Sekiro : Shadows Die Twice

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 22/03/2019
Genre(s) : Action 
Territoire(s) : FRANCE

2476 joueurs possèdent ce jeu
34 trophées au total
0 trophée online
23 trophées cachés

Platiné par : 852 joueurs (34 %)

100% par : 852 joueurs (34 %)


Note des joueurs :
4.6/5 - 16 notes

Note des platineurs :
4.6/5 - 14 notes

Test rédigé par yuutsu le 18-04-2019 - Modifié le 18-04-2019

Introduction

不死 Quand on naît shinobi

Le concept du die and retry possède nombre de licences iconiques ayant fait suer les joueurs. From Software en rassemble plus d'une entre Demon's Soul, Dark Soul et Bloodborne. En plus de pousser les joueurs à se confronter à des ennemis d'une extrême violence, le studio arrive à dépeindre des univers qui s'accompagnent d'une ambiance délétère, proche de la dark-fantasy.

Sekiro: Shadows Die Twice, sorti le 22 mars 2019, semble suivre la voie de ses aînés. Après le médiéval et le victorien, nous voici plongé dans le Japon de l'ère Sengoku. Cette période est marquée par les conflits déchirant les provinces de l'archipel, disputées par les clans. Un terreau idéal pour proposer une intrigue propice aux émanations fantastiques comme nous a habitué From Software. Vous incarnez le Loup, un shinobi dont la vie est vouée à servir son seigneur. Lorsque ce dernier est capturé, vous partez à sa recherche. Mais la route ne sera pas aisée, émaillée qu'elle est d'ennemis aussi bien humains que divins. Sans compter que le pays est en proie à une curieuse maladie : la peste du dragon.

Les captures d'écran utilisées comme visuels pour le test ont été effectués sur une PS4 Pro.

Contenu du jeu

不死 Plus y a de fous, moins il y a de riz

Après avoir tenté, sans succès, de sauver votre maître, manqué de vous faire tuer et perdu votre bras lors de la confrontation contre l'ennemi, vous voilà en compagnie d'un sculpteur. Ce dernier, en plus de vous avoir recueilli et soigné, a remplacé votre bras manquant par une prothèse. Cet implant sera l'un de vos plus fidèles alliés pour retrouver votre seigneur. Vous voici projeté dans un Japon en proie au désordre à sillonner le pays pour ramener votre suzerain auprès de vous. Les ennemis s'opposant à vous ne seront pas que de simples humains et la peste du dragon, étrange maladie décimant la population, vous mettra des bâtons dans les roues.

Pour la première fois dans les jeux die and retry du studio, aucun multijoueur n'est disponible. Votre périple va se dérouler en solitaire avec vos propres moyens, de quoi accroître la sueur déjà abondante sur vos manettes lors des passages stressants. Mais n'ayez crainte : les points de téléportation sont assez nombreux pour vous éviter de devoir traverser toute la carte. Cette dernière est d'ailleurs vaste et variée dans sa typographie : vous allez aussi bien franchir des villages décimés que des montagnes enneigées. Au vu du style du jeu, grande est l'attente concernant les ennemis. Nous reviendrons sur leur intelligence dans la partie technique. Concernant leur visuel, il est assez fourni pour ne pas faire ressentir une trop grande lassitude. Chacun des boss possède sa propre identité vous permettant de défier un général gigantesque monté sur un percheron de la taille d'un homme, un serpent blanc gargantuesque, une femme-papillon... On regrettera que les soldats de base se déclinent sur des supports plus identiques. Malheureusement un manque de détails qui se fait ressentir dans de nombreux jeux, les seconds couteaux étant souvent délaissés au profit des adversaires plus emblématiques.

Votre personnage ne peut pas changer d'arme comme cela était le cas pour Bloodborne. Vous possédez une arme principale, votre prothèse au bras que vous pouvez améliorer ainsi qu'un arbre de compétences. Ce dernier se divise en plusieurs sections : art des shinobi (compétences de furtivité), art des prothèses et art des Ashina (compétences de votre sabre). Vous êtes libre de débloquer les compétences que vous souhaitez afin de personnaliser votre personnage et vous aider dans votre progression. L'équipement, quant à lui, ne subit aucune modification : une méthode qui prend à contre-pied le genre qui se basait, jusqu'ici, sur une évolution de vos armes et accessoires pour seconder votre maîtrise pure du jeu. La prothèse, elle, sera une de vos plus grandes alliées. Vous pouvez vous équiper jusqu'à dix prothèses différentes, chacune dotée d'aptitudes uniques comme sauter tout en lançant des shurikens, réaliser un combo avec l'épée, accroître vos dégâts sur certains ennemis, etc.

