Song of Horror

ps4

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 28/05/2021
Genre(s) : Aventure, Survival-Horror
Territoire(s) : FRANCE

46 joueurs possèdent ce jeu
44 trophées au total
0 trophée online
28 trophées cachés

Platiné par : 3 joueurs (7 %)

100% par : 3 joueurs (7 %)


Pas de note
des joueurs

Pas de note
des platineurs

Test rédigé par Dregs le 19-06-2021 - Modifié le 19-06-2021


Introduction

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Song of Horror est à classer en tant que survival-horror à l’ancienne, initialement sorti sur PC en mai 2020 sous un format épisodique. Il faut attendre le 28 mai 2021, soit un an après, pour voir une version finale pointer le bout de son nez sur console de salon. C’est le studio espagnol Protocol Games qui est à la baguette du projet, sans pour autant compter sur un budget digne des plus grosses productions. C’est bien là tout le challenge du titre, à l’époque où les armadas de l’horreur sortent des opus toujours plus beaux graphiquement, comment Song of Horror réussit-il à sortir son épingle du jeu.
Prenez donc votre briquet, une bonne respiration, détendez-vous et venez franchir la porte de l’angoisse.
Contenu du jeu
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Vous voilà donc dans la peau de Daniel Noyer, ancien alcoolique ayant perdu femme, job, maison…, aujourd’hui à la botte de son patron éditeur qui, un vendredi soir, lui demande de passer voir Sebastian P. Husher, célèbre écrivain dont la sortie du nouveau bestseller est imminente et qui ne donne plus de nouvelles depuis plusieurs jours. C’est donc en pleine nuit que notre héros se retrouve devant le manoir Husher, celui-ci a l’allure peu accueillante. En progressant dans ce lieu inquiétant vous vous retrouvez dans le bureau de Husher face à une porte qui ne semble pas avoir sa place ici, sans compter sur cette étrange mélodie. C’est en pénétrant dans cette pièce que toute l’intrigue prend place suite à ce prélude servant au passage de prise en mains. C’est ainsi que, 3 jours plus tard, sans nouvelles de son employé, Etienne Bertrand le directeur de la maison d’édition ainsi que Sophie van Denend, l’ex-femme de Daniel, décident de partir à sa recherche.

Ce premier chapitre débute devant le manoir et le jeu vous demande de choisir parmi 4 personnages jouables : Sophie van Denend l’ex-femme de Daniel, Etienne Bertrand son employeur, Alexander Laskin l’homme à tout faire du manoir et enfin Alina Ramos, employée d’une compagnie d’électricité travaillant à côté du manoir. Si chacun possède des compétences différentes dans les domaines de la vitesse, la discrétion, la force et enfin la sérénité, il est également notable que leurs points de vue dans le jeu seront différents. Les interactions avec les objets changeront en fonction des personnages, là où la valise de la femme d’Alexander aura une importance à ses yeux, les autres passeront totalement outre.

Song of Horror étant sous format épisodique, celui-ci est constitué d’un prélude, suivi de 3 chapitres, d’un interlude, et de 2 autres chapitres avant le grand final. Le découpage des épisodes est dû à la version originale du jeu et celui-ci est très bien constitué et varié. Si le premier chapitre prend place dans le manoir Husher, les suivants vous amèneront à tour de rôle dans une boutique d’antiquaire, une université, une abbaye en ruine et enfin un hôpital psychiatrique. Bien évidemment, tous ces lieux seront plus angoissants et plus glauques les uns que les autres. Autre point important, à chaque chapitre vous pourrez choisir le personnage avec qui vous souhaitez faire l’aventure. Avec un total de 16 personnages jouables, le jeu apporte clairement une dimension supplémentaire à l’intrigue et à son déroulement. Autre aspect, dès que la mort frappera, vous aurez la possibilité de sélectionner un autre personnage afin de recommencer ou presque le chapitre. Vous redémarrerez du début, mais il suffira de vous rendre sur les lieux du crime pour récupérer tous les objets précédemment obtenus. Vous pourrez ainsi continuer votre progression dans la limite du nombre de joueurs disponibles dans le chapitre (si le chapitre compte 4 personnages jouables, cela équivaut a 4 chances de finir sans avoir à recommencer du début).

