New Super Lucky's Tale

ps4

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 21/08/2020
Genre(s) : Plates-formes
Territoire(s) : FRANCE

45 joueurs possèdent ce jeu
55 trophées au total
0 trophée online
7 trophées cachés

Platiné par : 25 joueurs (56 %)

100% par : 25 joueurs (56 %)


Note des joueurs :
5/5 - 3 notes

Note des platineurs :
4.7/5 - 3 notes

Test rédigé par Daruko Sama le 14-09-2020 - Modifié le 09-10-2020

Introduction

Lucky est un petit renard fort sympathique qui aura parcouru un sacré bout de chemin avant d’arriver sur nos bonnes vieilles PS4. Sorti en 2016 sur Oculus Drift, Lucky’s Tale est donc à l’origine un jeu exclusivement jouable en VR, et qui se voulait être une véritable mascotte pour cette nouvelle sur PC. Mais face à des ventes timides, les développeurs du jeu de Playful Corp., ont revu leur copie et ont fini par nous proposer une version plus classique d'un jeu de plateforme en 3D (et 2D par moments), renommée Super Lucky’s Tale, sortit sur PC et Xbox One en 2017. Mais il a fallu à nouveau revoir la copie à cause de défauts majeurs qui ont fortement nuit au titre (caméra mal fichue, jouabilité manquant de précision, rythme du jeu mal équilibré avec un cheminement fastidieux pour atteindre le boss final) dénoncés par la presse comme par les joueurs. C’est ainsi que débarqua cette version finale appelée New Super Lucky’s Tale, une refonte totale du jeu tout en comprenant les deux mondes en DLC de la version Super (soit les mondes 4 et 6), avec une volonté de rendre le jeu plus flexible mais aussi plus facile. Un peu trop facile peut être ?... Le jeu semble clairement destiné à un large public, incluant les jeunes joueurs pas trop expérimentés et les vieux de la vieille, qui sont des inconditionnels de Super Mario 64, qui vénèrent les trilogies Crash Bandicoot et Spyro, qui idolâtrent Banjo Kazooie, Conker Bad Fur Day ou encore Rayman 3 et les Sonic Adventures… Lucky a-t-il l’étoffe de ses aînés ? Voyons cela de plus près…

Contenu du jeu

"Cette histoire n'est pas la mienne, mais celle de mon frère, Lucky." Voilà comment démarre cette aventure, racontée par la sœur du héros, Lyra, lors de l'introduction du jeu. Vous serez au cœur d'un conflit éternel opposant de vilains chats à de gentils canidés (ici des renards, votre camp donc).
On y voit des éléments scénaristiques classiques pour ce genre de production : un héros intrépide, un méchant qui rit fort parce que, oui, il est vraiment très méchant, un artefact qui a un rôle-clé, appelé le Livre des Âges. Petite originalité, personne à délivrer si ce n'est... vous-même. En effet, en luttant pour récupérer le livre des Âges des griffes de l'infâme Jinx (l'ennemi du jeu donc) notre pauvre petit Lucky est aspiré dans ce livre magique, prétexte pour se lancer dans l'aventure, tout en divisant les divers mondes du jeu en monde sous forme de chapitres se trouvant dans cet artefact sacré. Pour aller de chapitre en chapitre, il vous faudra au préalable battre le boss du chapitre présent, ce qui est, convenons-en, ultra classique. Par contre, premier très bon point, la progression dans un même chapitre n'est absolument pas linéaire : on peut aller dans le niveau qu'on veut, même dans des épreuves annexes immédiatement disponibles. Celles-ci se présentent sous deux formes : un jeu de réflexion où vous devez déplacer des statuettes à l'effigie de notre renard préféré pour les mettre au bon endroit, ou alors un jeu d'adresse où un Lucky rétrécit est prisonnier dans une sphère et doit récupérer toutes les pièces. Ces niveaux bonus ont au final la même fonction que les niveaux de base, à savoir vous donner accès à des pages-trèfles.

