses productions, et faire en sorte que les joueurs aient la meilleure expérience possible.

 

Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Rassurez-vous, à la différence d’autres RPG, la liste des trophées d’Indivisible est extrêmement abordable.

Sur les 29 trophées disponibles, 14 seront d’office à vous si vous parvenez jusqu'à la fin du jeu, car liés à l’histoire. Pour le reste, en majeure partie, tout se fera naturellement et sans même chercher à répondre aux actions requises. Au fur et à mesure des différents combats, tous les trophées associés, que ce soit de faire des défenses parfaites, atteindre un montant de dégâts ou bien encore utiliser un certain nombre de fois la jauge d’Idhhi, tous tomberont naturellement.

Les seuls qui pourraient poser problème sont les trophées qui vous demandent d’augmenter vos niveaux de défenses et d’attaque, grâce aux ringsels, comme dit plus tôt dans le test. Car il vous faudra en tout et pour tout 90 gemmes pour pouvoir tout débloquer. Mais là encore les développeurs ont été gentils, car il y plus de ringsels que nécessaire. Vous trouverez la plupart d’entre eux sur votre chemin assez facilement en explorant, d’autant plus qu’un son se déclenche une fois à proximité de l’un d’eux. Pour le reste, il faudra alors penser à bien explorer les zones déjà visitées, car avec les compétences acquises, des endroits inaccessibles auparavant, le seront désormais.

Au grand bonheur de tout chasseur, aucun trophée ne demandera une chasse ou un farm inutile. Si tout se déroule sans encombre pour vous une fois l’histoire terminée, la chasse aux trophées d’Indivisible le sera tout autant.

 

Note : 5/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
16/20

Indivisible apporte de la fraîcheur de par son aspect graphique et son style de jeu/combats, l'ensemble formant un savant mélange pour une jeu de type action/RPG. On regrettera simplement une difficulté globale mal gérée, mais tout en appréciant un jeu qui se déroule avec un plaisir totalement mérité.

Je recommande ce jeu :
À tous, Aux chasseurs de trophées/platine facile