The Pathless

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 12/11/2020
Genre(s) : Action , Aventure
Territoire(s) : FRANCE

70 joueurs possèdent ce jeu
43 trophées au total
0 trophée online
25 trophées cachés

Platiné par : 37 joueurs (53 %)

100% par : 37 joueurs (53 %)


Pas de note
des joueurs

Pas de note
des platineurs

Test rédigé par Bas ^ le 22-12-2020 - Modifié le 09-01-2021

Introduction

Sorti en fin d'année 2020, quelques jours avant la nouvelle console de Sony, The Pathless est une création des studios Giant Squid, à qui l'on doit notamment Abzû. Reprenant le genre contemplatif qui a fait le succès de son aîné, The Pathless propose une aventure singulière, mélangeant action et puzzle, infiltration et exploration.

Édité par Annapurna Interactive, The Pathless est une ode au voyage bienvenue en cette période, mais sera-t-il à la hauteur des attentes ?

Note : Le jeu a été testé sur PS5. J'ai donc pris le parti de ne pas parler des temps de chargement (quasi inexistants) puisqu'il est possible qu'ils soient un peu plus longs sur PS4 - sans être toutefois trop longs. Dans la même idée, les images sont issues de la version PS5 du jeu.

Contenu du jeu

« Un mélange surprenant des genres »

Un peu de puzzle, un peu d’action, un peu d’exploration, The Pathless présente un mélange surprenant des genres : lâché dans un monde relativement grand, sans carte et sans boussole, à vous de trouver votre chemin entre les différents lieux à visiter, pour glaner de l’expérience ou des pierres de lumières qui vous permettront de progresser dans le jeu. Pour cela, vous aurez à votre disposition un arc, des flèches et un aigle, mais je vais y revenir.


« Une aventure à un joueur variée »

Dépourvu d’ennemis, en dehors des boss, The Pathless offre une aventure à un joueur variée, avec une approche intéressante des puzzles : chaque lieu visité propose une énigme à résoudre, à l’aide de votre arc et de vos flèches, en trouvant le bon angle pour décocher et en utilisant au mieux les capacités de votre compagnon ailé, en transportant des poids pour actionner des interrupteurs ou en vous soulevant vous pour atteindre la bonne hauteur par exemple. J’aurai l’occasion de reparler de la difficulté, mais sachez que The Pathless ne nécessite pas un skill extraordinaire : accessible à tous, c’est globalement un jeu de puzzles et de réflexion, où le timing n’est pas primordial. Même si cela s'y prêterait bien, il ne sera pas possible de jouer à plusieurs : il n'existe en effet qu'un seul mode, le mode histoire, qui ne s'apprécie qu'en solitaire.


« Une course folle »

En dehors des puzzles, The Pathless propose une aventure assez jubilatoire, mélangeant exploration et action : si vos flèches permettent d’actionner des mécanismes et de résoudre des énigmes, elles seront également utiles pour détruire des talismans que l’on trouve à foison dans le monde. Ils vous octroieront un petit bonus de vitesse et rempliront en partie votre jauge d’endurance : en maintenant (L2), la Chasseuse s’élancera pour une course folle, que vous pourrez prolonger en continuant de tirer sur ces fameux talismans. Assez rapidement, vous obtiendrez en outre la possibilité de planer grâce à votre compagnon à plumes, pour découvrir le monde d’en haut. Pas farouche, le jeu disposera même des talismans dans les airs pour prolonger votre vol à loisir.
Note : 4/5

Aspect technique du jeu

« Tout bonnement sublime »

Si vous avez déjà mis la main sur Journey ou ABZÛ, vous ne serez pas trop surpris d’apprendre en lisant ces lignes que le jeu est tout bonnement sublime. La réalisation, le décor, l’ambiance, tout vient renforcer la sensation de plénitude qui accompagne votre course à travers le monde. D’un bout à l’autre de l’aventure, The Pathless propose des paysages à couper le souffle, tout simplement. L’interface, minimaliste, et l’absence de carte, loin d’être un défaut, viennent renforcer cette sensation d’immersion en vous mettant dans la peau de la Chasseuse, tantôt étouffée par la nature environnante – je pense par exemple aux forêts de séquoias, majestueux – ou dominante, en planant à une altitude suffisante pour profiter de la vue. La bande son n’a bien sûr pas été oubliée, avec des musiques tantôt apaisantes, tantôt rythmées pour coller à l’aventure. De rares dialogues et quelques effets viendront également chatouiller vos tympans, mais ils resteront très en retrait, pour laisser la part belle aux musiques.


« Peut-être l’absence de variété »

Si la direction artistique est parfaite ou presque, certains regretteront peut-être l’absence de variété dans les premiers plateaux du jeu : avant la neutralisation du boss local, les décors ne se laisseront découvrir que dans une sorte de nuit bleutée perpétuelle, loin des couleurs chatoyantes et variées qu’ils offriront une fois la zone purifiée. Même si la symbolique du monde endormi est belle, elle aura le défaut de gommer tellement les différences que les zones vous paraîtront sans doute identiques, a fortiori si vous décidez de tout collecter avant d’affronter votre adversaire.


