Potion Permit

ps4

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 22/09/2022
Genre(s) : Action , RPG
Territoire(s) : FRANCE

16 joueurs possèdent ce jeu
38 trophées au total
0 trophée online
0 trophée caché

Platiné par : 6 joueurs (38 %)

100% par : 6 joueurs (38 %)


Pas de note
des joueurs

Pas de note
des platineurs

Test rédigé par Flitterbloom le 10-10-2022 - Modifié le 15-10-2022

Introduction

Image

Quelques mois après la publication de la démo de Potion Permit sur Steam, c'est le 22 septembre 2022 que les détenteurs de PS4 et PS5 ont enfin pu débarquer, à leur tour, sur l'île de Moonbury. Pour leur premier jeu publié sur une console Sony, l'équipe de développement de MassHive Media rejoint la grande famille des studios indépendants sous la bannière de l'éditeur PQube.

Apothicaire de l'Association médicale accompagné de son fidèle chien, vous êtes missionné de soigner Rue, la fille du maire de Moonbury. En désespoir de cause, Myer, le maire, s'est résolu à faire appel à l'Association, mais sur l'île on ne fait pas confiance aux gens de la Capitale. Le petit village préfère en effet se reposer sur les techniques plus traditionnelles et se méfie des apothicaires.

C'est donc sur vos épaules que reposent les lourdes tâches de gagner la confiance des habitants, de les soigner et de composer avec leurs méthodes tout en prouvant votre savoir-faire. Faites chauffer votre chaudron, il n'y a pas de temps à perdre lorsqu'il est question de santé.
Contenu du jeu
Un jeu de simulation de vie empreint de narration

Potion Permit vous propose d'incarner un avatar dont vous pourrez choisir le genre, les couleurs et le nom (vous pourrez également nommer votre chien , mais nous l'appellerons ici Noxe qui est son nom par défaut), apothicaire de métier avec pour simple mission de soigner Rue et de redorer, au passage, le blason de l'Association médicale pour qui vous travaillez. Rapidement, la cinématique d'introduction vous fait comprendre que les habitants du village ne vous faciliteront pas la tâche, personne ici ne vous fait confiance ni n'est prêt à accepter votre présence à Moonbury. Vous pourrez heureusement remédier à la situation grâce à l'indicateur de réputation ! Représenté par un pouce (vert et vers le haut pour le positif, et rouge et vers le bas lorsqu'elle est négative), vous influez sur ce paramètre lors des soins que vous prodiguez. Un patient guéri améliore votre réputation, tandis que si vous laissez le malade sans soin vous perdrez, évidemment, des points.

En progressant un peu dans l'histoire, vous apprendrez rapidement le pourquoi de cette hantise : vos prédécesseurs ont tout bonnement saccagé l'île, détruisant au passage une partie de la flore locale. Une mission s'ajoute donc à la longue liste qui pesait déjà sur vos épaules : corriger les impairs de vos pairs. Votre progression marquera également Moonbury, puisque petit à petit vous verrez le village être rénové par les habitants en plus des améliorations qu'il vous faudra opérer vous-mêmes.

Moonbury et ses habitants.

Au début de votre aventure vous ne serez pas surpris de lire les dialogues transpirant d’hostilité lors de vos premiers échanges avec les habitants, de quoi rapidement prendre la température. Heureusement ce point aussi peut être corrigé : en plus de la réputation, chaque habitant possède une jauge d'affinité que vous pourrez remplir en leur parlant au quotidien ou en leur offrant une Gousse de Lune. Une fois la jauge remplie, vous débloquez une quête qui vous permettra d'en apprendre plus sur ce personnage précis (et de gagner quelques récompenses au passage !). Si pour la plupart des PNJ il vous faudra remplir deux fois la jauge pour obtenir toutes les informations le concernant, 6 d'entre eux ont un niveau d'affinité supplémentaire, et pour cause : il s'agit des personnages ayant un petit "célibataire" annoté sur leur page dans le carnet qui vous sert de compendium. Vous l'aurez bien compris, vous pourrez sortir avec l'un d'eux six.

