The Falconeer : Warrior Edition

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 05/08/2021
Genre(s) : Action , Aventure
Territoire(s) : FRANCE

6 joueurs possèdent ce jeu
30 trophées au total
0 trophée online
7 trophées cachés

Platiné par : 1 joueur (17 %)

100% par : 1 joueur (17 %)


Pas de note
des joueurs

Pas de note
des platineurs

Test rédigé par Jo-La-Mouche le 22-06-2021 - Modifié le 22-06-2021


Introduction

Image

L'autre jour, en salle de rédaction, alors que je faisais brillamment semblant de travailler, le chef débarque et me dit : "La Mouche ! Toi qui n'es pas foutu de voler droit plus de deux secondes, teste The Falconeer, tu verras ce que ça fait de savoir vraiment voler ! En plus on a l'opportunité de tester le jeu bien avant sa sortie, il faut qu'on (pigé ?) en profite !". Après m'être copieusement écrasé la face sur toutes les vitres rencontrées lors de mon retour au bureau, voilà que je pose enfin les pattes sur The Falconeer : Warrior Edition.

Les oiseaux de guerre géants atterriront sur PS4 et PS5 le 5 août 2021, c'est donc en plein été que vous pourrez profiter de la fraicheur des battements d'ailes de ce jeu de combat aérien teinté d'éléments de jeu de rôle. Initialement sorti sur les consoles marquées de la croix verte en novembre de l'an dernier, cette Warrior Edition comprend le jeu de base ainsi que tous les contenus téléchargeables supplémentaires déjà sortis. Edité par Wired Productions, notez que The Falconeer est le travail d'un seul homme : Tomas Sala. Toutefois aidé par Benedict Nichols pour les musiques du jeu, tout le reste du développement est l'œuvre d'une seule personne, sa première en plus.

Volez au-dessus des mers de l'Ursée, plongez au cœur des conflits entre l'Impérium et l'Ordre Mancien, et évitez les pirates qui ont pour seule patrie l'appât du gain.
Contenu du jeu
"Je crois que je peux voler..." - Air Kelly

L'Ursée est un vaste monde ouvert, en proie aux querelles de maisons impériales : l'Impérium et l'Ordre Mancien. Au milieu de ces querelles séculaires, des forces civiles qui s'organisent tant bien que mal pour protéger leur indépendance, et luttent contre les pirates qui tirent parti de la bicéphalie politique de la région. Des pirates, donc de l'eau ? Oui. L'Ursée est avant tout maritime, tous les récifs, les îlots, ayant prêté allégeance à l'un des deux camps. Tous ? Non ! Une poignée d'irrésistibles civils résistent encore et toujours à l'envahisseur sur leur récif de Sancir, là où vous commencerez votre périple.

L'histoire de The Falconeer est découpée en 4 chapitres, auxquels viennent s'ajouter un prologue et un épilogue. Vous aurez ainsi l'occasion de connaître l'histoire de l'Ursée depuis différents points de vue : les forces civiles, les forces impériales et les forces manciennes. Une sorcière mystique vous expliquera, de manière plutôt cryptique, les liens entre ces chapitres, ces souvenirs que vous revivez.
Chaque chapitre propose des missions principales dont il vous faudra venir à bout pour faire avancer l'histoire, ainsi que des missions secondaires, optionnelles et sans aucun lien avec la grande histoire en cours, mais rémunératrices, donc potentiellement intéressantes.
Les chapitres peuvent techniquement être parcourus dans n'importe quel ordre, une fois le prologue terminé, votre choix sera libre. Dicté par l'indication du niveau recommandé pour avoir une chance de rester dans les airs, certes, mais libre quand même, je tenais à le préciser.

