Tales of Kenzera : Zau

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 23/04/2024
Genre(s) : Action , Aventure, Indépendant
Territoire(s) : FRANCE

920 joueurs possèdent ce jeu
20 trophées au total
0 trophée online
4 trophées cachés

Platiné par : 346 joueurs (38 %)

100% par : 346 joueurs (38 %)


Note des joueurs :
4.3/5 - 9 notes

Note des platineurs :
4.1/5 - 8 notes

Test rédigé par dayvyde le 16-05-2024 - Modifié le 16-05-2024

Introduction

Image

Développé par Surgent Studios et édité par Electronic Arts sous leur label EA Originals, Tales of Kenzera : ZAU (ToK) nous conte l'aventure de Zau, un jeune chaman, qui, fraîchement endeuillé par la mort de son père, va conclure un pacte avec le dieu de la mort Kalunga, pour ramener son père d'entre les morts.

C'est donc au sein d'un univers et d'une ambiance très clairement imprégnés des mythes et légendes africains que nous allons accompagner Zau dans sa quête.
Contenu du jeu
Pour parvenir à ses fins, Zau doit affronter et vaincre trois grands esprits, tel est le pacte qu'il a conclu avec Kalunga. Il devra pour cela parcourir les terres d'un monde divisé en plusieurs paysages telles qu'une forêt luxuriante ou bien une montagne embrasée, au bord de l'éruption. Le tout ne se fera bien évidemment pas sans accrocs et différents monstres viendront se mettre en travers de son chemin.

Pour pouvoir les affronter, Zau est dès le début de l'aventure équipé de deux masques : le masque de la Lune et celui du Soleil. Chacun possède des caractéristiques propres et utiles à leur manière en fonction des situations. Quand le masque de la Lune est pratique pour abattre les ennemis à distance, celui du Soleil est à envisager pour des affrontements au corps à corps. Il suffit alors de passer de l'un à l'autre en pressant (L1). A adapter en fonction des situations donc...

ToK est considéré, à juste titre, comme un metroidvania et le monde se parcourt alors avec une vue en 2D à travers différents environnements qui par moments nécessitent des capacités précises pour avancer. Ceci ayant pour effet de forcer Zau à emprunter un autre chemin jusqu'à débloquer ces dites compétences pour pouvoir traverser les passages précédemment impossibles à franchir. Zau est également en mesure de réaliser des mouvements typiques de ce style de jeu, à savoir faire des doubles sauts et des dashs (en l'air ou au sol), et ce, dès le début de l'aventure.

Deux arbres de compétences associés aux masques qu'utilise Zau sont également à sa disposition, arbres qu'il est en mesure de faire évoluer en cumulant les victoires contre les ennemis. Lorsqu'ils sont vaincus, ils permettent de remplir une jauge qui octroie un point de chaman une fois celle-ci pleine pour donner la possibilité à Zau d'améliorer ses compétences. Chaque amélioration permettra ainsi de rendre les combats moins difficiles en augmentant la puissance des attaques par exemple.

Zau ne pourra compter que sur lui-même pour atteindre son but. Il ne pourra à aucun moment faire appel à un ou des amis pour venir l'aider dans sa quête. En revanche, avant de se lancer dans le feu de l'action, trois niveaux de difficulté sont envisageables pour rendre les affrontements plus ou moins faciles.
Aspect technique du jeu
La première chose qui saute aux yeux lors du démarrage du jeu, c'est son côté très coloré ! Quels que soient l'endroit et la zone où l'on se trouve, le soin apporté au design des décors donne un rendu vif et lumineux, si bien que se déplacer dans la zone qui représente la jungle par exemple, c'est comme si on y était. Cela laisse peu de place au doute quant au fait de reconnaître les différentes ambiances.
Comme de coutume sur les jeux dernière génération, deux modes graphiques sont à notre disposition : performance ou qualité. Le premier nous permet de jouir de graphismes très propres sans subir aucune chute de framerate, de profiter d'une expérience très fluide et agréable. A l'inverse, le mode qualité dégrade de manière très significative la fluidité du jeu, ce qui ne permet pas de jouer convenablement. Vous l'aurez compris, je vous conseille sans hésiter de profiter du mode performance, qui suffit très largement pour profiter de tout ce que propose ToK.

Pour un jeu qui penche grandement du côté des traditions africaines, on est en droit de s'attendre à une grande immersion sonore dans ce sens-là. Eh bien, le ressenti est assez mitigé. Tout au long de l'aventure, de la musique et certains sons sont présents en fond, mais l'ensemble est beaucoup trop discret pour que ce soit prenant. On passe donc assez facilement outre cet aspect.
En revanche, dans les options de dialogues, deux choix s'offrent aux joueurs pour les voix : l'anglais ou le kiswahili, une langue africaine. Et je vous le dis sans détour : jouez avec cette dernière pour les dialogues ! Elle apporte une énorme immersion au jeu ! J'ai bien tenté de jouer avec les voix en anglais et je suis vite revenu en arrière tant j'ai trouvé cela plutôt fade en comparaison.
Du côté des textes, tout est disponible en français, anglais, kiswahili et d'autres encore.

