Train Station Renovation

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 01/10/2021
Genre(s) : Simulation
Territoire(s) : FRANCE

26 joueurs possèdent ce jeu
55 trophées au total
0 trophée online
1 trophée caché

Platiné par : 7 joueurs (27 %)

100% par : 7 joueurs (27 %)


Pas de note
des joueurs

Pas de note
des platineurs

Test rédigé par Jo-La-Mouche le 01-12-2021 - Modifié le 03-01-2022

Introduction

Image

Train Station Renovation (TSR pour les intimes) est un jeu de type "Simulator" dans lequel vous prenez la tête d'une auto-entreprise spécialisée dans la rénovation de gares ferroviaires (mais pas que). A vous de progresser sur les sentiers de la renommée pour découvrir des environnements de plus en plus grands et de plus en plus compliqués à nettoyer.

Développé par les bonnes âmes de Live Motion Games et édité sur PS4 par Ultimate Games, TSR est disponible depuis le premier octobre 2021 sur PS4. Le test a cependant été réalisé sur PS5.

Si les noms de Valérie, Danièle et Béatrice ne vous sont pas étrangers, ou si vous êtes tout simplement curieux, je vous invite à plonger sur la ligne de ce test. Vous pouvez aussi jeter l'éponge si la combinaison de la SNCF, D&CO et C'est du propre vous semble dégoutante.
Contenu du jeu
"Nétwayé, baléyé, astiké kaz la toujou penpan" - Zouk Machine

Train Station Renovation vous met dans la peau d'un chef d'entreprise de rénovation, spécialisée dans le nettoyage de stations de trains (mais pas que). Seul maître à bord, mais aussi seul employé, vous allez devoir mettre les mains dans le sceau et ne pas lésiner sur l'huile de coude pour nettoyer seul les 16 niveaux que propose le jeu. De la petite gare de campagne au terminus de métropole, la réputation acquise au cours de vos chantiers poussera vos clients à vous confier des travaux de plus grande ampleur.

Je tiens à le préciser immédiatement, la réputation dont je viens de parler n'est que scénaristique et n'existe que par le court résumé qui sert d'introduction aux travaux qui vous attendent dans chaque niveau. De même, c'est votre entreprise, mais n'espérez pas de gestion dans TSR. Chaque niveau terminé vous offre la possibilité de passer au suivant, tout simplement. Vous ne vous préoccuperez que d'une seule chose : rénover des gares ferroviaires (mais pas que).

En quoi consiste la rénovation d'une gare ferroviaire (mais pas que) me demanderez-vous ? Tous les niveaux se découpent de la même façon :
- Ramasser toutes les ordures, déchets et autres encombrants qui trainent. Vous avez la possibilité d'installer de grandes bennes pour y jeter toutes vos trouvailles répugnantes. Au choix : une benne commune pour les déchets qui ne se trient pas, une benne avec des séparations pour trier et recycler le verre, le plastique et le carton. Au moins, c'est dans l'air du temps. Evidemment, vous pouvez prendre le raccourci de tout jeter dans une benne commune, personne ne vous en tiendra rigueur, mais ça serait passer à côté de la récompense pécunière promise quand vous faites du tri.
- Transformer en petites miettes des objets cassés comme des bancs ou des armoires.
- Réparer et/ou remplacer tout ce qui peut l'être, comme des fenêtres, des plafonniers, par exemple. Les réparations peuvent également être de l'ordre du BTP : refaire du béton, du carrelage, du ciment. Certaines gares sont de vrais gruyères.
- Nettoyer sols et murs. Que celui qui n'a jamais vu un tag dans une gare me jette le premier rail. Et comme certaines sont abandonnées, les toiles d'araignées pourront être nombreuses. Tout comme la poussière au sol, ou les traces de sang d'une bagarre entre supporters de foot. Je n'invente rien !
- Aménager : En plus de rénover et de nettoyer, TSR fait appel à la Valérie Damidot ou au Stéphane Thebaut (choisissez votre héros) qui sommeille en vous pour redonner vie à la gare ferroviaire (mais pas que) que vous venez de bichonner. Bancs, distributeurs de tickets, plantes, toilettes et sèche-mains seront vos alliés pour donner la touche finale à votre travail.
- Réaliser des tâches spécifiques, parfois à l'aide d'outils dédiés. Chaque niveau comporte sa "quête scénarisée" qui vous demandera de réaliser des actions qui sortent plus ou moins du cadre décrit juste au dessus. Il pourra s'agir de remettre en fonctionnement une station de lavage de wagons, de désengorger des toilettes inondées, de remettre l'électricité en route dans un bâtiment. Ces petites variations sont les bienvenues dans un jeu à l'accent répétitif très prononcé, bien qu'elles n'apportent pas vraiment grand-chose de plus au jeu.