Qu'est-ce que c'est que cette histoire de pages-trèfles? Tout simplement les objets clés de votre progression, telles que les étoiles dans un Mario (ou les lunes, si on fait référence au dernier Mario Odyssée), les gems d'un Crash, les pièces de puzzles dans Banjo Kazooie, les bananes d'or dans Donkey Kong 64 etc... Pourquoi des pages? Bah parce qu'elles appartenaient au Livre des Âges et qu'elles ont été perdues au cours de la lutte CONTRE Jinx. Pourquoi des trèfles? Bah parce que ça porte bonheur et que le renard s'appelle Chanceux, enfin en anglais Lucky... Bon vous avez compris. Ces pages-trèfles sont indépendantes d’un monde à l’autre, elles ne se cumulent pas. Elles sont au nombre de 22 pour les deux premiers mondes, 26 pour le troisième, 18 pour les mondes quatre et cinq, dépassant ainsi la centaine, ce qui est tout à fait louable. Un sixième monde caché se débloque après avoir bouclé le cinquième (et ainsi fini le jeu) et vous donnera des épreuves un peu différentes, présentées comme étant plus corsées, mais au final tout à fait faisable.

On a 5 mondes à faire pour finir le jeu, un 6e qui est l’origine un DLC ici directement intégré (tout comme le monde 4 d’ailleurs) se débloque quand on bat le boss final. La force du titre c’est la flexibilité. Une fois le premier niveau terminé – sorte de tutoriel du jeu – on va dans l’ordre que l’on veut. Dans ce cas précis, celui de Sky Castle (le premier monde), on peut choisir l’une des trois portes donnant chacun accès à un des niveaux du monde. Ces niveaux contiennent chacun quatre pages-trèfles, alors que des niveaux bonus complètent le monde.
Dans la version précédente, il fallait décrocher 99 pages-trèfles pour combattre le boss final, alors que dans cette version New, une trentaine suffisent. Concrètement, pour donner un exemple, le premier monde contient 22 de ces items, il faut en débloquer seulement 8 pour affronter le boss du monde et ainsi aller dans le monde suivant. 9 pages-trèfles sur 22 pour le deuxième monde, 6 sur 18 dans le quatrième etc… Le jeu n’est donc ni difficile ni exigeant, mais comme il est plaisant, il vous pousse au 100%, ce qui est un très bon point.

Pour résumer le contenu du jeu, on a six mondes déblocables au fur et à mesure qu'on finit le précédent. Les cinq premiers constituent le cœur du jeu, le sixième est un monde bonus. Chaque monde possède :

A) plusieurs niveaux (entre trois et cinq) où il faut récupérer dans chacun 4 pages-trèfles appartenant au Livre des Ages. Voici comment obtenir ces pages :
1) il faut tout simplement finir le niveau, que ce soit en résolvant une énigme, en aidant un PNJ ou en allant au bout du niveau (pour les niveaux en 2D et les phases de run notamment).
2) Il faut trouver les cinq lettres du prénom du héros, LUCKY, ce qui fait écho aux lettres KONG dans les Donkey Kong Country.
3) Il faut aussi récupérer 300 pièces par niveau pour avoir droit à une page supplémentaire, sachant que ces pièces rapportent également des vies supplémentaires et permettent d'acheter des costumes.
4) chaque niveau possède une page secrète avec un « ? », pour l'avoir il faut réussir des petites épreuves (énigmes, jeu bonus ou récupérer des pièces de couleurs à temps etc...).

B) des terriers qui sont des stages bonus, de deux sortes (réflexion et habilité) pour récupérer une autre page-trèfle dans chaque stage.

C) un stand pour débloquer des costumes alternatifs, séparés en deux catégories (coiffe et corps), chaque éléments coûtant 700 pièces.

Voyons avec plus de détails les mondes en question :

1) Monde Un : Sky Castle
- 22 Pages-trèfles à collecter au cours de 4 niveaux (chacun ayant 4 pages-trèfles à collecter) et de 6 petits stages bonus de type réflexion

Le premier monde du jeu se trouve dans le ciel, comme son nom l’indique. Peuplé par des golems qui perdent la tête (au sens propre du terme), vous y ferez la connaissance de Master Kitten, votre rival autoproclamé, soi-disant expert en arts martiaux mais qui va se prendre la raclée de sa vie en tant que boss du premier monde… Car soyons clair, Sky Castle sert grossièrement de tutoriel, on y découvre les bases du jeu. Le premier niveau vous permettra d’utiliser tous les aspects de base du gameplay, les autres niveaux vous montrant les autres facettes du jeu (stage bonus de réflexion, phases en 2D, niveau runner etc…)

2) Monde Deux : Veggie Village
-22 Pages-trèfles à collecter au cours de 5 niveaux (chacun ayant 4 pages-trèfles à collecter) et de 2 petits stages bonus de type habilité

