The Last of Us Part I

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 02/09/2022
Genre(s) : Action , Survival-Horror
Territoire(s) : FRANCE

950 joueurs possèdent ce jeu
29 trophées au total
0 trophée online
0 trophée caché

Platiné par : 405 joueurs (43 %)

100% par : 405 joueurs (43 %)


Note des joueurs :
4.2/5 - 9 notes

Note des platineurs :
5/5 - 8 notes

Test rédigé par Bas ^ le 31-08-2022 - Modifié le 14-09-2022


Introduction

Image

Sorti il y a 9 ans, The Last of Us est l’un des titres les plus marquants de la Playstation. Développé par Naughty Dog, à qui l’on doit notamment la série des Uncharted, il s’agissait d’un tournant majeur pour le studio, puisqu’il quittait son terrain de jeu habituel pour proposer un survival-horror teinté d’infiltration, avec une narration ultra-maîtrisée.

Avec le succès, le jeu a connu une version Remastered, sur PS4 l’année suivante en 2014, et une suite, Part II, sur PS4 également, en 2020. Cette dernière rebattait un peu les cartes, avec un nouveau moteur et un gameplay retravaillé pour offrir des mouvements plus fluides et une jouabilité améliorée.

Aujourd’hui, The Last of Us Part I se présente sur Playstation 5, en reprenant bien entendu l’histoire du premier épisode, mais en jouissant de la nouvelle liberté offerte dans Part II. Énième remaster pour les uns, remake complet pour les autres, à n’en pas douter The Last of Us Part I devrait continuer d’alimenter le débat sur les portages à n’en plus finir de « vieux » jeux. Mais que penser de ce « nouveau » jeu alors ? Qu’en est-il réellement ? Réponse dans ces lignes.
Contenu du jeu
The American Dream

Sans surprise, The Last of Us Part I reprend la même recette que son aîné, à savoir un survival-horror misant à fond sur l’infiltration, la collecte de ressources et l’utilisation parcimonieuse de ces dernières pour progresser. Dans cette aventure, vous incarnez Joel, un Américain moyen plongé dans un monde postapocalyptique, qui survit de petits boulots pas toujours très nets et en évitant de s’attacher aux autres. À la suite de quelques mésaventures, vous devenez le protecteur d’Ellie, une adolescente idéaliste au passé mystérieux et avec qui le courant est parfois électrique. De fil en aiguille, et surtout de dialogues en cinématiques, vous découvrez leur histoire et leur périple à travers une Amérique dévastée par un virus, qui a transformé la majorité de la population en zombies et le reste en survivants prêts à tout.

Très bien ficelée, l’aventure découpée en chapitres s’étale sur une période d’un an à peu près, de votre départ de Boston jusqu’à ce que vous raccrochiez votre sac à dos. Un peu courte, l’histoire n’en reste pas moins accrocheuse et offre une narration impeccable. Les quelques changements apportés au gameplay – ils sont minimes et j’y reviendrai – sont appréciables même s’ils ne changent pas énormément l’ambiance oppressante lorsque vous devez slalomer discrètement entre les infectés ou prendre à revers les Chasseurs qui vous traquent.


Life is ... bizarre ?

À noter également que le DLC Left Behind, sorti quelques mois après l’opus originel et disponible directement avec la version Remastered, est également disponible ici. Se déroulant à un moment charnière de l’histoire que j’éviterai de dévoiler si certains n’ont pas encore joué, il vous propose de contrôler Ellie, à la recherche de provisions, et de revivre des souvenirs de celle-ci, quand elle habitait encore à Boston, quelques mois avant le début de son périple avec Joel. Sans être l’add-on du siècle, l’histoire bien ficelée et la possibilité de voir s’affronter des Chasseurs et des infectés avaient plutôt enchanté les critiques. Le développement du personnage d’Ellie, que l’on découvre encore jeune et insouciante lors des flash-backs, était également d’excellente facture. On ne pourra donc que se réjouir de le voir transposer dans ce Part I.


