Monark

ps4

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 25/02/2022
Genre(s) : RPG
Territoire(s) : FRANCE

5 joueurs possèdent ce jeu
47 trophées au total
0 trophée online
13 trophées cachés

Platiné par : 2 joueurs (40 %)

100% par : 2 joueurs (40 %)


Pas de note
des joueurs

Pas de note
des platineurs

Test rédigé par dayvyde le 10-03-2022 - Modifié le 17-03-2022

Introduction

Image

Sorti en Octobre 2021 au pays du Soleil-Levant, Monark nous est proposé en Europe très récemment, à savoir depuis le 25 février 2022.

Edité par FuRyu et NIS America, ce jeu de type J-RPG est développé par d'anciennes personnes ayant opéré sur la série bien connue de Shin Megami Tensei (SMT).
Bien évidemment, ce nouveau titre subit alors de grosses comparaisons avec cette licence, mais également celle de Persona, de proches cousins.

L'histoire prend place au sein de la Shin Mikado Academy, un lieu où une barrière mystique est apparue tout autour de l'enceinte de l'académie et qui bloque tout déplacement et toute communication avec le monde extérieur. Vous faites alors partie d'un Conseil d'Etudiants, la TSC (True Student Council), et avec l'aide des autres membres allez faire tout votre possible pour faire face à la situation, et sauver tous vos camarades !
Contenu du jeu
Vous vous réveillez dans le couloir de l'un des bâtiments de l'école, couloir qui est totalement embrumé, entouré de trois inconnus, et qui plus est, sans savoir qui vous êtes. Vous comprenez alors rapidement que cette brume a un effet néfaste sur les gens et qui les rend quelque peu possédés. Pendant la discussion avec les camarades qui vous entourent, vous subissez un petit interrogatoire qui permet d'en savoir plus vous concernant, mais qui surtout, va définir certains de vos attributs. En fonction de vos réponses, vos attributs seront donc répartis sur sept branches, chacune d'entre elles correspondant à l'un des sept péchés capitaux : l'orgueil, l'avarice, la luxure, l'envie, la gourmandise, la colère et la paresse. Pour autant, on ne sait pas trop pour le moment, quel impact cela aura...

Et puis soudain, un téléphone sonne. L'un des personnages décroche et vous êtes alors téléporté dans une dimension parallèle. Dimension dans laquelle vous voyez apparaitre des monstres, ou plus exactement des Daemons. C'est alors que commence un combat qui fera office de tutoriel, pour vous présenter les bases pour vos futurs affrontements. Mais pour pouvoir vous battre dans cette dimension, vous devez faire un pacte avec une entité, à savoir Vanitas, ce qui vous octroiera des capacités nécessaires à vos joutes. Et en fonction de vos réponses au questionnaire précédent (vous vous souvenez ?), un démon représentant votre péché capital le plus fort deviendra votre allié de combat.

Une fois ce combat tutoriel terminé, vous êtes briefé sur l'état actuel des choses : depuis l'apparition de la barrière mystique, une brume a envahi la majeure partie des bâtiments de l'école et cause de sacrés dégâts entre les étudiants. Seuls vous et quelques autres avez réussi à y échapper. Le sort de l'académie repose donc sur vos épaules ! Et vous apprenez alors les subtilités de cette fameuse brume et comment s'en débarrasser.
De manière surnaturelle, il existe sept Monarks, représentatifs des différents péchés capitaux. Leur seul lien avec le monde réel est établi avec une personne faisant un pacte avec l'un d'eux, et cette personne devient alors un Pactbearer. Bien souvent, ce Pactbearer réalise ce pacte dans le but d'assouvir certains désirs, et c'est alors qu'une brume se déploie à travers les étages des bâtiments. Toute personne en contact avec cette brume en subit alors les effets néfastes. Les seuls pouvant y résister ce sont les Pactbearers et vous-même, sans que vous ne compreniez réellement pourquoi. Pour la faire se dissiper vous devez alors détruire le Pactbearer à l'origine de ce mal. Vous l'aurez donc compris, vous êtes devenu un Pactbearer ! Mais fait étonnant, Vanitas ne représente aucun péché capital...

