Sword of the Vagrant

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 01/12/2022
Genre(s) : Action , RPG, Indépendant
Territoire(s) : FRANCE

21 joueurs possèdent ce jeu
40 trophées au total
0 trophée online
0 trophée caché

Platiné par : 7 joueurs (33 %)

100% par : 7 joueurs (33 %)


Pas de note
des joueurs

Pas de note
des platineurs

Test rédigé par Flitterbloom le 14-12-2022 - Modifié le 14-12-2022

Introduction

Image


Sword of the Vagrant est un Action-RPG/Hack 'n' Slash en 2D développé par O.T.K Games et DICO et publié sur console par Rainy Frog. Le jeu étant disponible sur Steam sous le nom The Vagrant depuis juillet 2018, vous êtes peut-être déjà familier du titre.

Commençons par contextualiser un peu les choses, O.T.K Games est un studio de développement composé de (seulement !) trois passionnés qui, dès 2015, souhaite proposer aux joueurs un "jeu d'action en 2D et à défilement horizontal fortement inspiré des jeux Vanillaware et Castlevania X". Si l'objectif de financement ne sera pas atteint à l'époque (pas même à moitié, d'ailleurs), Sword of the Vagrant finira tout de même par voir le jour, un peu différent, mais toujours très inspiré de Dragon's Crown et consorts.

Incarnez Vivian, Gardienne des Runes, et découvrez son histoire ; le périple que vous allez traverser à ses côtés, bien sûr, mais aussi le terrible secret de son passé. Notre récit commence par une tempête, et votre navire qui s'écrase sur les terres de Mythrilia...
Contenu du jeu
Sword of the Vagrant est une aventure en solo disponible (directement) dans 4 niveaux de difficultés : Normal, Difficile, Très Difficile et Extrême. La différence tient uniquement aux dégâts que subit Vivian, de fait plus vous jouez en difficulté élevé, plus les ennemis vous feront mal.

Si vous avez déjà joué à un jeu de Vanillaware vous ne serez pas perdu : vous circulez à travers différents tableaux pour accéder aux diverses zones de Mythrilia tout en nettoyant la carte des ennemis pour pouvoir bien explorer et ouvrir de nombreux coffres qui vous offriront équipements, potions, monnaies et parfois des objets-clés. L'évolution de Vivian se fait à travers son arme, son armure et surtout son arbre d'aptitudes. Pas de niveau ou de gain d'expérience, mais vous accumulez de la mana (principalement en tuant des ennemis) que vous pouvez investir pour gagner des statistiques et différents bonus, comme la réduction du coût en rage des compétences par exemple ou de la mobilité (double saut, esquive dans les airs...).

Même si la mana sert de monnaie, pas question que vous soyez privé de magie ! Vous êtes Gardienne des Runes après tout, et vous vous doutez bien qu'il ne sera pas possible de lancer des compétences en boucle, sans limite. Sous votre barre de PV se trouve une barre de rage, un équivalent de l'habituelle "magie" que vous pourrez remplir en frappant les ennemis à coups d'épée (ou en recevant des coups avec l'aptitude adaptée). Croyez-moi, vous aurez besoin de rage, même dans l'exploration : certaines zones sont tout simplement inaccessibles sans utiliser de compétence. Pour débloquer ces dernières il vous faudra cependant bien fouiller, vous les obtenez en dénichant des objets-clés dans des coffres : les plaques de pierre.

Côté équipement on trouve différentes armes et armures, chacune apportant une statistique d'attaque ou de défense (respectivement) plus ou moins élevée ainsi qu'une possibilité d'amélioration. Chaque pièce d'équipement possède un rang compris entre 1 et 5 étoiles qui permet, en plus du renforcement statistique, de débloquer des emplacements de rune ; de quoi enchanter votre équipement et le renforcer encore un peu plus tout en vous permettant de choisir les effets les plus adaptés à votre façon de jouer. Attaque, défense, PV, rage, taux ou dégâts critiques, immunité à certains effets, dégâts élémentaires... il y a de quoi varier ! Ajoutez à ça un accessoire et des potions via raccourci et vous voilà prêt à affronter tous les adversaires que vous rencontrerez.

Et puisqu'on parle d'ennemis, sachez que le bestiaire possède 80 entrées, dont 19 boss. Bien que quelques ennemis se ressemblent beaucoup visuellement (on trouve notamment différents loups, blobs...), la monstrepédie est plutôt variée pour un jeu d'une dizaine d'heures (si vous vous contentez de l'histoire en ligne droite).

