ScourgeBringer

ps5

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 19/04/2022
Genre(s) : Action , Plates-formes, Indépendant
Territoire(s) : FRANCE

4 joueurs possèdent ce jeu
43 trophées au total
0 trophée online
9 trophées cachés

Platiné par : 1 joueur (25 %)

100% par : 1 joueur (25 %)


Pas de note
des joueurs

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des platineurs

Test rédigé par AngelMJ le 12-05-2022 - Modifié le 02-06-2022

Introduction

Image

Test fait sur la version PS5

Sorti à l’origine en Octobre 2020 et réalisé par les frenchies de chez Flying Oak Games (cocorico), ScourgeBringer est un jeu de plateforme/action se déroulant dans un monde au bord de l’extinction. En effet, un énorme monolithe est subitement apparu dans le ciel et semble bien décidé à détruire votre planète.

Vous allez incarner Kyhra, une jeune guerrière qui compte s’infiltrer au cœur du monolithe pour en percer les secrets et sauver l’humanité. Mais dans cet environnement hostile où le temps et l’espace semblent distordus, l’espoir sera une denrée rare et le sang une monnaie précieuse.

Profitant d’une ressortie sur PS5 en Avril 2022, le jeu s'offre un nouveau coup de projecteur en mettant en avant son update graphique et sa fluidité à toute épreuve. Que nous réserve donc ce roguelite au style néo rétro et à la philosophie très affirmée ?
Contenu du jeu
ScourgeBringer est une aventure entièrement solo qui vous propose de parcourir un total de six niveaux (dont un caché), débouchant sur trois conclusions différentes. Armée de votre sabre et de votre pistolet, vous allez devoir vous frayer un chemin aux travers des hordes d’ennemis, afin de vous frotter aux juges qui règnent sur chaque région. Si l’ordre des niveaux est toujours le même, leur architecture se modifie à chaque partie de manière procédurale.

Et rien qu’en sachant ça, vous savez déjà plus ou moins à quelle sauce vous allez être mangé. ScourgeBringer est en effet un Rogue-lite dans la pure tradition du genre (très populaire chez les indés, on ne va pas se mentir…) et on n'échappe pas à ses codes inhérents. Chaque niveau vous proposera son lot de combats, mais aussi de salles secrètes, magasins et autres autels de sang vous octroyant des bonus pour faciliter votre progression. Enfin… faciliter est un bien grand mot.

Car oui, on va en parler directement mais ce qui fait le sel de ce titre est sa difficulté quelque peu… brutale. Le jeu est extrêmement punitif et les ennemis ne vous épargneront rien, même dès les premiers tableaux. Vous aurez certes accès à quelques (rares) améliorations, mais dites-vous bien que ce sera avant tout votre skill qui vous ouvrira les portes des différents niveaux.
On notera aussi la présence assez anecdotique d’un arbre de compétences qui, bien qu’utile, se complète bien trop rapidement.

Toutefois, si le contenu du jeu peut sembler un peu maigre sur le papier, découvrir l’intégralité de ces niveaux se fera sur la longueur et au prix de très (très) nombreuses défaites. Il vous faudra véritablement maîtriser votre environnement, chaque niveau possédant ses propres pièges et ennemis. Sur ce point, le jeu brille par la diversité de son bestiaire et le renouvellement de ses mécaniques.
De plus, si vous parvenez à finir le jeu une première fois, tout un tas d’options supplémentaires vous seront proposées pour corser un peu les choses.

En bref, ScourgeBringer dispose d’un contenu restreint mais qui transpire la maîtrise du premier au dernier niveau. Un parti pris qui ne plaira peut-être pas à tous, mais qui colle à la philosophie d’un jeu qui cherche avant tout à challenger le joueur sans trop s’éparpiller.
Aspect technique du jeu
Nous arrivons à la partie où les éloges risquent de défiler aussi vite de vos futurs trépas. Car sur l’aspect purement technique, ScourgeBringer est une véritable réussite.