Pour ce faire, vous ne serez pas seul, bien au contraire ! Tout au long de votre aventure, vous ferez la rencontre de différents étudiants qui vous prêteront main forte dans votre tâche. Au fil des combats vos attributs évolueront et ce seront alors d'autres démons qui apparaitront au fur et à mesure à vos cotés pour les batailles. Vous finirez donc par avoir une équipe solide et bien loin d'être une bande de branquignoles ! De temps à autre, vous serez également soumis à de petits questionnaires qui feront évoluer vos branches de manière significative. Ces questionnaires sont particulièrement intéressants, parce qu'ils reflètent finalement plutôt bien le for intérieur de tout un chacun...

Mais qui dit RPG dit gestion d'équipe et évolution n'est-ce pas ? Eh bien dans Monark la vision des choses est quelque peu différente. Dans ce jeu, il ne sera pas question de points d'expérience ou autres. Au fil des combats, vous gagnerez à chaque fois plus ou moins de points Spirits. Ceux-ci sont la monnaie du jeu, mais également votre moyen d'améliorer votre équipe. Chaque personnage possède un arbre de compétences. Et pour débloquer ces compétences, il faudra alors dépenser un certain nombre de Spirits. Et à chaque déblocage, le personnage en question gagnera alors un niveau, et ses statistiques augmenteront également. Original n'est-ce pas ? Mais vous avez tout de même un aspect classique du genre, à savoir des équipements pour vos démons, pour améliorer leurs statistiques, indépendamment de leur niveau.

Un autre aspect original du jeu par rapport à son style, c'est l'avancée dans le jeu. Ici, nulle question de se balader et faire des combats aléatoires. Tous les combats sont déclenchés de votre propre chef, soit à des instants précis pour avancer dans l'histoire, soit un peu quand vous voulez par nécessité d'obtenir des Spirits supplémentaires. Eh oui, les combats démarrent par le biais d'appels téléphoniques surnaturels et qui vous téléportent alors dans cette fameuse dimension parallèle. A vous donc de choisir si vous décrochez au téléphone, ou si vous souhaitez appeler certains numéros...
Aspect technique du jeu
N'y allons pas par quatre chemins, si la note globale du jeu n'est pas plus élevée, c'est essentiellement à cause de son aspect technique.

Le style graphique du jeu se veut être proche de celui des animés, typique du style du jeu, qui est rappelons-le un J-RPG. De ce fait, les cinématiques nous plongent totalement dans cet univers. A coté, le design global du jeu est également très représentatif de cet univers asiatique. Néanmoins, graphiquement, l'ensemble du jeu n'est pas digne d'une PS4, qu'elle soit proche de sa fin de vie ou non. Les traits des personnages sont très grossiers, les décors ne sont pas lisses et on voit parfaitement de l'aliasing à certains, si ce n'est à chaque, instants... Et très honnêtement, quand on voit d'autres jeux que peut supporter cette console, tout cela vient vraiment entacher l'expérience de jeu. Histoire d'ajouter un mauvais point ici, le manque d'expressions faciales des différents protagonistes est perturbant. Le texte à l'écran apparaît avec une vignette du personnage concerné, qui là contient un visage expressif. Mais les visages animés sont quant à eux imperturbables.

Malheureusement, le jeu nous fait souffrir la rétine également dans les déplacements de notre personnage. Ceux-ci sont saccadés, loin d'être fluides, à tel point que par moments on perçoit des à-coups. Il en va de même pour la caméra. A plusieurs reprises, j'ai pu subir de très gros problèmes de latence à l'intérieur des bâtiments, notamment lorsque plusieurs PNJ étaient présents à l'écran. Ce sont des moments qui donnent une impression d'avoir un jeu à 15 images par seconde, si ce n'est moins... Et je pense que ce problème survient lorsque je continue ma partie après avoir mis la console en veille. Ce qui ne reste pas dommageable quoi qu'il en soit.