« Des choses plutôt simples mais efficaces »

En termes de gameplay, The Pathless propose des choses plutôt simples mais efficaces. J’ai déjà évoqué la partie puzzle, avec les bons angles à trouver et des leviers à actionner, mais le jeu offre aussi d’autres choses, comme de la discrétion quand vous devez ramper dans l’herbe pour récupérer votre aigle ou quelques séquences plus musclées avec des combats contre des boss : la première partie sera toujours la même, avec une course à travers les plaines ou la forêt pour asséner quelques flèches dans les flancs de votre adversaire tandis que celui-ci vous bombarde de boules de feu, tandis que la deuxième partie vous placera dans une arène où l’esquive sera votre meilleure arme avant de viser les points faibles de votre ennemi. Si ces passages sont assez courts – les combats durent chacun une dizaine de minutes – ils restent assez dynamiques pour être intéressants mais pas non plus trop difficiles pour rebuter les joueurs : n’y voyez pas un Demon’s Souls où la parade se joue à la seconde près, mais plutôt un petit intermède entre vos phases d’exploration.
Note : 4/5

Plaisir à jouer et à rejouer

« Le démarrage (...) : le minimum syndical »

Autant être franc, au départ je n’ai pas été complétement convaincu par le démarrage de The Pathless : un peu de texte, une petite cinématique et quelques indications sur les touches à utiliser, c’était le minimum syndical et il m’a laissé un peu perplexe. Fort heureusement, cette impression n’a pas duré et j’ai même compris l’idée derrière : pour ne pas casser l’immersion, le jeu n’offre pas véritablement de tutoriel, à vous de découvrir et d’apprendre sur le tas en explorant et en parcourant le monde. L’absence d’ennemi et le fait que vous ne pouvez pas mourir en tombant vous permet en effet de vous promener librement, sans risque et sans contrainte.


« Une aventure contemplative »

Concernant la prise en main et la difficulté, The Pathless a été pensé comme une aventure contemplative : pas question de se prendre la tête avec beaucoup de touches, quatre suffisent à réaliser toutes les actions du jeu (sauter/planer, courir, tirer et interagir avec l’aigle) et se combinent facilement pour permettre des actions plus techniques comme traverser un ravin en se propulsant uniquement à l’arc par exemple. Si quelques combats viennent se mêler à l’exploration, ils ne sont heureusement pas punitifs : si vous échouez, vous ne mourrez pas mais vous pouvez immédiatement revenir dans l’arène pour poursuivre, votre progression étant conservée.


« The Pathless est court »

Autant le dire, The Pathless est court. Bien trop court. Avec sa dizaine d’heures de jeu, il vous offrira certes une aventure plaisante et accessible à tous mais vous risquez de rester sur votre faim une fois l’histoire terminée : chaque plateau offre des puzzles à résoudre et la difficulté ira croissante – en restant toujours raisonnable – mais il n’y aura guère plus à faire une fois le monde purifié. Certains regretteront aussi peut-être l’absence de variété dans les énigmes : rapidement, le jeu introduit une nouvelle mécanique – celle de miroirs qui font rebondir vos flèches – mais c’est à peu près la seule nouveauté et elle arrive très (très !) tôt dans la partie. Contrairement à d’autres jeux où vous récupérez des items qui ouvrent de nouvelles possibilités, les améliorations obtenues sur les boss de The Pathless n’ouvrent pas la voie à des nouveautés.
Note : 2/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%

« L’exploration des plateaux »

Si le jeu est court, rassurez-vous, il en va de même pour le précieux (Platine). La majorité des trophées se concentrent en effet sur l’exploration des plateaux, avec pour objectif d’y ramasser toutes les pierres de lumières en résolvant les énigmes associées, pour obtenir la vraie fin.
Si quelques trophées se concentrent sur la réalisation d’actions spécifiques, ils sont heureusement très faciles et rapides, en lien avec l’exploration ou les mécaniques du jeu. Bien que l’un d’eux puisse être manqué, le système de sauvegarde manuelle permet de réduire le risque à néant et à moins de le faire exprès, il ne posera aucun problème.

Malgré quelques collectibles (des fragments de l’histoire à lire et des bonus à ramasser en résolvant quelques petits défis), il est possible de profiter des paysages et du jeu, puisque The Pathless inclut un mode d’affichage qui vous signale à peu près tout ce qui est à ramasser, ce qui est agréable.
Note : 4/5

Conclusion

Si vous cherchez une aventure contemplative, poétique et accessible à tous, The Pathless est fait pour vous. Bien qu’un peu court, il devrait vous procurer un vrai plaisir à jouer et un excellent divertissement pour toute la famille.
Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
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Je recommande ce jeu : À tous, Aux enfants, Aux chasseurs de trophées/platine facile

Bas ^ (Basseuh)

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