Lies of P

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 19/09/2023
Genre(s) : Action , RPG
Territoire(s) : FRANCE

1235 joueurs possèdent ce jeu
43 trophées au total
0 trophée online
19 trophées cachés

Platiné par : 458 joueurs (37 %)

100% par : 458 joueurs (37 %)


Note des joueurs :
4.7/5 - 27 notes

Note des platineurs :
4.6/5 - 16 notes

Test rédigé par Magmarex le 02-10-2023 - Modifié le 04-10-2023

Introduction

Image

Quand un jeu fonctionne particulièrement bien, toute l'industrie s'empresse de l'analyser afin d'en retirer le plus d'enseignements possibles. Certains studios reprennent donc quelques idées qui ont fonctionné en les remaniant à leur sauce quand d'autres se contentent de ressortir la même chose avec un autre univers. Parmi ces jeux ayant chamboulé le monde vidéoludique, on peut citer Doom ou POKéMON qui ont défini un nouveau genre, mais aussi Dark Souls.

Depuis le succès inattendu de FromSoftware, on ne compte plus le nombre de Soulslikes ayant tenté de se faire une place dans le cœur des joueurs avides d'exploration, de scénarios cryptiques et de combats vous laissant exsangues. Parfois c'est réussi et parfois... Moins. En proposant son Lies of P, Round8 Studio réussit-il son pari d'offrir une véritable alternative aux cadors du genre ? Réponse dans ce test.

Lies of P est sorti le 19 septembre 2023 sur PS4/5, Steam et consoles Xbox. Le jeu était également proposé à sa sortie sur le Gamepass.

L'intégralité du jeu a été faite avec la version 1.0.0, j'ai toutefois relancé une partie pour constater les changements apportés par la mise à jour 1.2.0.
Contenu du jeu
Vous vous réveillez dans un train abandonné. Une voix de femme vous guide vers l'extérieur tout en vous intimant de prendre garde : Krat n'est plus la ville d'autrefois. Les marionnettes qui ont fait la renommée de la cité sont toutes devenues folles et ont massacré les habitants. Quant aux rares survivants, entre ceux touchés par la pétrification et ceux ayant perdu la raison, il ne reste plus grand monde à qui se fier... Après quelques rues traversées et un premier boss vaincu, vous arrivez dans le dernier refuge de la ville : le grand hôtel. Votre aventure peut commencer.

Avez-vous reconnu le scénario du roman Les Aventures de Pinocchio écrit en 1881 par Carlo Collodi ? Non ? Eh bien c'est normal puisque mis à part quelques noms et personnages, le scénario de Lies of P ne reprend finalement pas grand-chose du matériau de base. À vrai dire, en plaçant son récit dans une ville fictive envahie de marionnettes détraquées et de résidents transformés en monstres, le titre est beaucoup plus proche d'un Bioshock ou d'un Bloodborne. Impossible d'ailleurs de ne pas faire le parallèle avec l’œuvre de FromSoftware tant les développeurs de chez Round8 Studio n'ont cessé de clamer leur amour pour Bloodborne tout au long de la campagne de promotion. Et au vu du scénario mais aussi du gameplay et des environnements, ça crève les yeux...

Fort heureusement, si le postulat de départ est plutôt cryptique, la trame scénaristique de Lies of P est beaucoup plus simple à comprendre que dans les autres jeux du genre. Les PNJ sont bavards et très explicites, les documents – souvent placés sur votre chemin – sont clairs et le studio a eu la gentillesse de vous signaler quand une quête annexe est disponible afin d'être sûr que vous ne ratiez rien. Des bonnes idées donc mais mises au service d'un scénario somme toute convenu. Comme dit précédemment, si vous avez joué à Bloodborne, la lente descente dans l'horreur se fait au même rythme et par le biais de situations très similaires sans toutefois laisser au joueur cette liberté d'interprétation si caractéristique. En ressort une histoire sympathique mais peu originale aux différentes fins peu marquantes. Car oui, Soulslike oblige, le titre propose plusieurs conclusions. Au nombre de trois, elles sont régies par le système de mensonges présent dans le jeu. Intéressante sur le papier, cette mécanique s'avère finalement sans réel impact puisqu'il faudra soit dire la vérité en permanence, soit être un menteur patenté. Petite déception donc.

