Returnal

ps5

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 30/04/2021
Genre(s) : Action , TPS
Territoire(s) : FRANCE

1268 joueurs possèdent ce jeu
31 trophées au total
1 trophée online
18 trophées cachés

Platiné par : 327 joueurs (26 %)

100% par : 327 joueurs (26 %)


Note des joueurs :
4.3/5 - 27 notes

Note des platineurs :
4.6/5 - 11 notes

Test rédigé par Bas ^ le 29-04-2021 - Modifié le 06-05-2021


Introduction

Image

Présenté en même temps que la Playstation 5, Returnal est un titre développé par Housemarque, à qui l’on doit notamment les Dead Nation, Resogun ou plus récemment Alienation et Nex Machina. On y retrouve la patte du studio finlandais, avec des explosions de couleurs, des projectiles à éviter et des grosses armes qui font tout sauter, mais cette fois plus question de 2D ou de 2D isométrique : place à un jeu d’action en vue à la troisième personne, tout en 3D !

Toujours édité par Sony, Returnal est un jeu attendu de pied ferme, tant pour ce qu’il a déjà dévoilé que pour la réputation du développeur de proposer des jeux agréables mais exigeants. Sans être un titre AAA, les ambitions affichées sont clairement assez hautes, plus qu’à l’accoutumée pour Housemarque. Returnal relèvera-t-il le défi ? Prévu pour débarquer sur Playstation 5 le 30 avril 2021, nous avons eu l’occasion de l’essayer la semaine précédant sa sortie et voici notre réponse.


Note : Le jeu ayant été essayé avant sa sortie, nous ne pouvons pas juger d’un éventuel patch day one mais nous tâcherons de mettre à jour ce test si besoin.
Contenu du jeu
« Une exoplanète nommée Atropos... »

Des fioritures, Returnal ne s’en encombre pas trop : au lancement, une scène d’introduction assez brève vous présente Sélène, la protagoniste du titre, en train de se crasher sur une exoplanète nommée Atropos. De ce passage, vous ne retiendrez guère que les mots ombre blanche, martelés par le vaisseau. Et le jeu commence. Littéralement. Il n’existe en effet aucun menu, aucun choix à faire lors du lancement. Vous démarrez le jeu, quelques logos apparaissent et l’aventure est lancée. Très sommaire, certes, mais finalement suffisant puisque Returnal ne propose qu’un mode histoire – si l’on exclut un défi hebdomadaire, disponible depuis une interface à l’intérieur de l’épave de votre ancien vaisseau. Vous découvrirez au fur et à mesure de votre progression le mystère qui entoure les lieux en trouvant des enregistrements de vous-même, morte, ou au cours de courtes scènes cinématiques, mais sans forcément que cela ne lève entièrement tout le voile, à la manière d'un film de Christopher Nolan.


« Returnal n’est pas un jeu d’action ordinaire »

Si vous avez déjà lu notre preview, vous saurez déjà que Returnal n’est pas un jeu d’action ordinaire : s’il présente toutes les caractéristiques d’un TPS standard, avec différentes armes à utiliser, une attaque de corps-à-corps et une ruée pour se sortir du pétrin, il n’est pas véritablement à classer dans la catégorie d’un Dead Space ou d’un Mass Effect : chaque mort entraîne en effet ici un retour au point de départ, avec la perte de votre arme, de vos obolithes (la monnaie locale) et de votre avancée dans les niveaux. Si cela semble assez bénin au premier abord, cette petite particularité nécessite de s’adapter en jouant pour éviter de repartir de très loin quand vous approchez d’un moment critique : ouvrir une porte pour tenter de ramasser un objet, une nouvelle arme, ou au contraire se montrer prudent et avancer vers le boss ? Ce sera à vous de choisir, l’audace n’étant pas toujours récompensée. À la manière d’un Souls (Demon, Dark, Bloodborne, faites votre choix), Returnal offre un léger répit aux joueurs en leur permettant de conserver les clés ramassées et ouvre certains raccourcis une fois une destination atteinte. De quoi permettre de retourner (un peu) plus rapidement à l’affrontement final, à condition d’avoir l’équipement suffisant.