Vous aurez également quelques missions à accomplir via le tableau des requêtes qui se trouve dans la mairie, de quoi gagner un peu d'argent facile chaque semaine lorsqu'elles apparaissent le lundi, mais votre principale source de revenus viendra évidemment de vos talents d'apothicaire. Les soins se déroulent comme suit : vous êtes alerté par l'alarme lorsqu'un patient se trouve dans la clinique, il vous désignera l'endroit (ou les endroits, le cas échéant) douloureux et il vous faudra faire un diagnostic en réussissant un mini-jeu de rythme (appuyer sur les bonnes touches au bon moment), de mémoire (comme un Simon) ou de réflexes (éviter des petits virus qui défilent). Après ça, direction le chaudron, et ça tombe bien puisque soigner les patients dans la clinique et créer des potions pour les vendre via la boîte devant la potionnerie vous remplira rapidement les poches ! Vous pourrez grâce à tout cet argent, améliorer vos deux lieux de travail : la clinique donc, pour mieux recevoir vos patients et augmenter leur frais (faut rentabiliser !), mais également la potionnerie où vous résidez dont la première amélioration vous alloue une cuisine (puis un gain d'espace pour personnaliser, encore plus, votre chambre avec des meubles). Vous aurez aussi la possibilité (et la nécessité) d'améliorer le chaudron afin de pouvoir remplir les formes des puzzles en utilisant un plus grand nombre d'ingrédients. Pour concocter remèdes et plats, il vous faudra bien évidemment de la ressource, et c'est là qu'entrent en jeu les zones de récolte.

Les biomes de l'île.

L'île de Moonbury est composée de trois environnements à débloquer (en plus de la zone de départ) : une zone forestière, une zone neigeuse et enfin une zone désertique. Chaque biome vous donne accès à des matériaux qui lui sont propres et il vous faudra donc tous les braver si vous voulez découvrir chaque ressource pouvant servir à la création de potions (ou, le cas échéant, à la cuisine). Pour se faire vous disposez de trois outils, pas d'arme ici malgré la présence de monstres que vous pourrez martyriser pour quelques matériaux avec les outils les plus adaptés ou qui vous siéent le mieux. La faucille vous permettra de récolter des plantes pour vos potions, la hache servira à couper les arbres et obtenir du bois et de la sève, enfin le marteau permet de briser des rochers afin d'acquérir de la pierre ou des métaux. Si le bois et les pierres servent (avec l'or) aux améliorations, aussi bien de vos outils que des bâtiments, la sève et les métaux, en plus d'être utilisables dans vos recettes de potion, vous seront également demandés lors des quêtes d'amélioration des Cœurs étincelants, la forge, et de Bien bâti, la boutique de meubles et d'améliorations des bâtiments.

Votre progression sera donc rythmée par la récolte, elle-même rythmée par votre gestion du temps et de votre barre d'énergie. S'il n'est pas possible de contourner la fatigue, puisque dès que sonne 2h du matin votre personnage s'écroule (vous faisant vous lever à midi plutôt qu'à 6h du matin, le temps de récupérer un peu, donc veillez à rejoindre votre lit avant !), vous pourrez remplir votre jauge d'énergie en vous ressourçant deux heures durant aux Bains du Saule, ou en mangeant les plats que vous aurez préparé, ou qu'on vous aura offert. Vous aurez également la possibilité de pêcher divers poissons, et si vous souhaitez tous les découvrir il vous faudra en remonter beaucoup pour améliorer votre canne et débloquer l'accès à de nouveaux coins de pêche.

