Marvel's Spider-Man 2

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 20/10/2023
Genre(s) : Action , Aventure
Territoire(s) : FRANCE

7630 joueurs possèdent ce jeu
43 trophées au total
0 trophée online
16 trophées cachés
1 DLC

Platiné par : 5965 joueurs (78 %)

100% par : 515 joueurs (7 %)


Note des joueurs :
4.8/5 - 91 notes

Note des platineurs :
4.8/5 - 77 notes

Test rédigé par DarkCid le 31-10-2023 - Modifié le 31-10-2023


Introduction

Image

En 2018, le studio Insomniac Games, les papas du duo Ratchet & Clank, avait créé l'évènement en sortant le titre Marvel's Spider-Man exclusivement sur PS4. Nous suivions une toute nouvelle itération de notre tisseur de toile préféré dans un Manhattan magnifiquement modélisé et nous proposant une aventure épique. Deux années plus tard, nous avons eu le droit à une semi-suite avec Marvel's Spider-Man: Miles Morales, sorte d'énorme DLC du premier jeu nous donnant le contrôle du nouvel apprenti de Spider-Man, un certain Miles Morales qui, s'il était alors encore relativement inconnu du grand public, a depuis gagné en popularité avec deux excellents films d'animations. C'est donc trois années après cette petite parenthèse et cinq ans après le premier jeu que nous arrive enfin dans les doigts Marvel's Spider-Man 2. L'attente fut longue et la question évidente est : en valait-elle la peine ? Mais d'abord, un petit résumé de l'histoire.

Moins d'un an après l'avènement du deuxième Spider-Man de New York, Peter et Miles font équipe pour protéger leur cité tout en jonglant avec leurs vies privées. Miles s'apprête à entrer à l'université et Peter peine encore à trouver du travail mais peut compter sur MJ pour l'épauler. Mais les choses vont très vite changer après une bataille acharnée contre l'Homme-Sable quand Harry Osborne, le meilleur ami de Peter, revient en ville après une longue convalescence, semblant guéri d'une maladie a priori mortelle. Alors qu'une armée de chasseurs se décide à faire de New York son terrain de chasse, le remède miracle concocté par Norman Osborne pour son fils risque fort de plonger la ville dans un sombre cauchemar.
Contenu du jeu
On se fait une toile à deux ?

Pour ceux n'ayant pas suivi, Marvel's Spider-Man 2 est, comme ses prédécesseurs, un jeu à monde ouvert où vous incarnez Spider-Man tissant sa toile dans les rues de New York. Oui mais, de quel Spider-Man parlons-nous ? Peter ou Miles ? Je vous répondrai par une autre question. Pourquoi choisir l'un des deux quand on peut avoir les deux ? Vous incarnez donc à la fois Peter Parker et Miles Morales, ou plutôt en alternance vu que le jeu ne propose pas de mode coopération (un peu dommage quand on y pense, certaines missions pourraient très bien s'y prêter).

Voilà comment cela se passe. Lors de vos déplacements, vous incarnez librement l'un ou l'autre et pouvez changer très rapidement. Vous pouvez choisir également qui vous voulez pour la majorité des missions secondaires. Concernant les missions principales (et certaines missions secondaires donc), on ne vous laisse pas le choix. Toutefois, les missions principales vous feront régulièrement passer de l'un à l'autre, comme par exemple dans le prologue sur-vitaminé vous opposant à l'Homme-Sable et servant au passage de tutoriel plutôt vénère.

Arachno-foudre ou Iron-Spider ?

Du coup, on en vient vite à se poser la question de qui choisir quand le choix est donné. Et basiquement, je pourrais vous dire que peu importe, cela revient un peu au même. Après les deux précédents jeux, on pouvait craindre que Miles serait bien trop puissant comparé à Peter (et c'était le cas, placez Miles dans le premier jeu avec ses capacités et jamais vous ne prenez Peter). Mais en moins d'un an, le Spider-Man original a reçu de petites mises à jour en la présence de bras mécaniques faisant clairement référence à sa tenue d'Iron-Spider (ou au Superior Spider-Man). Au combat, les Spider-Men sont donc pratiquement équivalents et disposent tous deux de quatre attaques spéciales pouvant vous sortir de la mouise.