Enfin, sachez que Song of Horror dispose de 4 niveaux de difficulté, pour l’anecdote chacun possédant un nom d’auteur connu. Il vous faudra toutefois terminer le jeu une première fois afin de débloquer l’ultime difficulté : H.P. Lovecraft. Ce niveau de difficulté impose une mort permanente et celle-ci apparaitra dès les premiers instants du jeu. E.T.A. Hoffman étant lui le plus simple, celui-ci consiste en une promenade de santé où rien ou presque ne viendra vous perturber, vous profiterez ici de tout ce qui vous entoure sereinement. M.R. James, lui, instaure la mort permanente mais celle-ci reste peu présente. Cette difficulté est extrêmement abordable, instaurant de temps à autre certaines surprises. Enfin Edgar Allan Poe a été conçu pour profiter pleinement de l’expérience du jeu et il s’agit de la difficulté par défaut. La mort frappera régulièrement sous différentes formes et vous garantira une sensation d’angoisse tout à fait remarquable.

Avec un contenu varié de par la diversité de ses lieux ainsi qu’une liste de personnages jouables très large, Song of Horror offre la possibilité de découvrir son aventure selon plusieurs points de vue. De plus les bâtiments proposés sont relativement denses et la mort apparaît aléatoirement, faisant de votre immersion dans le jeu un moment unique quelle que soit votre partie.
Aspect technique du jeu
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Bien loin de là le temps où un survival-horror se définissait par son propre titre. De nos jours le terme flirte plus avec la notion d’action pure et dure tout comme on peut le voir très récemment avec un Resident Evil 8. Oui mais voilà, rappelez-vous d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, où Resident Evil n’était que le premier du nom et où un Silent Hill faisait lui aussi ses débuts. Là où le terme angoisse prenait tout son sens quand vous deviez trouver les bons objets, résoudre les énigmes et surtout économiser vos munitions. C’est donc bien sur ces bases là que Song of Horror trace sa route, exit les armes et munitions, seul votre corps vous servira pour vous défendre à base de course, de contrôle de respiration ou encore en empêchant ces choses de passer une porte ou de vous attraper. Ajoutez à cela une présence et un comportement totalement aléatoire de la mort qui vous poursuit et ce d’autant plus dans une difficulté élevée.

Song of Horror réinstaure la caméra fixe, prenant place dans les angles des pièces et la découverte du reste de la zone apparaîtra au fur et à mesure de votre avancée. On retrouve bien là les prémices du survival-horror à l’ancienne, avec l’angoisse de ne pas savoir ce qui se trouve à l’angle d’un couloir, au fond d’une pièce ou tout simplement derrière une porte. Justement, ne possédant pas d’arme pour vous défendre mise à part votre source de lumière (briquet, bougie…), il sera primordial d’écouter aux portes à l’aide de (triangle) avant d’ouvrir celle-ci au risque d’avoir une mauvaise surprise. De plus l’exploration et l’analyse de l’environnement restent primordiaux en vue de votre survie. Effectivement c’est en interagissant avec une table, un bureau, une armoire… que votre personnage vous suggérera l’utilisation de ce mobilier afin de vous cacher. Justement, la présence pouvant frapper à tout moment, il faudra utiliser votre carte (L3) pour repérer une cache la plus proche, faut-il encore que vous ayez interagi avec pour que votre héros l’ait notée sur celle-ci.

Attention, ce n’est pas parce que vous serez bien au chaud dans votre cache que vous ne craignez plus rien. Là encore il faudra jongler entre (L2) et (R2) pour gérer votre rythme cardiaque et ne pas vous faire repérer. Parfois c’est une porte qu’il faudra bloquer en vous acharnant sur (croix) puis (R2) afin de lutter contre les monstres qui tenteront de vous faire plier. Le bestiaire, justement, ne se voit pas constitué d’un nombre incalculable de monstres. Ici vous trouverez une nouvelle forme d’ennemi à chaque chapitre et une instruction sur la manière de le vaincre lors de vos premières rencontres.

