Microsoft Flight Simulator 2024
Infos complémentaires
Genre(s) : Simulation
Territoire(s) : FRANCE
272 joueurs possèdent ce jeu
Platiné par : 5 joueurs (2 %)
100% par : 5 joueurs (2 %)
Note des joueurs :
4.8/5 - 4 notes
Note des platineurs :
4.7/5 - 3 notes
Test rédigé par Bas ^ le 03-02-2026 - Modifié le 10-04-2026
Malgré une exclusivité PC/Xbox assumée et vantée pendant quelques temps, Microsoft a fait le choix (audacieux) de porter le titre sur PS5 en décembre dernier (08/12/2025) pour la plus grande joie des fans de la marque nipponne passionnés d'aviation. Mais le jeu en vaut-il la chandelle ? Était-ce une bonne idée de sortir des sentiers battus du PC pour venir tenter sa chance au paradis de la manette Sony ? Réponse dans nos lignes.

Avant de mettre la main sur un A320, faites-vous la main sur un C172 !

En mode Carrière, passez des certifications pour débloquer de nouvelles missions !

Le mode Photographe permet de réaliser des clichés uniques !

Déjà rêvé de tracter une bannière sur la plage de Miami ?
Choisissez un avion, un point de départ et lancez-vous : Flight Simulator 2024 ne déroge pas à la règle établie par ses aînés d’offrir une simulation aérienne réaliste, rapide à lancer, mais riche de détails. Que vous soyez plutôt jet d’affaire, le dernier Airbus ou un petit coucou de la Seconde Guerre Mondiale, il y en a pour tous les goûts et toutes les envies ! La seule limite ? La taille de votre porte-monnaie. Le jeu de base inclut en effet 70 avions et jusqu’à 125 aéronefs pour la version Aviator. Un marketplace est également disponible pour acheter à l’unité l’avion de vos rêves, à condition de passer à la caisse en euros.
Côté terrains, pratiquement tous les aérodromes existants sont accessibles dans le jeu, mais seuls certains bénéficient d’une version « améliorée », ressemblant plus ou moins à leur version réelle. Là encore, le jeu de base propose 150 aéroports retravaillés, et jusqu’à 160 pour la version Aviator. Également disponibles à l’achat, Microsoft propose d’autres terrains pour peu que vous y mettiez le prix.
Grand absent de la série, le mode Carrière fait une apparition remarquée dans Flight Simulator 2024. Si l'idée de départ est intéressante, la réalisation n'est pas exempte de défaut et laisse parfois un goût doux-amer quand les choses ne fonctionnent pas correctement. Explications.
Au départ, le mode Carrière propose d’aborder de manière crédible le monde de l’aérien, en commençant d’en bas, en apprenant les rudiments du pilotage VFR et en gravissant les échelons jusqu’à atteindre, si ce n’est le Graal, à tout le moins la réussite professionnelle et le monde des compagnies aériennes, avec l'achat, l'entretien et la vente d'appareils. Pour cela, vous devrez passer des certifications, pour l’aptitude au vol de nuit, au vol aux instruments ou au pilotage de bimoteurs par exemple. Des leçons vous sont proposées afin d’améliorer vos connaissances en la matière et vous aider à mieux cerner les phases de vol concernées ou le savoir-faire requis. Une fois prêt, lancez-vous et passez le test final pour débloquer de nouveaux types de missions. Une fois certifié, à vous le convoyage d’avions, l’épandage agricole ou encore le transport de fret, afin d’accumuler toujours plus de crédits, pour accéder à la future qualification de votre carrière ou un nouvel avion !
Si l’idée est plutôt bonne sur le papier, la voix d’IA des instructeurs de vol et les critères d’évaluation assez nébuleux sur certaines épreuves entachent un peu la démarche, nécessitant de recommencer des épreuves qui paraissaient faciles, juste parce que vous n’avez pas pris le cap assez vite ou parce que vous n’avez pas atteint l’altitude suffisamment tôt… Et de subir encore et encore ces affreuses voix robotisées. Dans la même veine, certaines entorses lors des missions aboutissent à des sanctions extrêmement lourdes alors que vous venez de réaliser 1h-1h30 de vol (temps réel !). J’ai en tête un demi-tour un peu large sur une piste en herbe qui a été sanctionné de la perte d’un gros quart de l’expérience bonus de la mission, alors que l’avion n’avait pas été abîmé… Vous l’aurez compris, il est parfois délicat de comprendre les sanctions dans le mode Carrière, surtout lorsque vous pensez avoir réalisé correctement ce qui était demandé et que la déviation était objectivement légère. Et que dire lorsque vous n'arrivez pas à collationner (répondre au contrôle aérien) pour rouler jusqu'au parking, juste parce que la touche
