Sniper Elite 5

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 26/05/2022
Genre(s) : Action , TPS
Territoire(s) : FRANCE

364 joueurs possèdent ce jeu
63 trophées au total
3 trophées online
3 trophées cachés
2 DLC's

Platiné par : 135 joueurs (37 %)

100% par : 24 joueurs (7 %)


Note des joueurs :
4.4/5 - 8 notes

Note des platineurs :
4.4/5 - 7 notes

Test rédigé par Bas ^ le 28-05-2022 - Modifié le 04-06-2022

Introduction

Image

Sorti pour la première fois en 2005 (sur PS2, Wii et Xbox), Sniper Elite est un jeu d'action/infiltration qui vous place dans la peau d'un tireur d'élite pendant la deuxième guerre mondiale, entre complot à interrompre et nazis à éliminer. Développé depuis le début par Rebellion, à qui l'on doit également la saga des Zombie Army et Strange Brigade, Sniper Elite en est désormais à sa cinquième itération, avec un passage sur les plateformes nouvelle génération pour cet opus.

Plutôt bien accueillie par la presse et les joueurs, la série des Sniper Elite a su se forger une petite réputation au fil des jeux, en peaufinant toujours un peu les différents aspects (plus d'action, des cartes plus ouvertes, de meilleurs graphismes, etc.). Si Sniper Elite 5 entend clairement continuer dans cette veine, est-il à la hauteur des attentes ? Ce passage "next-gen" est-il suffisant pour faire honneur à sa lignée ? Réponse dans ce test.


Note : le jeu a été testé sur la version PS5, après une grosse vingtaine d'heures. Comme je le dis un peu plus bas, certains aspects du jeu n'étaient pas disponibles, en raison de la faible affluence (le multijoueur notamment). Je n'ai donc eu la possibilité de faire un retour très pointu à ce sujet, je m'en excuse.
Contenu du jeu
Les vieux pots, les meilleures soupes

Si vous n’avez jamais entendu parler de Sniper Elite, sachez qu’il s’agit d’un TPS, un jeu de tir à la troisième personne mêlant différents gameplays (infiltration, action et phases de snipe) avec une approche qui se veut réaliste : prise en compte du vent, de la balistique de vos projectiles, mais aussi du bruit réalisé par vos tirs (non, un silencieux ne supprime pas tout !) pour n’en citer que quelques-uns. Le titre propose également une vaste gamme de gadgets (TNT, mines antichar et antipersonnel, leurres, par exemple) pour vous permettre de planifier vos actions et vous ménager une porte de sortie.

Si différents modes de jeu sont proposés, c'est bien entendu le mode campagne de Sniper Elite 5 qui va retenir notre attention au départ : vous y incarnez à nouveau l'agent Karl Fairburne, fraîchement déployé en France suite à sa promenade italienne et vous allez devoir affronter les forces de l'Axe pour préparer le terrain en vue du débarquement allié en Normandie. Au travers de 8 missions (et autant de cartes différentes), vous pourrez démontrer vos talents de tireur d'élite pour remplir vos objectifs, de manière également à contrer le projet Kraken, une tentative allemande de renverser le cours de la guerre. Bien que l'histoire ne soit guère captivante, elle est mise en scène au travers de cinématiques avant et après chaque niveau et grâce aux différents éléments d'informations à récolter un peu partout. Comme dans les opus précédents, il est possible de jouer l'intégralité des missions en mode coopération pour se faciliter un peu la vie.


Allô, le QG ? J'ai un ennemi non identifié...

Les habitués ne seront pas dépaysés par la manière dont le jeu se présente jusqu'ici, mais une petite nouveauté - inspirée des Souls et de Deathloop, à n'en pas douter - a fait son apparition dans le jeu, sous la forme de l'invasion. Si vous jouez en ligne et que vous activez l'option, il est en effet possible qu'un autre joueur s'invite dans votre mission sous les traits d'un tireur d’élite allemand : à vous de le débusquer et de l'abattre avant que lui-même ne vous mette le grappin dessus ! Comme pour les Souls ou Deathloop, l'envahisseur possède un net avantage sur sa proie, puisque les soldats allemands ne le prennent pas pour cible. Mieux encore, il profite des combattants germaniques pour repérer aisément sa cible et peut ainsi se mettre en embuscade pour tuer Karl. Ce dernier ne semble bénéficier que d'un petit avantage, sous la forme de téléphones qui permettent de repérer l'envahisseur pour un temps donné et une zone assez vague. Personnellement, je n'ai pas été très convaincu, le déséquilibre me semble trop grand en faveur de l'envahisseur pour l'instant.


