Weird West

ps4

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 31/03/2022
Genre(s) : Action , RPG
Territoire(s) : FRANCE

41 joueurs possèdent ce jeu
54 trophées au total
0 trophée online
14 trophées cachés

Platiné par : 5 joueurs (12 %)

100% par : 5 joueurs (12 %)


Note des joueurs :
4.5/5 - 2 notes

Pas de note
des platineurs

Test rédigé par jackajmm le 02-05-2022 - Modifié le 02-05-2022

Introduction

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Si on vous dit Red Dead Redemption, Rio Bravo, Hunt: Showdown, Lonesome Dove, Il était une fois dans l’Ouest, Immigrants traversant les plaines, True Grit ou encore Call of Juarez, vous répondez ? Ce très cher western, évidemment ! La conquête de l’Ouest a toujours été un thème de choix pour toute forme d’art, le jeu vidéo ne faisant pas figure de laissé pour compte.


Si l'on peut reconnaître que le genre est accaparé par la brillante franchise de Rockstar, dont le deuxième volet est sorti en 2018, d’autres studios (certes plus modestes) n’hésitent pas à se laisser tenter ; et dans le cas présent, ce sont les talents (et il y en a) de WolfEye qui ont donné vie à leur vision très personnelle du western, de cet Ouest étrange, crasseux et dérangé. Et le moins que l’on puisse dire, avec Weird West, c’est que l’expérience est à la fois grisante et déroutante.


Ficelez votre holster, aiguisez vos éperons, ajustez votre Stetson et préparez-vous à embarquer dans une aventure qui ne vous laissera pas indifférent et où vos choix auront de réelles conséquences.





" L’Ouest… Une terre d’opportunités et d’aventures.

Un endroit où vous pouvez devenir un héros ou une ordure.

Si vous parvenez à survivre, bien sûr.

Car voilà… Ce n’est pas tout à fait l’Ouest que vous connaissez. "
Contenu du jeu
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Weird West sort tout droit de l’imaginaire d’une petite équipe de passionnés et d’artisans du jeu vidéo. Raphaël Colantonio a monté le studio WolfEye en 2019 après avoir co-fondé Arkane (Dishonored, Prey...) vingt ans plus tôt. Mais cette aventure, il ne l’a pas vécue seul : il est accompagné de Julien Roby (ancien producteur exécutif d'Arkane) et d’autres talents du studio lyonnais qui ont choisi de se lancer dans ce nouveau défi. WolfEye est donc né il y a 3 ans, et Weird West en est le premier projet. Pour le mener à bien, le studio s’est approché de Devolver Digital pour la distribution, ce qui ajoute à la fois à l’intérêt, mais est surtout un gage de qualité artistique, tant la société d’édition américaine a la réputation de laisser ses partenaires s’exprimer pleinement. Et qu’on se rassure, ils se sont lâchés, les Frenchies, avec Weird West !



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Weird West, c’est l’histoire de cinq personnages qui ne se connaissent pas mais qui sont liés pour une raison que l’on va taire ici. À vrai dire, nous ne dévoilerons rien des enjeux scénaristiques afin de vous laisser le plaisir de les découvrir par vous-même. Malgré tout, sachez que ces cinq personnages seront jouables ; vous les incarnerez à tour de rôle afin de suivre l’histoire de chacun. Vous débuterez avec Jane, une chasseuse de prime à la retraite qui doit rempiler afin de retrouver son mari kidnappé. Ensuite, vous contrôlerez Cl’erns Qui’g, un homme transformé en pourceau (cochon) par une sorcière, puis Saute-Rivières, un Amérindien à la recherche de la mine d’or perdue d’Olvidado. Les deux derniers sont le Loup-garou et l’Oniriste, mais on n’en dira pas davantage. Leur point commun : une marque étrange sur le cou, et des souvenirs conjoints, vagues et sinistres. Ainsi, vous jouerez chaque personnage au cours d’un long chapitre, avec la subtile possibilité de recruter un protagoniste joué plus tôt, dans votre équipe. Exemple : lors du chapitre du pourceau, vous pourrez demander à la chasseuse de prime de rejoindre votre groupe ; chaque personnage pouvant être accompagné de deux compagnons durant sa quête. Transition toute trouvée, vous aurez donc une quête principale (toujours intéressante), mais également des quêtes secondaires et des évènements impromptus, comme des attaques de bandits, des marchands insistants ou encore des agressions de bêtes sauvages, lors d’un voyage. Si au début on est séduit, ces évènements inattendus finissent par lasser, et l’on ne souhaite plus qu’une chose, voyager tranquillement. Car vous aurez à voyager, beaucoup. À pied ou à cheval (la deuxième option permet d’aller plus vite mais a un coût), sur une carte entre deux points. Les voyages se font automatiquement, prennent du temps, et vous l’aurez compris, peuvent être interrompus sans prévenir. Vous avez aussi des pouvoirs (que vous pouvez débloquer comme des compétences) à utiliser en combat (à l’aide de (R1) ), qui vous aideront à vous sortir des situations délicates ; et des habilités à développer en récupérant des As d’or, à travers le monde crasseux de Weird West.