Pour le reste, le déroulé est très linéaire et l'ordre des zones est immuable. Vous commencerez dans les ruelles de Krat puis vous aventurerez dans une vieille usine avant d'explorer les environs de la ville. Le titre ne vous laisse pas choisir votre itinéraire et ne comporte qu'une (toute) petite zone annexe sans grand intérêt. Les amateurs de 100% seront tout de même tenus de tout explorer pour certaines quêtes annexes et quelques trophées. Pas désagréable, l'exploration du titre souffle le chaud et le froid. Certains niveaux sont bien conçus, très tortueux et bourrés de raccourcis donnant un vrai sentiment d'accomplissement lorsque l'on retombe sur le stargazer – les checkpoints - de la zone. D'autres, en revanche, sont plats et assez ennuyeux car offrant peu d'intérêt visuellement et ludiquement. Round8 Studio tombe aussi dans deux pièges malheureusement assez courants des Soulslikes. Le premier, c'est un repompage flagrant de certains passages de jeux FromSoft. Que ce soit au niveau des pièges ou de quelques séquences de plateformes, il y a des redites au pixel près de choses déjà vues chez la concurrence. L'autre écueil, beaucoup plus problématique, est celui de faire de la difficulté juste pour la difficulté. Naviguer sur des poutres à 30 mètres du sol sous le feu ennemi, enchaîner plusieurs adversaires retors sans stargazer, conférer à chaque attaque de monstre une altération d'état qui vous tue en un coup... autant de séquences plus frustrantes qu'amusantes qui n'ont d'autre but que de vous tuer et qui ont tendance à se succéder très vite. Au point où j'ai parfois juste couru pour traverser certaines zones afin de dénicher au plus vite le raccourci avant de revenir explorer plus sereinement. Si les premières heures de jeu ont été rééquilibrées suite aux retours de la démo, il y a un très net pic de difficulté après la quatrième zone – sur les onze que compte le jeu -qui vous fera vous arracher les cheveux devant tant de cruauté gratuite.

On ne peut nier en revanche que le titre se montre généreux en contenu tant il semble ne jamais s'arrêter. Il en fait d'ailleurs peut-être même trop lorsque l'on pense à certaines zones qui tirent inutilement en longueur là où d'autres se bouclent en une heure à peine. Suivant votre niveau de jeu, vous en aurez pour 30-35h de souffrances avant de voir le générique de fin. De là, vous pourrez soit continuer votre partie actuelle pour finir de tout fouiller, soit passer en New Game +. Vous conserverez votre niveau et vos équipements mais les ennemis seront plus puissants en contrepartie. N'espérez toutefois aucun changement scénaristique, la seule différence étant que vous comprendrez cette fois les paroles des boss qui étaient cryptées lors de votre première run.

Concernant la coop, c'est simple, il n'y en a pas. Contrairement à la plupart des Soulslikes, l'aspect online est totalement absent de Lies of P. Vous serez seuls durant l'intégralité de votre visite de Krat et ne pourrez vous reposer que sur vos propres compétences. La seule exception étant la possibilité d'invoquer un spectre contrôlé par l'IA pour faire face aux boss. Utile principalement pour détourner l'attention de vos adversaires, ne comptez pas sur lui pour infliger de gros dégâts. Cependant, il semblerait qu'une mise à jour sortie le 27/09/2023 ait augmenté les PV et dégâts du spectre, en faisant un allié bien plus fiable.
Aspect technique du jeu
En termes de gameplay, Lies of P applique la formule Souls à la lettre. Les attaques se font via les gâchettes, l'esquive est sur (rond), les consommables sur (carre)... Bref du classique. De même, les différentes stats dans lesquelles vous pouvez investir votre expérience durement gagnée sont identiques en tous points à ce que l'on retrouve dans ce style de jeu. Là où le titre va se différencier, c'est au niveau des nombreuses mécaniques de personnalisation des armes et du personnage. Des mécaniques peut-être trop nombreuses d'ailleurs. Ainsi, vous pouvez modifier votre bras de Légion afin d'y incorporer un grappin, un lance-flammes ou un canon. Il y a aussi la possibilité de dissocier les armes que vous trouvez en deux parties : les lames, qui influent sur la puissance de l'arme, et les poignées, qui définissent le pattern de vos coups et le scaling. Une proposition sympatique mais qui s'avère finalement limitée dans son utilisation puisqu'une fois la meilleure poignée trouvée en termes de scaling, on ne changera plus d'équipement. Un constat aggravé par le fait que les armes de boss, bien plus puissantes que les autres, ne peuvent pas être dissociées. Si bien qu'il n'y a finalement pas grand intérêt à exploiter cette fonctionnalité passées les premières heures. Surtout que le jeu défavorise grandement les personnages axé Mobilité (Force dans les autres jeux) et en poussera beaucoup à se tourner vers la Technique pour gagner en rapidité, réduisant encore plus les possibilités. Sauf que là encore, il est impossible de réinitialiser ses niveaux avant d'avoir terminé les 2/3 du jeu.