Un pour tous, tous pour un !

En plus de ça, Sniper Elite propose un mode Survie, où l’objectif est de défendre un poste de commandement et de résister à 12 vagues successives d’ennemis. Plutôt amusante, pensée pour être jouée à plusieurs, cette partie du titre est une belle réussite, même si elle ne vous occupera sans doute que quelques heures, le temps de venir à bout des trois cartes proposées. Il existe des variantes (appelées opérations) aux scénarios des vagues, avec différents lieux et différents angles d’attaque, ce qui vous permettra de renouveler un peu l’expérience si vous le souhaitez. L’un des précédents titres de Rebellion a bénéficié de nombreux DLCs qui ont chacun apporté de nouvelles cartes pour ce mode de jeu, alors soyez rassuré, Sniper Elite devrait également vous proposer du sang neuf à un moment ou à un autre.


Et y a même du multi ?

N'ayant pas pu l’essayer – les serveurs étaient complètement vides avant le lancement… – je n’ai pas d’expérience dans ce domaine, mais il existe également un mode multijoueur avec beaucoup de possibilités offertes, que ce soit du chacun pour soi, de l’affrontement par équipe (2x8 joueurs), par escouade (4x4 joueurs) ou encore un mode « Pas de traversée » qui interdit les combats rapprochés pour privilégier les duels au sniper ! A priori, il n’existe pas de serveurs dédiés mais chaque joueur peut héberger une partie comme il le souhaite.
Contrairement au mode Survie qui partage sa progression avec le mode Solo, celle en multijoueur est entièrement indépendante. À vous donc de (re)débloquer les fusils et accessoires au fur et à mesure de votre avancée. Rien de très complexe de ce point de vue, puisque les récompenses proposées (les armes et les accessoires, et quelques apparences supplémentaires pour votre personnage) s'obtiennent en montant en niveau, sans défi ni objectif secondaire à accomplir. Bien que ce ne soit qu'un petit bonus - le jeu étant avant tout pensé pour la campagne en solo - c'est appréciable de voir que les développeurs ont pensé à ajouter suffisamment de contenu dans les différents modes pour satisfaire tout le monde !
Aspect technique du jeu
En liberté, mais surveillée

Graphiquement, Sniper Elite 5 s'en sort correctement même s’il accuse légèrement le coup en comparaison d’autres sorties récentes. L'impression générale qui se dégage du titre n'est pas mauvaise, mais elle n'est pas non plus excellente : certains niveaux sont très beaux, avec des vues à couper le souffle (la Cathédrale de la 3ème mission, notamment) et d'autres ne font qu'empiler les zones les unes à côté des autres, avec des "couloirs" pour les relier entre elles. Malgré une impression de liberté, on se rend très vite compte que de nombreux passages sont en réalité bloqués, avec un espace inaccessible au milieu. On en vient rapidement à pester contre ces murs invisibles qui nous bloquent et nous obligent à faire tout un détour pour accéder à notre objectif, la faute à un level-design étrange et tortueux sur certains niveaux.


Au ralenti, et à travers les murs !

En termes de modélisation, celle des armes et des personnages est très bonne, même si vos ennemis manquent cruellement de diversité : malgré une petite attention sympathique qui consiste à leur donner un nom quand vous les observez aux jumelles, vous affrontez l’armée des clones du troisième Reich. Bon, on va dire que c’est l’uniforme qui fait ça, allez. Le jeu se rattrape en proposant une personnalisation des armes très poussée et un vrai changement de look quand vous équipez votre pistolet d’une crosse longue par exemple. La kill-cam (à rayons X !) qui se déclenche quand vous abattez un ennemi d’un tir à la tête, entre autres, fait bien entendu son retour, pour notre plus grand plaisir. Très fidèle aux précédents opus, le travail fait à ce niveau-là est excellent, avec des angles qui changent, un travelling sur votre balle quand elle approche la cible, et un ralenti du plus bel effet quand elle vient oblitérer les organes de votre adversaire.


La Normandie, made in Hollywood

Si tous les environnements ne se valent pas, comme je l’ai dit, avec des niveaux plus réussis que d’autres, tous possèdent peu ou prou le même défaut, à savoir l’absence d’ambiance : même au cœur d’une ville médiévale, on peine à croire au fait que des gens habitent là, malgré l’effort réalisé pour permettre de visiter certains bâtiments. Ce n’est pas un drame absolu, et ça aurait sans doute été difficile de faire beaucoup mieux sans ajouter des PNJ « neutres », mais on a un peu l’impression de se promener dans un décor de cinéma, plus que dans des villages français à certains moments.