Les objets que vous trouverez sur vos ennemis ou auprès des marchands auront aussi leur utilité. Chaque objet possède une fonction qui vous aidera comme aveugler l'ennemi ou améliorer vos aptitudes durant un temps donné. Heureusement votre inventaire est assez vaste pour récolter tout ce que vos ennemis vont semer.

Contrairement à ce que l'on pourrait croire de prime abord, Sekiro n'est pas qu'une succession de combats contre des boss. Des PNJ viendront solliciter votre aide ce qui vous permettra d'acquérir de nouveaux objets, mais aussi de découvrir des récits annexes. Vous pourrez ainsi aider une vieille dame à retrouver son petit-fils mutilé par la peste ou ramener à un marchand un acolyte pour l'aider à récolter des armes sur les cadavres.

La peste du dragon a d'ailleurs son importance (toute relative) dans le jeu. Lors des combats votre personnage peut mourir mais peut également ressusciter moyennant un coût (perte d'expérience et d'argent dont la quantité monte, graduellement, à chaque résurrection). Chacun de vos décès propage la peste sur tous les PNJs à qui vous avez parlé. À terme, cela vous empêche d'interagir avec, comme commercer avec un marchand. Heureusement, contre monnaie trébuchante, vous pouvez acquérir un objet permettant d'expier le mal dans une zone.

Vous vous en doutez, pour limiter la casse, vous allez devoir user de vos compétences mais surtout miser sur l'infiltration : une mécanique jusqu'ici, absente, des SoulsBorne. Vous pouvez vous dissimuler aussi bien dans le décor (comme les hautes herbes) qu'en hauteur, grâce à votre bras servant aussi de grappin. Cette mécanique vous aidera plus d'une fois : ainsi frapper un ennemi dans son point faible, sans l'alerter, peut lui ôter une barre de vie complète. Et dans un die and retry, ce genre de bonus peut se révéler salutaire. Oubliez donc la démarche lourde des guerriers ou des chasseurs. Vous êtes un shinobi : faites preuve d'agilité et de furtivité pour vous en sortir !

Trophee

Se plaçant dans la lignée de ses aînés que sont Dark Souls et Bloodborne, Sekiro n'hésite pas, pour autant, à sortir des sentiers balisés pour proposer une nouvelle expérience. Désormais le joueur doit se débrouiller seul à l'aide d'un arbre de compétences fourni. L'ajout de l'infiltration apporte un plus non négligeable au genre permettant de mener une traversée originale et dépaysante.
Note : 4/5

Aspect technique du jeu

不死 Un parfum de décadence

From Software a toujours su soigner l'esthétique de ses productions : le cadet ne déroge nullement à la règle. La première claque se fait ressentir lors de la découverte du domaine de votre maître en proie aux flammes. Chaque zone que vous allez parcourir possède sa propre identité, partageant, en fil rouge, cette décadence qui se fait ressentir dans les villages détruits et autres éléments esthétiques. Le Japon que vous traversez n'a rien de la splendeur d'un shogunat rutilant : vous côtoyez les paysans crottés et la misère. Sekiro est sublime dans sa décadence à l'image de Bloodborne qui suintait le gothique sanglant.

La bande-son accompagne parfaitement chaque instant, mais aussi chaque environnement du jeu avec des sonorités que l'on associe au Japon féodal. Malgré tout, aucune piste n'est réellement marquante.

Malheureusement, cette belle patine n'est pas exempte d'accrocs. De nombreux bugs de collisions sont à déplorer. Même si un rocher vous bloque la route, vous, ou l'ennemi, pouvez frapper et toucher l'adversaire comme si l'élément n'existait pas. Un bug que des joueurs pourront user à leur avantage mais qui jurent dans ce si beau paysage... sans compter qu'ils peuvent vous nuire si vous n'y prêtez pas attention. De même, lorsque vous plantez un ennemi en faisant traverser votre lame dans sa nuque, vous ne verrez que deux textures qui se chevauchent. Ces petits éléments ne détériorent en rien la magnificence des détails portés aussi bien aux décors qu'aux personnages. Toutefois, leur présence laisse un petit arrière-goût de déception : From Software n'aurait-il pas pu, au moins, éviter ces bugs de collision pouvant nuire à l'expérience du jeu ? D'autant plus lorsque tout le principe du jeu consiste à éviter la mort autant que possible.