S'agissant d'un jeu de combat aérien, vous vous doutez bien que ce n'est pas sur une Hayabusa* (faites vos recherches !) ni à bord d'un F-16** (encore une fois, faites vos recherches !) que vous lancerez vos escarmouches (rien à voir avec des escarres sur une mouche, je vais bien merci.). Pour ceux qui ne suivent pas, je rappelle que l'Ursée est une contrée maritime et que j'ai parlé d'oiseaux de guerre géants en introduction. The Falconeer (le fauconnier en français) vous invite donc à grimper sur le dos d'un faucon de guerre géant, équipé de ses armes, encore plus dopé que monsieur Virenque et Armstrong réunis pour augmenter l'une des 5 statistiques de votre monture : agilité, vitesse, énergie, santé et régénération.
En effet, pour améliorer les caractéristiques de votre faucon de guerre, vous allez jouer avec son métabolisme et sa peur des aiguilles en lui injectant toutes sortes de choses pour le rendre plus efficace à la tâche. Je cite, par exemple : "Le sang de réchien stimule les glandes surrénales de votre oiseau de guerre, le mettant dans un état de panique permanent, ce qui améliore son agilité." Et je ne vous parle pas du produit qui "nuit à la santé de votre oiseau de guerre en réduisant son poids, ce qui améliore grandement la vitesse qu'il peut atteindre." Pauvre rapace !

En vol, ne comptez pas sur votre compagnon pour tout faire à votre place ! Contrairement à une machine, l'être vivant sur lequel vous êtes perchés ne prendra aucune décision pour vous. Vous êtes le seul maître à bord, tenez fermement les rênes ! Lors de vos déplacements, si vous espériez pouvoir aller simplement tout droit sans rien faire, oubliez. Déjà les courants ascendants vous forceront la main, mais laissez un peu trop de liberté à votre faucon, et il décidera lui-même de changer de cap.

En plus de ce détail que je trouve sympathique, sachez que le jeu est intégralement en français, textes, sous-titres, et doublage.



"... comme un avion sans aile" - Charles aile hie Couture

Malheureusement, l'Ursée est un vaste monde ouvert, mais plutôt vide. Les récifs sur lesquels sont implantés les cités sont plutôt petit. Ce n'est pas comme si vous étiez dans une ville à parcourir, vous pouvez simplement vous y poser, en un point spécifique. À ce propos, l'approche de votre perchoir peut être délicate. Un peu trop bas, ou un peu trop rapide, et c'est toute votre approche qui est à revoir. Pour en revenir à l'Ursée, la densité des terres tient plus de la pincée de sable dans une bouteille d'eau qu'autre chose.

Et comme les citées ne se parcourent pas, c'est par un simple menu que vous prendrez connaissance de vos missions. D'un côté, cela permet de ne pas chercher quelqu'un à droite à gauche, d'un autre côté, et c'est ce dernier que je retiens plus que le premier, c'est le renforcement de cette impression de vide déjà laissée par la carte du jeu. Chaque chapitre correspond à une cité particulière qui sera le point de départ de vos rotation. Dans le menu de cette cité, vous trouverez :
  • un sage qui vous expliquera le contexte historique et/ou politique.
  • le responsable des missions principales.
  • le responsable des missions secondaires.
  • un marchand.
Le point de départ n'est pas le seul pourvoyeur de missions secondaires, et d'autres marchands sont disséminés partout ailleurs à d'autres endroits de la carte, que vous pouvez explorer librement à tout moment, mais le principe reste le même : vous vous posez, et vous parcourez ce que votre perchoir a à offrir depuis un menu.

Malgré son titre, The Falconeer ne met pas tellement en avant ni votre personnage, ni votre monture. L'aspect jeu de rôle avec les caractéristiques du rapace ne sont pas mises en avant. Le faucon lui-même n'est pas mis en avant, pas plus que votre personnage qui n'est en fait qu'un avatar à choisir, sans aucun impact sur le déroulement de l'histoire. Le nombre de volatiles disponibles est assez limité : 5. Sur ces 5 choix possibles, deux sont communs à tous les chapitres, les trois autres sont propres à la faction pour laquelle vous combattrez. Bien que le nom change, les caractéristiques du faucon sont semblables, et c'est en réalité seulement 3 montures différentes que le jeu propose.

Ce que je regrette, plus que cette mise de côté (au figuré comme au propre, intéressez-vous aux captures disponibles, faucon et fauconnier sont relégués sur le côté de l'écran), c'est l'absence totale de relation entre les deux protagonistes les plus importants du jeu. Qu'un militaire entraîné au combat puisse monter dans n'importe quel F-16** (toujours lui !) pour mener à bien sa mission, je peux le concevoir. Mais avec un animal, la relation ne devrait-elle pas tenir plus de celle d'un cavalier et de son cheval ? Ne devraient-ils pas être fusionnels, en symbiose totale pour relever les défis qui se dressent devant eux ? Je reste sur ma faim, j'aurais voulu que l'histoire soit orientée sur la relation entre l'Homme et sa monture, plutôt qu'uniquement sur des missions d'un jeu géopolitique. The Falconeer porterait-il mal son nom ?