Vous aurez aussi accès depuis l'écran-titre, dès le départ, à une galerie. Elle est plutôt bien fournie avec 112 "pages" d'arts conceptuels, cependant je ne peux que vous recommander de ne pas la feuilleter entièrement avant de terminer l'aventure au risque de vous spoiler puisqu'on peut y trouver les artworks de toute l'histoire.
Aspect technique du jeu
N'y allons pas par 4 chemins, une fois de plus si vous connaissez les jeux de Vanillaware il ne fait aucun doute que la patte graphique vous les rappellera immédiatement. Un peu moins léché (surtout au niveau des contours des sprites), Sword of the Vagrant peut se targuer de ses graphismes et de ses décors d'un style "peint à la main" à la fois un peu sombre (pour coller à l'ambiance générale de l'histoire) et coloré. On apprécie découvrir les différents environnements : forêt, château, montagne... tout est travaillé, détaillé et définitivement joli ; même la dernière zone, parfois un peu répugnante.

Côté son, tout semble bien dosé. Les musiques ne prennent jamais trop le dessus mais ressortent suffisamment lorsque vous entrez dans une zone liée à un boss : tantôt rock, tantôt plus "electro", la bande sonore semble là pour vous encourager, et ça marche ! J'ai particulièrement apprécié Esgonian Tower et Secret Workshop qui sont bien rythmées. Aucun doublage si ce n'est les voix de quelques boss et de Vivian lorsque vous utilisez une compétence, les dialogues sont tout de même entièrement traduits textuellement en français. On notera que quelques menus sont en anglais mais rien de vraiment dérangeant, même si vous n'êtes pas très à l'aise avec la langue de Shakespeare.

Enfin, je n'ai rencontré aucun bug gênant au cours de mes parties. En dehors de quelques ralentissements se faisant parfois ressentir (mais rarement, il est bon de le préciser), j'ai réussi à plusieurs reprises à bloquer un boss, le rendant encore plus inactif qu'un sac à frapper (qui aurait au moins la décence de vous revenir en pleine poire). Vous n'aurez aucun mal à prendre le jeu en main, même s'il vous faudra prendre la peine de fouiller un peu les menus pour découvrir certaines possibilités qui vous faciliteront la tâche, notamment le fait que vous pouvez consommer des aliments directement, sans les cuisiner, depuis le sous-menu des consommables, bien qu'ils ne se trouvent pas dans le même onglet que les potions (qui se trouvent, elles, dans "équipement" et non dans "objets"). Les ennemis sont ce qu'on pourrait attendre d'un hack 'n' slash, à savoir lents et prévisibles, de quoi vous donner l'occasion d'apprendre leurs mouvements et de les esquiver sans trop de soucis, quitte à avoir encaissé une première rouste pour retenir la leçon.
Plaisir à jouer et à rejouer
Avant toute chose, plantons le décor : j'adore les jeux Action-RPG de Vanillaware, j'adore leur patte visuelle et je trépignais d'impatience en attendant la sortie console de Sword of the Vagrant. Si j'ai rapidement été happée par le gameplay, si familier, je ne peux pas en dire autant de l'histoire dans les premières heures. Il a fallu s'accrocher un peu avant de la trouver intéressante, et pas "juste cliché et prévisible". Heureusement, lorsqu'enfin on commence à en apprendre plus sur la (vraie) quête de Vivian, on gagne en intérêt. On pourrait également reprocher quelques passages où l'écriture semble particulièrement faible. Si on n'a jamais le temps de s'attacher à qui que ce soit d'autre que notre personnage principal, l'un de ses échanges avec Camden (que vous pouvez voir sur l'image ci-contre) m'a semblé particulièrement risible, de l'ordre du "Non c'est dangereux je ne t'emmène pas - Si, je viens ! - Ok, tu viens". C'est tellement rapide, tellement surréaliste, même dans le contexte de la scène, que je n'ai pu m'empêcher d'éclater de rire.