Les combats sont d'ailleurs toujours aussi dynamiques, reprenant l'indémodable modèle de Batman Arkham Asylum à base d'attaques, de contre et d'esquive, rajoutant par rapport au premier épisode des attaques ennemies à parer ou à esquiver obligatoirement si l'on ne veut pas s'en prendre plein la tronche. À noter que lors de certains affrontements, obligatoires ou non, vous recevrez l'aide de votre collègue arachnide, donnant alors lieu à quelques combos supplémentaires.

Nid d'araignées

Bien que vous puissiez par moment jouer d'autres personnages comme Mary Jane (ou une amie sourde de Miles donnant lieu à une quête sans le moindre bruit, plutôt original), le véritable troisième personnage principal du jeu, vous l'aurez deviné, c'est New York. Quoi ? Vous pensiez à un malabar en costume noir et aux dents pointues ? Un peu de patience.

La ville est encore une fois un vrai plaisir à parcourir. Vivante, fourmillant de détails que les chasseurs de références se feront une joie de décortiquer mais aussi d'activités. Des crimes spontanés viendront régulièrement mettre votre sens du devoir à l'épreuve tandis que vous filerez (vous l'avez ?) en direction d'une base de chasseurs, d'une cache de Rôdeur ou encore d'un Mysterium de Mysterio (inventer des noms, c'est un métier monsieur Beck, ça ne s'improvise pas). Ces habitants feront d'ailleurs appel à vous pour régler des problèmes épineux... ou pour simplement passer un moment avec vous.

Petit bémol cependant pour clore cette section contenu. Nous avons une série de quêtes en compagnie de l'ex-inspecteur Yuri. Ce scénario est très intéressant... mais n'a pas réellement de fin. Là où les précédents opus ne nécessitaient pas de contenu supplémentaire, ici on a clairement le jeu qui nous prévient d'un probable DLC à venir. Le genre de chose qui fait toujours un peu grincer des dents.
Aspect technique du jeu
Une toile de maître

Si j'ai parlé de la ville juste avant, c'est parce qu'il s'agit de la transition parfaite pour parler un peu technique. Si vous sortez tout juste de la version PS5 du précédent jeu, alors vous ne serez sans doute pas surpris de constater la qualité du rendu de New York qui ne se limite plus à l'île de Manhattan mais s'étend à l'est avec Astoria, Brooklyn, le Queens, Williamsburg et Little Odessa. Ces nouveaux quartiers, à vue de nez, permettent de doubler la surface de jeu. Logique après tout, deux fois plus d'araignées, deux fois plus de terrain de jeu.

La ville se diversifie donc en termes d'ambiances. Fini la ville constituée presque exclusivement de gratte-ciels et d'immeubles. Bienvenue donc à des quartiers plus modestes en termes de démesure avec même quelques quartiers pavillonnaires, dont celui de la maison de tante May. On retrouvera aussi le fameux parc d'attractions de Coney Island ou le lycée Brooklyn Visions qui parlera forcément à ceux ayant découvert Miles Morales au cinéma.

Tout au long du jeu, vous vous baladerez donc dans une ville incroyable à parcourir, accompagnés par des musiques qui, si elles ne sont pas inoubliables, collent parfaitement à l'ambiance et à vos actions. Comme dans les précédents opus, vous serez parfois interrompus par quelques podcasts, dont celui de l'incontournable J. Jonah Jameson (que vous aurez le plaisir de croiser brièvement à un moment).

Mais la ville a quelques pépites techniques à offrir qui pourraient passer inaperçues pour certains. Tout d'abord, les fameux immeubles de verre sur lesquels on s'accroche ne sont pas de simples façades avec de jolis miroirs en guise de vitres comme bien (trop) souvent dans ce genre de jeux. Non, ici on constate qu'il y a de la vie derrière et au détour d'une voltige mal calibrée, on peut se retrouver nez-à-vitre avec une citoyenne faisant tranquillement son yoga ou un gamer passionné par son jeu au point de ne pas remarquer l'énorme araignée collée à la vitre.