Mais là où le jeu rate son coup, c'est avec l'organe P. Il s'agit d'un arbre de compétences dont on débloque l'accès au bout de deux heures de jeu environ. En échange de quartz, des éléments cachés dans des coffres ou détenus par la plupart des élites, vous pourrez débloquer divers passifs comme la possibilité d'avoir plus de soins ou de porter plus d'équipements. Le souci, c'est que parmi les différentes compétences à débloquer se trouvent des choses qui devraient être disponibles de base comme la possibilité d'enchaîner les esquives ou de pouvoir faire une roulade pour se relever plus vite au sol. En résulte des situations ubuesques comme lorsqu'un boss vous atomise sans que vous ne puissiez rien faire parce que votre personnage est cloué au sol... Il faudra donc acheter en priorité ces passifs afin d'améliorer l'expérience de jeu aux dépens d'autres compétences. Encore une fois, c'est étrange en termes de game-design et une source de frustration qui aurait pu être évitée très simplement. Le jeu a d'ailleurs la fâcheuse tendance à vous donner des outils pour survivre au compte-gouttes, vous laissant galérer de nombreuses heures avant d'enfin daigner vous débloquer l'accès à certaines fonctionnalités indispensables comme le fait de pouvoir infuser votre arme avec un élément spécifique...

Si les environnements peuvent s'avérer traîtres, le bestiaire que vous serez amenés à combattre est bien pire. On peut diviser les ennemis en trois types : les boss, les « élites » et le menu fretin. Les ennemis de base ne sont pas très variés – une dizaine tout au plus – et ne posent pas de soucis dans la majeure partie des cas. Une fois que vous aurez intégré le fait qu'il y a un monstre derrière chaque coin de mur et qu'ils adorent les embuscades, vous en débarrasser sera simple. Les élites en revanche sont une autre paire de manches... Vous croiserez (très) régulièrement la route de ces opposants bien plus gros et puissants que la moyenne. Avec des barres de vie boostées aux hormones et capables de faire fondre la vôtre d'un simple éternuement, ils vous pourriront la vie en se montrant parfois plus puissants que certains boss. Fort heureusement, ils ne réapparaissent pas une fois vaincus. L'idée de proposer encore plus de challenge dans des zones n'en manquant pas à de quoi interroger, surtout que ces adversaires ont tendance à bloquer l'accès au prochain stargazer, vous condamnant à un long chemin pour retourner jusqu'à eux... La chose deviendra même complètement absurde lorsque vous devrez faire face à ce genre de rencontres tous les vingt mètres sans compter les pièges et embuscades les séparant. Encore une fois, on tombe dans l’inutilement dur et c'est avec un long soupir que vous finirez par accueillir chacun d'entre eux. Et n'espérez pas les contourner puisque les portes qu'ils gardent ne s'ouvriront comme par magie qu'à leur mort...