Ne vous méprenez pas : à aucun moment je n'ai eu envie de lâcher la manette, pas même lorsque je me faisais lyncher par un boss et tuer en boucle à devoir recharger ma partie inlassablement. Il est difficile de reprocher ce fait au titre quand c'est le joueur qui fait tout pour se mettre en difficulté : ne pas grind les aptitudes ni les améliorations des équipements tout en faisant sa première partie en Très Difficile (je n'aurai de toute façon pas voulu rouler sur le jeu) n'a clairement pas aidé. Cependant, quel plaisir lorsque, enfin !, on ressort victorieux d'un combat qui nous a posé tant de soucis. Si je n'ai jamais vraiment été en difficulté en dehors des affrontements d'ennemis majeurs, devoir comprendre les mécaniques de chaque boss m'a apporté frustration (sérieusement, certaines hitbox sont ridiculement petites comparées à la taille de l'ennemi !) et surtout satisfaction une fois l'ennemi abattu.

Le genre y oblige, il sera aussi question de faire des allers-retours dans certaines zones pour débloquer certains passages, heureusement on peut se fier à la carte et on n'est jamais vraiment perdu ou bloqué si on fouille un peu, accessoirement on profite un peu plus de la musique et ce n'est pas un mal. J'ai tendance à jouer "sans le son du jeu", surtout lorsque la musique est particulièrement répétitive, et je n'ai pas une fois eu envie de le couper en jouant à Sword of the Vagrant.

S'il n'y a pas de réel intérêt niveau rejouabilité, malgré la présence de plusieurs fins (mais nous y reviendrons dans la partie sur les trophées), je n'avais qu'une hâte : démarrer une Nouvelle Partie + et me venger des boss qui m'ont tant fait suer avec une Vivian suréquipée ! Force est de constater qu'on frôle la promenade de santé une fois affublée du meilleur équipement et de toutes les aptitudes ; plus encore si vous baissez la difficulté au passage en NG+.
Chasse aux trophées
Avec ses 40 trophées, dont un platine (Platine), Sword of the Vagrant vous fera expérimenter l'intégralité du jeu, et peut-être même un peu plus.

19 d'entre eux sont liés, de près ou de loin, à l'histoire. Il vous faudra ainsi traverser le jeu et débloquer les 7 différentes fins possibles, dont 5 bad endings qui sont des fins non-prévues dans le récit, donc des game over. Vous trouverez également dans la liste un trophée pour compléter l'histoire en difficulté Très Difficile, mais notez qu'une fois bien équipé c'est une formalité.

De nombreux trophées vous demanderont de bien explorer : trouver toutes les stèles de déplacement rapide, toutes les plaques de pierre pour obtenir les compétences, toutes les recettes, toutes les notes (celui-ci tombera naturellement en finissant le jeu une première fois) et compléter la Monstrepedia. Vous trouverez aussi quelques trophées de grind, notamment (Bronze) Le voyageur fortuné et (Bronze) Le collectionneur de Mana qui vous demandent d'obtenir 1 million de pièces d'or et de mana en cumulatif (vous n'avez pas besoin d'avoir la somme totale sur vous, vous pouvez dépenser !). Toujours dans les actions répétitives, il vous faudra peut-être abuser un peu des sauvegardes pour obtenir (Bronze) Runes à foison qui est dépendant de la RNG. Enfin, quelques trophées sont liés à des actions spécifiques, comme (Bronze) L'oignon ! ou (Bronze) J'ai tué le poulet.

Sword of the Vagrant propose un platine accessible et vous devriez pouvoir l'obtenir en une vingtaine d'heures si vous ne passez pas à côté de trophées vous obligeant à relancer une partie.
Conclusion
Sans rivaliser totalement avec les jeux qui l'ont inspiré, Sword of the Vagrant est un must-have pour les fans du genre. O.T.K Games réussit un tour de force avec une toute petite équipe (trois personnes, on le rappelle !) et nous offre un bel hommage aux titre de Vanillaware. Si l'aventure est courte elle n'en est pas moins des plus agréables, alors pour son prix, 9,99€ à sa sortie, on aurait tort de se priver !
J'ai aimé
  • Une histoire plutôt intéressante...
  • Le style « peint à la main » et la bande son
  • Le bestiaire, varié
  • La prise en main rapide
  • Les petites « blagues » des développeurs
Je n'ai pas aimé
  • ... bien qu'elle se mette lentement en place.
  • L'écriture parfois un peu faible
  • Trop court !
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Je recommande ce jeu : À tous, Aux spécialistes du genre

Flitterbloom (Flitterbloom)

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