Vous pourrez gagner jusqu'à cinq étoiles par niveau, chacune représentant un palier dans l'avancement du nettoyage du niveau. Ces étoiles s'accompagnent de récompenses : de l'argent et éléments pour assembler un train miniature. Quoi, un train miniature alors que j'écris plus haut que le joueur ne va passer son temps qu'à nettoyer des gares ferroviaires (mais pas que), aurais-je été malhonnête avec vous, les lecteurs ? Non. Calmez-vous. Tout sera expliqué plus bas.


"La vie c'est comme une boîte à outils, on ne sait jamais ce qu'il va nous manquer." - Jo-La-Mouche

Pour vous assister dans vos tâches, comptez sur vos fidèles outils pour vous accompagner dans tous vos déplacements professionnels : éponge, pinceau, balai, pied de biche, truelle, ponceuse manuelle, clé anglaise et radar. Si les sept premiers cités doivent laisser planer assez peu de doute sur la façon dont ils seront utilisés, le radar peut probablement vous laisser dubitatifs. Le radar de TSR vous permet de détecter les différentes actions à mener autour de vous, que ce soit un déchet à ramasser, une fenêtre à réparer ou un banc à détruire. Les éléments sont alors marqués en rouge un court instant avant de reprendre leur apparence normale.

Vous aurez la possibilité d'améliorer vos outils, l'éponge pouvant par exemple se transformer en raclette, plus large et plus efficace, au nettoyeur haute pression (pour ne pas citer la marque jaune en "K"). Cependant, je parie fort que vous n'améliorerez pas votre équipement... Pour une raison particulière expliquée plus tard dans ce test, mais aussi parce qu'il existe déjà sur le marché (mais pas sur notre ligne de consoles) des simulations de nettoyage à lance à haute pression.


Vider son sac (d'aspirateur)

Et c'est presque tout. Les 16 niveaux, dont une station de téléphérique, se parcourent dans deux modes de jeu : la carrière et le bac à sable. La seule différence étant que dans le mode bac à sable, vous avez accès à tout, tout de suite, et que ce mode de jeu ne se débloque qu'après l'obtention de votre 25e étoile. Pour être complet sur le contenu, un train miniature est disponible dans une grande salle à côté de votre bureau. A vous d'assembler un train, en fonction des éléments récupérés sur les niveaux de nettoyage, que vous pourrez ensuite faire rouler sur une maquette géante. Etait-ce cependant une bonne idée ?

Le contenu du jeu est tout de même à relativiser avec son prix : l'acquisition vous soulagera de 15 euros. Une somme au final en adéquation avec la durée de vie et l'expérience proposée par Train Station Renovation.
Aspect technique du jeu
Un peu de lave-glace ?

Malgré le huitième anniversaire de la PS4, ce n'est pas Train Station Renovation qui poussera la console dans ses derniers retranchements. Normalement, car je le rappelle, le test a été effectué sur une PS5. A part un gain sur les temps de chargement, et à moins que le jeu soit extrêmement mal optimisé, ce qui ne semble pas être le cas, vos consoles noires ne devraient pas souffrir plus que de raison.

Bien que les situations géographiques des gares ferroviaires (mais pas que) soient variées, allant de la mer à la montagne en passant par la ville, la campagne et les marais, les éléments sont toujours les mêmes, peu importe les niveaux. Même la SNCF ne rêve pas d'avoir des gares aussi uniformes que ça. L'intégralité du mobilier sera identique du début à la fin, c'est pareil pour les déchets. Enfin, presque pareil, une fois j'ai du ramasser des couteaux sur une scène de crime. Autrement, ce sont toujours les mêmes cartons, canettes, bouteilles... Les tags aussi sont toujours les mêmes. J'y ai cru quand j'ai effacé une sirène d'un mur d'une gare côtière, mais c'était pour le retrouver plus tard en pleine cambrousse. Dommage.

Si au moins le jeu était épatant visuellement. Malheureusement, ce n'est pas le cas. Les graphismes sont un peu datés, les textures sont simples et les divers éléments du jeu, aussi bien les outils que les bâtiments, les trains, les déchets, manquent de détail. J'ai trouvé les couleurs "plates", comme si un voile était posé sur le jeu. Je n'ai pas envie d'employer l'adjectif de terne, parce qu'il a une connotation trop négative que je ne souhaite pas évoquer ici, mais oui, je peux dire que le jeu semble parfois terne. C'est particulièrement vrai dans les zones avec un éclairage faible, ou cassé.