Graphiquement, il est à noter que le jeu est relativement beau et propre. Bien que dès les premières secondes de jeu, j’ai dû faire face à des bugs comme notre personnage qui traverse une porte ou encore la source de lumière de Daniel qui reste figée sur place, il ne s’agit là que des deux seuls cas que j’ai pu voir et qui ne concernent que le prélude.
Comme indiqué, les pièces et les décors sont très bien réalisés et la source de lumière ne fait qu’augmenter la sensation de stress permanente. Ajoutez à cela des évènements qui apparaîtront aléatoirement tels que la silhouette d’une petite fille traversant un couloir, des portes qui claquent, des objets qui s’écroulent, jusqu’aux portes qui disparaissent dans les moments de stress et vous obtenez là une maîtrise parfaite de l’angoisse permanente. On regrettera cependant les visages trop figés des personnages et donc un manque de profondeur dans leur ressenti.
Notez toutefois les cinématiques sous fond de dessin parfaitement adaptées et complétant à merveille la narration de l’opus.

Attaquons-nous maintenant au gros point fort de l'opus, sa bande son. Que dire tant celle-ci maîtrise à la perfection les codes de l'angoisse. Toujours vous maintenir en alerte, peu importe vos parties et vous maintenir en alerte malgré les situations toujours différentes. Afin de vous plonger dans une immersion totale, il est d’ailleurs fortement conseillé de posséder un casque ou une source audio digne de ce nom sans perturbations extérieures. Si le moindre bruit viendra vous faire sursauter, il faudra aussi compter sur les bruits de respiration, les battements de cœur mais aussi et surtout la mélodie de la fameuse boîte à musique. Tous ces sons maintiennent donc une terreur permanente.

On ne peut que se réjouir de l’aspect technique de Song of Horror tant ce genre de titre avait manquait aux puristes du genre. Que ça soit par son immersion narrative, ses graphismes mais aussi et surtout sa bande son extraordinaire, le jeu marquera à coup sûr les esprits. Pas exempt de tout défaut cependant, on saura passer outre afin de profiter pleinement de cet univers.
Plaisir à jouer et à rejouer
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Comme évoqué précédemment, le nombre conséquent de personnages jouables ainsi que le lien entre eux et leurs caractéristiques sont tout autant d’éléments ajoutant une plus-value au titre. Bien sûr il est bon de noter que les objets clés ne changeront jamais de place et donc, là où vous ne passerez pas loin d’une heure pour finir un chapitre la première fois, il ne vous faudra qu’une demi-heure pour vos prochains runs. De plus il est appréciable de savoir que lorsque l’un de vos personnages meurt, vous pouvez toujours recommencer le chapitre avec un autre en ayant simplement à récupérer les objets précédemment obtenus à l’endroit où votre prédécesseur a trépassé. Seul Daniel, le personnage central du jeu, se verra attribué un game over définitif et il vous faudra alors recommencer entièrement le chapitre.

Justement, ce découpage en chapitres est bien là la conséquence de la sortie initiale du jeu. Si sur PC le jeu était conçu de manière épisodique, la version PS4 est belle et bien définitive. Si les chapitres et donc l’histoire s’enchaîneront naturellement, vous pourrez à tout moment revenir en arrière ou sélectionner le chapitre de votre choix. En bref vous pourrez compter sur un contenu assez conséquent, bien que similaire, mais les ressentis propres à chacun ainsi que les lieux visités apporteront tous leur lot de surprises. Pour un tarif de 39.99€ il est clair que vous en aurez pour votre argent.

Enfin, et parce qu’il y a toujours un mais, un bon survival-horror se démarque également par ses énigmes. Si ici elles ne sont pas forcément tirées par les cheveux en sortant d’un monde imaginaire, il faudra très souvent tout explorer pour trouver les indices. Très souvent même il vous faudra avoir recours à une solution tant le niveau de complexité de certaines flirte avec l’indécence. À titre d’exemple, les 2 énigmes du chapitre 2 peuvent vous prendre des heures et des heures si vous n’avez pas la solution. Armez-vous donc de patience et laissez-vous transporter par l’ambiance. Attention toutefois, prêtez bien attention à ce qui se cache derrière chaque porte.