Globalement, l’ensemble est très bien écrit. On sent la passion des auteurs pour cette période et cette géographie. Rien n’est édulcoré ni trop lissé : ce monde est sale et pue, les histoires sont glauques, les antagonistes, des pourritures et parfois, certains protagonistes aussi. Dans Weird West, il est question de cannibalisme, prostitution, vengeance et tortures. Mais aussi de magie, transformation d’humains en monstres et spiritisme. De prime abord, le côté surnaturel du scénario pourrait rebuter, mais il n’en est rien car pertinent et très bien amené. La toute première rencontre avec Jane, et donc la découverte du jeu, est particulièrement dure, mais conditionne le joueur sur ce qui va suivre. La richesse de l’écriture à ce moment-là renforce considérablement l’immersion sans aucun élément de gameplay. Ils sont forts chez WolfEye ! Vous l’aurez compris, la narration de Weird West est impeccable, et mêle habilement western et fantastique.
Aspect technique du jeu
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Weird West est un RPG-Shooter, saupoudré d’Immersive Sim. Mais l’Immersive Sim, quésaco ? Vous en connaissez quelques-uns : Deus Ex (LA référence), Stalker, System Shock, Thief, Fallout, Elder Scrolls, Prey… Il s’agit d’un genre de jeux (vous l’aurez compris), comportant des spécificités de jeu de rôle, où il est question de simuler la vie réelle dans un environnement crédible, où tout fonctionne de manière logique afin que le joueur puisse s'immerger le plus possible. Il s'agit donc de proposer l'expérience d'une très grande liberté dans un monde qui fonctionne selon des règles logiques et des systèmes (mécaniques systémiques), et ce afin de renforcer considérablement l'immersion du joueur dans ce monde. La notion de choix est cruciale dans un Immersive Sim, et cela passe naturellement par les systèmes utilisés pour la progression du joueur, avec une possibilité conséquente d'évolution, mais aussi par les dialogues, le contrôle permanent du joueur (avatar) et la présence quasi obligatoire d’une multitude de solutions pour sortir ou aborder une situation. Les systèmes sont un pilier du genre car, ce qui est vrai dans le monde doit être vrai partout : un feu pourra s’éteindre avec de l’eau ou du sable dans le jeu, de la même manière que dans le monde réel ; le joueur le sait dans le jeu car il le sait tout court, sans besoin de tutoriel. Autre élément, de base, primordial dans un Immersive Sim, c’est la vue à la première personne, qui permet une immersion plus poussée du fait d’incarner précisément l’avatar. Or dans Weird West, nous avons une vue isométrique à la troisième personne (perspective dans laquelle les trois directions de l'espace sont représentées avec la même importance, d'où le terme), ce qui ne l’empêche à aucun moment d’être un Immersive Sim, possédant un design systémique cohérent, à l’image des jeux conçus par Arkane (coïncidence ?). Vous n’évoluerez donc pas à la première personne dans Weird West, mais votre expérience de ce genre si particulier n’en sera jamais altérée, l’univers décrit y étant, de plus, particulièrement soigné.