L'IA laisse une même impression que la technique graphique : tout en demi-teinte. Là où certains ennemis vous suivent à la trace et savent aussi bien parer que répliquer à vos coups, d'autres ne vont pas réagir alors que vous venez de tuer leur collègue juste à côté (et que ce dernier a poussé un dernier cri, très audible, avant de trépasser). Ce même constat se fait sentir sur les boss, permettant aux joueurs d'exploiter ces failles. Par exemple, vous allez devoir battre un boss résidant dans des marais empoisonnés. La logique voudrait que vous deviez attaquer tout en esquivant les pièges du terrain. Du tout. Placez-vous en hauteur et laissez le temps faire son effet : l'ennemi va perdre graduellement de la vie, tout seul, rongé par l'acide des marais. Néanmoins, la plupart des boss mettront vos nerfs à rude épreuve et l'infiltration sera la clé qui vous aidera à vous en sortir.

Comme dans les autres SoulsBorne, les ennemis utilisent un large panel d'attaques dévastatrices qu'elles soient de zones ou de corps-à-corps. Ce dernier vous amène à vous confronter en un contre un contre des sabreurs émérites ou des créatures titanesques. Dans ces cas-là, l'usage du grappin vous permettra d'esquiver les attaques qui vous sont destinées et de porter le coup décisif en profitant d'une faille de l'ennemi.

Mourir deviendra rapidement une routine lors de votre progression dans Sekiro. N'essayez d'ailleurs pas de quitter le jeu lorsque l'écran « Mort » s'affiche : en relançant le jeu, vous retomberez sur ce même écran. La mort ne peut être ignorée et rythmera chacun de vos pas. Il faut dire que même le plus faible des ennemis peut, d'un coup, vous retirer les trois-quart de votre barre de vie. Et quand votre décès provient d'un bug de collision, la frustration est encore plus optimale.

Heureusement ces bugs demeurent mineurs lors de vos affrontements et la vivacité de votre personnage, une fois prise en main, vous sera salutaire. Comme dit plus haut, le grappin vous permet d'effectuer des acrobaties, de repartir en arrière, foncer sur l'adversaire. Même au sol, Loup demeure rapide pouvant courir en faisant le tour de l'arène pour mieux éviter les attaques. Cette technique se révèle plus brouillonne au sein des espaces clos. Sekiro est dotée d'une caméra dynamique qui suit les mouvements de votre personnage. Elle aura la fâcheuse tendance de se coller derrière une poutre et aura plus de peine à s'écarter du décor. Mais avec un simple mouvement du joystick vous pouvez rétablir la visée : prenez surtout l'habitude d'avoir le pouce près de ce bouton pour guider la caméra lors de vos courses en intérieur.

Là où les SoulsBorne présentaient des personnages à la démarche lente, Loup permet de mener les hostilités tout en vivacité avec une caméra tout aussi dynamique. Lors des phases de combats en extérieur, vous pourrez largement profiter d'angles de vues spectaculaires surtout si vous usez du grappin. Il y a quelque chose de réjouissant à planter sa lame dans l’œil d'un ennemi, ou lui trancher la gorge alors qu'on s'agrippe à un mastodonte dix fois plus gros que vous.

Pour continuer sur le thème du gameplay, ce dernier est bien plus aisé à prendre en main que ses aînés. Le grappin offre une sensation de liberté bienvenue permettant de se promener sur les toits ou dans les branches. On s'amuse à voyager dans les hauteurs, à l'insu des gardes. Il reste dommage que certains lieux demeurent inaccessibles malgré les atouts de la prothèse. Le gameplay conserve quelques subtilités : un même boss peut être défait de plusieurs façons selon votre façon de jouer, mais aussi par quel côté vous abordez le combat. Ainsi contre un ennemi campé sur son cheval géant, vous avez plusieurs méthodes : l'attaque frontale en esquivant les coups de lance ou courir en permanence, attendre que l'ennemi dérape pour profiter de l'ouverture afin d'utiliser le grappin pour frapper l'ennemi au corps-à-corps. Le gameplay se veut plus souple que ses prédécesseurs, rendant le jeu plus accessible. Cela ne vous empêchera pas de devoir étudier les mouvements de l'ennemi et recommencer un combat plus d'une fois avant d'obtenir la victoire.

Trophee

Sans être d'une perfection absolue, Sekiro reste dans la veine des productions du studio : l'ambiance d'un Japon décadent est finement distillée aussi bien dans les décors que les différents protagonistes. Il reste dommageable que les bugs de collision et l'IA ne soient pas à la hauteur de la charte graphique. Les joueurs les plus rusés sauront tirer parti de ces failles pour rendre leur avancée plus simple.
Note : 4/5

Plaisir à jouer et à rejouer

不死 Un shinobi doit savoir accepter la mort

Difficile d'appliquer une note précise à cette section au vu du genre auquel se rattache Sekiro. Le try and die implique une frustration à laquelle chaque joueur sera, plus ou moins, réceptif. Si vous n'êtes pas rebuté à l'idée de (re)lancer des combats jusqu'à complète victoire et aimez le challenge, vous trouverez là geta à votre pied. Sinon, vous stopperez probablement très rapidement le jeu. Sekiro est de ces jeux qui divisent les avis mais qui a le mérite de ne laisser aucun joueur, l'ayant eu entre les mains, indifférent.