On se croirait à la campagne, autrefois paisiblement habitée par des vers de terre-villageois mais désormais perturbée par Tess, une féline diaboliquement intelligente qui utilise son génie pour vous barrer la route. C’est elle qui vous mettra à l’épreuve dans les stages bonus d’habilité qu’elle a spécialement confectionné pour vous tester. On a aussi dans ce monde des niveaux plutôt amusants, avec par exemple, un labyrinthe où il faut aider le roi Lapin à reprendre son trône volé par le roi-gousse d’ail (si si) ou encore une fête de village où on vous demandera de réunir les rock stars locales pour que la fête puisse enfin commencer. Tout un programme.

3) Monde Trois : Wrestful Retreat
-26 Pages-trèfles à collecter au cours de 5 niveaux (chacun ayant 4 pages-trèfles à collecter) et de 6 petits stages bonus de type réflexion

Sacrebleu ! Un drôle de duo de chat-pirates croisera votre chemin avant d’en découdre dans un duel de boss qui se passera forcément… Sur un bateau... enfin pour eux en tout cas, histoire de vous balancer quelques boulets de canon. D’étranges Yétis qui vivent tels des moines peuplent ces contrées sableuses et montagneuses. Riche en niveaux et stages bonus, il s’agit du monde le plus consistant du jeu, mais pas le plus marquant.

4) Monde Quatre : Gilly Island
- 18 Pages-trèfles à collecter au cours de 3 niveaux (chacun ayant 4 pages-trèfles à collecter) et de 6 petits stages bonus de type habilité

Anciennement en DLC (dans la version « Super » du jeu), ce quatrième monde vous mettra aux prises de Lady Meowmalade, une pop-star un brin capricieuse qui utilise sa voix pour contrôler les esprits en chantant… Tess, boss du deuxième monde est dans la combine. Et on la retrouvera inévitablement dans les fameux stages bonus d’habilité. Avec seulement trois niveaux (qui sont franchement cools et un peu plus longs que d’habitude), dans une ambiance de plage festive, voilà un monde fort sympathique qui se conclut en beauté par un combat chat…leureusement orchestré sur le dancefloor.

5) Monde Cinq : Hauntingham
-18 Pages-trèfles à collecter au cours de 3 niveaux (chacun ayant 4 pages-trèfles à collecter) et de 6 petits stages bonus de type habilité

Mon petit préféré. Avec son ambiance inquiétante façon Halloween, ses lieux hantés et ses fêtes foraines, préparez-vous au grand combat contre le vilain Jinx… A noter qu’il est plus linéaire que les autres mondes puisqu’il faut pour une fois faire les niveaux dans un ordre précis, histoire de gagner en cohérence narrative et faire monter la tension entre vous et votre ennemi juré. Comme pour le monde précédent, il y a moins de niveaux mais ils sont un peu plus long et plus consistants qu’à l’accoutumée.

6) Monde Six : Foxington

Issu à l’instar du 4e monde d’un ancien DLC de la version « Super », 16 épreuves bonus vous attendent dans ce monde caché qui se débloque lorsque vous avez bouclé le jeu. Des épreuves variées, un peu plus corsées et… voilà je n’en dirai pas plus ! Histoire de vous laisser le plaisir de la découverte.

Le jeu est donc assez court, il vous laisse la possibilité de le rusher, loin de la version "Super" qui était pénalisante à cause de ses errances de gameplay ainsi qu’à l'équilibre douteux du jeu (il fallait débloquer 99 pages-trèfles pour combattre Jinx, ici deux fois moins). Il est court et flexible mais c’est un choix des développeurs, sans doute parce que les enfants sont le cœur de cible. Un joueur chevronné trouvera ça facile. Pas de New Game plus, pas de coopération ni de mode multi, le jeu n’a pas beaucoup plus à proposer, mais il est plaisant et c’est ce qui compte le plus à mon sens.
Note : 3/5

