Pathfinder : Wrath of the Righteous

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 29/09/2022
Genre(s) : RPG, Stratégie, Indépendant
Territoire(s) : FRANCE

10 joueurs possèdent ce jeu
40 trophées au total
0 trophée online
5 trophées cachés

Platiné par : 0 joueur (0 %)

100% par : 0 joueur (0 %)


Pas de note
des joueurs

Pas de note
des platineurs

Test rédigé par AntoineTyrex le 07-11-2022 - Modifié le 07-11-2022

Introduction

Image

Deux ans après la sortie de leur précédent titre PATHFINDER: KINGMAKER, le studio OWLCAT GAMES sort un deuxième opus nommé PATHFINDER: WRATH OF THE RIGHTEOUS sur notre console préférée, un an après la sortie du titre sur PC. Comme le précédent titre, cet opus est un C-RPG basé sur le jeu de plateau PATHFINDER, une version modifiée de la troisième édition des règles du célèbre DONJONS & DRAGONS. Même s'il partage le même univers et que le joueur pourra rencontrer quelques têtes bien connues, il n'est pas nécessaire d'avoir joué à KINGMAKER avant de commencer ce nouveau titre.

Le jeu vous place au centre d'un conflit entre les anges et les démons, et vous met à la tête d'une croisade contre les démons des Abysses. Plus rythmée que sur KINGMAKER, l'histoire vous demandera sans cesse de faire des choix qui pourront changer totalement votre aventure au sein des terres de Golarion. L’histoire commence dans un lieu nommé la Plaie du Monde, où se trouve un portail entre le monde des Abysses et le royaume de Mendev. Quatre croisades ont permis de repousser les incessantes invasions démoniaques, mais le conflit ne connaît jamais réellement de fin. Deskari, seigneur démon de l'armée des sauterelles, va lancer une attaque surprise sur la ville de Kenabres alors que votre héros venait à peine d'être sauvé par les troupes locales. Celui-ci va donc se retrouver mêlé à une grande épopée où il tiendra un rôle phare accompagné de personnes ayant tous un intérêt à vous rejoindre.
Contenu du jeu
Comme toute partie de DONJONS & DRAGONS réelle ou virtuelle qui se respecte, notre aventure commence par la création de notre personnage. Nous pouvons constater dès le départ le profond respect d'OWLCAT GAMES pour les règles de PATHFINDER, au risque de perdre les non-initiés du genre. Il faut en premier lieu choisir la classe de son personnage, ses caractéristiques, ses compétences, ses dons et même sa divinité. Il faut prêter une grande attention à cette étape, car même en mode normal, le jeu ne vous pardonnera pas d'avoir fait des choix insensés lors de la construction de votre personnage.



En bon C-RPG, le jeu alternera entre déplacements sur une carte du monde, et l'exploration de différents endroits en vue isométrique :


La carte du monde, somme toute assez sommaire, se révèle être moins grande à première vue que celle de KINGMAKER car le jeu est découpé en plusieurs chapitres, mais beaucoup mieux pensée. Ici point de gestion du royaume, vous devez faire face à des hordes de démons et mener à bien les objectifs de la croisade.

Ce qui implique d'avancer sur les lignes ennemies tout en prenant garde de ne pas délaisser les objectifs secondaires dont l'issue pourrait vous apporter un avantage certain. Outre votre équipe, vous pourrez donc prendre la tête également de votre armée et libérer des points de passage afin que votre équipe puisse continuer d'avancer. Pour se faire, vous serez donc envoyé sur un plateau avec votre troupe d'un côté et celles des ennemis en face : vous pourrez déplacer ou faire agir vos unités à chaque tour de jeu. Le but sera de décimer la troupe adverse, même si la stratégie reste moindre puisque chaque unité dispose d'à peine 3 compétences. Le seul intérêt est que votre armée grossit également, et vous permet d'affronter des troupes plus fortes. Ce mode de jeu a le mérite d'exister et de varier un peu du gameplay habituel de ce genre de jeu. A la tête de cette armée, vous n'aurez de cesse de chercher à l'améliorer afin de pouvoir débloquer de nouvelles zones à explorer avec votre héros. Dès le chapitre 3, vous pourrez même prendre des décrets afin de gérer au mieux l'avancée de votre armée et de chasser les démons hors de votre contrée.