En outre, si le mode Carrière offre une progression un peu linéaire et permet aux plus néophytes de ne pas se perdre, les aficionados de la série regretteront sûrement de devoir en passer par des C172 avant d’avoir accès au Boeing 747 et aux plus grosses missions. Il offre néanmoins un aspect « jeu » trop souvent négligé dans les simulations et permet d’offrir des objectifs très variés aux joueurs que nous sommes. Les missions sont en effet assez diverses, allant du baptême de l’air au convoyage d’avion, en passant par l’épandage agricole jusqu’au fret ou au transport commercial. Il existe même une catégorie « Lutte anti-incendie » pour faire briller les Canadairs de la Sécurité Civile !
En parallèle du mode Carrière et outre le Vol Libre, Flight Simulator 2024 propose un mode Photographie, pour allier pilotage et angles de vues. Assez sympathique, il offre aux joueurs de nouveaux défis, en proposant notamment des safaris (photographier des animaux sauvages, à 3000ft d’altitude, c’est plutôt délicat on ne va pas se mentir…) ou de la découverte touristique, en essayant de prendre des clichés de monuments célèbres, aux commandes d’hélicoptères ou d’avions. Une bonne trentaine de collections sont proposées, permettant à chacun de trouver son bonheur. L'idée est assez simple : vous lancez un vol, avec un objectif de prise de vue et vous décrochez des étoiles si vous atteignez des défis supplémentaires, comme prendre la photo à pied ou d'une manière un peu spécifique (en volant au-dessus de la plage, avec d'autres choses dans le cadre) ou encore à une heure ou une date spécifique, pour un coucher de soleil inoubliable. Vraiment accessible et présentant une espèce de côté "puzzle" bien pensé, ce mode Photographie est vraiment agréable à jouer et renforce l'idée que Flight Simulator 2024 n'est pas qu'une simulation mais peut offrir du gameplay un peu varié. Un excellent point encore !
Des activités supplémentaires sont également au programme, avec par exemple des collaborations (en ce moment, pour célébrer la nouvelle saison de Strangers Things, vous pouvez participer à des opérations d’hélitreuillage avec Murray), des courses, des atterrissages de précision, des explorations guidées et du contenu supplémentaire téléchargeable, via le menu correspondant.
Enfin, un mode « Challenge » propose 3 défis hebdomadaires, à remplir plus ou moins bien pour changer de ligues (de bronze à or) et ainsi vous confronter au monde entier. Reposant sur des activités un peu spécifiques (vol basse altitude, atterrissage de précision…), il pourra réellement mettre votre talent à l’épreuve, mais fort heureusement il n’y a rien à perdre (et rien à gagner non plus !). L’occasion de découvrir toujours plus de nouveaux aéroports et d’endroits atypiques sur Terre !
En fouillant un peu, il est possible d’activer un semblant de mode Multijoueur, pour rendre le jeu moins vide et plus vivant. Si vous configurez correctement les choses, vous pouvez même vous retrouver avec vos amis, à condition de jouer sur le même serveur, la même console (pas de Crossplay PS avec les autres plateformes…) pour effectuer des vols en patrouille. Pas exactement intuitif, cela permet néanmoins d’apprécier les paysages à plusieurs, ce qui est finalement ce qu’on demande à une simulation de ce calibre !

Si la neige en métropole vous dérange, évadez-vous en Polynésie !

Ou alors, allez carrément survoler la Terre de feu en Amérique du Sud !

Quand la météo se dégrade, voilà à quoi va ressembler votre vol.