Aspect technique du jeu

- Graphismes et aspect visuel global

Originalement prévu pour être uniquement un jeu en VR, (sur Oculus Rift, à quand une version PSVR tant qu'on y est ?) NSLT s’avère être plutôt simple niveau textures, on est sur un parti pris classique des jeux indés, ne misant pas sur des graphismes vous collant une baffe ou vous décrochant la mâchoire, mais plutôt sur une direction artistique sympathique et colorée. Le jeu est donc plutôt beau et agréable à l’œil, à sa façon dirons-nous. On est quand même très loin d’un Ratchet et Clank qui lui est optimisé pour la PS4 car exclusif et qui nous décollait la rétine. On a ici affaire à un titre présent sur toutes les plateformes, Switch et PC compris, adaptable partout, qui n’envoie pas du lourd dans ce domaine mais qui reste cohérent dans ce qu’il propose. Le character design de certains ennemis est à mon sens quelque peu douteux, c’est une affaire de goût… Mais le héros est bien modélisé et les costumes déblocables offrent de la variété et apportent au confort visuel du titre. La variété, justement, est aussi appréciable d'un point de vue visuel, grâce à la diversité des mondes dans lesquels on évolue. Parmi les mondes proposés, j’aime beaucoup le 5e, Hauntingham, qui propose une atmosphère digne d’Halloween ; le premier monde est classique mais le rendu du ciel dans le hub central est magnifique ; enfin dans le monde 4, l’ambiance plage festive est bien retranscrite.

- Bande Son

Les bruitages du jeu sont efficaces et s’intègrent bien aux différents contextes rencontrés. Les musiques ne sont pas toujours marquantes, mais elle sont relativement nombreuses, parfois discrètes, tout en s’adaptant à la situation en cours. Le 5e monde est encore une fois celui qui, à mon sens, se démarque du reste. Un bon point que l'ambiance sonore, même si elle ne marquera pas les esprits.

- Gameplay

Revu et corrigé en profondeur depuis la version « Super », le gameplay est aujourd’hui disons-le efficace, même s’il reste des moments où il manque un peu de précision. Rien de bien problématique, mais ce sont dans les rares moments délicats (les trophées « le nouveau champion » et « la classe incarnée » notamment) que ces petites imprécisions sont notables. Autre point quelque peu négatif, je regrette qu’on ne puisse pas utiliser la croix directionnelle au moins dans les phases en 2D, on aurait gagné en précision et en confort selon moi, l’intégralité du jeu se faisant au stick analogique. Celui-ci étant bien sûr utilisé pour déplacer le personnage, on retrouve les codes majeurs des jeux de plateformes 3D à l’ancienne, avec une caméra libre (nouveauté appréciable de cette édition « New ») réglable grâce au stick droit, et trois boutons tels un bon Mario 3D.

De ce dernier, on retrouvera les bases du gameplay, ici respecté à la lettre, la triplette saut/attaque/accroupissement fait son retour avec une petite variante qui a son importance : l’accroupissement a été remplacé par la capacité de creuser. C’est la signature de notre petit renard, alors que Mario est le maître des sauts, Crash est celui de l’attaque tourbillon et Spyro cracheur de feu, eh bien Lucky creuse, ce qui lui permet de déterrer tout un tas de choses à collecter, mais aussi de surprendre ses ennemis et de contourner des obstacles. Attention cependant, on ne peut creuser que sur des surfaces spécifiques (terre et sable notamment). Le saut peut être doublé, l’attaque elle, est un bon coup de queue touffue de renard. C’est un élément qui fait la singularité du jeu, les trois boutons servent d’attaque au final ; par-dessus (saut et double saut), par-dessous (creuser sous l’ennemi), et de front (attaque coup de queue). Sachez également qu’appuyer sur le bouton pour creuser (sur une des deux gâchettes) lorsque vous êtes en l’air, permet de piquer une tête et d’effectuer un coup puissant vers le sol, digne de la célèbre attaque rodéo de Mario. Cette technique est utile pour enfoncer des interrupteurs. Enfin, il est possible de combiner tous ces éléments pour pouvoir prendre de la distance ou de la hauteur, et ainsi atteindre des plateformes autrement inaccessibles (saut + saut + attaque + piquer une tête). Le point le plus technique du jeu, sans aucun doute, mais peu utilisé (sauf pour le trophée "à quoi bon les mûrs").

- Et le reste ?