L'exploration en 3D isométrique reste dans la même veine que tous les jeux du même style tels que les BALDUR'S GATE par exemple. A l'aide du stick directionnel ou en cliquant sur l'endroit à atteindre en passant en mode curseur, vous déplacerez votre équipe sur la carte. Lorsque vous rencontrez un ennemi, le jeu se met au choix en mode tactique avec un combat au tour par tour, ou un combat en temps réel avec la possibilité de mettre le jeu en pause. Ce dernier mode n'est d'ailleurs à réserver qu'en difficulté facile, car le jeu ne permet pas la moindre faute dès la difficulté normale.

En combat au tour par tour, vous devrez à chaque tour déplacer le membre de votre équipe et utiliser la bonne compétence de combat afin de venir à bout d'ennemis plus ou moins retors. Cette phase demandera une réelle stratégie de votre part, car si votre équipe n'est pas correctement préparée, vous ne tiendrez pas plus d'une seconde face aux démons les plus puissants. Nul doute que les plus novices seront vite perdus lors de la montée en niveau des personnages, où il faudra sélectionner la bonne compétence à acquérir, ou le bon multi-classage à faire. Sachant qu'il n'est possible de respécialiser vos personnages qu'en mode normal et inférieur, il faudra donc réfléchir à deux fois lorsque vous améliorerez votre troupe.



Un jeu exigeant

Ce souci du détail passe donc aussi par l'équipement de votre personnage, dont même le poids de chaque armure aura un impact sur sa façon de se déplacer en combat par exemple. La race du personnage influera également ses capacités en combat, tout comme son alignement (faisant référence à sa personnalité bonne, neutre ou mauvaise). La préparation seule de votre équipe pourra facilement prendre plusieurs dizaines de minutes et ne devra surtout pas être mise de côté.

D'ailleurs, vous pourrez régulièrement revenir à votre camp qui sera l'endroit où vous pourrez vous reposer entre deux batailles, mais aussi converser avec les membres de votre équipe ou vendre les objets ramassés lors de vos combats. Il faudra régulièrement s'entretenir avec votre équipe, car en plus de vous donner parfois des quêtes secondaires, ceux-ci ont leurs propres histoires à connaître et réagiront régulièrement à vos décisions, quitte à pouvoir carrément partir de votre équipe s'ils ne sont pas d'accord avec vos choix. Le jeu se veut donc très classique sur la forme pour un RPG, mais suffisamment travaillé pour en apprécier chaque minute.
Aspect technique du jeu
C'est là que le bât blesse. Techniquement parlant, le jeu souffle le chaud et le froid.

Un soin du détail notable...


Graphiquement, le jeu est aussi propre que son prédécesseur, et nous propose des environnements en 3D isométrique propres et suffisamment détaillés pour nous faire vivre au mieux cette belle aventure. Grâce à la possibilité de zoomer, vous pourrez au choix vous focaliser sur votre personnage ou au contraire appréhender la scène dans son ensemble. Il est juste dommage de rencontrer beaucoup de chargements entre les zones, qui sont fort heureusement assez rapides sur PS5, même si les cartes restent suffisamment grandes pour ne pas gâcher le rythme de jeu. Ce n'est pas une claque visuelle digne d'une PS5, mais chaque carte est suffisamment soignée pour vous faire voyager sans mal sur les terres de Golarion.

En termes de bande son, le jeu nous régale encore avec notamment un thème principal fort que vous prendrez plaisir à écouter et réécouter, et des musiques entrainantes et variées. Même le doublage des différents protagonistes est réussi, et renforce vraiment les caractères de chacun. La musique a le bon goût de changer lors des affrontements et donne un côté épique à chacune de vos batailles. C'est encore une fois un sans-faute dans ce domaine.


... gâché par une multitude de bugs

Là où le jeu se plante totalement, c'est sur la partie bug. Tout comme pour son prédécesseur, le studio propose un jeu totalement buggé et instable à sa sortie. Je ne compte plus les fois où le jeu a crashé en pleine partie, parfois après des combats d'une vingtaine de minutes. J'ai même perdu ma première partie d'une quinzaine d'heures suite à un crash du jeu. En jeu, entre des menus qui se dédoublent, votre barre d'aptitude qui disparait en plein combat, des touches qui changent de fonction après un certain moment, des personnages qui restent figés dans le décor, ou encore des ennemis morts qui restent statiquement sur la carte, rien ne vous sera épargné. Sachant que la moitié des bugs vous obligeront à retourner au menu principal ou à redémarrer le jeu, il est juste intolérable aujourd'hui de sortir un jeu dans cet état. J'ai dû recommencer certaines scènes plusieurs fois car il m'était impossible de continuer. Le jeu n'aurait pas dû sortir au prix fort dans cet état, et il découragera un nombre important de joueurs avant même la fin de l'aventure.
Plaisir à jouer et à rejouer
PATHFINDER: WRATH OF THE RIGHTEOUS est typiquement le jeu sur lequel il est facile de revenir tant le contenu in game est gargantuesque. Dès le départ, le jeu propose pas moins de 25 classes accessibles, sans compter celles accessibles plus tard, ce qui amène forcément une rejouabilité incroyable pour ceux voulant tester différents types de gameplay. Plus tard, le fait de devoir choisir une voie mythique change également toute la donne, sachant que certaines voies changeront carrément des pans du scénario, notamment si vous choisissez la voie du démon ou de la liche. Même vos compagnons pourront changer selon la voie que vous allez embrasser. Il faudra au minimum 2 parties (aux côtés des anges ou des démons) pour apprécier l'histoire dans sa globalité.