En vol, l'interface minimaliste pourra plaire à certains. Ce n'est pas mon cas. Une barre de santé, une barre de boost, une boussole, une mini-carte et c'est tout. En plein combat, pour connaître vos réserves de munitions, vous devez vous référer au dos du faucon, sur lequel sont attachées des jarres de munitions. Peu pratique pour savoir en un coup d'œil si vous allez être bientôt à sec. Je n'ai d'ailleurs toujours pas compris comment fonctionne le système de munitions. Vous pouvez acheter des jarres de différents types, mais je ne comprends pas comment définir quel type de cartouche j'assigne à mon arme. Oui, arme au singulier, vous n'en embarquez qu'une seule. Et de ce que j'ai pu voir lors de mon avancée dans le jeu, c'est que le nombre d'armes différentes disponibles est lui également assez faible : je peux les compter sur les doigts d'une main.

J'ai plus haut précisé que le jeu était doublé en français. Le doublage n'est cependant pas étendu à tout le jeu. Seuls les récits historiques et les missions principales disposent de voix. Les missions secondaires et autres marchands sont réduits au silence.
Le briefing des missions principales est animé : vous découvrez les endroits que vous allez rejoindre sur la carte, tandis que les portraits des différents intervenants apparaissent en même temps que leur texte. Ce sont les seules animations disponibles dans le jeu, avec la sorcière mystique. Tout le reste, c'est soit du vol, soit des menus.



Crise existenti-aile

Et c'est là qu'une question doit être posée : faut-il prendre en compte le fait que le jeu n'a été développé que par une seule personne ? Le mystère n'existe pour personne, après le logo de l'éditeur, le nom de Tomas Sala est immédiatement affiché à l'écran, et c'est clairement indiqué dans la fiche du jeu que c'est lui qui en est le développeur. Faut-il s'arrêter sur le jeu vidéo uniquement, sur le produit fini tel qu'il est disponible pour le joueur, ou prendre également en compte les coulisses du développement ?
Je fais le choix de ne prendre en compte que le jeu, le produit que j'ai entre les mains. Peu importe si c'est une équipe de 100 personnes ou un développeur seul dans son coin, c'est uniquement le jeu vidéo que je prendrai en compte dans la notation.


Spoiler : :
  • * : C'est le nom du faucon pèlerin en japonais.
  • ** : Nom complet du F-16 : General Dynamics F-16 Fighting Falcon.
Aspect technique du jeu
Avant toute chose : le test a été effectué sur une PS5, mais sur une TV HD, je ne ferai aucune allusion au mode 4K 60IPS mis en avant dans la bande-annonce du jeu.



Une vue perçante gâchée par la météo

The Falconeer penche graphiquement beaucoup plus du côté du film d'animation que du photoréalisme. Je suis bien incapable de vous dire si ce style porte un nom, ni de vous le décrire à la perfection. De toute façon, les images parleront d'elles-mêmes. Vous constaterez alors que c'est à la fois simple et détaillé. Si je prends les couleurs par exemple, un élément a souvent une couleur et une seule, mais nuancé par quelques détails et des ombres. En tout cas, j'aime beaucoup la direction artistique de Tomas Sala. L'ensemble pourra paraître anguleux aux yeux de certains, mais je pense que c'est un choix, le principal pour moi est que tout l'univers se tienne, rien ne dénote ou ne semble pas à sa place dans ce monde.

Malheureusement, la météo n'est jamais au beau fixe. Sans parler des orages, qui vous enferment dans des nuages noirs mais dont la présence est utile (les orages vous permettent de recharger vos munitions en plein vol), je ne me souviens pas d'un seul moment dans le jeu où le ciel était totalement dégagé et où je pouvais profiter de la mer à perte de vue. La distance d'affichage a souvent été un critère marquant pour les consoles et les jeux (qui ne se souvient pas des brouillards forcés sur les premières machines de Sony ?), sur une console aussi puissante que la PS5, je m'attendais à pouvoir perdre mon regard au loin dans l'horizon d'une destination inconnue...