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WolfEye a donc conçu un Action-RPG avec, en ligne de mire, le renforcement de son récit. Pour ce faire, le studio applique de l'intelligence artificielle à l'histoire, ce qui a de fortes conséquences procédurales, tout en restant narratives. Proposer des récits aux embranchements prévus, le tout saupoudré de procédural, donne des choses logiques au niveau de l'histoire et pas simplement au niveau de la physique et du gameplay. C'est la ligne directrice dictée par Raphaël Colantonio et ses équipes pour mener à bien le premier projet du studio. Et force est de constater qu'ils le font parfaitement bien : les histoires (car il y en a plusieurs) sont excellentes, et sont consolidées par un gameplay solide et équilibré. Tous les problèmes et situations que vous rencontrerez pourront être résolus de différentes manières ; il n’y a pas une seule façon de faire : vous pouvez vous saisir de tous les objets du jeu, et vous en servir pour distraire les ennemis, vous cacher ou encore concevoir pièges et traquenards. Les possibilités sont immenses. La réputation n’est pas en reste : selon vos actes et vox choix, vous gagnerez (ou perdrez) de la réputation, ce qui aura des impacts majeurs lors de votre passage dans les différentes villes. De même, il existe un système de vendettas : lorsque vous aurez tué ou arrêté quelqu’un, un membre de son clan ou de sa famille pourra s’en prendre à vous, ultérieurement, pour se venger. La gestion de l’inventaire, plutôt effrayante au premier abord, est relativement efficace (hormis la taille des cases de description de chaque objet, qui est plus gênante qu’autre chose). Vous pourrez récupérer moults objets/équipements/consommables, mais vous serez limité en place, à l’instar des munitions et explosifs, qui seront plutôt rares. On ne s’est jamais autant senti au Far West !

La jouabilité pose davantage problème. En effet, si la vue isométrique se révèle tout à fait pertinente, laissant le choix de trois distances de caméra (en appuyant sur (R3) ), il faut reconnaître que la visée au stick est quant à elle délicate, pour ne pas dire pénible. Comprenez : vous contrôlez la caméra avec le stick droit et la visée avec le stick gauche ; hélas, c’est une tannée d’ajuster correctement un ennemi à la manette : entre la sensibilité du joystick, la distance de tir (selon les armes) et les déplacements des ennemis ou de soi-même, cela devient très compliqué. Même chose pour la roue des armes, qui vous permettra de sélectionner une pétoire en cours de combat, trop approximative. Nous avons là l’un des rares défauts du jeu ; malheureusement, il est assez important, surtout lorsqu’on joue à un jeu d’action/tir.


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Graphiquement, Weird West ressemble à du cel shading mais il n’en est pas. Artistiquement, les décors et personnages sont dessinés à la main avec un côté ‘’encre‘’ et ‘’coup de crayon‘’, comme dans d’anciens comic books. Les couleurs sont fortes mais l’effet rendu, grâce à une désaturation avec la distance de la lumière, est très intéressant et sied à merveille à l’univers. Les visages sont magnifiques et détaillés, les bâtiments soignés et parfaitement décorés. En somme, la direction artistique fait mouche, à défaut de proposer une claque graphique. Il faut dire que l’équipe artistique étant réduite (à peine plus de cinq), le rapport qualité/coût est admirable.