Le clou du spectacle vient toutefois des boss. Plutôt réussis artistiquement, ils souffrent en revanche d'un équilibrage aux fraises. Leurs PV sont beaucoup trop élevés, leurs patterns sont difficilement lisibles et ils ont tendance à vous bloquer dans des enchaînements à rallonge synonymes de mort rapide. Le pire étant qu'à partir d'un certain point, les fenêtres d'action pour porter une attaque se réduisent de plus en plus et tous ont une deuxième phase qui restaure entièrement leur barre de vie et change parfois drastiquement leurs schémas d'attaques. En ressort des affrontements beaucoup trop longs et punitifs puisque pour s'entraîner sur la seconde partie du combat, il faut à chaque fois lutter pendant de trop longues minutes contre une première forme pouvant vous tuer au moindre faux-pas. Deux solutions se présentent alors : esquiver ou bloquer les coups. La première option est plus que limitée du fait de son bridage et de l'amplitude démesurée de certains assauts. Reste alors la garde. Là encore, deux choix s'offrent à vous. Vous pouvez maintenir (L2) pour bloquer les dégâts mais seul un pourcentage de ceux-ci seront parés. Sur le long terme, c'est donc une solution à éviter puisque votre barre de vie sera grignotée petit à petit et de toute manière votre endurance ne vous permettra pas de bloquer entièrement les combos les plus violents. L'autre option est de presser sur (L2) au moment précis où l'attaque vous arrive dessus. En faisant une parade parfaite, vous ne prendrez aucun dégât sur votre barre de vie et cela contribuera à remplir une jauge invisible qui, une fois pleine, fera passer votre adversaire en état « stupéfiable ». Cela se symbolise par un clignotement de la barre de vie ennemie durant quelques instants. Si vous parvenez à placer une attaque chargée dans ce laps de temps, votre opposant tombera à terre et vous pourrez lui infliger de lourds dommages. Cette mécanique de parade et contre s'avère plaisante mais manque de peaufinage pour être véritablement satisfaisante. Contrairement à un Sekiro qui aidait le joueur avec divers signaux visuels et lumineux, Lies of P fait tout pour complexifier l'apprentissage des coups adverses. Certaines hitboxes sont étranges, le tracking des ennemis est exaspérant et certains enchaînements ont un nombre de coups variables avec des délais plus ou moins fourbes. Bref, c'est difficile, parfois injuste, et on a vite fait de s'agacer devant le flot ininterrompu de techniques qui nous tombent dessus.

En revanche, techniquement, c'est irréprochable. Le jeu est très beau et tourne comme un charme en 60 FPS constant. Je n'ai pas rencontré de bugs gênants et hormis une caméra coincée entre un mur et un monstre trop imposant, je n'ai pas eu de soucis. Côté artistique, ce sera au jugé de chacun. Personnellement, si j'ai apprécié certains panoramas et quelques designs, j'avais beaucoup trop souvent l'impression d'avoir déjà vu ça ailleurs et en mieux. Bloodborne, Bioshock, NieR... autant de références réutilisées de manière assez peu subtile. Au final le titre manque d'âme ce qui est plutôt cocasse au vu de son sujet. Même constat pour la partie musicale oscillant entre morceaux réussis et sonorités bien trop proches d'autres œuvres...
Plaisir à jouer et à rejouer
Je ne sais que penser de Lies of P tant mon ressenti a évolué au fil du jeu alternant entre amour et haine quant à certaines idées ou situations. En l'état, le jeu n'est pas mauvais mais en voulant absolument tout faire comme ses aînés, il perd en identité et en cohérence. Les sous-couches de gameplay se superposent sans réelle utilité, l'équilibrage général est souvent un peu bancal et la grande variété de personnalisation offerte par les armes disparaît dès lors que l'on passe le premier tiers du jeu. Les boss sont aussi terriblement frustrants car ne jouant pas selon les mêmes règles que nous et c'est sans vergogne que j'ai usé des spectres comme appâts. Mais à côté de ça, il y a un je-ne-sais-quoi de plaisant dans l'univers qui, même s'il n'est pas original, reste maîtrisé dans sa conception. Découvrir une nouvelle zone est toujours source d'enthousiasme teinté de curiosité et quelques niveaux sont une réussite. Mais c'est une vraie lassitude qui a fini par s'emparer de moi devant les obstacles toujours plus éprouvants imposés par le jeu.