Une durée de vie gargantuesque

La durée de vie du titre dépend de la difficulté que vous allez choisir au début de votre aventure. Les modes PRINCIPAL, DIFFICILE et INJUSTE pourront facilement doubler votre temps de jeu tant ces difficultés imposent une réelle stratégie dans le choix des classes, des compagnons, de votre placement ainsi que des compétences à déclencher. La mort étant bien plus punitive dans ces modes où il sera compliqué de ressusciter vos compagnons (qui revivent automatiquement en fin de combat dans les difficultés les plus basses), vous devrez parfois recommencer un nombre incalculable de fois les combats afin de garder toute votre équipe en vie. La frustration sera alors évidente, mais addictive, et vous prendrez plaisir à planifier au mieux la moindre de vos actions. Cela change toute la dynamique du jeu, et je ne saurais que vous conseiller de jouer au minimum en mode PRINCIPAL.
Chasse aux trophées
Le jeu compte 40 trophées dont un platine. Comme pour son prédécesseur, le platine sera pratiquement impossible à obtenir à cause du trophée vous demandant de terminer le jeu en mode INJUSTE. En effet, ce mode de difficulté n'excusera aucun faux pas et découragera les plus aguerris déjà échaudés par la difficulté PRINCIPAL, qui sera la difficulté à choisir au minimum afin d'obtenir 9 trophées demandant d'occire tel ou tel ennemis ou de terminer le jeu dans ce mode de difficulté. Le reste des trophées reste heureusement plus accessible, avec des trophées relatifs à l'histoire, ou à des décisions à prendre en jeu. La difficulté reste grande cependant, tant la condition d'obtention de tel ou tel trophée peut sembler nébuleuse à la lecture du descriptif du trophée.

S'il n'y a pas de trophées relatifs à la recherche de collectibles ou de niveaux de personnage à atteindre, il faudra tout de même améliorer au maximum les statistiques de vos troupes et espérer battre l'armée ennemie afin d'obtenir deux trophées relatifs à ce mode. Dans tous les cas, il faudra compter plus de 100 heures de jeu avant d'obtenir la majorité des trophées (voire beaucoup plus si vous tentez le mode INJUSTE).

Pour les chasseurs de trophées Platine, il faut tout de même noter qu'à l'instar du premier épisode, très peu de joueurs arriveront à terminer la campagne dans le mode de difficulté le plus élevé. Je n'ai moi-même pas tenu plus de dix minutes tant le challenge est corsé. Je ne conseillerais donc pas ce jeu aux chasseurs de trophées non initiés au genre, mais nul doute qu'en cas de succès, ce platine pourra briller fièrement au sein de votre collection.
Conclusion
Pathfinder: Wrath of the Righteous est un grand jeu, mais actuellement totalement plombé par une multitude de bugs en tous genres, du simple problème graphique au bug bloquant. Il n'est pas acceptable de sortir un titre aussi peu soigné que le précédent aujourd'hui, même s'il n'a aucune concurrence sérieuse en cette fin d'année dans ce style de jeu. Il est donc aujourd'hui uniquement conseillable aux joueurs avertis férus de cet univers, et perd 3 points sur sa note finale. Une fois que les problèmes seront corrigés, le jeu sera un indispensable du genre au même titre que le précédent opus, même s'il ne sera pas forcément à mettre dans les mains du grand public en raison de sa complexité et de sa difficulté.
J'ai aimé
  • Un univers riche
  • Des combats stratégiques et prenants
  • Une histoire sans réel temps mort
  • Des heures de jeu et une rejouabilité au top
Je n'ai pas aimé
  • Une montagne de bugs in-game
  • Beaucoup trop de crashs
  • Une difficulté corsée et parfois injuste même en mode normal
  • Beaucoup de temps de chargement
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Je recommande ce jeu : Aux spécialistes du genre

AntoineTyrex (Pampiluluu)

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