La bande-son de Weird West n’est pas remarquable, mais est juste et percutante. Les thèmes ne sont pas marquants, à l’inverse des musiques lors des combats, qui rythment parfaitement la joute, en amenant tension et suspense. L’ensemble rend toutefois justice au genre, et renforce l’immersion. Concernant les voix, c’est simple, il n’y en a qu’une : le narrateur. Le choix de ne doubler aucun personnage est totalement assumé par le studio, qui, outre une question évidente de budget, a fait ce choix afin de se laisser une liberté totale quant à l’ajustement, l’ajout ou le retrait de lignes tout au long du développement, et même après. Il faut dire qu’il y a une quantité astronomique de dialogues, tout comme de personnages. Choix payant : à aucun moment le joueur ne se sent lésé ou sorti du contexte. On notera que les bruitages sont tous excellents et reconnaissables.
Plaisir à jouer et à rejouer
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Ne vous méprenez pas, malgré la taille plus que réduite du studio qui l’a fabriqué, Weird West est un jeu conséquent, avec une bonne durée de vie. Comptez entre 20 et 30 heures pour boucler le scénario principal, ajoutez-en une bonne dizaine pour toutes les quêtes secondaires. Malheureusement, cette valeur est entachée par une frustration dans les dernières heures, ressentie en partie à cause de répétitions dans les quêtes et les objectifs, les approches des combats, la structure même des villes et des souterrains… Si on apprend à découvrir le jeu durant plusieurs heures, on va très vite cerner ce qu’il est ; dès lors, l’histoire en devient presque le seul moteur. Et c’est dommage.

Weird West propose 5 niveaux de difficulté. Dans le niveau standard, le challenge est présent mais le jeu n’est pas très difficile. Le niveau le plus élevé demandera une certaine dextérité, vous pouvez nous croire ! L’exigence sera de mise. Ce qui différencie les différents paliers de difficulté sont : la détection et les dégâts des ennemis, les tirs alliés ou encore la régénération du sommeil…

Il est temps de traiter un paramètre primordial, qui pourra en frustrer plus d’un : l’infiltration et l’intelligence artificielle. Dans Weird West, vous pourrez affronter les situations de différentes manières, le level design permettant (voire incitant) cela : vous pouvez y aller en bourrin et en fonçant dans le tas, faisant parler la poudre et usant des pansements à gogo ; ou bien appliquer la méthode douce et y aller furtivement. Hélas, cette deuxième option n’est pas idéale, car on en voit trop vite les limites, et ce, avant tout, en raison d’une intelligence artificielle très limitée. WolfEye semble se prendre les pieds dans le tapis en voulant surprendre le joueur, via les ennemis qui ne réagiront pas de manière structurée. Mais le problème est alors que l’infiltration en perd son intérêt. De plus, l’IA est si brouillonne que cela devient contre-productif pour un Immersive Sim : les ennemis ne voient pas vos alliés ; parfois vous vous faites repérer en étant si bien caché qu’invisible, et parfois les ennemis sont aveugles à 30cm de vous ; un ennemi pourra découvrir un cadavre extrêmement bien caché et à très longue distance, mais pas d’inquiétude (et c’est un autre défaut d’IA) : attendez planqué durant quelques secondes, et l’ennemi retournera vaquer à ses occupations comme si de rien n’était. C’est également fort dommage.

Alors du plaisir à jouer, dans Weird West, y a-t-il ? La réponse est évidemment oui ! Beaucoup même, tant l’ambition et la passion des membres de WolfEye débordent dans le jeu. On prend du plaisir à découvrir une nouvelle ville meurtrie, à préparer soigneusement ses oppositions, à user de stratagèmes pour vaincre ses ennemis, à découvrir les derniers ragots dans les boites aux lettres, à améliorer sa réputation pour devenir une véritable star, à dénicher le meilleur revolver ou encore à s’infiltrer discrètement chez le toubib du coin par la cheminée, la nuit, pour lui dérober des pansements… Le jeu est très bon dans sa première moitié, puis devient presque ordinaire par la suite, la découverte passée. C’est dommage car il en a sous le coude, c’est évident ! Peut-être aurait-il été plus judicieux de ne pas proposer 5 histoires (personnages) mais 3, quitte à ce que le jeu soit plus court…


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J’ai pensé important de vous faire part de mon expérience personnelle : mes premières heures sur Weird West furent compliquées. En effet, j’ai très rapidement cerné les grandes qualités du titre, malgré tout, après 4 ou 5 heures de jeu, je n’arrivais pas à accrocher. Rien de grave, on peut parfaitement différencier qualités et affection (pas difficile de reconnaître qu’un joueur de foot est exceptionnel alors qu’il nous sort par les trous de nez, ou qu’un film est admirable mais qu’il ne nous plaît pas du tout). C’était mon sentiment, donc. Puis j’ai commencé à être happé et à me laisser séduire. J’ai déroulé avec plaisir le scénario et ses quêtes annexes. Mais le souci de la répétitivité (lire plus haut) s’est fait sentir, et les dernières heures furent moins agréables. Une sorte de montagne russe émotionnelle, mais qui fait aussi la beauté de ce médium qu’est le jeu vidéo. Aussi, il est important de préciser encore que Weird West n’est pas pour tout le monde, et qu’on accroche ou pas, cela n’enlève rien de ses qualités.

