Tiny Tina's Wonderlands

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 25/03/2022
Genre(s) : FPS
Territoire(s) : FRANCE

879 joueurs possèdent ce jeu
47 trophées au total
0 trophée online
22 trophées cachés
4 DLC's

Platiné par : 253 joueurs (29 %)

100% par : 52 joueurs (6 %)


Note des joueurs :
5/5 - 4 notes

Note des platineurs :
4.8/5 - 4 notes

Test rédigé par Safarisco le 10-07-2022 - Modifié le 14-08-2022

Introduction

Image

Tiny Tina's Wonderlands est un mélange de jeu de tir à la première personne et de jeu de rôle, sorti sur PS4 et PS5 le 25 mars 2022. Développé par Gearbox Software et édité par 2K Games, Tiny Tina Wonderlands est à l'origine un contenu additionnel de Borderlands 2. Car pour ceux qui n'ont pas la mémoire très fraîche, Gearbox est le studio responsable de la série des Borderlands. Ici point de suite ou de préquelle, l'histoire se déroule en parallèle des jeux sortis jusqu'à maintenant.

Dans ce nouveau scénario, nous retrouvons certains protagonistes issu de Borderlands 2 dont la principale héroïne de TTW : Tiny Tina. Cette jeune fille, complètement déjantée, nous propose de jouer avec 3 de ses amis à Bunkers & Brutasses qui n'est autre qu'un dérivé de Donjons & Dragons, célèbre jeu de rôle sur table de genre médiéval-fantastique que l'on peut apercevoir dans Stranger Things.

Aurez-vous assez de courage pour lancer les dés ?
Contenu du jeu
Le bien et le mal, les méchants et les héros, un cercle vicieux, un cycle sans fin, l'imaginaire est dominé par une divinité cruelle et imprévisible, Le Seigneur Dragon. Mais une poignée d'opposants ne souhaitent pas le laisser s'épanouir dans cette domination de destruction, c'est pour cela que vous, Main du destin, serez l'unique chance de ce royaume.

C'est par ces mots qu'un narrateur vous plonge à la fin d'un combat épique, au sommet d'une tour, entre Valentine, Frette et vous, la Bleusaille, débutant de base dont le personnage n'est même pas peint d'un côté, et le Seigneur Dragon et ses cohortes de minions de l'autre. En bien mauvaise posture face au méchant du jeu et à ses hordes de squelettes, vous ne devez votre salut qu'à l'arrivée providentielle d'Etalon du cul, galopante sur un arc-en-ciel à paillettes. Armée de la Lame des âmes, l'arme la plus puissante de tout le royaume, en quelques rotations bien senties, Etalon du cul se débarrasse de tout le monde, y compris du Seigneur Dragon et l'enferme dans un dé à 20 faces.

Voilà comment Tiny Tina introduit sa campagne de Bunkers & Brutasses (B&B pour les intimes et le test). Elle sera votre Maître du bunker, que les joueurs de jeu de rôle (JdR) papier connaissent mieux sous le nom de Maître du jeu, et profite d'un talent sans égal pour tenir à la perfection toutes les voix de ses personnages. N'ayant rien à faire puisque votre vaisseau a été frappé par une montagne, selon Valentine, vous acceptez de participer à cette aventure pour la première fois de votre vie. La première étape sera, sans surprise, la création de votre personnage.

Choix cornélien pour certains, évidence pour d'autres, le choix de la classe sera le premier et peut-être le plus important que vous aurez à faire. Vous aurez au choix :
  • Trucidopathe
  • Frappaclysmique
  • Défouromage
  • Sème-la-mort
  • Sporôdeur
  • Brr-Zerker
Vous le comprendrez assez rapidement, dans Tiny Tina Wonderlands, c'est un certain classicisme revisité que Gearbox vous propose. Car sous des noms originaux, vous retrouvez les classes classiques des JdR : barbare, mage, nécromancien, etc. Chaque classe dispose de deux compétences actives, qui ne sont malheureusement pas disponibles en même temps, vous devrez faire un choix, ainsi que d'un arbre de compétences passives dans lequel vous pourrez injecter vos points de... compétences, donc, que vous gagnerez à chaque passage de niveau. Pour ceux qui aiment bien jouer avec les éléments, sachez également que certaines classes sont associées à un élément, avec lequel les dégâts seront accrus. Et pour ceux qui hésitent, faites preuve de patience, il se pourrait que le jeu vous offre la possibilité de faire du multi-classe...

Contrairement à Borderlands qui vous laissait le choix entre quatre ou cinq types prédéfinis, ici la création est beaucoup plus libre et poussée, JdR oblige. Une fois votre classe choisie, à vous les joies de la personnalisation. Vous commencerez par tout ce qui a trait à l'apparence physique de votre personnage. Grand et mince tel un elfe, petit et trapus tel un nain, une peau violette verte jaune ou bleue, à vous les extravagances visuelles ! Ou le réalisme avec un chevalier en armure grise, c'est comme vous voulez. Vous pouvez même abuser du bouton de création aléatoire si vous le souhaitez.