« À chaque mort, le monde que vous parcourez (...) se transforme »

L’autre particularité de Returnal, c’est la génération procédurale des niveaux : à chaque mort (et donc chaque retour), le monde que vous parcourez change et se transforme, avec des salles différentes à explorer pour atteindre le boss ou les zones suivantes. Même si certaines pièces reviennent, vous ne trouverez pas les ennemis au même endroit, ni les mêmes armes ou les mêmes collectibles. À vous donc de vous adapter pour ne pas perdre trop de vie durant ces affrontements intermédiaires et de ramasser suffisamment de pièces pour acheter des objets, indispensables pour votre progression. Vous aurez aussi l’occasion de trouver dans la nature des reliques, très puissantes et souvent salvatrices ou des parasites, là aussi très puissants mais accompagnés d’un malus parfois (trop) pénalisant pour que le jeu en vaille la chandelle. Si vous perdrez tout cela en succombant, votre exploration sera toutefois récompensée puisque les reliques ou les objets découverts deviendront disponibles plus aisément dans votre prochaine partie – parfois même au fabricateur, une usine où dépenser vos obolithes – rendant ainsi la suite du jeu théoriquement plus simple.
Aspect technique du jeu
« Returnal accumule les bons points »

Techniquement, Returnal est une très belle réussite : le jeu est agréable à l’œil, fluide, tout en 4k/60fps/ray-tracing et sans aucune chute de framerate malgré un affichage parfois chargé. Rien à dire non plus sur les modèles ou les animations, réussis sans être dans l’extravagance. Les différents environnements du jeu sont assez variés, de la jungle pluvieuse au désert aride jusqu’à la ville en ruine, et d’autres petites surprises à découvrir durant la deuxième partie – je n’en dis pas plus. Si Returnal accumule les bons points, c’est aussi grâce à un gameplay net et précis : Sélène répond au doigt et à l’œil et on ne peut guère râler après les contrôles lors d’une mort inopinée, puisqu’elle ne sera malheureusement pas de leur fait. Et cette mort, parlons-en : après une courte cinématique, que l’on peut passer en maintenant (croix), le jeu reprend immédiatement, sans temps mort. C’est en effet le dernier bon point purement technique que j’évoquerai, à savoir l’absence de chargements, que ce soit entre les différentes zones ou au lancement. Un vrai bonheur.


« D’Alien et Prometheus jusqu’à Dune et Stargate »

Au-delà de tout ça, Returnal propose surtout un univers cohérent et bien ficelé, variant les plaisirs et les références aux classiques de la SF, en allant d’Alien et Prometheus jusqu’à Dune et Stargate, en passant par Abyss notamment. L’immersion est ainsi excellente, renforcée par une bande son s’adaptant à ce qui se passe à l’écran et un son 3D qui offre pleinement toute sa saveur avec un casque sur les oreilles : que ce soit la pluie qui tombe ou les ennemis qui rôdent autour, vous savez instantanément d’où viendra le danger et vous pouvez ainsi mieux vous adapter. Un bon point également pour les musiques des boss, juste assez présentes pour permettre de rester concentré tout en apportant une petite touche au combat. Dans la même veine, l’interface est personnalisable à souhait, pour afficher ou masquer ce que l’on veut (mini-map, barre de vie, objets, etc). Une très bonne chose si l’on souhaite épurer l’aventure. La nouvelle manette DualSense est également bien exploitée, puisqu’outre les sons provenant des hauts-parleurs de celle-ci – une fonction qui existait certes déjà sur PS4 – Returnal tire profit des crans dans les gâchettes pour proposer un système de zoom/tir principal avec un appui faible et un tir secondaire lorsqu’on l’enfonce au maximum. Un peu perturbant au début, on se fait très vite à cette idée et cela rend les affrontements encore plus fluides.