Toutefois, le plus impressionnant reste l'un des outils que j'utilisais à peine jusqu'à présent dans la licence, tant les déplacements sont grisants : le voyage rapide. Ce dernier n'est pas accessible immédiatement dans le jeu, il faut d'abord avancer dans la complétion d'un quartier pour le débloquer dans ledit quartier. Choix étrange au premier abord, une fois qu'on l'utilise on comprend mieux pourquoi. Terminé les points de voyage rapide prédéfinis. Vous pointez un endroit sur la carte, vous maintenez la touche (triangle) et littéralement deux secondes plus tard, vous vous retrouvez à voltiger à l'endroit choisi. Tout simplement bluffant !

Mais malgré tout, se déplacer manuellement est toujours aussi agréable, en particulier avec l'ajout des Delta-Toiles. Ces nouveaux jouets que l'on obtient pendant le tutoriel permettent aux araignées de planer sur de longues distances. Voire de très longues distances si, comme les oiseaux, vous profitez judicieusement des différents courants d'air. Ce faisant, il est tout à fait possible de parcourir presque intégralement la carte sans toucher le sol et sans utiliser les toiles habituelles.

Le jeu ne s'épargne malheureusement pas quelques bugs par-ci par-là. C'est le défaut de tous les jeux à monde ouvert, il est quasi impossible d'y couper. Heureusement, ils sont relativement minimes et surtout rares. Au menu, j'ai principalement eu des PNJs coincés dans des murs ou mon personnage lui-même coincé. Mais jamais rien de méchant ou allant aussi loin que Peter se transformant en cube.
Plaisir à jouer et à rejouer
Une araignée au plafond

Un héros se définit par ses méchants. Le moins qu'on puisse dire, c'est que la série prend très à cœur cette règle. Si le premier jeu nous confrontait à Mr Negative, les Sinister Six et Doc Oc, nous avons droit cette fois, dans les grandes lignes, à Kraven le chasseur et bien sûr Venom. En méchants plus secondaires (ou en tout cas moins présents, car quand ils sont là, difficile de les considérer comme secondaires), nous avons également au programme l'Homme-Sable, le Lézard ou Mysterio.

Un beau programme en perspective donc, et ce même si certains (moi le premier) pourraient penser qu'avoir Kraven en tête d'affiche est étrange. Ni méchant emblématique de l'araignée, ni anecdotique, Kraven se révèle avoir les épaules assez solides dans cet opus pour tenir le rôle principal pendant les deux-tiers de l'histoire afin de laisser suffisamment de temps au symbiote pour se développer.

Pendant ces deux-tiers, le symbiote fait donc son petit bonhomme de chemin, d'abord grâce à Harry Osborne, meilleur ami de Peter qui revient dans sa vie en pleine forme. Petit à petit, alors qu'ils ne savent rien de ce costume noir, celui-ci va provoquer de lourds changements psychologiques chez nos héros. Cette partie est vraiment bien écrite et plaisante à suivre car contrairement à un film de 2h où il faut caser l'obtention du costume noir par Peter, son changement de caractère, sa prise de conscience, le changement d'hôte et enfin le combat contre Venom, ici nous avons tout le temps de voir ces changements de façon plus naturelle, plus progressive.

L'araignée violente du quartier

Avant de parler de Venom en lui-même, il convient de parler de Spider-Man et de son costume symbiotique. Un vrai bonheur. En plus d'avoir un rendu vraiment classe où l'on sent la texture vivante du symbiote derrière (et non juste un simple changement de couleur du costume de base), la prise en main est vraiment grisante. On sent toute la violence de ce Peter sous influence et l'impact des coups n'est plus du tout le même. Un savant mélange de délectation et d'inquiétude de voir notre boyscout préféré laisser libre cours à sa rage (heureusement qu'il ne croise pas Jonah à ce moment, on aurait alors presque eu de la sympathie pour lui, cela aurait été troublant).