S'ensuit la sélection d'une destinée, l'histoire du personnage, et de son archétype associé. Je ne peux m'empêcher de vous les partager tant les noms montrent à quel point TTW est un jeu de rôle qui se moque des jeux de rôle :
  • Idiot du village
  • Elevé par les elfes
  • Moine raté
  • Accumulateur en rémission
  • Alchimiste roublard
Ce choix n'est pas anodin puisqu'il influencera vos statistiques héroïques, comme la force et la dextérité. Chaque statistique "papier" est reliée à un équivalent virtuel : la force permet d'augmenter vos dégâts critiques quand la constitution permet d'augmenter votre santé et la capacité de vos boucliers. Une fois votre destinée choisie, vous aurez 10 points d'héroïsme à dépenser dans une ou plusieurs des six statistiques disponibles dans TTW. Plus qu'un nom à choisir pour votre personnage et ça y est, votre fiche est complète !

Malheureusement, vos compères ne se sont pas autant appliqués que vous... Valentine a dessiné son visage sur toute sa feuille de personnage parce que, à peine imbu de lui-même, "mon héros, c'est moi". Et Frette, robot humanoïde qui ne jure que par la destruction veut commencer la partie avec une épée qui fait 1 000 000 de dégâts. Et encore, il manque un 0. Tina décide alors que vous jouerez et que vos voisins de table seront vos conseillers spéciaux.

L'aventure peut enfin véritablement commencer. Votre première mission : trouver le tombeau où l'icosaèdre (le nom savant du dé à 20 faces) renfermant le Seigneur Dragon a été caché. Son réveil est proche, et vous devez l'en empêcher. Tout ne se passera pas comme prévu, vous assisterez, bien impuissant, au réveil du méchant. Qui voyant votre faible niveau, vous épargnera gracieusement. Mais il n'aura qu'une idée en tête : se venger de la princesse Etalon du cul ! A vous de tout faire pour l'en empêcher !

Cette campagne de B&B est découpée en 11 grands chapitres, dotée de 48 quêtes annexes qui ne se terminent pas toutes en moins de 5 minutes, mais au moins elles ont le mérite d'être faciles à trouver. En une trentaine d'heures de jeu, vous allez en voir du pays ! Des contrées verdoyantes aux caves les plus humides, les dépaysements ne manqueront pas. Pour ceux qui ont l'habitude des Borderlands, TTW possède des niveaux plus étalés verticalement, mais toujours aussi vastes, sans être vides.

Question armement en revanche, les choses sont aromatisées à la sauce Medieval Heroic Fantasy. Adieu les grenades et bonjour les sorts. Les fusils à pompe avec un petit chaudron rempli de cristaux valent le coup d’œil. Vous trouverez tout de même des fusils, des mitraillettes, des lance-roquettes... Certaines armes disposent d'une option pour changer le mode de tir : rafale ou coup par coup, roquette ou mortier, par exemple. De quoi s'adapter rapidement à n'importe quelle situation ! Des bagues et des amulettes sont également au menu de votre inventaire, de quoi donner un bon petit coup de pied au cul de vos statistiques héroïques !

Une chose est certaine, tout le monde vous en veut dans les TTW. Dès que vous mettez un pied en dehors de la ville, les ennemis ne cesseront de vous prendre en grippe et vous attaqueront systématiquement. Le bestiaire est varié, les ennemis bien implantés dans leurs environnements respectifs.

Bien que Valentine et Frette ne vous accompagnent pas sur le terrain, rien ne vous oblige à parcourir les Mondes merveilleux (Wonderlands, en anglais) seul. En effet, et c'est une très bonne habitude prise par les développeurs, TTW peut se jouer jusqu'à 4 joueurs, aussi bien sur le même canapé qu'à travers internet. Prévoyez le PS+ Essential, au minimum.
Aspect technique du jeu
TTW, créé par les mêmes studios et faisant partie de l'univers de Borderlands, le jeu ne déroge pas à la règle et arbore le même style de graphismes, des traits noirs forts et assez imposants, et cela est très réussi. Je n'ai pu constater aucun bug graphique, les cartes sont belles, les paysages aussi, tout est parfaitement réalisé. La fluidité est au rendez-vous. Lorsque de multiples explosions se font nécessaires, aucune baisse de fluidité ne se fait sentir, cela vaut également lorsque vous êtes entouré d'un nuage de particules colorées et scintillantes.

Comme dans la plupart des jeux PS5, vous pourrez choisir entre le mode performance ou résolution. J'ai eu une grande préférence pour le mode résolution. Je vous laisse juger sur l'image ci-contre.

