Like a Dragon Gaiden : The Man Who Erased His Name

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 09/11/2023
Genre(s) : Action , Aventure
Territoire(s) : FRANCE

358 joueurs possèdent ce jeu
62 trophées au total
0 trophée online
10 trophées cachés

Platiné par : 209 joueurs (58 %)

100% par : 209 joueurs (58 %)


Note des joueurs :
5/5 - 2 notes

Note des platineurs :
5/5 - 2 notes

Test rédigé par DarkSephiroth le 15-11-2023 - Modifié le 15-11-2023

Introduction

Image

Sorti internationalement le 09 Novembre 2023, Like a Dragon Gaiden: The Man Who Erased His Name ou de son nom japonais Ryû Ga Gotoku 7 Gaiden – Na wo Keshita Otoko est un jeu d'action-aventure développé par Ryu ga Gotoku Studio (à qui l'on doit les autres opus de la série anciennement connue sous le nom de Yakuza). Il est édité par Sega et est disponible sur PlayStation 4 et 5.

Pensé à la base par le développeur principal Masayoshi Yokoyama comme un DLC, le soft a finalement pris la forme d'un stand-alone mettant en scène Kazuma Kiryu (un ancien Yakuza légendaire répondant au surnom de Dragon de Dojima), héros principal des sept premiers épisodes (il ne faut pas oublier Yakuza 0). Le jeu a la lourde tâche de faire patienter jusqu'au prochain titre majeur c'est-à-dire Like a Dragon: Infinite Wealth qui sortira le 26 Janvier 2024 (une démo de ce dernier est d'ailleurs disponible avec le jeu).
Contenu du jeu
Effacer son avenir pour assurer la paix de ceux qu'on aime.



Like a Dragon Gaiden: The Man Who Erased His Name est un jeu solo, il est possible de jouer aux mini-jeux à deux avec une autre manette mais l'aventure se vit seule. Trois niveaux de difficulté s'offrent aux joueurs (Débutant, Standard ou Travailleur Appliqué). Les évènements prennent place en 2019 soit trois ans après la fin de Yakuza 6: The Song of Life.

Kazuma Kiryu a simulé sa mort avec l'aide de la puissante faction Daidoji (influente jusque dans la sphère politique) afin de permettre aux gens qu'il aime de vivre en paix. Les orphelins qu'il protégeait ainsi qu'Haruka et son fils Haruto sont dorénavant à l'abri du danger mais il ne peut plus les voir et se retrouve sans identité et sans avenir. Il se fait dorénavant appelé Joryu et travaille pour les Daidoji et notamment pour Hanawa avec qui il tisse un lien de respect mutuel. On lui confie diverses missions mais au cours de l'une d'elles un groupe masqué ennemi le reconnaît.

C'est le début d'une nouvelle aventure qui conduit notre héros à Sotenbori, une ville d'Osaka au Japon. Il y fait la connaissance de la famille Watase de la branche Omi des Yakuzas du Kansai (ceux qui l'ont reconnu lors de la mission du début) et est engrainé dans une histoire où amis et ennemis ne sont pas toujours ceux que l'on pense.

Il rencontre également dans sa quête la belle Akame qui aide les sans-abris de la ville tout en ayant un réseau d'informations très important ce qui lui permettra d'avoir une longueur d'avance sur ses adversaires.

Bien qu'il s'agisse d'un épisode plus "petit" que les principaux titres, l'histoire est intense, intéressante et permet de comprendre les évènements qui vont conduire Kiryu à faire la connaissance d'Ichiban Kasuga le nouveau héros de la franchise. Le joueur pourra vivre les évènements avec les voix japonaises ou anglaises (ces dernières arriveront plus tard avec un patch gratuit) et sous-titrés en français. C'est un plus non négligeable qui permet une ouverture de la franchise tout comme l'avait fait le dernier épisode. Malgré tout il y a quelques coquilles qui heureusement ne sont pas bien méchantes (un tu au lieu d'un vous, un féminin au lieu d'un masculin…) et n'empêchent en rien la compréhension des évènements.


Le chemin vers la gloire coûte très cher.