Le niveau de détails à 1000ft d'altitude est bluffant.
Techniquement, Flight Simulator 2024 sur PS5 est une très belle réussite, graphiquement agréable à l’œil et fluide sur la durée. Les textures vues du ciel s’avèrent convaincantes et supportent plutôt bien que vous vous approchiez. Les grandes villes sont modélisées grâce à une technique appelée photogrammétrie, ce qui donne une belle approximation des bâtiments mais s’avère moins agréable à l’œil à mesure que vous vous rapprochez. Certains bâtiments iconiques (au hasard, la Tour Eiffel ?) sont représentés avec une modélisation 3D véritable et présentent donc un aspect très correct, même lorsque vous êtes proche. À vous de voir où vous placez la limite entre « qualité » et « quantité », puisqu’il est clair que Flight Simulator 2024 joue un peu sur les 2 tableaux, sans jamais vraiment exceller à courte distance. Mais très honnêtement, en passant 3000 pieds en montée, on ne voit plus vraiment la différence…
Au niveau modélisation des avions, rien à redire : que ce soit à l’extérieur ou à l’intérieur, tout est parfaitement reproduit. Flight Simulator 2024 joue en effet la carte du réalisme à fond avec de véritables cockpits, des jeux de reflet sur la verrière et même quelques autocollants pour rappeler de ne pas appuyer sur les écrans EFIS, ils ne sont pas tactiles bon sang ! On retrouve même – comme dans les précédents volets – des boutons dans tous les sens et des fusibles actionnables, pour les mécanos en herbe. Nouveauté de cet opus, vous pouvez désormais faire le tour de votre aéronef à pied pour retirer les flammes (ces morceaux de tissu qui évitent l’obstruction des sondes ou le mouvement d’une pièce mécanique par grand vent) durant la visite pré-vol. Aussi peu indispensable que génialement nécessaire, cette partie s’avère plutôt maladroite dans sa réalisation (votre personnage a des mouvements aussi fluides qu’un T-800…) mais elle ravira les passionnés en proposant une étape supplémentaire avant le décollage proche de ce qui se fait en vrai.
Au niveau de l’ambiance, ne vous attendez pas à la Chevauchée des Walkyrie lorsque vous démarrez le rotor principal de votre hélicoptère : simulation oblige, vous avez le droit au moteur de votre aéronef, aux échanges radios avec le contrôle aérien et… c’est à peu près tout. Rien d’horrible à ça, encore une fois, c’est une simulation, mais très clairement l’accent a été mis sur le réalisme du moteur lorsque vous manipulez la manette des gaz et c’est tant mieux d’un certain point de vue ! Devenu la norme, le son à l’intérieur du cockpit est légèrement assourdi par rapport à la vue externe (oui, elle existe, pour ceux qui veulent l’utiliser…) mais les développeurs ont poussé les choses à l’extrême en augmentant le volume sonore de votre moteur si vous ouvrez la fenêtre en vol (oui, c’est possible aussi en vrai…). Un vrai gage de réalisme pour les aficionados à n’en pas douter.
Enfin, sachez que Flight Simulator 2024 est jouable à la manette, au clavier et à la souris ou à l’aide d’un joystick (si vous êtes équipé – a priori seul le HOTAS 4 de Thrustmaster est compatible, mais je n’ai malheureusement pas pu vérifier) ; de très nombreuses options permettent de rendre l’expérience utilisateur unique en paramétrant à votre guise de nombreux raccourcis, même si l’architecture de la manette limite un peu le nombre de combinaisons disponibles.
Durant mes dizaines d’heures de jeu, je n’ai pas eu de bug à signaler, en dehors de quelques comportements un peu suspect des appareils (une tendance à virer à gauche tout seul chez certains – il paraît qu’on peut régler finement l’emport carburant pour tenter de contrebalancer ce penchant mais je n’ai pas eu besoin de le faire tant le défaut se corrige ou s’ignore grâce au pilote automatique). En dehors de ça, et c’est peut-être un point un peu étrange, le jeu nécessite une connexion internet constante, certaines textures se téléchargeant un peu en temps réel. N’ayant pas de problème de débits, l’expérience s’avère transparente, mais si vous n’avez pas la fibre, vous devrez peut-être réduire la qualité graphique générale pour que le jeu reste fluide…

Il n'y a (heureusement) pas que des mono-piston dans le jeu !

À vous de réussir votre approche et un atterrissage en douceur !

Voler "on top" et toujours voir le soleil, c'est grisant...