Je me pose également la question d'un problème d'échelle dans le jeu, ou alors de gestion de la distance avec le décor. Ou alors notre personnage est vraiment petit au point que les chaises et les éponges semblent immenses. Les fenêtres semblent parfois bien hautes pour regarder au travers. Ce n'est pas dérangeant, ça n'empêche pas de jouer au jeu. C'est juste une question qui peut trotter dans le coin de votre tête et peut potentiellement vous sortir du jeu.


Pas besoin de casque anti bruit.

Vos esgourdes ne seront pas traumatisées par TSR. Quelques bruitages, comme le bruit de vos pas, les actions de vos outils quand ils sont utilisés. Des bruitages adaptés, j'ai beaucoup aimé ceux des sacs que vous transportez, le bruit du verre et du papier sont bien rendus.

Pour vous accompagner dans votre travail répétitif, une musique douce et calme, aussi légère qu'apaisante sera de la partie. Je dois bien vous avouer que la musique n'étant pas liée à votre environnement ni à vos actions, et que les sons ne sont pas dans le jeu d'une importance capitale, j'ai remplacé la musique du jeu par les listes de lecture. Non pas que l'ambiance du jeu ne soit pas agréable, seulement une préférence personnelle de ma part : si j'ai l'occasion d'écouter de la musique, je la saisis.


Une main de velours dans un gant de plomb.

J'attaque TSR un peu fort en parlant de plomb, alors évacuons tout de suite le plus gros problème que j'ai pu rencontrer dans la prise en main du jeu : la lenteur des rotations. Aucun problème pour marcher, courir, reculer, faire un pas-chassé. Mais alors pour tourner, c'est pire qu'un convoi exceptionnel dans une route de montagne. Quand il faut faire demi-tour, ou pire, monter des escaliers qui tournent, c'est une horreur, la progression est ralentie. Heureusement, les dégâts de chute n'existent pas, et bien plus d'une fois j'ai préféré me jeter dans la cage d'escalier ou par la fenêtre plutôt que de devoir descendre les marches.

A part ce ressenti négatif, tout est bon. La prise en main est simple, rapide et très bien expliquée. La sélection des outils se fait rapidement, le ramassage des objets tombe sous le sens, et si le problème d'échelle / de gestion des distances peut parfois jouer des tours, évoluer dans un niveau, ramasser, réparer ou nettoyer se fait simplement.


Recyclage ou incinération ?

Techniquement, Train Station Renovation n'est pas un mannequin et ne vous fera pas rêver de part sa plastique. Loin d'être le plus beau, ce n'est pas non plus le plus moche. Sur une console en fin de vie, les joueurs sont en droit d'attendre mieux. TSR se refait cependant la cerise sur son ambiance sonore calme et apaisante, sur ses bruitages réussis et sur une prise en main des commandes simple, rapide et efficace.

Disponible en français, la traduction est globalement correcte, des fautes ou des oublis de traduction viendront parfois se glisser à l'écran. Traduction qui semble parfois tirée d'un traducteur en ligne... Et les mots ne collent pas toujours à ce qu'ils sont censés représenter. Je vous laisse admirer la première capture de cette partie. Personnellement, je vois une clé anglaise, une clé à cliquet et une clé à choc. Etes-vous d'accord avec moi ? Je vous laisse en débattre sur le forum !

Je vous ai parlé du train miniature sur la maquette géante ? Avoir un petit bonus comme ça pour les passionnés de train, super bonne idée, rien à redire là dessus. Bâcler l'implémentation au point que c'est injouable parce que votre train miniature finira par dérailler irrémédiablement au niveau du même aiguillage sur lequel vous n'avez aucun contrôle, c'est vraiment dommage. Surtout que l'accident se produit quelques dizaines de secondes seulement après le départ de la gare.
Plaisir à jouer et à rejouer
Sous la poussière, la vérité.

Dans mes notes rapides de rédaction, j'avais noté "Un bon plaisir coupable". Parce qu'initialement, je voulais présenter Train Station Renovation comme un plaisir coupable. Vous n'auriez surtout pas du le prendre comme une chose négative, bien au contraire. Mais pourquoi coupable ? Pourquoi des joueurs pourraient-ils se sentir coupable d'aimer jouer à TSR ? Faut-il être élitiste et ne prétendre aimer que les jeux acclamés par la critique et les joueurs et se garder de parler de tous ceux qui passent sous les radars ? Est-ce comme au cinéma où aimer un nanar est rapidement associé avec des goûts que certains jugeront autant précieux que l'étron baveux d'un bovidé ?