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Chasse aux trophées
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Chasseuses et chasseurs de trophées, sachez que Weird West est très généreux, et vous propose de partir en quête de pas moins de 54 trophées, dont un joli (Platine). Cette quête est d’ailleurs passionnante tant par vos objectifs que leur intégration dans l’histoire, en passant par les intitulés, bien référencés.

Une poignée de trophées seront débloqués automatiquement car liés à l’histoire, et d’autres le seront par la force des choses, les objectifs étant assez sommaires (utiliser un As d'or pour acquérir un talent pour la première fois, recruter votre premier compagnon ou encore tuer votre premier ennemi monstrueux, pour ne citer qu'eux). Pour le reste, il va falloir vous remonter les manches et réaliser des actions spécifiques pas forcément liées à l’histoire principale. Quelques exemples (aucun listé ci-dessous n’est un trophée caché, évidemment) :

  • Recruter le héros d'un voyage précédent dans votre groupe
  • Déterrer 10 cachettes
  • Faire rôtir un poulet vivant
  • Tuer 3 ennemis en moins de 5 secondes sous la forme du loup
  • Transformer une tornade en tornade élémentaire
  • Assommer quelqu'un en sautant dessus d'un point en hauteur
  • Entrer dans un bâtiment par la cheminée
Si vous souhaitez platiner Weird West, vous ne pourrez vous contenter seulement des scénarios principaux et aller en ligne droite ; il va falloir prendre les chemins boueux de cet Ouest menaçant. Sachez également que certains trophées sont liés à la notion de choix, soyez donc attentif et pensez à multiplier les slots de sauvegarde (vous n’avez pas de limite, à ce propos).

Enfin, pour le côté ludique, certains intitulés/objectifs ont de belles références. Il y a le traditionnel (Bronze) Impitoyable, le cocasse (Argent) Tout est bon dans le cochon, l’anachronique (Bronze) La grande évasion, le sympathique (Bronze) Mort ou vif ou encore le familial (Bronze) Ma Barker. Mais ma préférence va clairement au trophée (Bronze) Revenant, qui vous demande de vous battre contre un ours en étant ivre... et gagner. Impayable !
Conclusion
Comprenez, tout d’abord, que Weird West n’est pas un jeu pour tout le monde. À l’image du genre qu’il occupe et du thème qu’il aborde, il pourra rebuter d’office. D’autre part, ses mécaniques et ses quelques défauts liés à l’intelligence artificielle, à la visée et à des répétitions sur la longueur peuvent aussi ternir votre expérience. Mais ce serait oublier que Weird West est un pur jeu de passionnés pour des passionnés, qu’il excelle dans son récit et son immersion, que son écriture mature nous rappelle que le jeu vidéo n’est pas forcément lisse et que les Français ont sacrément du talent ! C’est joli, bien écrit et jouissif. Weird West est une grande réussite ! Il aura manqué probablement de moyens de production pour réaliser une œuvre à la hauteur de son ambition. Premier jeu pour ce nouveau studio ; on attend le prochain avec impatience !

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J'ai aimé
  • Une ambiance de fou
  • Une écriture aux petits oignons
  • Des thèmes matures et sans concession
  • Un sound design percutant
  • La direction artistique
  • Des choix qui comptent
  • Aborder les situations de différentes façons
Je n'ai pas aimé
  • L’intelligence artificielle, perfectible
  • L’infiltration, pas si intéressante
  • Des répétitions sur la longueur
  • La visée, assez délicate
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Je recommande ce jeu : Aux acharnés, Aux spécialistes du genre, À un public averti

jackajmm (Jackajmm)

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