Au-delà-de sa trame principale, le joueur peut grâce à Akame résoudre de nombreuses quêtes secondaires souvent drôles ou au contraire sérieuses et surprenantes. Le héros est aussi amené à aider les habitants ou touristes de Sotenbori ce qui permet d'agrandir le réseau d'informations de la ville, de gagner des points pour les divers achats d'objets et de débloquer encore plus de contenus.

Côté mini-jeux, on retrouve des classiques comme les fléchettes, le billard, le golf, les bornes d'arcade, les jeux master system. S'ajoute à cela le karaoké, le Mahjong et autres jeux typiquement japonais qui sont plutôt amusants quand on a compris les règles. Il y a également les fameuses courses de petites voitures nommées "Pocket Circuit" qui demandent plus de réflexion qu'il n'y parait au premier abord, notamment pour faire les bons réglages. Il est possible comme souvent de se rendre dans des cabarets pour passer du temps avec des femmes très en forme visiblement mais contrairement aux autres opus elles ne sont pas modélisées en 3D mais en prise de vues réelles ce qui est plutôt bien fait et agréable à l'œil.

Mais le gros morceau annexe de cet opus reste le Château que l'on découvre au cours de l'aventure et qui est en fait un… bateau géant sur lequel a été construit le fameux édifice ainsi qu'un casino entre autres. C'est un lieu détenu par l'une des branches de la famille Watase, le dangereux clan Kijin et où le joueur peut participer à des combats dans un colisée que cela soit en solo, en groupe (avec des personnages recrutables pour certains bien connus de la licence) ou avec des règles prédéfinies. Les affrontements sont séparés en plusieurs catégories (Bronze, Argent, Or et Platine) et les adversaires deviendront bien évidemment de plus en plus difficiles à défaire. Heureusement le protagoniste peut compter sur des équipements pour se protéger, gagner en puissance et résister aux altérations d'état (saignement, choc, brûlure…), ainsi que sur la possibilité de ramasser des armes trouvées lors des rixes (cône de signalisation, pistolet, batte de baseball…), mais il ne pourra pas les conserver.

Il y a de quoi s'occuper en dehors de l'histoire principale mais il s'installe un sentiment de trop peu et un besoin de farm trop intensif de l'argent et des points distribués par le réseau Akame. Attention les activités sont toujours aussi plaisantes et les combats sont un vrai défouloir mais si l'on a joué aux autres opus on se sent frustré de ne pas avoir plus de divertissements, de libertés et de devoir constamment avoir des millions de yens sur soi pour tous les à côtés et même pour améliorer son héros. En effet le jeu compte 4 arbres de talents (Yakuza, Agent, Statistiques et Compétences partagées) et chaque amélioration dans ceux-ci ne se fera pas par l'expérience mais avec de l'argent. Pour les derniers niveaux que cela soit pour la vie, la puissance, les augmentations des gadgets etc... il faudra 3 millions de yen. Même si les combats et les activités rapportent cela reste énorme et par moment fastidieux.

Aspect technique du jeu
Un gameplay efficace mais qui est très (trop) classique.



Une chose est certaine les fans des opus avec Kazuma Kiryu ne seront pas dépaysés par le gameplay. On se déplace toujours à pied ou en taxi dans la ville cloisonnée par des murs invisibles , on parle aux gens avec le bouton (croix), ce dernier permet aussi de sprinter, il est possible de prendre des photos avec la touche (haut) de la croix directionnelle.

Pour les combats c'est du grand classique également. Ce ne sont pas des affrontements au tour par tour comme dans le précédent épisode, ici on retourne aux bastons de type action. Le (carre) sert aux coups de poing, le (triangle) permet de frapper avec les pieds, une jauge sous la barre de vie se remplit et permet de faire des prises de finitions bien puissantes et violentes. Si l'on presse (R2) quand la barre atteint certains niveaux, le personnage entre alors en mode "Ferveur", il tape plus fort, enchaîne les coups plus facilement. Le (rond) permet d'agripper son adversaire. Les combos s'enchaînent parfaitement et plus le personnage progresse, plus les possibilités d'écraser ses ennemis se diversifient.

