Test : Dead or Alive 5


Dead or Alive 5
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Note des joueurs :
4.2/5 - 45 notes
Note des platineurs :
5/5 - 5 notes

Dead or Alive 5

ps3


48 trophées au total
11 trophées online
4 trophées cachés

1662 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 31 joueurs (2 %)
100% par : 31 joueurs (2 %)
Note du jeu
14/20
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Test du jeu
Dead or Alive 5

  • Test rédigé par Miflin111 le 29-11-2014 - Modifié le 07-12-2016



Introduction


Kasumi est de retour, plus déterminée que jamais à lutter contre les expériences de Donovan!
La genèse du cinquième rejeton de la franchise Dead or Alive a marqué un véritable tournant et pour cause : le père spirituel, Tomonobu Itagaki, avait quitté le navire de son plein gré, laissant donc à son successeur, Yosuke Hayashi, la difficile tâche de donner suite à une licence qui était exclusive à Microsoft depuis le troisième opus. Au revoir l'intelligence artificielle surpuissante et l'essence de Tomonobu et bonjour à l'accessibilité et à une vision plus réaliste! En effet, les habitués n'auront aucun mal à constater les changements amorcés sur le jeu de combat reconnu pour ses contres mais aussi sa plastique, qui aura bien évolué, voire mûrie pour certains. Cerise sur le gâteau, une version PS Vita a par la suite vu le jour, nommée Dead or Alive 5 + et plus tard une version Ultimate sur PS3 ainsi qu'une version free-to-play de ce dernier : Core Fighters.
Après l'excellent Dead or Alive : Dimensions sur 3DS, voici le retour tant attendu sur les consoles de Sony (et toujours sur celles de Microsoft) de nos combattantes les plus voluptueuses du jeu vidéo.

Contenu du jeu


Le roster de base, à compléter avec des personnages cachés, est l'un des plus grands de la série.
Arrivé dans le menu principal, on est agréablement surpris par la présence d'un véritable mode histoire, certes les protagonistes ne sont pas tous logés à la même enseigne mais la continuité et les efforts y sont afin d'avoir un univers logique et un développement intéressant. Faisant suite à la destruction de la Tri-Tower culminant jusqu'à 999 mètres - le 9 porte bonheur en Asie et ils aiment appuyer ce chiffre - par nos ninjas bien connus dans Dead or Alive 4, la présidente de la DOATEC Helena Douglas fait renaître l'entreprise de son défunt père de ses cendres afin que Donovan ne pratique plus d'horribles expériences pour fabriquer une arme humaine. Pendant ce temps, un mystérieux assaillant rapide comme l'éclair neutralise des militaires et Kasumi a vent de la survie du projet Alpha-152.

Les classiques sont de la partie avec un mode versus pour affronter jusqu'à 4 comparses, un mode arcade, un contre-la-montre, un mode survie ainsi qu'un mode entraînement pour affiner combos, techniques et apprendre des subtilités. Cependant on déplorera l'absence de défis comme ceux de Street Fighter IV ou Blazblue, par exemple.

Nous arrivons au cœur du jeu : le mode en ligne. Bien plus stable que son prédécesseur, il détient la possibilité de faire un match simple, un match classé, créer ou rejoindre des salons, organiser des tournois, consulter les classements et regarder sa liste de rivaux. Bien que ce mode contienne de nombreux défis à faire et permette de débloquer costumes et titres, les défis duel sont très instables et le mode classé ne comprend que des combats en solo. On se consolera avec les invitations classiques qui fonctionnent, elles, à merveille.
Hormis le match simple et classé, les salons comprennent différents paramètres à régler selon votre humeur, comme le nombre de rounds, la taille de la barre de vie, le nombre de participants - jusqu'à 16! - , filtrer par la qualité de connexion, le niveau de joueur et bien d'autres options.

Le mode bonus est un ajout intéressant, on peut regarder les titres obtenus et voir comment les obtenir, les ralentis sauvegardés ou téléchargés ainsi qu'un mode observation afin de photographier les pugilistes en action pour se faire un joli album photo. Enfin, le menu option est l'occasion de bidouiller plein de détails du jeu dans l'optique d'optimiser votre confort tout au long de vos joutes endiablées.
Le nombre de combattants est plus faible que l'opus 3DS et des favoris ont été retirés mais propose des personnages tirés de Virtua Fighter, ajoutant un intérêt dans la maîtrise de tous les personnages.

 

Note : 4/5

Aspect technique du jeu


Le coup puissant, disponible lorsque la santé est basse, permet des retournements de situation et une animation à la hauteur de la dévastation, tout comme la projection en duo.
Si le quatrième opus avait relevé une sacrée barre dans le domaine des graphismes, le cinquième opus fait encore plus fort. Finis les cheveux coiffés avec des blocs de gel et la peau lisse comme des poupées ! Ici nos combattantes ont pris de la maturité et profitent d'une plastique toujours avantageuse et plus réaliste qu'auparavant. Les arènes fourmillent de détails, que ce soit les soldats en plein combat dans le désert ou en haut d'un building pouvant s'effondrer en passant par la banquise et un héliport, tout est bon pour flatter vos rétines. Les jeux de lumière sont réussis tout comme la sueur, la saleté et l'eau pouvant imprégner les vêtements et révéler parfois des merveilles chez nos combattantes.