La disparition du multijoueur

Si tout semble parfait, et si The Last of Us Part I est un jeu qui se suffit en tant que tel, il faut quand même souligner l’absence totale de multijoueur, alors que celui-ci existait bel et bien, tant sur PS3 à la sortie du jeu en 2013 que lors du portage sur PS4, en 2014. Entre temps, The Last of Us Part II est passé par là, et les projets de Naughty Dog ont semble-t-il été chamboulés. Pour autant, on ne peut que regretter très fortement cette absence, tant le mode Factions, c’était son petit nom, avait su trouver son public, malgré un choix assez osé : affrontements en équipes restreintes de 4 contre 4, ressources à ramasser et crafts in-game. Le résultat était diablement prenant, avec beaucoup de nervosité et d’intensité dans les matchs. Dommage donc, en attendant que les rumeurs d’un éventuel mode multi pour Part II se vérifient… Ou un mode commun à Part I et II, qui sait ?
Aspect technique du jeu
De toute beauté

Alors que la barre était déjà haute, The Last of Us Part I réussit l’exploit de supplanter ses anciennes versions en offrant une qualité graphique époustouflante. Des textures, entièrement retravaillées, aux jeux de lumières, saisissants de réalisme, en passant par les reflets sur l’eau, tout simplement extraordinaires, le jeu nous en met plein la vue, et sans trop se forcer : aucun ralentissement n’est en effet à déplorer, et s’il est possible de choisir entre un mode performance (60fps, graphismes légèrement inférieurs) et un mode fidélité (40fps minimum, graphismes au top du top), finalement les deux sont équivalents et nous décollent la rétine.


Same, same, but different

N'ayant pas changé la formule et misant toujours sur l’infiltration, The Last of Us Part I propose un gameplay très similaire aux éditions précédentes, à ceci près que Joel semble désormais moins « encombré » : il est désormais plus facile de réagir face à un ennemi qui vous prend au dépourvu, votre personnage ayant un peu perdu du poids qui semblait l’alourdir. Sans être devenu un gymnaste, il peut maintenant plus facilement viser quand un ennemi s’approche et on prend du plaisir à tuer les infectés d’un tir en pleine tête alors que l’action s’emballe. Pas question cependant de sauter partout et de courir dans tous les sens pour éviter vos adversaires : ils courent à peu près à la même vitesse que vous et ils sont toujours aussi nombreux, alors attention où vous mettez les pieds ! The Last of Us Part I reste un jeu où la discrétion vous amènera plus loin que l’approche militaire…


La partie audio, une valeur sûre

Côté audio, rien n’a trop changé depuis la première édition, et c’est tant mieux. Les ennemis infectés font toujours des sons un peu dégueulasses pour signaler leur présence, et l’excellente spatialisation sonore renforce l’angoisse ressentie quand on surprend un bruit étranger à un endroit que l’on pensait sûr. La musique reste relativement discrète, accompagnant surtout les cinématiques et les moments d’émotions du jeu, laissant le champ libre aux craquements du plancher ou aux balles quand une fusillade éclate.


Une IA toujours perfectible

Côté IA, là encore, peu de changements sont à signaler, pour le meilleur comme pour le pire : vos compagnons seront certes une petite aide pour vous défaire des zombies, mais ne comptez pas trop sur eux quand vous devrez vous sortir du pétrin. Les problèmes déjà mentionnés par le passé (alliés qui passent devant des infectés sans réagir ou qui restent devant vous quand vous voulez avancer…) sont encore un peu présents, bien qu’ils ne soient pas non plus traumatisants pour l’expérience. Vos adversaires représenteront toujours un défi, surtout dans les difficultés les plus élevées, mais rien d’insurmontable. Qui plus est – on en reparlera – il n’est plus obligatoire de jouer en Survivant ou Réaliste !
Plaisir à jouer et à rejouer
Une prise en main petit à petit

Si vous n’avez jamais joué à The Last of Us, pas de panique, le jeu a pensé à intégrer quelques étapes d’apprentissage avant de vous jeter dans le grand bain des infectés ! La première heure, avec le prologue et le premier chapitre, constitue en effet un aperçu du gameplay et vous accompagne doucement dans tout ce que le jeu a à offrir, que ce soit en termes de combat, d’exploration ou d’infiltration. Des tutoriels restent également disponibles dans le menu pour vous permettre de rafraîchir vos connaissances si le besoin s’en fait sentir.


Toujours le même plaisir

Il est assez complexe de vous décrire le processus de découverte pour ce Part I, puisque l’aventure n’était pas si vieille dans ma tête, ayant joué pour la dernière fois à The Last of Us sur PS4 en 2021, il y a donc un peu plus d’un an. Cependant, vous le comprendrez, le plaisir de repartager la route de Joel et d’Ellie est toujours bien vivant, même après trois parties (deux pour le (Platine), une en Réaliste pour un DLC) puisque je m’y suis jeté sans hésitation pour la quatrième fois. Au-delà du jeu, c’est en effet une histoire émouvante qui se déroule sous nos yeux et on (re)prend toujours plaisir à accompagner ces personnages qui évoluent sous nos yeux, dans ce monde déchiré.