Concernant la partie sonore, Sniper Elite reste fidèle à ses racines, avec une bande sonore minimaliste mais plutôt efficace pour aider à repérer les ennemis. Ces derniers s’expriment toujours en allemand quand nos alliés ont un accent français très marqué. Vive le France.


Une intelligence... partagée

Enfin, pour clôturer ce tour d’horizon, je dois avouer que l’IA ne m’a pas énormément impressionnée, mais elle semble assez à l’aise pour se coordonner et contourner le joueur. Dans les difficultés inférieures (il en existe 5, j’y reviendrai un peu plus bas), elle a toutefois tendance à se précipiter un soldat à la fois dans des couloirs qui permettent d’assommer tout ce petit monde un par un après le tournant. Les réactions sont cependant plutôt bonnes dans l’ensemble, avec un système de repérage basé sur le bruit et la vue, un cercle matérialisant la limite dans laquelle vous pouvez être vu par l’ennemi pour vous aider.
Plaisir à jouer et à rejouer
Une prise en main immédiate

Si Sniper Elite 5 ne propose pas à proprement parler une carte d’initiation, les premières minutes de la première mission seront l’occasion de découvrir quelques mécaniques du jeu, de l’infiltration aux premiers tirs de fusil entre autres. Quelques info-bulles viendront compléter cela par la suite, et des informations plus détaillées seront disponibles dans les menus. Ouf. Fort heureusement, le jeu est assez facile à prendre en main et ne déborde pas vraiment du cadre : on court, on s’accroupi, on se baisse avec des touches classiques, on vise avec (L2) et on tire avec (R2). Les gâchettes haptiques de la PS5 sont très bien exploitées, avec un cran sur la visée pour un tir à l’épaule et un appui complet pour passer en mode « FPS ». La gâchette droite, elle, offre une petite résistance pour simuler la détente du fusil, on apprécie.


À chacun sa peine !

J’ai évoqué en quelques mots la difficulté du jeu, il faut savoir que Sniper Elite a été pensé pour tous les joueurs : du plus débutant, qui ne veut pas s’encombrer avec des détails comme la physique des balles ou le vent, jusqu’au puriste qui souhaite masquer entièrement l’interface et qui veut « perdre » les balles du chargeur s’il recharge trop vite. Entre les deux, il existe tout un panel de difficultés intermédiaires qui pourront contenter tout le monde, avec en bonus un réglage personnalisé si on souhaite activer certaines contraintes mais pas toutes. Très bien pensée, cette malléabilité offre à chacun l’expérience qu’il souhaite. Bien entendu, les chasseurs devront affronter le mode Authentique, s’ils veulent obtenir le (Platine) mais j’y reviendrai.


Sniper. Fantôme. Combattant.

Question gameplay, là encore il y en a pour tous les goûts, avec des phases d’infiltration et des tirs au pistolet silencieux pour se débarrasser des ennemis, des gunfights à la mitrailleuse lourde pour nettoyer un bunker ou encore des tirs à très longue portée pour écrémer vos ennemis avant d’approcher. La personnalisation des armes aide également à choisir sa manière de jouer, puisque pour la première fois il devient possible – moyennant des performances un peu dégradées – de jouer avec des fusils ou des mitraillettes « discrètes » ! Différents types de balles (subsoniques, perforantes, par exemple) peuvent également être équipées pour s’adapter à toutes les situations que vous pourrez rencontrer. Très jouissif et très appréciable. Trois arbres de compétence viendront également vous aider à neutraliser vos adversaires, en offrant des bonus en combat (meilleure stabilité, réanimation à l'aide d'une trousse de soin, par exemple), en équipement (plus de munitions, plus de gadget) ou en survie (en améliorant votre santé ou sa récupération entre autre). Néanmoins, pas question de verser dans le RPG et les choix ici, puisqu'il sera possible de tout débloquer une fois le grade 40 atteint.


