YesterMorrow

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 05/11/2020
Genre(s) : Action , Plates-formes
Territoire(s) : FRANCE

2 joueurs possèdent ce jeu
41 trophées au total
0 trophée online
0 trophée caché

Platiné par : 1 joueur (50 %)

100% par : 1 joueur (50 %)


Pas de note
des joueurs

Pas de note
des platineurs

Test rédigé par AngelMJ le 01-12-2020 - Modifié le 08-01-2021

Introduction

S’il y a bien une catégorie avec lequel le jeu indépendant flirte sans lassitude, c’est celui de la plate-forme 2D. À l’heure où faire des titres « à l’ancienne » est limite devenu un genre à part entière, on voit fleurir sur le PS Store bon nombre de ces productions. Et on ne peut pas dire qu’elles soient nombreuses à briller par leur qualité ou leur originalité.
C’est dans cette effervescence que sort en Novembre 2020 YesterMorrow. Développé par la toute petite équipe de Bitmap Galaxy (originaire de Slovaquie), le titre nous propose d’incarner Yui, une jeune fille ayant la capacité de voyager dans le temps. Et cette dernière compte bien profiter de ce pouvoir pour empêcher les ombres d’anéantir son village.

Difficile de faire plus simple, voir plus cliché que l’objectif principal de YesterMorrow. Mais plutôt que de tomber dans la critique facile, prenons le temps de nous pencher sur le jeu. Afin de voir si, oui ou non, c’est un jeu plate-forme parmi tant d’autres ou une de ces perles rares du PS Store.

Contenu du jeu

YesterMorrow est donc un jeu de plate-forme 2D solo épousant une esthétique en pixel art. Son aventure principale dure un peu moins de 7h et vous propose de parcourir trois niveaux différents : une île sylvestre, une île désertique et une… oui ! Une île de glace ! Félicitations, on a notre trio habituel.
Les trois îles seront toutes structurées de la même manière : on arrive, on cherche un temple dans lequel on obtiendra un nouveau pouvoir et fera face à un boss. On recommence encore une fois et on file sur l’île suivante. Je pense que l’on peut difficilement faire plus scolaire comme boucle de gameplay.

Les différentes compétences acquises au fil de l’aventure sont dans la même veine : bombe, double saut, dash, attaque au sol… Vous ne le voyez pas mais je lève les yeux au ciel tellement fort qu'ils manquent de faire un 360. C’est d’une telle convenance que tout cela. À aucun moment le jeu ne parvient à faire preuve de la moindre originalité.
Même la capacité à voyager dans le temps est complètement gadget : Yui ne peut utiliser ce pouvoir que via des portails. Et ces derniers sont toujours placés face à un obstacle ou un mur, indiquant sans subtilité au joueur qu’il faut qu’il change de temporalité pour continuer. Cette capacité aurait pu faire l’objet d’énigmes ou autre, mais non. C’est purement factuel.

Mais que serait un jeu de 2020 sans sa collection de collectibles. YesterMorrow a peut être l’esthétique d’un jeu rétro, mais il n’échappe pas à nos clichés contemporains. À vous donc les joies de glisser sur chaque pan de mur, dans l’espoir de trouver une salle secrète renfermant un cœur supplémentaire ou un collectible anecdotique.
Ces derniers cherchent désespérément à développer l’univers du jeu (qui je le rappelle est le combat classique de la lumière contre les ténèbres). Mais personne n’a envie de lire des pavés de texte imbitables dans un français approximatif (même si globalement, la traduction est correcte).

Il n’y aura finalement que les combats contre les boss qui feront sortir le joueur de sa torpeur. Mettant à profit les pouvoirs acquis dans les temples dont ils sont les gardiens, la majorité des affrontements se révèlent plutôt bien pensés. On serait presque déçu qu’il n’y en ait que six.

Je suis conscient de faire preuve de sévérité à l’égard du jeu. Par ailleurs, l’ensemble est exécuté avec soin et fonctionne manette en main. Mais le titre est véritablement trop scolaire pour obtenir clémence à mes yeux. Peut être qu’un nouveau joueur y trouvera son compte, mais les habitués du genre risquent d’être lassés face à un tel étalage de banalités.
Note : 2/5

Aspect technique du jeu

Comme dit plus haut, YesterMorrow utilise le pixel art pour illustrer son univers. Je pourrais continuer à faire du sarcasme en disant que c’est sacrément original d’être un jeu indé en pixel-art. Mais à vrai dire, même si la DA n’est pas vraiment originale, c'est globalement mignon et coloré. On est pas au niveau de maîtrise d’un Hyper Light Drifter ou d’un Blasphemous, mais ça fait le taff.
Mention spéciale (encore une fois) aux boss qui ont bénéficié d’un soin tout particulier. On ne pourra pas en dire autant des ennemis (car oui… il y a des chauve-souris dans les grottes).