Mais qu'en est-il de Sekiro plus en détails ? Le récit s'articule autour de deux intrigues : sauver votre maître et se confronter à la peste du dragon. Ce second récit se fait surtout ressentir au travers des différents PNJs que vous croiserez qui seront, comme dit plus haut, davantage touchés à chacune de vos morts, celles-ci répandant davantage la peste. Concrètement, la peste n'a qu'une importance toute relative : certains PNJs ne peuvent plus interagir avec vous et le pourcentage d'aide divine se réduit, accroissant ce que vous perdez en mourant. Un malus que vous pouvez aisément combler en veillant à ne pas vous ruer dans une nouvelle zone alors que vous êtes proche d'une montée de niveau.

Ce système d'expérience est d'ailleurs plus ou moins punitif selon comment vous jouez. Mourir vous fera perdre de l'expérience et de l'argent, mais cette perte répond à des règles plus souples qu'à ce que nous a habitués From Software jusqu'à présent. Jamais, après un décès, vous ne redescendrez en dessous d'une barre d'expérience remplie : votre mort n'impacte que sur le niveau en cours d'acquisition. Nul besoin, non plus, de retourner récupérer l'ensemble de votre expérience, argent et équipement sur votre cadavre comme cela était le cas pour Bloodborne. Il ne tient plus qu'au joueur de jouer la carte de la prudence et d'attendre de finaliser un niveau avant de fouiller une autre zone pouvant accueillir un boss, ou remplie de farouches adversaires.

Reste que vous allez souvent mourir comme le veulent les die and retry, qui portent si bien leur nom. From Software a toujours su proposer des opus emplis de challenges vous confrontant à des ennemis pratiquement imbattables et requérant de connaître chacun de leurs mouvements pour vous en sortir. Sekiro applique cette recette séculaire. Loup a beau être nerveux et voltigeur, vous n'échapperez pas à la succession de décès, que ce soit contre un boss ou un adversaire lambda. Sekiro rejoint ces jeux qui requièrent déjà des connaissances en tant que joueur et diviseront les communautés. Toutefois, réussir à défaire un adversaire, avancer dans une quête offre, au joueur, un sentiment d'accomplissement. On se sent satisfait d'avoir réussi un challenge qu'on pensait inaccessible... pour mieux répéter l'expérience quelques pas plus loin. La répétition de ce schéma poussera nombre de joueurs à poser la manette et passer à autre chose. Pour les fans de challenge et de die and retry, ils ne seront pas dépaysés et profiteront de la nouvelle création de From Software.

La méthode de (re)faire en boucle certaines zones pour grappiller expérience et argent sera celle que vous userez beaucoup afin d'acquérir de nouvelles capacités ou des objets de haute importance, comme la graine de gourde. Cette dernière, offert au bon PNJ, vous offre une dose de soin supplémentaire non négligeable. Cette méthode de farming pourra en rebuter certains mais elle permet d'améliorer son personnage afin de ne pas bloquer indéfiniment devant un boss.

Sekiro propose un monde plus ouvert que ses pairs permettant d'affronter un ennemi de différentes façons, rien que par le chemin emprunté. Il vous arrivera, probablement, plus d'une fois, de re-découvrir une zone déjà traversée sous un autre angle et de vous dire : « Tiens, j'aurais pu passer par là pour affronter le boss ». L'aspect infiltration apporte un plus dans le plaisir de jeu assouplissant un gameplay qui, habituellement, se montre rigide dans les jeux try and die.

Son gameplay le rend plus simple que Bloodborne et son challenge des calices, ou même que Nioh qui se montrait plus linéaire. L'agilité et la discrétion rendent Sekiro plus facile tout en conservant l'essence du try and die avec ses ennemis punitifs. Sans compter que vous devrez avancer surtout en veillant à conserver la vie de votre personnage, sa condition physique (permettant d'encaisser les coups sans perdre de vie). Votre connaissance des patterns (les mouvements de l'adversaire) vous permettront de progresser.