Pour finir, je trouve qu’on aurait pu améliorer l’interface, sachant qu’il n’y a pas de hub central (on passe de monde en monde d’abord en battant les boss, puis une fois les mondes débloqués, en appuyant sur options et en choisissant le monde souhaité). On aurait à défaut souhaité une carte permettant de faire le point sur nos objets collectés dans chaque monde. Il n’en est rien. Autre point concernant la technique en elle-même, on remarquera le nombre assez élevé de temps de chargements ; ils apparaissent entre chaque transition hub de monde / niveau / bonus / boss, et comme il y a beaucoup de niveaux (à défaut de beaucoup de mondes), on a le droit à pas mal de temps de chargement... Enfin, pour ce qui est de l’IA, assez classique dans ce type de jeu old-school, les ennemis réagissent à un certain moment, quand ils vous ont vus… Mais ne sont pas spécialement créatifs, et fonctionnent selon la tradition des pattern prédéfinis selon le type d’ennemis. Concernant ces derniers, on ajoutera que le bestiaire de base aurait pu être un poil plus fourni…

Une technique pas flamboyante pour une PS4 en fin de vie, mais une direction artistique sympathique et une jouabilité facile à maîtriser sauvent grandement la mise.
Note : 3/5

Plaisir à jouer et à rejouer

- Le choix de l’accessibilité

Le plaisir de jeu va forcément dépendre de vos goûts. Si vous n’aimez pas les jeux de plateformes 3D, eh bien… Vous ne seriez pas en train de lire ce test je suppose. La question va plutôt être la suivante : quel est votre rapport à la difficulté?. Si vous aimez les challenges digne des jeux à la Dark Souls, il est certain que vous risquerez de vous ennuyer un peu ici… Le jeu fait pourtant tout pour nous plaire, tant la diversité des phases de jeu est grande (énigmes, exploration, combats, niveaux parfois en 2D, en 3D ou en mode runner, beaucoup de phase de bonus, sans parler des défis variés du monde 6 etc…) ; même si les niveaux bonus trouvables dans les terriers des hubs de chaque chapitre-monde ne se déclinent que sous deux versions, une certaine répétitivité existe. Disons-le clairement, le jeu est facile, peut-être un peu trop, mais il est question de plaire à un public assez large, notamment aux enfants et aux familles. Heureusement, le 100% et surtout la platine, permettent de relever un peu le challenge.

- Une révision en profondeur

Les développeurs de chez Playful Corp. ont eu le nez creux en revoyant leur copie, la version « Super » accumulait les tares, notamment techniques (la caméra et les contrôles, genre de défauts impardonnables dans une jeu de ce type) ce qui rendait le jeu bêtement plus difficile. De même, le déroulé global du jeu prenait un parti pris qui allait rendre le jeu fastidieux : imposer au joueur la collecte de 99 pages-trèfles pour affronter Jinx, ce qui vous obligeait de poncer le jeu de fond en comble. On peut comprendre l’idée, mais en plus de donner une certaine impression de remplissage, et puis se farcir l’intégralité du jeu avec ses contrôles imprécis et ses problèmes de caméras… Non merci. En assouplissant le gameplay, les développeurs ont rendu le jeu plus facile, certes, mais surtout plus jouable, plus plaisant. En changeant également l’organisation du titre, il est aussi forcément devenu plus facile puisque on a beaucoup moins d’items obligatoires à trouver pour affronter Jinx ; le titre est donc plus simple mais avant tout plus flexible, parce qu’on peut faire le jeu un peu comme on veut. Foncer vers le boss pour le finir rapidement ou chercher tous les objets à collecter pour obtenir le 100%. La flexibilité est ainsi le maître-mot de cette version New, et ceci constitue un excellent point.

- Profitez du titre comme vous le souhaitez

Exemple concret de cette flexibilité, dans le monde 4, je me suis contenter de faire les six stages bonus de ce monde pour débloquer le boss puisque seuls six pages-trèfles sont nécessaires pour affronter celui-ci. J’ai ainsi pu me permettre de mettre les "vrais niveaux" de côté, et de les faire plus tard pour le 100%. Assez rare ce genre de possibilité, il faut bien l’avouer. Hormis le cas à part du chapitre 5 qui est plus linéaire, le fait de pouvoir faire les niveaux et les stages bonus dans l’ordre que l’on veut (ou même carrément de les éviter comme dans l’exemple que je viens de citer) et d’y revenir à tout moment en se téléportant dans un monde/chapitre déjà fait, offre un vrai confort pour le joueur. Pour les plus jeunes, cela permet de faire ce titre sans frustration, on change de niveau si on n'y arrive pas et on en fait un autre à la place, ou un niveau bonus contenu dans un terrier, comme dans mon exemple du monde 4. Tout cela fait de ce New Super Lucky’s Tale une porte d’entrée idéale pour les novice en plateformes. Le 100% est à mon sens agréable, presque aucune collecte fastidieuse n’est véritablement à déplorer. J’ai tout de même préféré vaincre le boss final avant de revenir en arrière. Il arrive fréquemment de devoir revenir dans un niveau juste pour une des cinq lettres qui vous manque, alors que vous avez trouvé tout le reste, juste pour le 100%.