« Des ennemis coriaces et dangereux »

Si graphiquement Returnal est très réussi, l’intelligence artificielle n’est pas en reste, avec des ennemis coriaces et dangereux, que ce soit par le nombre ou de par leurs mouvements. Si certains sont parfois légèrement agaçants (je parle de toi, le drone qui vient s’écraser sur moi quand je t’enlève 95% de ta vie mais que je dois recharger), la quasi-totalité présente une faiblesse à exploiter pour s’en débarrasser rapidement. Et je n’ai pas encore évoqué les boss : offrant trois phases à la difficulté progressive, ces monstres gigantesques seront redoutables et sans pitié avec vous. Heureusement, ils présenteront des patterns à exploiter, à retrouver bien sûr dans notre guide pour se faciliter la vie.
Plaisir à jouer et à rejouer
« La découverte »

Au cours de ma progression dans Returnal, je suis passé par trois phases distinctes. La première, la découverte, correspond bien entendu au début du jeu : perdu au milieu d’une jungle épaisse, cette étape propose de découvrir les bases au travers d’une progression assez douce, en affrontant des monstres relativement peu difficiles à tuer et en débloquant au fur et à mesure les différentes aptitudes (tir secondaire et corps-à-corps, par exemple) pour permettre d’avancer. Plutôt réussie, cette phase est assez succincte et se termine en tuant le premier boss. À ce stade, Returnal se présente comme un jeu un peu délicat mais abordable pour tout le monde, sans être ni trop dur ni trop facile.


« La frustration»

Les ennuis surviennent à la phase suivante que je qualifierai de frustrante : il existe en effet un vrai bond dans la difficulté et affronter la deuxième zone du jeu nécessite de s’accrocher. On y fait en effet la connaissance des premiers sentients qui ont la fâcheuse tendance à réduire à néant votre progression de la dernière heure en quelques attaques bien senties. Pire encore, si l’on parvient à s’arracher jusqu’au boss, celui-ci est nettement plus robuste que le premier, avec une dernière phase nerveuse et mettant vos nerfs à rude épreuve. Des premiers retours, c’est en général à ce stade que Returnal fait le tri dans ses afficionados : soit vous persévérez, soit vous abandonnez. C’est aussi simple que cela. Malheureusement pour les joueurs (et le jeu lui-même), cette phase douloureuse risque d’en dégoûter plus d’un, en particulier chez les plus casuals, qui n’ont pas nécessairement le temps ou l’envie de recommencer en boucle des passages pour se faire rétamer en quelques minutes par un Ixion bien trop énervé.

Je dois le dire, très sincèrement, je ne m’attendais pas vraiment à ça en lançant Returnal. La communication faite autour parlait bien d’un roguelite, un jeu où la progression est remise à 0 en mourant, mais contrairement à d’autres du même genre, Returnal ne propose qu’un système limité de bénéfices dans l’au-delà : vous ramassez de l’éther qui vous permet de purifier quelques objets de soin mais ils sont trop peu nombreux lorsque l’on explore la deuxième zone pour que l’on puisse sereinement compter dessus. Pire, certaines possibilités offertes pour en ramasser (venger les fantômes de nos camarades morts) sont très clairement au-dessus des capacités du personnage à ce stade de l’aventure. On se retrouve donc à refaire en boucle la première et la deuxième zone pour espérer trouver des armes ou des reliques utiles qui nous sauveront face au boss, avec plus ou moins de succès.