Mis à part ce point négatif qui n'est en rien pénalisant dans votre aventure, le jeu reste beau, fluide, et je n'ai jamais rencontré le moindre souci technique d'affichage.



Une ouïe stimulée mais pas oppressée

Les missions principales et les récits sont doublés en français, et ça pour ceux qui ne veulent pas s'embêter avec de l'anglais, c'est quand même une bonne nouvelle. Vous entendrez aussi de temps en temps des messages venants de vos alliés ou des ennemis lorsque vous les verrouillez, comme si un canal radio était disponible pour tout le monde.

Les musiques sont assez sobres, mais collent parfaitement à l'ambiance du jeu en général, et du moment dans le jeu en particulier. Lors d'un vol libre et sans histoire, dans les menus, vous serez accompagnés d'une nappe grave, qui peut faire penser à un didjeridoo, accompagnée de temps à autres par des touches de chants gutturaux ou par des notes beaucoup plus aigües venues d'un violon.
En combat, dans une zone hostile, la musique soulignera l'intensité, la dangerosité de l'instant en se faisant plus rythmée, plus pressante et plus présente. Le compositeur qui a accompagné le développeur a parfaitement su intégrer sa musique dans l'Ursée de The Falconeer.

Je pourrais me transformer en petit diable et vous dire que si les musiques et le jeu vont aussi bien ensemble, c'est parce qu'à eux deux, ils complètent cette impression de vide que le joueur peut être amené à ressentir. Mais je ne le ferai pas. Comment ça trop tard ?



L'agilité au rendez-vous

Tant que vous tenez fermement les rênes, votre faucon vous répondra au doigt et à l'œil. Laissez-le faire et il virevoltera de droite à gauche, selon son bon vouloir. Pratique pour explorer aléatoirement la carte. Les commandes tombent assez facilement et restent de toute façon assez simples à comprendre car peu nombreuses et classiques : se diriger, tirs principal et secondaire, accélérer et faire des manœuvres d'évitement. Vous avez même l'option de suivre une cible du regard si cette dernière est verrouillée.

Le seul défaut que je peux reprocher à la maniabilité générale du titre, c'est de devoir passer par le menu pause pour afficher la carte. Depuis la PS4 les joueurs sont probablement comme moi habitués à simplement presser le pavé tactile de la manette pour afficher cartes et autres inventaires. C'est simple et rapide, dommage que ça ne soit pas le cas ici.



Un faucon pour la 5 !

Dans l'ensemble, tout est cohérent dans The Falconeer. La direction artistique est une réussite, malgré l'omniprésence de nuages qui gâchent une vue qui aurait pu être magnifique, les musiques et les bruitages s'intègrent parfaitement dans ce monde et permettent aux joueurs une meilleure immersion dans cet univers. La maniabilité de votre volatile est classique, agréable sans révolutionner le genre.

Je ne sais pas si l'utilisation du gyroscope de la manette aurait été une bonne idée. J'imagine que la proposition aurait pu être faite aux joueurs, tout en laissant la possibilité de passer sur un gameplay classique. Je ne peux pas dire que l'utilisation du retour haptique et des possibilités de vibrations de la manette m'ait laissé le moindre souvenir, la manette vibre certes, mais rien de spécifique ou qui m'a fait dire qu'elle était utilisée différemment d'une manette de PS4.
Plaisir à jouer et à rejouer
Vol piqué ou vol plané ?

Sans vouloir choquer par mes propos, en ayant joué à The Falconeer, je suis partagé entre deux sentiments opposés.



C'est amusant...

Le lore (si vous saviez comme je n'aime pas utiliser ce mot, mais, attention, le lore est également un emplacement dans l'anatomie des oiseaux. Je vous laisse faire vos recherches !) du jeu est captivant, pouvoir découvrir les différentes maisons impériales et donc différents points de vue est intéressant, pour peu que le joueur s'intéresse un minimum à la proposition faite par Tomas Sala.