Le gameplay n'est pas en reste avec l'ajout d'un coup puissant pour retourner une situation mal engagée, d'impact critique pour prolonger les combos et des contres demandant plus de timing pour une punition maximale ; pour autant le jeu est accessible comme jadis et le néophyte sera aussi apte à jouer que le vétéran. Fidèle à ses origines, nul besoin de tutoriel pour y jouer, tout est instinctif : un bouton pour le poing, un pour le pied, un pour la garde et un dernier pour la projection. Ensuite vient les subtilités qui s'assimileront petit à petit, doucement mais sûrement.

La bande-son est variée et épouse parfaitement l'ambiance des arènes, festive dans l'arène du cirque, cristalline dans l'arène de la banquise et énergique dans les paysages urbains. Cependant par manque d'inspiration, elles ne resteront pas dans les annales et on pourrait regretter les pistes présentes dans le second opus.

L'intelligente artificielle, ouverture d'esprit oblige par le nouveau concepteur, a été revue à la baisse dès sa sortie mais on peut noter une amélioration depuis les dernières mises à jour. Bien entendu, on peut régler l'IA sur la difficulté de son choix en mode versus mais pas sur les autres modes, ce qui est regrettable car l'IA est bien mieux gérée sur certains personnages, tandis que d'autres sont à la peine.

De rares freezes sont à déplorer, ce qui n'est pas le cas des lags qui sont abondants en ligne lorsque la connexion est basse ainsi que le système des défis duel qui est extrêmement capricieux. Aucune anomalie concernant les sauvegardes corrompues - dont le cross-save est disponible - ce qui est louable lorsque l'on voit tout ce qu'on peut y débloquer.

 

Note : 3/5

Plaisir à jouer et à rejouer


L'ajout de la sueur et de la saleté sont un atout pour l'immersion du joueur qui ressent l'intensité du combat.
Comme la plupart des jeux de combat bien ficelés, Dead or Alive 5 propose non seulement une prise en main instantanée pour un amusement immédiat mais aussi de nombreuses raisons d'y revenir. Que ce soit pour des parties entre amis, pour vous friter contre des joueurs du monde entier, pour perfectionner votre maîtrise, améliorer vos records ou débloquer un maximum de titres, le soft est une excellente alternative à ses exigeants confrères dans le domaine du jeu de baston. La difficulté réglable sur divers paliers pour correspondre au niveau du joueur et la quantité d'éléments à débloquer accordent une bonne durée de vie ; cependant le jeu a parfois vu trop gros concernant les titres à obtenir, quasiment impossibles si on ne passe pas sa vie dessus, ce qui donne l'impression d'une tentative désespérée de gonfler la durée de vie - le plus bel exemple est de gagner 3000 combats en ligne par personnage - mais ne nous y trompons pas, il y aura toujours de quoi faire. L'ajout régulier de DLC permet de découvrir nos personnages sous un nouvel aspect et montre un certain entretien de Tecmo envers ses jeux, rendant l'envie de rejouer encore plus intense.

 

Note : 5/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Tecmo et la Team Ninja sont fiers de vous abreuver de DLC pour habiller vos tataneurs et tataneuses favoris.
Dead or Alive 5 voulait se démarquer de la concurrence et c'est réussi concernant les trophées à acquérir.
Si la plupart des trophées sont sympathiques à débloquer et en lien avec la progression à suivre, comme celui de regarder toutes les cinématiques du mode histoire ou de faire plusieurs combats en mode versus, il en sera tout autrement lorsqu'il s'agira de clore tous les modes au niveau de difficulté maximale et de récolter tous les costumes. En outre, le jeu se voudra aussi extrêmement long pour obtenir le platine, exigeant de vous de participer à un total d'un millier de combat en ligne, ce qui représente largement plus d'une centaine d'heures de jeu si on n'a aucun ami sous la main.
Le pompon revient à accepter 50 défis duel, système on ne peut plus instable et dont la fonctionnalité reste encore obscure à l'heure actuelle.

Bref, un sacré challenge qui vous demandera patience et maîtrise du jeu pour en venir à bout.

 

Note : 2/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
14/20

Transition plutôt réussie après que la série fut dépossédée de son illustre papa, Dead or Alive 5 parvient à évoluer pour le plus grand nombre tout en gardant ce qui a toujours fait son charme : des graphismes de toute beauté, un gameplay plus accessible, riche, rapide et répondant parfaitement et surtout des combattantes au top de leur forme - et de leurs courbes - pour vous en mettre plein les mirettes. On pestera cependant contre une IA manquant d'équilibrage, une bande-son pas inspirée et une politique de DLC un tantinet douteuse mais rien qui ne puisse gâcher les rixes endiablées de nos guerrières préférées.

Je recommande ce jeu :
Aux acharnés, Aux fans de la série, Aux chasseurs de trophées/platine difficile