Graphiquement, vous l'aurez compris, le jeu est à la ramasse. Mais qu'en est-il côté sonore ?

Eh bien voilà la partie qui nous réconcilie un peu plus avec le jeu.
L'OST rend hommage au jeu, et colle parfaitement à l'ambiance voulue à chaque fois. Que l'on soit dans une phase de combat ou dans un moment calme ou stressant, la musique est à chaque fois en adéquation. À savoir que l'ensemble de la bande-originale du jeu a été créée par un compositeur bien connu des fans de la série SMT, à savoir Tsukasa Masuko, personne qui a opéré sur plusieurs titres de la licence. Au fur et à mesure de notre avancée dans l'histoire, de nouveaux sons sont lancés à des instants précis. Et l'ensemble peut être réécouté à foison dans l'un des menus du jeu.
Par ailleurs, si cela vous intéresse, sachez que toute la bande originale du jeu est également disponible sur les plateformes de streaming de musique.

Concernant les voix, deux choix s'offrent à vous : japonais ou anglais. Et ce qui est intéressant, c'est que tous les protagonistes du jeu sans exception sont doublés. Enfin, tous sauf un et je vous laisse deviner lequel... Eh oui, le notre ! Lors de nos quelques choix de texte, ses lèvres bougent, mais aucun son n'en sort. Allez savoir pourquoi... Qui plus est, l'ensemble des dialogues est sous-titré, mais uniquement en anglais... Là aussi, on ne peut qu'être peiné de ne pas avoir une localisation en français, ne serait-ce que pour les textes.

Petit détail qui peut avoir son importance, sachez que deux modes de difficulté s'offrent à vous : un normal et l'autre difficile. Rien de bien sorcier en l'état, car le mode difficile fait que les ennemis font plus de dégâts lors des combats. Fondamentalement, c'est la seule différence entre ces modes.
Par ailleurs, et tel tout RPG qui se respecte, le jeu est purement solo.
Plaisir à jouer et à rejouer
Là aussi, le ressenti est assez mitigé...
Pendant les premières heures de jeu, le fait d'être dans la phase de découverte du jeu et de l'univers nous fait jouer sans voir le temps passer. Mais voilà, le soufflé finit par retomber somme toute assez rapidement malheureusement. La faiblesse technique et graphique du jeu fait que le jeu rend les dialogues très lents et par conséquent nous ennuie quelque peu.

Le fait est que les dialogues ne sont pas fluides du tout ! La ligne de texte d'un personnage apparaît, et le temps que le suivant prenne la parole, il y a bien 2 ou 3 secondes qui s'écoulent parfois. Etant donné qu'il s'agit là d'un RPG, il est bien évident qu'il y un nombre conséquent de texte à lire, et avec cet aspect saccadé des dialogues, cela donne un rythme très lent au jeu. D'autant plus qu'il n'y a aucune animation en dehors des cinématiques. Si un personnage doit effectuer une action, comme ouvrir une porte par exemple, un écran noir apparaît, puis l'instant d'après la porte est alors ouverte. Donc entre le rythme haché des dialogues et des mouvements, l'envie d'aller vite et de vouloir sauter des dialogues peut se faire ressentir.

Mais bien heureusement, les combats viennent rehausser le niveau ! Actuellement, les RPG ont tous tendances à adopter un style action pour les combats. Ici, il s'agira de joutes au tour par tour, avec un brin de stratégie donc à mettre en place, et ceux-ci prennent place sur des terrains où les déplacements sont totalement libres, mais dans un rayon limité. Chaque personnage ayant des compétences et armes différentes, il faudra donc faire preuve de réflexion pour ne pas avancer impunément et pouvoir terrasser nos ennemis efficacement. Il est donc jouissif d'améliorer nos personnages et les voir faire preuve de plus en plus de puissance à chaque combat !