Deux styles différents peuvent être utilisés pour se battre, le style Yakuza qui frappe très fort et qui est adapté aux combats contre les boss notamment et le style Agent (la nouveauté de cet épisode) qui se révèle intéressant et innovant car il permet d'utiliser des gadgets comme des drones, des cigarettes explosives et autres. Cette forme de combat a été enseignée au héros par les Daidoji et apporte un petit vent de nouveauté.

Tout cela fonctionne car le gameplay est simple et intuitif, on se déplace facilement dans la ville, on résout aisément les soucis des pnjs, les améliorations du héros se ressentent dans les combats (barre de vie, coups plus puissants, nouveaux mouvements…). On tape vraiment les ennemis avec un sentiment de force et on sent un véritable impact sur le pauvre corps des adversaires.

Malgré ces bons points tout cela reste classique, l'aventure d'Ichiban avait tenté de nouvelles choses et les développeurs étaient sortis de leur fameuse zone de confort. Dans cet opus tout a déjà été vu que ce soit dans le gameplay dans ou en dehors des combats. Les attaques ultimes de Kiryu sont les mêmes que celles des épisodes 1 et 2 par exemple et c'est dommage, on aurait voulu voir de nouveaux coups, de nouvelles possibilités de détruire nos pauvres punching ball.


Des graphismes et une bande sonore qui permettent une bonne immersion malgré un moteur vieillissant.



Like a Dragon Gaiden: The Man Who Erased His Name tourne sur le moteur maison de la team Ryu ga Gotoku (le Dragon Engine) qui il faut le reconnaitre semble montrer quelques faiblesses. Le jeu n'est pas moche mais les graphismes commencent à dater un peu, certains environnements souvent en intérieur sont vides et tristes. Par contre les visages des ennemis ou des gens dans la ville sont vraiment réalistes et donnent vie au soft. La déformation des têtes des adversaires sous l'impact des coups de Kiryu sont un vrai régal, Sotenbori grouille de vie et les décors extérieurs sont agréables à l'œil.

A noter que grâce au SDD de la PlayStation 5 les temps de chargement sont quasi inexistants (l'entrée dans un bâtiment, un changement de lieu etc…) c'est un plus très agréable pour l'immersion. Le basculement entre l'exploration et les combats est immédiat aussi et cela évite de décrocher du jeu. Aucun bug ne vient entacher l'aventure même si la caméra oublie parfois de bien suivre l'action, heureusement ceci ne se produit que rarement et il suffit de se déplacer pour que tout revienne à la normale.

Côté son, c'est très propre puisque les voix des acteurs rendent bien, on sent qu'ils ont apprécié leur participation au jeu, mention spéciale à Akame, certaines hôtesses des cabarets, aux ennemis principaux qui offrent un sentiment très réaliste à l'ambiance. Pour les musiques ça reste classique mais toujours accrocheur notamment pendant les affrontements avec des orchestrations sauvages et qui retranscrivent parfaitement la violence des combats.
Plaisir à jouer et à rejouer
Un petit dragon qui cherche à s'imposer.



Le jeu se termine en 15 à 40 heures selon la façon dont le joueur va aborder le soft.

S'il est là pour la trame principale sans les à côtés, il va vivre une histoire intense avec des moments à la fois sérieux, comiques et découvrir les zones d'ombre qui entourent la mort simulée de Kiryu.

Si au contraire on souhaite découvrir les quêtes secondaires et annexes, les combats aux colisées, les cabarets et autres activités, la durée de vie s'en trouve décuplée ainsi que le plaisir et les moments de fun. De plus ce sont des éléments qui font vivre l'ambiance incroyable de cette ville japonaise virtuelle et qui immergent dans l'aventure.

Tout peut se faire en une partie et le plaisir est bien présent quand on aime le Japon, sa culture et encore plus si l'on est fan de la licence, de bons gros combats, d'histoire surprenante et captivante. Malgré tout il faut bien avoir à l'esprit que cet épisode est différent de l'opus avec Ichiban, qu'il a une aventure plus courte. Il a été pensée à la base comme un DLC qui a vu son contenu s'étoffé suffisamment pour sortir en tant que jeu à part entière mais qu'il est plus cloisonné et à moins de contenu annexe qu'habituellement.


Avis personnel.