Et puisqu'on parle de progression, sachez qu'il n'est pas possible de sauvegarder manuellement et que la sauvegarde automatique ne s'effectue que lorsque vous dormez. Jour entamé doit donc être terminé, en tout cas si vous ne souhaitez pas perdre ce que vous y aurez accompli.
Aspect technique du jeu
Visuellement soigné.

Bien que le pixel-art puisse ne pas plaire à tout le monde, Potion Permit peut se targuer d'être vraiment agréable à l’œil. Si les images fixes vous plaisent déjà, attendez de voir les animations ! Il est clair qu'un soin particulier a été apporté au design et au visuel du jeu. La musique, sans être désagréable, est de son côté bien moins marquante au point qu'on finit même par ne plus l'entendre. Les bruitages, que ce soient les sons d'impact lors des coups d'outils, le cri d'un monstre qui vous charge, ou tout simplement le bruit de votre personnage qui fait une roulade, bien que souvent répétés, n'en deviennent pas pour autant insupportables. Seul détail dommageable sur ces derniers : en y prêtant un peu attention on se rend compte que, sous certaines conditions, taper contre un arbre génère le même son que frapper un rocher. Vous me direz qu'en même temps je n'avais qu'à utiliser les bons outils... et vous auriez tout à fait raison.

De bonnes idées parfois mal goupillées.

Puisqu'on aborde les petits détails, il y a certaines choses à côté desquelles vous ne pourrez pas passer : en voulant proposer beaucoup de choses, le jeu nous offre parfois des situations ubuesques. Avoir Myer qui vous dit "Allons dans mon bureau" pour déclencher une cinématique alors que c'est déjà exactement où vous vous trouvez (c'est après tout l'endroit le plus évident où trouver le Maire lorsque la mairie est ouverte au public), les PNJ qui se téléportent et disparaissent purement et simplement de votre écran puisque vous ne vous trouvez pas où ils sont supposés être à cette heure de la journée (puisqu'ils ont un pathing précis, heuré et dépendant du jour de la semaine) ou plus simplement, si vous essayez de profiter des Bains du Saule juste avant sa fermeture, vous vous retrouvez seul dans le bâtiment supposément fermé depuis bientôt 2 heures. Rien de vraiment dommageable, mais difficile de ne pas remarquer ces petits couacs.

On notera au passage l'absence de remapping des contrôles. Sans aller jusqu'à dire qu'ils ont été mal pensés puisqu'on finit par s'y habituer, la roulade d'esquive sur (croix) n'est pas des plus instinctive. En dehors de ce point précis, la prise en main est rapide et aisée.

Des problèmes (trop) nombreux.

Sans jamais être complètement bloquée dans ma progression, j'ai eu la malchance de rencontrer de nombreux bugs, à de nombreuses reprises. Le wrong warp a été le plus récurrent, et si rien ne vous empêche d'ouvrir de nouveau la carte pour vous téléporter ailleurs, devoir choisir le point de téléportation qui se trouve à l'autre bout de la ville et donc tout traverser en courant pour atteindre votre destination est parfois un peu frustrant, surtout quand on voit l'heure qui défile et qu'on n'est plus si sûr d'arriver dans les temps.

On constate aussi que les ennemis peuvent traverser les décors (ce qui n'est évidemment pas notre cas), et si ce point là est voulu je suis plutôt certaine que les voir marcher sur l'eau et en traverser des étendues ne l'est pas. Autre petit bug qui ne gêne en rien : les notifications dans le carnet. Lorsque vous obtenez une nouvelle quête, de nouvelles informations sur un PNJ ou un ennemi, ou une nouvelle recette par exemple, un petit chiffre sur fond rouge apparaît dans le carnet pour vous indiquer sur quelle page se trouve cette nouveauté. Malheureusement certains compteurs semblent avoir quelques soucis, si bien que vous pourrez faire défiler toute la page sans jamais trouver ce que signale cette notification, et par conséquent sans pouvoir retirer ledit rond rouge.