Tout du long, nous faisons la rencontre de différents étudiants et membres de la direction de l'académie. Et on suit alors l'évolution de bon nombre d'entre eux avec un certain intérêt. Mais là où Monark tire son épingle du jeu c'est dans l'immersion dans laquelle le joueur est placé. Les réponses que nous donnons aux questionnaires qui nous sont proposés de temps à autre sont un parfait reflet de notre personnalité. A chaque fin de questionnaire, un détail est donné sur le représentation de réponse, et selon celle-ci, une branche précise monte en valeur. La branche de la gourmandise ou de l'avarice par exemple.

Tout le plaisir du jeu se situe donc essentiellement dans cet aspect social, vous l'aurez compris.

Et même si plusieurs choix de dialogues ne sont proposés à plusieurs reprises, il n'y a aura aucun intérêt à vouloir relancer une partie une fois le jeu terminé. En effet, chaque choix n'aura strictement aucun impact sur l'avancée de l'histoire.
Chasse aux trophées
En se lançant dans Monark, en sachant que c'est un RPG, on pourrait s'attendre à une chasse aux trophées des plus compliquées. Eh bien détrompez-vous ! La liste des trophées du jeu est bien plus abordable qu'il n'y parait.

D'entrée de jeu, sachez que sur les 47 trophées du jeu, 12 seront à vous automatiquement en progressant dans l'histoire.

Pour la grande majorité des trophées restants, il s'agira d'effectuer certaines actions, et autant vous dire que la plupart de ces trophées seront acquis sans trop forcer. Un très simple par exemple, (Bronze)Psych Sampler qui demande de répondre au questionnaire d'un étudiant. Il suffit alors de discuter avec tous les PNJ que vous croiserez, et automatiquement, l'un d'eux vous permettra d'obtenir cette récompense. Un autre très simple : (Argent)Battle Brainiac qui nécessite de faire 30 combats. Autant le dire, ce trophée tombera extrêmement rapidement, tant les combats s'enchaineront naturellement.

Mais voilà, RPG oblige, certains trophées auront besoin de plus de temps et d'implication pour être débloqués. Il y en a alors deux ici qui rentrent dans cette catégorie : (Or)Ability Artificier et (Argent)SPIRIT Stasher. Pour le premier, il faudra avoir améliorer au maximum toute votre équipe. Et pour cela, il va vous en falloir des Spirits ! Parce que pour être au plus haut niveau, les compétences demandent de plus en plus de Spirits pour être améliorées. Mais ça tombe bien, car pour le deuxième trophée ici, il faudra obtenir 2 000 000 de Spirits ! Et là, le farm sera alors de rigueur, car vous devriez obtenir ce trophée bien après le précédent, tant ce montant est exorbitant !

Là où la liste est étonnante pour un jeu de ce genre, c'est que vous pouvez vous lancer dans l'aventure dans n'importe quel mode de difficulté, cela ne fera aucune différence. En effet, aucun trophée n'est lié à une quelconque difficulté !

Vous l'aurez donc compris, pour un RPG, la liste des trophées est plus qu'abordable !
Et petit bonus de la part des développeurs : pour chaque breloque débloquée, un petit cadeau sera donné dans le jeu. Alors rien de bien méchant car il s'agit en grande majorité d'éléments cosmétiques, mais c'est toujours appréciable comme idée.
Conclusion
Malgré ces défauts techniques qui sont tout de même très flagrants, Monark fait partie de ces jeux qui valent le détour. Certes, ce n'est pas un must-have du genre, mais il saura laisser une trace dans les esprits, en particulier grâce à son aspect psychologique relatif aux différents questionnaires.

Que vous soyez fan du genre ou non, n'hésitez pas à poser vos mains dessus si l'occasion se présente. Monark saura à la fois vous intriguer et vous étonner.
J'ai aimé
  • Des combats au tour par tour stratégiques
  • La bande sonore
  • La richesse de l'univers et des personnages
  • Un platine abordable pour un RPG
Je n'ai pas aimé
  • Visuellement indigne d'une PS4
  • La lenteur des dialogues
  • Pas de localisation en français
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Je recommande ce jeu : À tous, Aux curieux, Aux chasseurs de trophées/platine facile

dayvyde (Dayvyde)

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