Je suis un grand fan de la série que j'ai découvert sur PlayStation 2. Kazuma Kiryu est un de mes personnages préférés et même si j'aime beaucoup Ichiban, le héros des premiers épisodes restera toujours à part pour moi.

J'avais pas mal d'appréhensions avec cet épisode et je redoutais d'être déçu. Si sur la durée de vie et le sentiment d'avoir moins de libertés mes craintes étaient fondées, le scénario très intéressant, les personnages développés et charismatiques, le fan service bien fait et le fun que le jeu m'a procuré m'ont rassuré et offert de purs moments de plaisir.

Le voir sous-titré en français est un régal et je suis très impatient de découvrir la suite au mois de janvier 2024. C'est un jeu qui plaira forcément aux fans de la saga et je le recommande aussi aux nouveaux qui étaient rebutés par l'anglais des autres opus même si je conseille de faire le Yakuza: Like a Dragon avec Ichiban avant celui-ci pour ne pas être perdu.
Chasse aux trophées
Un platine qui frappe fort et bien.



Le jeu compte 62 trophées au total et demande aux joueurs de toucher à tous les aspects du soft. Ainsi il faut bien évidemment finir l'histoire principale qui comporte 5 trophées, un pour chaque chapitre de l'aventure. Tous les autres se débloquent par des actions spécifiques, des achats de compétences ou des activités annexes: (obtenir au minimum 50 améliorations de personnages, utiliser un certain nombre de fois les différents gadgets, gagner tous les combats du colisée, battre les boss secrets, recruter 30 membres pour les combats de groupe, avoir 30 000 fans…).

La liste est complète et bien pensée car elle permet de découvrir les diverses activités que le jeu offre et de tenter de nouvelles choses. Elle n'est pas non plus trop exigeante car elle n'oblige pas le joueur à finir le jeu en mode légendaire ou à réussir des objectifs très durs comme les victoires au Mahjong ou des scores de plus 90 points au karaoké.

Néanmoins ce ne sera pas non plus une partie de plaisir, les courses de Pocket Circuit demandent des réglages précis et des pièces spécifiques, les combats de rang or et surtout platine du colisée sont également bien difficiles même en faisant le jeu en mode débutant.

C'est donc une liste réussie, complète, exigeante mais juste qui s'offre aux fans de la chasse au Platine. Comptez environ 35 heures pour obtenir le fameux sésame en prenant son temps et en en profitant de tout ce que le soft à offrir.
Conclusion
Le dragon de Dojima est a jamais éternel.



Like a Dragon Gaiden: The Man Who Erased His Name n'a pas la carrure des épisodes principaux mais il n'en reste pas moins un bon jeu dans l'univers de la série avec une histoire passionnante, un personnage principal toujours aussi charismatique, du fan service bien maîtrisé, un style de combat original (le mode Agent), des bastons toujours aussi jouissives et il plaira sans aucun doute aux fans de cette licence culte ainsi qu'aux curieux qui seront tentés par la découverte de la licence.

Néanmoins il pêche par quelques défauts comme un gameplay efficace mais vu et revu, des activités moins nombreuses et diversifiées qu'habituellement, un système de progression et de divertissements qui demandent trop de farm d'argent dans le jeu et une durée de vie assez faible si on se concentre uniquement sur l'aventure principale.

Malgré tout, le retour du Dragon de Dojima ne laisse pas indifférent et donne réellement envie de connaître la suite de son histoire au côté d'Ichiban et de ses ami(e)s.
J'ai aimé
  • Le scénario et la magnifique fin.
  • Le charisme de Kazuma Kiryu.
  • Les quêtes secondaires bien écrites, les activités annexes et le Château.
  • La galerie de personnages plus géniaux les uns que les autres.
  • Les combats violents, jubilatoires et le nouveau style (Agent) avec ses gadgets.
  • Les sous titres en français.
Je n'ai pas aimé
  • Une durée de vie faiblarde si on le compare aux autres opus.
  • Un manque de nouveautés au niveau du gameplay.
  • Le besoin trop important de farmer l'argent pour profiter de tout ce que le jeu offre.
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Je recommande ce jeu : À tous, Aux fans de la série, Aux curieux

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