« De très bons moments »

Passée cette étape, le jeu redevient abordable – ou du moins relativement abordable – et il offre de très bons moments : vous avez désormais accès à un très bel arsenal et vos compétences vous ouvrent désormais beaucoup de soins et de bonus auparavant inaccessibles. C’est sur cette note que vous poursuivez l’aventure de Returnal et globalement cela restera ainsi jusqu’à la fin : vous avez compris le système, vous calculez les risques et à part quelques erreurs ou des combats de boss parfois un peu hasardeux, vos morts commencent à s’espacer. Néanmoins, comme je l’ai souligné, cela risque d’être une étape que tous les joueurs n’auront pas le courage d’atteindre, et c’est vraiment regrettable.
Chasse aux trophées
« Aucune difficulté majeure, en dehors du jeu lui-même »

Si l’aventure est parfois difficile à aborder, le (Platine) de Returnal n’offrira aucune fioriture particulière : il faudra finir le jeu et trouver tous les collectibles. En dehors du jeu lui-même qui dont la difficulté est inégale (un première tiers plutôt relevé à 7/10 et une suite assez abordable) et qui pourra se terminer en 10 à 20h selon vos aptitudes, il faudra surtout rejouer les niveaux pour terminer l’exploration.
Comptez donc au minimum 50h sachant que cette valeur peut beaucoup beaucoup varier (en moins comme en plus selon votre chance).

Tout d’abord, chaque boss vaincu vous offrira un trophée : c’est un peu bête, mais c’est un moment très plaisant que de voir s’afficher à l’écran la preuve de votre réussite. Vous avez un peu l’impression de vous démarquer en faisant cela.

Si certains trophées s’obtiendront donc très rapidement en quelques minutes, certains nécessiteront de compléter tout ce que Returnal a à offrir, en complétant l’histoire et les actes et en ramassant tout ce que le jeu propose de collectibles. Fort heureusement, ils sont indiqués sur la carte et vous n’aurez ainsi aucun mal à les trouver. Le seul bémol sera sans doute de réussir à les obtenir, soit parce que vous n’avez pas (encore) le bon équipement soit parce que le jeu – génération aléatoire oblige – n’a pas ajouté la zone qui vous intéresse. Rien de bien méchant en soit, qui ne soit résolu par un nouveau cycle, mais juste assez frustrant parfois pour ne pas atteindre notre note maximale.

L'avis de Nico :
Le jeu présente une liste de trophées très convenue et plutôt classique (certains diront fainéante). Outre les trophées liés à l’histoire et certains nécessitant une action spécifique qui se fera tout naturellement, le jeu impose de retrouver absolument tous les collectibles du jeu.
Sur ce point, un majeur problème vient du fait que certains collectibles sont dans des zones qui n’apparaissent quasiment jamais. Cela implique donc de faire et refaire les mêmes biomes sans arrêt. Outre l’aspect totalement épuisant et lassant de la chose (on parle d’un temps plus long que pour accomplir tout le reste du jeu), cela laisse apparaitre au final la maigre diversité des zones et les limites du monde procédural du titre. En effet on comprend vite que la map consiste surtout en un changement d’ordre de zones qui apparaissent très souvent et à de très rares occasions, nous voyons une nouvelle petite zone.
Il s’agit donc là d’un vrai échec : alors que les trophées devraient exploiter le jeu , ils en font au contraire apparaitre les faiblesses.

Conclusion
Vous l’aurez sans doute compris, j’ai vraiment adoré Returnal. Que ce soit son univers ou son gameplay, le jeu fait la part belle à l’immersion et cela de manière très convaincante. Malheureusement, sa difficulté risque d’en rebuter plus d’un, surtout parmi les moins hardcore gamers d’entre nous. Returnal est une bien belle réussite de la PS5 à mes yeux mais cela risque d’être une pépite trop sous-estimée à cause de ce défaut, en attendant un éventuel patch.
J'ai aimé
  • Un univers cohérent et réussi
  • Un jeu magnifique et immersif
  • Un gameplay très prenant
Je n'ai pas aimé
  • Euh, la difficulté ?
16
Je recommande ce jeu : Aux acharnés, À un public averti, Aux chasseurs de trophées/platine difficile

Bas ^ (Basseuh)

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