Une aventure pour tous

Alors que certains jeux s’éloignent du grand public en proposant une aventure toujours plus corsée, Part I a choisi de faire l’inverse, en ajoutant des options pour rendre The Last of Us accessible à tout le monde : il est désormais possible d’activer un ciblage automatique des ennemis par exemple ou de passer certaines énigmes, si le besoin s’en fait sentir. Vous pouvez aussi activer un mode « Écoute améliorée », qui détecte les objets aux alentours, en plus des ennemis. Loin d’être complétement gadgets, ces options rendent le jeu vraiment très facile si vous les activez toutes, mais elles permettront aux moins habitués de profiter de l’aventure s’ils le souhaitent.
Chasse aux trophées
Classique The Last of Us...

S’il y a bien une chose que The Last of Us sur PS3 et PS4 avait foirée dans les grandes largeurs, c’était bien la liste des trophées. L’erreur a été en partie corrigée ici, puisqu’il n’est plus nécessaire de jouer en Survivant (la difficulté la plus haute en dehors du mode Réaliste) ni de faire un New Game + pour rassembler des pièces détachées ou des suppléments pour améliorer les aptitudes de Joel. Il y a également du mieux côté collectibles, puisqu’il est possible désormais de les afficher à l’aide du mode Écoute améliorée, que j’ai déjà évoqué, sorte de radar géant pour les objets aux alentours. Néanmoins, vous n’échapperez pas à un guide pas-à-pas comme celui de PSTHC, puisque les conversations optionnelles et les blagues d’Ellie peuvent être ratées si vous ne les activez pas au bon moment.


Aucune prise de risque

Quelques nouveaux trophées viennent récompenser certaines actions contextuelles, comme le fait de caresser un chien ou mettre un vent à Ellie, mais aucune ne présente de difficulté particulière. Il s’agit avant tout de petits clins d’œil à des passages du jeu, mais rien de très iconique non plus. Enfin, Left Behind ayant été intégré directement dans le jeu de base, ne soyez pas surpris de retrouver les trophées du lancer de brique ou du pistolet à eau, si vous les avez déjà obtenus, puisqu’ils refont leur apparition ici mais deviennent partie intégrante de la liste de base.

Ne possédant pas de mode multijoueur, il n’y a bien entendu plus les trophées qui étaient liés à celui-ci, ce qui raccourcit grandement le temps d’obtention et la difficulté si vous n’avez pas trop l’habitude de jouer en ligne.


Mi-figue, mi-raisin...

Un bilan un peu mitigé selon moi, pour cette liste, même si elle rend le (Platine) nettement plus abordable, tant en difficulté qu’en temps. Je regrette le manque de prise de risque, puisqu’il suffit finalement de suivre une liste de collectibles et de terminer le jeu pour tout remporter. Mais au moins, tout le monde pourra se lancer dans l’aventure sans avoir peur du mode Survivant qui, même s’il apporte un vrai plaisir à jouer, pouvait en rebuter certains. Il est évident que si vous avez obtenu le (Platine) de The Last of Us sur PS3 ou PS4, vous n’aurez aucun problème à obtenir celui-ci !
Conclusion
J’ai personnellement beaucoup apprécié cet épisode Part I, qui est un vrai plaisir pour la rétine. Le jeu en lui-même reste excellent, avec une histoire riche et une atmosphère vraiment unique. Cependant, je m’interroge sur son intérêt (et son prix de lancement) pour qui a déjà fait The Last of Us par le passé. Si les quelques changements apportés au gameplay ne suffisent pas à le rendre indispensable pour les fans de la licence, il reste attractif si vous n’avez jamais joué à la série ou si vous étiez rebuté par le mode Factions. Un bon moyen de mettre le pied à l’étrier, donc, lors d’une promotion de Noël ?
J'ai aimé
  • Un jeu splendide
  • Une histoire soignée
  • Un platine rapide et facile
  • C'est The Last of Us quoi
Je n'ai pas aimé
  • L'absence de multi
  • Le prix de lancement...
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Je recommande ce jeu : À tous, Aux curieux, Aux chasseurs de trophées/platine facile

Bas ^ (Basseuh)

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