Enfin, plus dérangeants, deux autres bugs ont impacté négativement mon plaisir à jouer. Tout d'abord, les dialogues, en français en tout cas (car, oui, le jeu est entièrement traduit ! Aucun doublage n'est présent cependant.) ont quelques problèmes. Lors de certaines quêtes, les dialogues se répètent, comme s'il y avait eu un copier/coller malheureux qui nous privait de quelques lignes en les remplaçant par un autre passage de la scène. Dès lors, on sait qu'on perd des informations en plus de voir les personnages se déplacer en totale incohérence avec le texte qui défile. Et pour finir, le plus frustrant pour un complétionniste : quelques quêtes secondaires sont également buguées. Un objet de quête peut être créé deux fois plutôt qu'une, une quête d'affinité réapparaît après avoir été validée avec l'impossibilité de la compléter à nouveau, certaines indications de quêtes sont inexactes (l'une d'entre elle, notamment, vous demande de vous rendre "dans le parc près des bains", parc qui se trouve à l'exact opposé du village, près de la mairie)... mais le plus dérangeant reste celui qui empêche le deuxième événement lié à l'amélioration de la canne à pêche de s'activer, vous laissant avec la canne intermédiaire et incapable de profiter de la moitié des coins de pêche. Impossible donc d'atteindre le sacro-saint 100% sur ma sauvegarde, en l'état en tout cas.
Plaisir à jouer et à rejouer
La découverte des nombreuses activités.

Après avoir fait l'expérience de la démo j'avais hâte de mettre les mains sur le jeu complet, et ce ne sont pas les premières heures de jeu qui m'ont fait regretter ! J'ai rapidement redécouvert les lieux, rencontré de nouveau tous les habitants et retrouvé ceux qui étaient déjà, d'emblée, mes petits chouchous. Malgré un gameplay répétitif, la première quinzaine d'heures a défilé à une vitesse folle : il y avait toujours à faire, même sans aucun patient dans la clinique. Récolter, pêcher, courir après les habitants de Moonbury pour leur parler et remplir leur jauge d'affinité (d'ailleurs, on peut remercier Noxe et son flair de nous guider lorsqu'on cherche quelqu'un en particulier !), les journées étaient bien trop courtes pour avoir le temps de s'ennuyer.

J'ai particulièrement apprécié en apprendre plus sur chaque personnage à mesure que les jours passaient, chacun ayant son caractère (souvent très marqué), ses désirs et surtout ses blessures. J'aurais parfois voulu en apprendre plus sur certains d'entre eux, notamment Hélène (j'ai même été déçue qu'on ne puisse pas avoir de romance avec elle tant je la trouve amusante). Bien que certains soient de réels clichés ambulants, on finit par s'attacher même à ceux qui, de prime abord, nous semblaient insupportables.

On ne boude pas non plus son plaisir à débloquer et découvrir les nouvelles zones. Le bestiaire, sans être gigantesque, est varié et je me suis même faite surprendre par des monstres lors de mon premier passage dans le désert (si vous vous y aventurez, vous saurez rapidement par lesquels...).

La progression de l'histoire globale qui se fait au travers des notes à collecter est bien plus sommaire, sans être inintéressante on ne peut nier qu'une fois qu'on a compris la formule, ça finit par nous passer un peu au-dessus. On avance et on répète le même cycle, inlassablement, alors forcément si vous avez déjà découvert chaque histoire de chaque personnage, fatalement, le soufflé retombe...

Une fin de partie qui semble traîner en longueur...

Une fois la dernière zone débloquée et découverte j'ai commencé à ressentir le poids de la redondance. Pire, j'ai fini par avoir l'impression que le jeu me donnait des objectifs incongrus qui auraient pour seul intérêt d'allonger la durée de vie du jeu (et encore, attendez de lire la partie sur les trophées...), et c'est là que la lassitude s'est faite sentir : lorsqu'il a fallu inlassablement couper des arbres et casser des rochers pour obtenir des matériaux dans une telle quantité que ça m'a demandé plusieurs jours en jeu pour finir ne serait-ce qu'une des quêtes. Et ce n'est pas la clinique qui allait me permettre de varier les plaisirs, à plusieurs reprises il m'est arrivé de n'avoir qu'un ou deux patients sur toute une semaine.