Grosse déception néanmoins concernant la carte de visualisation du jeu. Pour un metroidvania, la logique veut que la carte se dévoile au fur et à mesure que l'on progresse dans l'exploration. Laissant ainsi les zones non dévoilées comme étant non visitées. Or, dans ToK, dès lors que l'on arrive dans une nouvelle zone, c'est tout un pan de la carte qui se découvre intégralement. Impossible donc de savoir, une fois vers la fin du jeu et toutes les compétences acquises, à quel endroit retourner pour découvrir des endroits qui étaient inaccessibles précédemment. Mais cette carte a tout de même le mérite d'indiquer, pour chaque zone, le nombre d'éléments restant à débloquer. Reste à se souvenir où sont les recoins inexplorés car il n'est également pas possible de placer des marqueurs, quand bien même des points de téléportation sont présents à travers la carte...
Plaisir à jouer et à rejouer
Le début du jeu donne un ressenti de lenteur où les phases de combat sont assez rares en laissant la place à l'exploration. Mais c'est pour mieux monter en fréquence et en intensité par la suite, en même temps que l'évolution des évènements. On peut donc ressentir un peu d'ennui au départ, pour plus tard ne plus trop avoir envie de poser la manette et justement vouloir découvrir la suite.

Au-delà de ça, tous les classiques du genre sont présents pour permettre d'avoir une bonne expérience de jeu : les techniques de combat et déplacements habituels, des combats contre plusieurs ennemis à la fois menant à des joutes parfois endiablées, mais aussi des énigmes (assez faciles tout de même...) à résoudre pour débloquer certains passages. Mais pour ajouter un peu de challenge, les développeurs ont placé quelques zones à parcourir qui demandent une bonne dextérité et qui donnent accès à des pièces d'équipement (des bibelots) qui confèrent alors différents bonus. Et que ce soit lors des combats ou de l'exploration, il faudra à chaque fois jongler efficacement entre les deux masques du fait de leurs attributs particuliers.

Pour se démarquer des grands noms du genre, Surgent Studios a beaucoup parié sur l'osmose entre jeu vidéo et culture africaine, et ce avec brio ! Entre les graphismes, les dialogues en kiswahili et le bestiaire, tout est parfaitement ficelé. En effet, le jeu propose un codex répertoriant l'ensemble des monstres et boss affrontés précédemment, et chacun est clairement associé à une représentation d'un mythe africain. De même que l'on trouve ici et là des sortes de totems qui apportent des informations sur l'état psychique de Zau et de son niveau d'acceptation de la disparition de son père.

Nous avons donc un très bon mélange entre exploration et phases de combat pour nous permettre d'apprécier ce jeu à sa juste valeur. Seule ombre au tableau, le fait d'avoir une carte qui se dévoile beaucoup trop d'un coup, ce qui nous oblige alors à devoir parcourir à nouveau l'ensemble des zones où tout n'a pas été récupéré.
Chasse aux trophées
La liste des trophées pour obtenir le platine du jeu est on ne peut plus simple. Sur les vingt breloques que contient la liste (platine inclus), sept se débloqueront automatiquement, car liées à l'histoire. Il y en a ensuite trois qui demanderont de réaliser des actions spécifiques lors des combats. Rien de bien compliqué, mais il vous faudra certainement plusieurs essais avant d'y arriver. Il en restera alors neuf qui sont liées à l'exploration et à la recherche des totems, bibelots et autres améliorations de Zau, et ce sont clairement ces dernières qui demandent le plus d'investissement personnel, tant ce n'est pas la carte qui va aider à obtenir tout cela.

Cette liste est plutôt courte mais tout de même assez complète. On pourrait néanmoins regretter un manque de trophées liés aux combats ou à une quantité d'ennemis à vaincre par exemple. Mais quand on sait que les affrontements ne sont pas légion dans le jeu, on ne s'en plaindra pas trop, d'autant que le jeu ne nécessite qu'entre dix et quinze heures pour être complété dans son intégralité.
Conclusion
Tales of Kenzera : Zau est un metroidvania qui ne compte pas faire de l'ombre au tableau des grands noms du genre, mais qui est rempli de bonnes idées pour pouvoir prétendre en faire partie. Dévoilant tout de même certains défauts, il serait dommage de passer à coté d'une aventure assez onirique et qui fait la part belle aux légendes et fabulations d'origines africaines.
J'ai aimé
  • Des environnements riches et colorés
  • La forte présence de la culture africaine
  • Jongler entre les masques pour avancer
Je n'ai pas aimé
  • Un peu trop court
  • La carte qui se dévoile trop d'un coup
15
Je recommande ce jeu : À tous, Aux curieux, Aux chasseurs de trophées/platine facile

dayvyde (Dayvyde)

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