Mais quand Venom entre réellement en scène, les choses sérieuses commencent. Il faut dire que contre toute attente, il n'arrive pas seul mais avec une petite armée de symbiotes à ses côtés, renouvelant ainsi les affrontements. Et graphiquement, le moins qu'on puisse dire, c'est que ce Venom est cent fois plus réussi que celui du film du même nom (bon OK, c'était pas très compliqué).

Les affrontements contre tous ces super-vilains sont jouissifs dans leur globalité, avec mention spéciale à l'Homme-Sable qui certes fait office de tutoriel, mais n'en est pas moins impressionnant de par son envergure titanesque. Si cela fait une entrée en bouche bien énervée, c'est presque dommage justement qu'elle serve de tuto car on nous balance une dizaine d'informations à la minute et à moins de s'être (re)fait les précédents jeux juste avant, difficile de tout assimiler du premier coup... ou alors c'est l'âge qui commence à se faire sentir ? Possible.
Chasse aux trophées
Une toile en or

Concernant nos chers trophées, je vous avouerai que je suis plutôt mitigé. Les trophées peuvent se décomposer basiquement en quatre catégories : les trophées liés à l'histoire (10), liés à des quêtes annexes (15), à des actions spécifiques à faire (12) et à l'amélioration de votre équipement (4).

La liste est assez classique et couvre l'intégralité du jeu. Avec le platine en poche, vous êtes sûr d'avoir complété le jeu à 100%... ou presque. Déjà, la ville est parsemée de coffres de ressources à ouvrir. Fort heureusement, on ne nous demande pas de tous les ouvrir. Il faut dire qu'en en ouvrant quelques uns de temps en temps, on a largement de quoi finaliser son équipement.

Mais ce qui me chagrine un peu, c'est le côté challengeant du platine... challenge proche de 0. Si le jeu offre cinq niveaux de difficulté mais ne demande rien concernant celle-ci. Cela ne me dérangerait pas si on ne sentait pas le DLC New Game + arriver avec un trophée demandant de finir le jeu en difficulté Ultime. Mais surtout, l'une des quêtes consiste à terminer les Mysterium de Mysterio, l'équivalent des défis de Taskmaster du premier jeu. Sauf que si l'on peut obtenir trois rangs de récompenses, la plus basse suffit pour le platine. Pourquoi ne pas avoir poussé un peu plus loin ? Surtout qu'en difficulté minimale, ils ne sont guère difficiles.

Si je ne peux que saluer le fait de ne plus avoir à résoudre X crimes par quartier, chose qui était une vraie purge dans le premier, un chouïa plus de challenge aurait été le bienvenu malgré tout.
Conclusion
Marvel's Spider-Man 2 fait partie de cette catégorie de suite qu'on aimerait voir plus souvent, ou même soyons fou tout le temps. Une suite qui capitalise sur les points forts de son prédécesseur pour lui rendre hommage et qui parvient, si ce n'est à le dépasser, au moins à l'égaler. Si Peter Parker perd un peu de lui-même pendant cette aventure, Marvel's Spider-Man 2 quant à lui sait toujours où il va et nous emmène avec lui dans une aventure palpitante où l'on a régulièrement peur pour ses protagonistes. Il faut dire qu'on sait après la fin du premier jeu qu'aucun d'eux n'est à l'abri d'une terrible tragédie. Quoi de plus normal pour une araignée dont l'ADN a toujours été la tragédie cachée derrière ses traits d'humour ?
J'ai aimé
  • Deux Spider-Man pour le prix d'un...
  • La ville de New York, plus vivante que jamais
  • Le voyage rapide, une vraie prouesse technique
  • Kraven, impressionnant de charisme
  • Venom, impressionnant d'angoisse
  • Bon équilibre entre Peter et Miles
  • Une histoire passionnante à suivre
Je n'ai pas aimé
  • ... mais pas de mode coopératif pour autant
  • Le tuto peut-être un peu trop dense
  • Une intrigue secondaire non résolue qui sent bon le DLC à venir
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Je recommande ce jeu : À tous, Aux fans de la série, Aux chasseurs de trophées/platine facile

DarkCid (Twilight_Angel75)

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