Tout comme Bloodborne, Sekiro possède plusieurs fins que vous pouvez obtenir dans une même partie en sauvegardant à un moment propice et en conservant cette même sauvegarde, à part, sur le Cloud ou une clé USB. Sinon, cela vous servira comme prétexte à relancer quatre parties. Mais pas d'inquiétude : l'opus dispose d'un New Game + vous permettant de conserver tous vos acquis et de rendre vos futures sessions plus faciles. Toutefois, sans ces fins, le jeu ne poussera aucun joueur à relancer une partie hormis pour finir de glaner les ultimes boss cachés. Sauf si vous êtes un chasseur de trophées compulsif ou un perfectionniste, vous aurez déjà tant sué à arriver au bout que vous en resterez là.
Trophee

Sekiro demeure un try and die avec les éléments propres à ce genre qui peuvent aussi bien attirer les fans de challenges que refréner les joueurs recherchant une expérience dénuée de frustration. Avec l'ajout d'éléments comme l'infiltration, Sekiro se montre plus accessible que ses pairs et pourra, qui sait, réconcilier des joueurs avec From Software.
Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%

不死 Ce monde va connaître la souffrance

De prime abord, la liste des trophées de Sekiro ne semble guère développée au vu du genre du jeu. Toutefois, elle permet de rassembler les grandes lignes qui composent l'opus sans s'appesantir de trophées n'apportant aucun intérêt, si ce n'est d'ajouter du temps à un jeu déjà copieux si vous n'êtes pas un expert en la matière. La course au platine peut se résumer en trois grandes voies : améliorer au maximum votre personnage et ses compétences, visualiser toutes les fins et défaire tous les boss.

Concernant les fins, comme dit plus haut, deux méthodes s'offrent à vous : tout mener en une partie avec une sauvegarde judicieusement effectuée et conservée de côté ou cumuler les sessions en New Game +. On retrouve là une chasse déjà ressentie dans Bloodborne sur lequel cette même stratégie pouvait s'appliquer.

Concernant les boss, certains sont finement dissimulés et demanderont à fouiller consciencieusement les zones. Comme vous vous en doutez, certains boss cachés se révéleront plus complexes que ceux du récit principal. L'un d'eux, un démon, risque de vous faire tourner chèvre. L'ennemi possède plusieurs panels d'attaques qui se révèlent pouvoir balayer toute la zone d'arène. Il peut aussi sauter en hauteur rendant alors son atterrissage particulièrement difficile à esquiver. Améliorer Loup dans toutes ses capacités deviendra alors une formalité essentielle pour arriver à bout de ce seul ennemi.

Au vu de tout ce que requiert le platine, à vous de voir si cumuler les parties n'est pas plus salutaire que vouloir visualiser toutes les fins lors de votre première session. Difficile d'estimer le temps que vous mettrez à obtenir le platine selon la méthode utilisée sans compter votre maîtrise du jeu. Là où des joueurs peuvent enchaîner les ennemis sans moufter, d'autres vont coincer sur le premier boss pendant des jours. Amener Loup à son maximum, visiter tous les lieux, combattre tous les boss, toutes ces actions s’entremêlent et sont indissociables. Il vous faudra monter Loup à son apogée pour décimer tous les ennemis et ces derniers étant dispersés sur la carte, vous aurez automatiquement visualisé toutes les zones.

En soit, aucun trophée n'est inutile dans la liste, ni n'ajoute de challenge supplémentaire à ce que propose déjà le jeu. Si vous souhaitez découvrir toutes les fins, vous obtiendrez le platine tout naturellement. Le plus dur consistera à vous habituer au style du jeu et à apprendre les mouvements des boss pour les défaire. Patience et maîtrise du gameplay seront vos meilleurs alliés.
Trophee

Le platine est à l'image de Sekiro : il demande de la patience et une bonne connaissance du jeu. Accéder à toutes les fins sera votre plus grand challenge et ce qui vous permettra de collecter l'ensemble des trophées. Aucun trophée n'est de trop. Seule la difficulté du jeu régente celle du platine.
Note : 4/5

Conclusion

From Software frappe encore un grand coup et arrive à renouveler un genre qui semblait, à jamais, bien muré entre ses retranchements. L'univers de Sekiro, l'ajout de l'infiltration, lui permettent de se distinguer de ses pairs. De par son style, le die and retry, Sekiro demeure un jeu qui ne sera pas accessible à tous et qui demandera temps et patience pour en décrocher le platine. Il demeure une excellente expérience et une bonne introduction au genre pour les curieux voulant s'y frotter.
Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
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Je recommande ce jeu : Aux acharnés, Aux spécialistes du genre, Aux chasseurs de trophées/platine difficile

yuutsu (Sabaku08)

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