Prendre le faucon en main et voler est simple comme tout et procure suffisamment de plaisir pour avoir envie de continuer une autre mission, de découvrir l'Ursée et les secrets dont elle regorge. J'ai même pris le temps de laisser mon chasseur de Mongres voler là où il le souhaitait, et simplement profiter de la balade offerte. Visiblement c'est sa volonté d'en découdre avec des pirates qui était sa source de motivation, j'ai eu le droit de découvrir ainsi deux repères de pirates, à qui, par acquis de conscience uniquement, j'ai du expliquer avec autorité qu'ils n'étaient pas les bienvenus.



... mais c'est aussi ennuyant

Je conçois qu'énoncer aussi abruptement la chose peut paraître gratuit, laissez-moi vous expliquer la source de ce ressenti.
L'absence de ville à parcourir pour aller trouver les PNJ a certes un côté pratique, tout est au même endroit, mais j'ai l'impression d'avoir été privé de quelque chose. Et j'ai beau savoir que c'est un jeu de combat teinté de jeu de rôle, cet aspect est peu présent et le jeu aurait gagné à l'intégrer un peu plus, le mettre plus en avant.

Votre monture dispose de statistiques, mais pas vous. Vous gagnez des niveaux mais à aucun moment vous ne pouvez savoir exactement le nombre de points d'expérience nécessaires pour passer au niveau suivant. Et ne comptez pas sur les quêtes pour en savoir d'avantage : vous savez avant de commencer le montant de la récompense pécunière, mais aucunement l'expérience fournie. À la fin de chaque mission, vous aurez droit à un rappel du nombre de cibles volantes détruites, du nombre de cibles terrestres détruites, et de votre précision lors de cette mission. Je n'ai aucune idée de comment cette précision est calculée ni si elle a une forme d'importance dans les récompenses ou l'expérience qui me sont attribuées.

Les missions sont rapidement redondantes et l'impression de faire encore et toujours la même chose renforce ce sentiment de monotonie. Vous allez découvrir un endroit, défoncer tous ceux qui s'y trouvent, puis revenir. Vous escorterez ensuite un vaisseau et taperez tous ceux que vous croiserez sur votre route. Qui dit escorte dit s'adapter à la vitesse d'un PNJ, et voler à la même vitesse qu'un bateau qui prend son temps, c'est tout sauf évident.

La carte du jeu étant majoritairement aquatique, à peut-être 90%, vous ne risquez pas d'être dépaysés, c'est simple c'est de l'eau à perte de vue. Alors oui, c'est sympa, mais ça ne change pas alors au bout d'un moment on s'en lasse un peu... Et pour de nombreux déplacements, le jeu vous propose de lui-même de faire le trajet à votre place lors d'une petite ellipse. Pas seulement une fois la mission terminée pour rentrer à la maison, non non, même au tout début de la mission pour vous rendre de votre point de départ à proximité de la zone à atteindre. C'est presque comme si le jeu se court-circuitait tout seul.

Les joueurs risquent au final d'enchaîner simplement missions principales et menus de missions en boucle pour avancer dans le jeu sans profiter de ce que le jeu a à offrir à côté de cette trame.
Chasse aux trophées
Platine pas dans la semoule

La construction de la liste de trophées, platine à la clé, est assez classique :
  • des trophées liés à l'histoire, aux missions et à des évènements lors de ces missions
  • des trophées liés à l'exploration et à la découverte de tous les lieux de l'Ursée
  • des défis, aussi bien en mission que pendant votre temps libre, pour montrer que vous êtes le meilleur des soldats, et le meilleur des fauconniers.
En somme, c'est classique, c'est une liste assez entendue pour ce genre de jeux. Aucune folie ne vient la rendre soudainement palpitante avec un trophée qui trancherait avec ce que les joueurs ont l'habitude de devoir faire. Rien non plus qui devrait vous donner trop de fil à retordre pour engranger un platine supplémentaire.
Conclusion
The Falconeer est un jeu original qui pourra séduire par sa direction artistique et sa maniabilité sans faille. Malheureusement, la redondance des missions et cette impression de vide viennent quelque peu gâcher le plaisir de voler en Ursée.
J'ai aimé
  • Un monde ouvert...
  • Une super direction artistique
  • Un lore complet
Je n'ai pas aimé
  • ... mais un peu vide
  • Des missions très peu variées
  • L'aspect jeu de rôle et la relation fauconnier / faucon pas assez exploitée
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Je recommande ce jeu : Aux curieux

Jo-La-Mouche (Jo-La-Mouche)

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