Le jeu est typiquement un FPS RPG, ou si vous ne renouvelez pas votre inventaire régulièrement vous serez très vite dépassé, la fouille est essentielle dans ce jeu afin de garantir un niveau de jeu agréable. La prise en main de l'inventaire n'est pas forcement évidente et intuitive lorsque l'on vient de finir un Borderlands, fini les grenades, fini les trois colonnes d'arbre de compétences de classe unique place à la magie, aux doubles classes et à la carte du monde.

Lors du lancement du jeu, vous aurez également le choix entre la coopération ou la coopétition qui n'influera sur votre jeu que si vous jouez en coopération et qui aura pour but de déterminer si chaque joueur obtient son propre butin ou bien si ce sera un butin commun à partager avec vos coéquipiers. Option plutôt intéressante et que je n'ai pour le moment croisé nulle part ailleurs.

Comme à son habitude pour les jeux de Gearbox, Joshua Carro est aux commandes de la bande son. Et une fois de plus, l'immersion est totale, la création est réalisée avec brio.

La dualsense n'est, je trouve, pas forcément bien exploitée, après certes sur FPS c'est compliqué d'utiliser par exemple un pavé tactile.
Plaisir à jouer et à rejouer
Que ce soit du premier chapitre à la toute fin, l'histoire nous tient en haleine, surtout que la narratrice est susceptible de tout envoyer valdinguer d'un instant à l'autre donc la main du destin n'a qu'à bien se tenir, heureusement les deux autres joueurs du jeu de plateau sont là aussi pour réguler la folie de Tina. Donc cela va s'en dire que l'histoire principale est totalement maîtrisée.

Ses quêtes secondaires, tout aussi loufoques que ridicules, nous font passer un agréable moment afin de solder les divers problèmes des protagonistes tout aussi bizarres qu'attachants.

La difficulté dépendra grandement déjà du choix que vous ferez au début du jeu, le grand classique : facile, normal ou difficile ainsi que de votre patience et obstination à fouiller et ouvrir tous les coffres que vous pourrez trouver. Eh oui, les armes et équipements ne vont pas tomber du ciel, quoi que si des fois ça arrive, bref il n'y a pas de feu sans flammes, si vous voulez battre le Seigneur Dragon, il faut un minimum de conviction.

La durée de vie de l'histoire est plus que correcte, je l'estime à 30 heures environ en effectuant les quêtes secondaires au fur et à mesure qu'elles vous sont proposées. Et là, vient le chapitre 11 qui est l'épilogue et qui va vous permettre de faire tout ce qu'il vous manque et un gros challenge vous est proposé "La chambre du chaos", c'est l'épreuve qui vous permettra de perfectionner votre équipement et de prendre conscience que le jeu peut s'avérer difficile malgré tout. Ce qui vous promet de longues heures encore en perspective avant d'atteindre le niveau 50.
Chasse aux trophées
L'histoire principale et ses quêtes annexes vous feront obtenir plus de la moitié des trophées. En soi, les trophées restant ne sont pas difficiles à obtenir mais demanderont d'une part, de la chance et du temps, j'espère que vous n'êtes pas allergique aux actions répétitives car vous allez devoir collecter des tonnes et des tonnes d'or afin d'obtenir des améliorations d'inventaire maxées à leur paroxysme.

La PS5 via le travail des développeurs du jeu, nous apporte un suivi de pourcentage pour nous informer de l'état de complétion du trophée lié à l'accomplissement de toutes les quêtes secondaires. Mais cela est également valable pour les quêtes secondaires elles-mêmes avec en plus une estimation du temps encore nécessaire pour accomplir la quête.

Les collectibles sont bien présents dans le jeu, mais vous n'aurez besoin de trouver qu'un seul d'entre eux afin d'obtenir le seul et unique trophée lié à cette race d'objets particulièrement pénible. Un grand merci à ceux qui ont mis les trophées en place de nous avoir épargné cela.

Entre le suivi disponible via le pourcentage et les astuces proposées par les développeurs, vous n'aurez besoin que de peu d'informations extérieures.

Seul l'obtention des trophées "Mettre le RNG dans "Orange"" et "Vive la chance" peuvent être un peu flou au niveau de l'obtention mais ils finiront tôt ou tard par tomber durant votre quête vers le platine.
Conclusion
L'aventure proposée est clairement une histoire digne de Bunkers & Brutasses, on est en plein dans l'héroïque fantaisie, le scénario, les personnages, les paysages, les armes sont une parfaite réussite. La narration orchestrée par Tina et ses deux amis est totalement déjantée et c'est ce qu'on aime dans cet univers et surtout ce que l'on attend.

Merci a 2K et à Gearbox de croire encore en cette licence qui j'en suis sûr a encore de beaux jours devant elle.
J'ai aimé
  • L'univers de Borderlands
  • Tiny Tina
  • Un FPS RPG haut en couleur et en humour
  • La quasi-inexistence de bug
Je n'ai pas aimé
  • La compréhension de l'inventaire pas forcément intuitive
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Je recommande ce jeu : À tous, Aux fans de la série, Aux curieux

Safarisco (max69009)

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