Avant tout fun et accessible, en plus de pouvoir être joué un peu comme l’on veut, NSLT est vraiment plaisant, à condition de n’être pas à la recherche d’un énorme challenge. Le 100% permet de prolonger le plaisir et d’ajouter un peu de piment, même si ça reste largement faisable.
Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%

Nous voilà dans le passage critique, celui que vous attendez tous. Quid de la platine proposée par Playful Corp ? Je n’irai pas par quatre chemins, elle est selon moi proche de la perfection, celle qui faudrait à tous les titres de ce genre. Il subsiste bien des trophées demandant ces fameuses morts idiotes (tomber dans du goudron ou se faire écraser par le boss du monde 3) comme dans la trilogie du dernier Crash Bandicoot, mais cela est rare et comme ça reste facile et rapide à faire, on pardonnera sans problèmes. La platine contient une majorité de trophées à débloquer naturellement, ce qui devrait être plus souvent le cas dans ce genre de jeux.

Pour décrocher ce fameux sésame, il sera question de faire le tour du jeu dans son ensemble et de s’offrir quelques défis supplémentaires, plus difficiles, comme je l’ai précisé dans la partie précédente. La collecte est présente mais pas fastidieuse, il vous sera demandé de récolter toutes les pages du jeu (dans les cinq mondes, soit finir tous les niveaux comportant 4 pages, ainsi que les stages bonus des différents hubs de chaque monde, ayant chacun une seule page à l’arrivée) et de finir tous les défis du monde 6 (ce fameux monde que l’on débloque en battant Jinx). En récoltant plein de pièces dans chaque niveau on débloque une bonne partie des costumes, ceux-ci apportant un confort visuel supplémentaire. On peut combiner ces costumes pour donner des accoutrements assez originaux, ce qui est même demandé dans un des trophées.

L’une des qualités majeures de cette liste de trophées est la clarté des objectifs proposés dans chaque intitulé de trophées. C’est bête mais combien de trophées peu clairs ou avec des erreurs de traduction se trouvent dans les listes de bon nombre de jeux. Ici ce n’est pas le cas, certains vous demanderont un peu de recherche mais dans l’ensemble, on a toutes les informations nécessaires permettant de se débrouiller seul, de ce fait même un guide devient superflu.

Autre bon point, dans la continuité de la flexibilité évoquée plus haut, pas de trophée manquable, comme le reste du jeu, dans chaque monde tout se fait un peu dans l’ordre qu’on veut. Les développeurs ont aussi ajouté une dose de difficulté pour cette platine, rien de quoi effrayer un chasseur de platine chevronné, mais ça donne une impression positive à l’ensemble du titre. Prenons l’exemple du trophée « le nouveau champion », où il vous sera demandé de refaire une des épreuves du monde 6 sans vous faire toucher, ce qui n’est pas une mince affaire vu le nombre de pièges et d’ennemis présents en même temps. Une liste de trophées qui apporte donc un vrai plus.
Note : 5/5

Conclusion

New Super Lucky’s Tale est une belle preuve que la résilience paie, en l’occurrence celle des développeurs, qui, jusqu’au bout, ont tout fait pour qu’on puisse avoir un bon petit jeu de plateforme entre les mains. Court et facile car s’adressant surtout aux jeunes joueurs, il plaira aussi aux anciens fans de l’époque dorée des Super Mario 64, Spyro et autres Banjo-Kazooie. Quant aux chasseurs de platines faciles, ils vont avoir de quoi se faire plaisir pendant la dizaine d’heures que requiert cette quête. On a un jeu imparfait mais qui a beaucoup à offrir, un univers drôle et loufoque, une variété de situations et un vrai plaisir de jeu manette en main, au final court mais très agréable.
Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
15
Je recommande ce jeu : Aux enfants, Aux spécialistes du genre, Aux chasseurs de trophées/platine facile

Daruko Sama (DARUKO-SAMA)

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