La musique est sympathique sans être marquante. Comme le reste : classique voir banale.

Les animations sont détaillées et Yui répond au doigt et à l’oeil. Et même si sa palette de mouvement est cliché au possible, à aucun moment la jeune fille ne nous fait défaut. C’est d’autant plus appréciable car certains passages s’avèreraient retords si la maniabilité se montrait capricieuse.

Il est toutefois regrettable que l’ensemble du jeu soit parsemé de glitchs et de bugs. Même si rien de véritablement handicapant dans les faits, il peut être rageant de passer à côté d’un collectible parce qu’il manque son sprite ou se retrouver bloqué parce qu’une porte refuse de s’ouvrir. Il y a également des scripts qui s’enclenchent alors qu'ils ne devraient pas, comme une cinématique ou un dialogue déjà passés. Nos chers trophées sont eux-aussi concernés par les bugs, mais on y reviendra plus tard.

J’ai envie de dire que les bugs sont désormais le quotidien des jeux modernes, qui plus est pour un jeu réalisé par une si petite équipe. Dommage que sur ce point, YesterMorrow continue de suivre le mouvement.
Note : 3/5

Plaisir à jouer et à rejouer

L’aventure de Yui se veut assez linéaire et se bouclera en moins de 7h. Cette dernière est loin d’être ennuyeuse et dès lors que vous fermez les yeux sur ses convenances, on parcourt YesterMorrow non sans déplaisir.
Chaque île possède ses propres caractéristiques et les temples proposent des défis de plateformes qui se renouvellent bien. Les boss, quant à eux, seront les meilleurs moments du jeu.

Vient ensuite le problème du 100%. Car si vous comptez trouver l’intégralité des collectibles et décrocher le Platine du jeu, il va falloir vous armer de patience et de courage. En effet, si les niveaux de YesterMorrow sont agréables à parcourir, ils le sont beaucoup moins à revisiter.

Comprenez que la topographie ne semble conçue que pour marcher dans un sens. Donc si vous revisitez certaines zones à la recherche de collectibles ou d’animaux à caresser, ils vous arrivera d’éprouver de vrais difficultés à vous déplacer (et faire des aller-retours vite lassants).
En clair : il vaut mieux trouver un maximum de collectibles durant votre première visite (ce qui est en plus tout à fait possible), plutôt que de devoir revenir après coup. Car même avec toutes les capacités (double saut et dash inclus), vous perdrez parfois plus de temps à revenir sur vos pas qu’à fouiller une zone. D’autant que les aides pour trouver les collectibles sont aux abonnés absents, vos recherches s’avéreront donc très laborieuses.
Note : 3/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%

Proposant une collection de 41 trophées dont un Platine, votre chasse vous amènera à terminer le jeu à 100%, tout en effectuant quelques actions spécifiques. Vous débloquerez la majorité des récompenses en progressant naturellement dans le jeu, et seuls les trophées liés aux collectibles tomberont plus tardivement.
D’ailleurs, comme dit un peu plus haut, on regrettera qu’aucun élément ne nous aide à savoir dans quelle zone ou quelle île il nous manque un collectible. Ce qui peut rendre les recherches longues et souvent infructueuses.

Dommage qu’ici aussi, les bugs soient de la partie : il arrivera que certains trophées ne tombent pas (ceux liés à la completion de chaque niveau par exemple) ou que d’autres soient assez énigmatiques à obtenir (le trophée demandant de jeter une bombe sur un PNJ est complètement aléatoire).
À contrario, certains bugs sont à notre avantage, comme pour le trophée qui vous demande normalement de caresser les 44 animaux du jeu. À l’heure actuelle, il comptabilise les animaux sur l’ensemble de vos parties (en gros, vous pouvez caressez 40 animaux dans une partie et 4 dans une autre, vous aurez le trophée).

A dire vrai, le jeu étant relativement court, il sera souvent plus simple de relancer une partie en se focalisant sur les derniers trophées à obtenir plutôt que d’essayer de fouiller les niveaux sur une partie terminée.
Note : 3/5

Conclusion

Si YesterMorrow se révèle être un jeu de plateforme sympathique, son classicisme lui fait terriblement défaut. On ne lui retirera pas sa qualité de jeu et la sympathie que l’on peut avoir pour son univers, particulièrement concernant ses boss. Mais à trop se caler sur ses modèles et à bêtement suivre le mouvement, le titre en devient scolaire, et finalement très quelconque. La présence de glitchs et de bugs en tous genres n’aide pas non plus à vraiment apprécier l’expérience. En bref un énième jeu de plateformes sur le PS Store, pas honteux mais pas incontournable, qui risque de pourrir dans les méandres des rayons virtuels.
Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
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Je recommande ce jeu : À tous, Aux curieux, Aux chasseurs de trophées/platine facile

AngelMJ (AngelMJ)

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