À noter que le jeu propose un DLC "day one" (payant malheureusement !) vous proposant d'infiltrer le Berghof, le Nid d'Aigle d'Hitler pour mettre fin au règne du sinistre Führer de différentes manières. Si l'on se fie aux différentes cartes du jeu, prévoyez entre 2 et 5 heures, pour la bagatelle de 7€. Si Rebellion suit la logique adoptée avec Zombie Army, il faut s'attendre à de (très) nombreuses productions de ce genre, pour le meilleur ou pour le pire !
Chasse aux trophées
Avec un total de 54 trophées (et déjà un DLC !), Sniper Elite 5 balaye un spectre assez large quant à ce qu’il faudra faire pour atteindre le sésame (Platine). En vrac, on trouvera des trophées liés à l’histoire, à des actions spécifiques, aux différents modes de jeu, un peu de farm (léger) et… des collectibles (beurk). De nombreux suivis (PS5 et in-game) sont disponibles et vous permettront de traquer votre progression, un excellent point.


Du classique.

Très classiques, les trophées liés à l’histoire viendront récompenser chaque fin de mission (8 en tout, encore une fois) et un trophée final vous sera octroyé à l’issue de la campagne entière. En jouant en difficulté Authentique, vous pourrez également obtenir un autre trophée (Or), qui sera sans aucun doute le trophée le plus délicat. Sans être un vrai challenge, le jeu étant généreux quant aux sauvegardes que vous pouvez réaliser, le mode Authentique sera l’occasion de se frotter à un jeu entièrement différent, avec des mécaniques très poussées (le vent, la physique des balles…) et des ennemis plus redoutables. Recommandée après une première partie de découverte, cette difficulté sera l’occasion de véritablement (re)découvrir les niveaux avec un œil neuf.

Très classiques aussi, quelques trophées viendront récompenser votre exploration des autres modes de jeu, avec deux trophées pour l’invasion, un trophée pour le multijoueur et un trophée pour la survie. Ici, pas de mauvaise surprise, il s’agira surtout de découvrir les possibilités, sans avoir besoin de s’investir beaucoup. À voir si sur la durée, il sera toujours possible de terminer un match JcJ (multijoueur donc), ou s’il faudra obligatoirement booster pour l’obtenir.

Les habitués de la franchise reconnaîtront aisément la catégorie suivante de trophées, que je regroupe avec le (léger) farm, puisqu’il s’agit des actions spécifiques : liés à des passages de certains niveaux ou à des éliminations précises à réaliser (caché dans les hautes herbes, en masquant le son de son arme, par exemple), ces trophées s’obtiendront sans problème en jouant normalement et ils permettront surtout de jalonner votre parcours. Rien de difficile ici, et rien d’insurmontable, puisque tout pourra s’obtenir dans la plus faible des difficultés. Hourra !


Mon coup de gueule

Je vais sans doute finir par le pire dans cette liste – selon moi – mais devenu malheureusement assez incontournable, je veux bien sûr parler des collectibles... Il en existe 19 par carte (sous la forme de documents, de lettres, d’objets cachés, d’établis et d’aigle en pierre à abattre), pour un total de 152 en tout. Même si Rebellion a tenté de rendre ça intéressant (les lettres et les documents donnent des indices pour les missions, les établis permettent de débloquer des accessoires d’arme), cela reste de la fouille pas très intéressante (surtout que certains sont cachés derrières des munitions donc pas super visibles), avec un bénéfice assez faible. Heureusement, les cartes ne sont pas gigantesques et un guide ou une vidéo permettront de les récupérer en jouant « normalement » (ce qui n’était pas mon cas, d’où mon petit biais sans doute) même s’il faudra avoir un navigateur ouvert en même temps… La prochaine fois, ajoutez un gadget Rebellion, genre une boussole, ou un petit son quand on s’approche, par pitié.
Conclusion
Comme ses aînés, Sniper Elite 5 s'appuie sur une représentation assez réaliste de la Deuxième Guerre Mondiale, sans verser dans la simulation pure. Beaucoup d'options permettront à chacun de prendre le jeu en main comme il le souhaite, dans la difficulté de son choix. On regrettera sans doute qu'il ne soit pas plus beau - le moteur commence à montrer ses limites - mais on applaudira très fort la personnalisation des armes et on reprendra une petite dose de survie, avec un supplément DLC !
J'ai aimé
  • Un vaste terrain de jeu
  • De la personnalisation à gogo
  • Les multiples façons de jouer
  • Une liste de trophées pas (trop) prise de tête
Je n'ai pas aimé
  • Les décors, un peu vides et inégaux
  • Ce level-design un peu gâché
  • Les collectibles, vraiment quoi
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Je recommande ce jeu : Aux fans de la série, Aux curieux

Bas ^ (Basseuh)

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