Parce que même si son nom de l'indique pas, TSR vient d'une longue lignée de jeux "Simulator" à la réputation pas toujours très reluisante et partant dans tous les sens ? Parce que son apparence n'est pas des plus reluisantes et tient plus de 40 ans toujours puceau que de Magic Mike ? Parce que se retourner dans le jeu me prend plus de temps que de garer ma péniche roulante en créneau avec 2 centimètres de marge devant et derrière ?

Alors non, le jeu n'est pas parfait, je ne ferme pas les yeux sur ses défauts. Mais je n'ai pas à me sentir coupable d'aimer un jeu. Parce que j'ai tout simplement aimé jouer à Train Station Simulator. Malgré un mode bac à sable, je ne pense pas y rejouer un jour, même si d'autres éprouveront du plaisir à rester dans les niveaux et à les aménager à leur sauce (faite de vinaigre blanc, de cristaux de soude et d'une pointe de jus de citron) en usant et abusant de l'inventaire pour y placer panneaux, meubles et décorations pour rendre la gare ferroviaire (mais pas que) attrayante. Vous pourrez même tout repeindre si vous le souhaitez. D'autres s'amuseront peut-être, comme moi, à jouer les Michael Jordan en jetant vos ordures dans les poubelles plutôt que de faire quelques pas supplémentaires.

Je pense qu'un facteur important du plaisir ressenti est dû à la satisfaction du devoir accompli. Je ne compte pas surprendre le monde en disant que faire le ménage, c'est pas toujours une partie de plaisir, mais que le résultat d'une pièce propre est très satisfaisant. C'est pareil dans TSR, vous voyez au fur et à mesure que les choses s'améliorent. C'est plaisant. Et en plus, sans se fatiguer, et sans quitter votre canapé. Double plaisir. Et comme vous obtenez cette récompense psychologique du travail bien fait, vous en voulez plus, alors vous continuez de jouer.
Chasse aux trophées
55 trophées sont à récupérer dans Train Station Renovation : 46 en bronze, 6 en argent, 2 en or et pour finir, un platine.

Autant le dire tout de suite, c'est une liste parfaite : elle vous pousse à faire le jeu dans son intégralité, à faire attention à ce que vous faites, et à vous amuser un petit peu, sans pour autant verser dans l'abus ou dans le temps de jeu inutile. Vous devrez ainsi terminer chaque niveau, et les terminer à 100%, ce qui au passage vous aide aussi à gagner les étoiles. Ces étoiles sont nécessaires pour débloquer des trophées qui marqueront certains paliers de votre progression.

Pour ce qui est de faire attention à ce que vous faites, il s'agit de penser au tri sélectif plutôt que de tout envoyer dans la benne commune, de ne surtout pas améliorer vos outils avant d'avoir fini le jeu au risque de devoir tout recommencer, et de compter le nombre d'ordures que vous ramassez. Je plaisante, le jeu compte pour vous. Je reviens sur les outils, vous devrez quand même les améliorer à fond. Mais pas avant d'avoir fini le jeu !

Pour le fun, vous devrez vous prendre pour un basketteur, pour un peintre, pour un fugitif, pour un écureuil et pour un as du lancer de précision. Certains joueurs pourront éventuellement regretter que d'autres trophées liés aux spécificités de chaque niveau ne soient pas présents dans la liste. Mais sincèrement, elle est déjà très bien comme ça.
Conclusion
Comme Dewey, je ne m'attendais à rien. Contrairement à Dewey, je ne suis pas déçu de m'être laissé tenter par Train Station Renovation. Malgré l'appartenance à une famille de jeux pas toujours appréciée, malgré des graphismes qui ne feront pas tousser vos consoles, c'est bien pour le plaisir ressenti que je vous recommande de vous y essayer. La satisfaction d'un travail bien fait, dans le plaisir de son canapé ou de son fauteuil, ce n'est pas tous les jours que cette possibilité vous sera offerte ! Alors sortez balais, éponges et truelles virtuelles et redonnez vie à ces gares ferroviaires (mais pas que !).
J'ai aimé
  • Beaucoup de plaisir
  • Bien plus prenant qu'il n'en a l'air
Je n'ai pas aimé
  • Des graphismes datés
  • Lourdeur et lenteur dans certains mouvements
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Je recommande ce jeu : À tous, Aux curieux
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Jo-La-Mouche (Jo-La-Mouche)

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