Si on peut soupirer d’entrée de jeu en découvrant un énième jeu indé en pixelart, il faut bien admettre que l’ensemble est exécuté d’une main de maître et que chaque bout de pixel transpire l’envie du travail bien fait (même si je soupçonne l’équipe d’avoir beaucoup joué à Hyper Light Drifter :p). Les niveaux sont tous uniques et disposent d’une ambiance singulière, où tout fourmille de petits détails par-ci par-là.
Le bestiaire ajoute énormément de charme à l’ensemble. Que ce soient les ennemis ou les boss, ils ont tous un design réussi, en plus de proposer une grande variété d’attaques. D’ailleurs, on notera que les ennemis ne lésinent pas sur les projectiles qu’ils vous envoient au visage et que le jeu maintient ses 60 fps en toutes circonstances.

Les affrontements seront accompagnés par une bande-son très rock’n'roll. Evoluant en fonction de la salle où vous vous trouvez, les riffs de guitare électrique rythment chaque coup de sabre avec une harmonie particulièrement jouissive. Le tout est accompagné par un sound design d’excellente qualité qui permet de vraiment ressentir la puissance des coups de Kyhra, ainsi que les blessures que les ennemis vous infligent (là aussi la musique s’adapte).

Mais là où le jeu brille tout particulièrement, c’est au niveau Game Feel. Bon sang, qu’est ce qu’il est agréable de jouer à ScourgeBringer ! Kyhra répond au doigt à l’œil et avec une vivacité de tous les instants. Il faut à peine quelques minutes pour prendre le personnage en main mais la sensation de plaisir se fera sur le long terme, au fur et à mesure que vous maîtriserez tous les aspects de l’héroïne.
On est clairement dans la configuration « facile à jouer, difficile à maîtriser ». Comme dit plus haut, le jeu ne vous épargne rien niveau difficulté et vous fait rapidement comprendre que jouer les bourrins ne sert à rien dans le monolithe. Mais lorsqu’on est face à un gameplay aussi maîtrisé, on retourne limite au casse-pipe avec le sourire.

Donc ne vous y trompez pas : ScourgeBringer n’est pas aussi classique qu’il en a l’air et vous propose un univers riche, équilibré, où le plaisir passe autant par les graphismes que par la manette. Sans doute la plus grande force du titre et qui le sort indéniablement du lot, la finition étant exemplaire.
Plaisir à jouer et à rejouer
Quand vient le moment de parler du plaisir de jeu, il est impossible de passer sous silence la scission que va créer la difficulté. Car si comme dit plus haut le jeu se prend très bien en main, la rudesse dont il fait preuve risque de décourager les joueurs les moins patients.

Dans ScourgeBringer, vous allez mourir. De nombreuses fois et à de très nombreuses occasions. Et cela induit forcément de recommencer encore et encore les mêmes niveaux. Cet aspect inhérent au Rogue-lite crée forcément une notion de répétitivité qui sera plus ou moins bien vécue en fonction des joueurs.
Le gros défi ici est surtout d’accepter que, malgré les bonus qui se débloquent au fur et à mesure, votre progression se fait en grosse majorité par votre maîtrise du titre. Car lesdits bonus apportent surtout du confort de jeu plutôt que de chercher à le faciliter.

C’est un choix radical de gameplay et il faudra faire avec, au risque de voir le jeu vous tomber des mains. Car recommencer systématiquement les premiers niveaux en boucle peut être vraiment lassant. Et bien que l’échec fasse partie intégrante de la philosophie du titre, il faudra faire preuve de beaucoup de patience et de détermination.