Préparez votre vol avant l'embarquement, en planifiant notamment l'itinéraire !
Pour les nouveaux venus, le mode Carrière et son apprentissage pas-à-pas représentent une excellente entrée dans le monde de la simulation aérienne : les bases VFR, le vol aux instruments, les circuits d’aérodrome et j’en passe, Flight Simulator 2024 propose véritablement une mini-école de formation pour les nouveaux venus. Les vétérans apprécieront de pouvoir directement passer l’épreuve de certification sans s’attarder sur les formations.
Beaucoup d’avions, un mode carrière pour apprendre les bases à son rythme, un terrain de jeu grand comme la Terre, Flight Simulator 2024 propose une expérience riche et très agréable, sans brusquer les nouveaux venus et en répondant présent pour les vétérans de la série. La richesse des paysages, la diversité des décors devraient réussir à vous tenir en haleine et accroché à la manette. Cependant, tout n’est pas nécessairement tout rose dans le ciel : j’ai déjà évoqué les pénalités lors des vols parfois un peu incompréhensibles, à cela s’ajoute une certaine dose de monotonie dans le mode Carrière lorsque vous êtes entre 2 certifications. Vous allez devoir en effet enchaîner les vols peu ou prou identiques pour amasser suffisamment de crédits pour vous payer un nouvel examen ou un avion flambant neuf (si vous montez votre propre compagnie). Il reste bien sûr possible de varier les plaisirs et le nombre de missions différentes proposées viennent un peu casser la monotonie, mais il faut bien avouer que les vols touristiques à faire des ronds autour d’une localité se ressemblent un peu si vous ne changez pas ou peu de région.
J'ai énormément apprécié l’effort apporté au mode Carrière pour proposer quelque chose d’un peu construit, avec une véritable idée d’amener du « jeu » dans la simulation : quand les premiers épisodes de la série – en dehors de toute considération pour leurs qualités de réalisme indéniable – n’apportaient finalement pas d’objectifs clairement définis si vous ne les fixiez pas vous-même, cette mouture 2024 offre des défis et des paliers à franchir pour accéder à la catégorie suivante. À vous de voir l’ordre dans lequel vous voulez faire les choses, si vous souhaitez vous orienter rapidement sur du vol aux instruments sur turboréacteur ou si l’hélicoptère de promenade est plus votre péché mignon, mais Flight Simulator fait au moins l’effort d’apporter cette nouvelle dimension, au-delà des défauts liés à l’utilisation de l’IA et des critères parfois flous. Les autres modes, à défaut d'être profonds, apportent également un aspect ludique des plus appréciables.
Surfant sur la nouveauté, le mode Carrière se taille la part du lion dans la liste de Flight Simulator 2024 avec pas moins de 8 trophées à gagner. En proposant des récompenses pour les débuts et la formation (terminer sa première mission d'entraînement, obtenir sa licence de pilote...) mais également le plus ou moins long terme, avec la création d'une compagnie aérienne et l'achat de 5 avions, ceux-ci s'inscrivent sur la globalité du mode et sont très fidèles à l'esprit de progression qui l'anime. Un petit dernier, proposant de récupérer toutes les certifications proposées, est à l'heure actuelle impossible à obtenir : bien que 20 épreuves apparaissent disponibles, 2 restent bloquées en attendant une hypothétique future mise à jour... Vous l'aurez compris, le
Autre mode de jeu mis en valeur, le mode Photographie permet l'obtention de 6 trophées, majoritairement en complétant des collections ou en remportant un maximum d'étoiles. Une grosse trentaine de missions Photo seront nécessaires pour atteindre les 100 étoiles de l'un des trophées, mais cela reste plutôt accessible et sans prise de tête si vous choisissez des objectifs faciles, comme les monuments ou les paysages. À l'inverse, la chasse aux zèbres et autres guépards s'avère assez compliquée, le vol à basse altitude en regardant constamment par la fenêtre pour espérer apercevoir votre cible (photographique !) présente de grands risques d'accident... Néanmoins, la chasse aux trophées reste plaisante et ne nécessite pas d'être un As du manche pour réussir les clichés du siècle !
Pour conclure le tour d'horizon des modes de jeu, 3 petits trophées viennent récompenser votre participation au mode Défis de ligue, avec la nécessité de terminer 100 défis hebdomadaires, ou à défaut 100 fois le même défi... Rien d'insurmontable non plus ici encore, puisque votre classement final importe peu, seule votre participation est prise en compte.
Enfin, les derniers trophées, et non des moindres, reposent sur l'utilisation des différents types d'appareils (avion à réaction, avion de ligne, planeur, hélico...), avec un certain nombre d'atterrissages sur un hélipad et quelques défis relativement simples comme décoller et se poser sur plusieurs aéroports lors d'une seule partie. Encore une fois, rien de très difficile et des choses qui viendront assez naturellement en jouant.
- Ultra-réaliste et crédible
- Graphiquement plaisant
- Un véritable aspect
- Une pointe de monotonie
- Les voix IA, c'est non...
- Devoir jouer en ligne en permanence
- Le platine impossible... Snif.