L’immersion dans le jeu est un réel bonheur… ou pas d’ailleurs, si vous avez peur du moindre craquement de parquet, Song of Horror n’est pas fait pour vous, car vous risquez de ne pas dormir sur vos deux oreilles tant l’ambiance frôle l’excellence. Bien sûr chacun trouvera à redire, mais tout amateur du genre se doit de posséder le titre.
Chasse aux trophées
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Avec ses 44 trophées, (Platine) inclus, Song of Horror nous propose une liste assez conséquente. Oui mais voilà, comment un tel jeu peut-il apporter son lot de challenges ?
Premièrement sachez que vous serez gratifié d’une récompense dès que vous terminez un chapitre avec un personnage différent. Dans les faits, il n’y a rien de compliqué, le but étant de terminer chaque chapitre suivant chaque angle narratif et ainsi vous pousser à obtenir tous les différents points de vue. Dans la réalité, imaginez chacun des 5 chapitres à devoir faire suivant les 3 ou 4 personnages, ce qui pour le chasseur pur et dur n’apportera pas grand-chose mis à part gonfler un temps de jeu qui semble déjà conséquent. Cependant une fois que l’on a gouté à l’expérience Song of Horror, tous les adeptes du genre sauront saisir l’opportunité de se prendre un coup d’adrénaline en venant à bout du (Platine).

Concernant la difficulté Il vous faudra bien sûr finir le jeu dans la plus grande des difficultés et ce ne sera pas une mince affaire. Notamment finir le jeu dans une certaine difficulté sans perdre le moindre personnage, vous obligeant ainsi à recommencer un chapitre en entier lorsqu’un de vos alliés tombera au combat. Rapidement les chapitres n’auront plus de réelle surprise pour vous vu le nombre de fois où vous serez amené à les faire et un speedrun pourra rapidement se mettre en place. Oui mais voilà, avec la mort permanente, vous ne saurez jamais quand, où et par quels ennemis vous serez frappé, ce qui à coup sûr, sera un grand frein durant votre progression, sans compter que le moindre faux pas et c’est la mort assurée.

En dehors de cela, vous trouverez des collectibles à chaque chapitre, mais rassurez-vous, leur nombre n’est vraiment pas conséquent et pour peu que votre curiosité vous pousse à tout explorer, cela ne sera qu’une simple formalité.

Enfin les autres trophées liés à des actions spécifiques seront automatiques. J’entends par là que résister à l’Obscurité, survivre au Silence ou encore se sortir des griffes de l’Abysse, pour ne citer qu’eux, se débloqueront automatiquement car il vous faudra en passer obligatoirement par là pour avancer dans le niveau.

Pour faire simple, Song of Horror offre aux joueurs la possibilité d’être récompensé pour avoir parcouru l’ensemble du jeu et des points de vue. Bien que la majorité des trophées se débloquent naturellement, monter en difficulté n’est pas une mince affaire mais apporte son lot de satisfaction pour vous couronner d’un joli (Platine).
Conclusion
Il est bien loin le temps où un jeu estampillé survival-horror n’avait pas pleinement répondu aux attentes ou tout simplement ne s’était pas centré sur l’essentiel… l’angoisse et le frisson. Song of Horror, sans pour autant devenir la référence du genre, sait parfaitement se faire sa place et d’une très belle manière. La qualité de son immersion, aussi bien par le positionnement old school des caméras, les décors lugubres et une ambiance sonore des plus merveilleuses, sait faire de ce jeu un titre que vous n’oublierez pas et dont vous ne sortirez pas indemne. Tout amateur du genre devra sans aucune hésitation posséder ce titre.
J'ai aimé
  • L'angoisse permanente, frissons garantis
  • La bande son
  • Le choix varié de personnages et d'environnements
  • La mort omniprésente
Je n'ai pas aimé
  • Les énigmes trop complexes
  • Les personnages sans réelles expressions faciales
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Je recommande ce jeu : Aux spécialistes du genre, Aux curieux, À un public averti

Dregs (dregs23)

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