Toutefois, il est important de mentionner la présence de différentes options d’accessibilité. Loin d’être anecdotiques, ces dernières pourront être, à n’en pas douter, le salut de beaucoup de joueurs. Il est ainsi possible d’influer, entre autre, sur la vitesse générale du jeu, la vélocité des attaques ennemis ou encore la fréquence d’apparition des objets de soin.
Et en dernier recours, si le jeu vous résiste trop et que vous voulez tout de même en connaître la conclusion, il y a un mode Invincible. Dans cette configuration, rien ne vous séparera de l’affrontement final. Mais vous mettrez toutefois de côté ce qui fait le sel de ScourgeBringer, à savoir son gamedesign.

Mais ne vous y trompez pas. Si faire face à la difficulté du jeu ne vous effraie pas et que vous êtes prêt à persévérer aux côtés de Kyhra, le titre saura vous récompenser sur la longueur. Car le sentiment de progression est réel. On meurt certes, mais on se surprend à toujours aller un peu plus loin partie après partie. Et il s’agit d’une sensation particulièrement grisante, qui colle à merveille avec l’ambiance du jeu.
Donc accrochez-vous à votre sabre, le combat est rude mais la récompense n’en sera que plus savoureuse.
Chasse aux trophées
Le sujet de la difficulté étant revenu sur la tapis tout au long de ce test, on pourrait croire que la chasse pour les 43 trophées du jeu sera un chemin de croix. C'est au contraire tout l'inverse puisque comme sus-cité, le jeu dispose de différentes options d'accessibilité qui ne bloquent pas l'obtention des trophées. Autant dire que si vous n'êtes là que pour décrocher les précieuses coupes, le chemin de croix se transforme en balade de santé.
La quasi totalité des trophées est liée à votre progression et tombera tout naturellement au cours de vos affrontements. Il y a bien quelques collectibles qui trainent dans le coin mais leur présence est anecdotique et liée à l'exploration. Pour le reste, le jeu vous demandera d'aller au bout de l'aventure de multiples façons (en ne prenant aucun bonus ou aucun objet de soin par exemple) tout en découvrant les trois conclusions disponibles.

ScourgeBringer remet sur le tapis l'éternel débat quant à l'activation ou non des options d'accessibilité pour la chasse aux trophées. Désactivées, vous goûterez à la vraie saveur du titre mais votre chasse sera longue et difficile, voire particulièrement décourageante. Activées, tout vous tombera directement dans la bouche mais dites adieu à toute la subtilité du jeu et de ses mécaniques. Le choix vous revient intégralement, les options sont suffisamment nombreuses pour que vous puissiez faire votre popote et trouviez un juste milieu.

Dans tous les cas, la liste des trophées de ScourgeBringer se veut en accord avec l'esprit du jeu. Efficace, claire et sans actions spécifiques à la noix (on appréciera l'absence de speedrun), votre chasse sera à l'image de votre choix concernant les options d'accessibilité. Encore un exemple du sérieux et de la finition apportés au titre.
Conclusion
Si vous êtes un mordu d'arcade et que la difficulté ne vous fait pas peur, ScourgeBringer sera très certainement votre prochain coup de cœur. Maîtrisé de bout en bout et faisant preuve d'une finition exemplaire, le titre de Flying Oak Games est un petit bijou d'orfèvrerie qui propose un plaisir instantané grâce à sa prise en main intuitive. Seuls la difficulté et le manque de contenu pourront freiner l'ardeur des joueurs les moins chevronnés. Pour le reste, on est sans doute face à un des meilleurs titres de sa catégorie qui sent bon le travail bien fait. À découvrir sans hésiter !
J'ai aimé
  • Prise en main immédiate
  • Le Game Feel ultra maîtrisé
  • La bande son
  • La variété du bestiaire
  • Le sentiment de progression
  • Le choix dans les options d'accessibilité
Je n'ai pas aimé
  • Répétitif par nature
  • Très peu d'éléments à débloquer
  • Scénario et univers très opaques
  • Difficile à en devenir décourageant
  • Fait mal aux doigts (vraiment)
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Je recommande ce jeu : Aux acharnés, Aux spécialistes du genre, À un public averti

AngelMJ (AngelMJ)

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