L'aventure avait si bien commencé que l'amertume sur la fin est difficile à digérer. Si j'avais un conseil, un retour d'expérience, à donner aux futurs joueurs de Potion Permit, ce serait probablement de jouer à petites doses et sans chercher à optimiser. Même si l'envie de faire "juste une journée de plus" est (très) grande au début de l'aventure, mieux vaut réguler le trop-plein que se gâcher bêtement l'expérience.
Chasse aux trophées
Avec ses 38 trophées, dont un platine, Potion Permit, ne cache pas sa volonté de vous voir bûcher !

Ils vous faudra répéter de nombreuses actions, parfois à l'excès. Soigner des patients, créer des potions et monter l'affinité (des habitants et de Noxe), par exemple, coulent de source. Cependant les trophées qui vous demandent de couper 1 000 arbres, de casser 1 000 rochers (et non pas de récolter 1 000 pierres contrairement à ce que dit la description), etc., sont plus difficiles à justifier. Évidemment que la récolte fait partie intégrante du jeu, mais croyez-en mon expérience : même en faisant plus que le strict nécessaire, une fois arrivé au bout de l'aventure vous serez loin du compte ! Je tiens à préciser que je n'ai aucun problème en général avec les jeux "de farm", les actions répétitives à outrance ne me dérangent pas du moment qu'elles ont un intérêt, et malheureusement une partie des trophées va à l'encontre de cette idée.

Notons aussi les deux trophées qui vous demandent volontairement de ne pas soigner vos patients (et donc d'encaisser le malus qui va avec... ou de les garder pour la fin) qui, à mon avis, n'ont aucun sens, d'autant plus que le jeu est suffisamment facile pour que ça n'arrive jamais involontairement.

Ce sont malheureusement ces quelques trophées qui plombent le tout ; en dehors de (Bronze) La tête ailleurs... et (Bronze) Travail bâclé... tous les trophées finiront par tomber si vous profitez de tout ce que propose le jeu (avec plus ou moins d'utilité, on conviendra qu'il est plus intéressant de consommer de la nourriture que d'aller aux Bains du Saule par exemple, mais rien que pour la petite animation, on peut bien faire le trajet une dizaine de fois !). On aurait cependant pu apprécier un trophée lié au ramassage des notes, histoire d'encourager les joueurs à s'intéresser à l'histoire de Moonbury.

Comptez une trentaine d'heures pour l'obtention du platine, dont une bonne moitié juste pour les trophées de farm si vous avez fait tout le reste en amont.
Conclusion
Si vous aimez les simulateurs de vie, que la répétitivité ne vous fait pas peur et que vous n'êtes pas répugné par le pixel-art, vous apprécierez sans doute Potion Permit. Malgré les bugs présents sur le jeu (n'oubliez pas que les développeurs sont une petite équipe et qu'il faudra sûrement patienter un peu pour que tout soit patché), l'expérience est sympathique et on a régulièrement cette envie de relancer un cycle journalier de plus. Malheureusement, le soft peine à tirer son épingle du jeu face à la concurrence, si on passe un bon moment à Moonbury, on préférera probablement allouer plus de temps à d'autres titres du même genre.
J'ai aimé
  • Les animations et le pixel-art.
  • Les personnages, attachants.
  • La multiplicité des activités.
Je n'ai pas aimé
  • Trop de bugs.
  • Le (trop de) farm en fin de partie.
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Je recommande ce jeu : Aux spécialistes du genre, Aux curieux

Flitterbloom (Flitterbloom)

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