Si je n'ai rien contre la difficulté, je déteste en revanche quand elle n'apporte rien à un titre. Opposer le joueur à une phase compliquée pour lui enseigner quelque chose ou le récompenser avec un équipement puissant est assez classique. Cependant, il faut penser ces instants en profondeur. Sont-ils adaptés à ce moment du jeu ? Le joueur dispose-t-il de suffisamment de ressources et d'outils pour y faire face ? Est-ce pertinent d'en faire un passage imposé plutôt qu'un chemin annexe ? Autant de questions qui me semblent avoir été éludées tant Lies of P se contente de ressortir les pires moments des jeux FromSoft. Un minimum de recul et d'analyse aurait permis aux développeurs de se rendre compte que trois élites successifs ou des passages au bord du vide lorsque la moindre pichenette nous fait voler trois mètres plus loin sont de mauvaises idées. Des mauvaises idées qui s'étendent à tout un tas d'autres paramètres et qui, si elles ne sont pas suffisantes pour gâcher le jeu, créent plus de frustration que de plaisir et nuisent à la découverte du titre. Car plus que la difficulté ou les boss retors, c'est véritablement l'exploration qui représente le cœur des jeux FromSoft. Une notion à côté de laquelle est totalement passé Lies of P.

Toutefois, c'est un premier essai plus qu'encourageant que nous livre Round8 Studio et j'ai bon espoir qu'avec les retours des joueurs, ils sauront améliorer leur formule pour proposer leur propre vision du Soulslike et pas un simple ersatz réussi mais sans innovation véritable. Je pense notamment aux parcours de Nioh ou The Surge qui, après des premiers épisodes perfectibles, ont su se réinventer pour devenir de vraies bonnes alternatives. La mise à jour rendue disponible quelques jours après la sortie du jeu est d'ailleurs une bonne nouvelle puisque l'équilibrage de nombreuses mécaniques ainsi que la puissance de certains ennemis ont été revus. S'il aurait été préférable que Round8 Studio teste un peu plus longuement son jeu en amont, le fait que le studio soit à l'écoute des joueurs et fasse des ajustements est positif. Si c'est arrivé trop tard pour moi qui ait pleuré du sang avec mon build Mobilité, je serais curieux de tester ces modifications lors d'une nouvelle run.

Lies of P est un Soulslike honnête qui saura contenter tous les amateurs en manque mais son manque d'identité, d'innovations et surtout sa manie à aller vers toujours plus de difficultés en fait un titre à déconseiller comme porte d'entrée dans le genre. Les adeptes de jeux masocores seront ravis, les défenseurs du "Git Gud" clameront pouvoir le terminer les yeux fermés mais les autres ne verront qu'un énième élève rendant une copie propre mais sans audace, trop scolaire.
Chasse aux trophées
Lies of P propose 43 trophées et autant vous prévenir tout de suite : vous allez galérer pour décrocher le platine !

Outre la difficulté du titre, une quinzaine de breloques peuvent être manquées si vous ne prêtez pas attention aux quêtes annexes ou fouillez les moindres recoins du titre. Vous serez également obligés de refaire le jeu au moins une fois (deux si vous ne faites pas de sauvegarde sur le Cloud). Ainsi (Or) Real boy : They all lived happily ever after, (Or) Free from the puppet string et (Or) Rise of P vous demanderont respectivement de finir le jeu avec la mauvaise fin, de dire la vérité à chaque occasion et de mentir dès que l'occasion se présente. Bref, ce sont au minimum 60h de jeu qui vous seront demandées, sachant qu'il n'y aura aucune variation dans le gameplay ou le cheminement lors de vos autres runs... une précision toutefois, il y a une arme spéciale dans le jeu que l'on ne peut obtenir que si l'on ment suffisamment. Je vous recommande donc de viser la fin (Or) Rise of P et de mentir systématiquement lors de votre première partie. Cela vous permettra d'obtenir une très bonne arme pour vos runs suivantes mais aussi d'optimiser votre temps de jeu.

Mis à part cette obligation de refaire plusieurs fois le jeu, la liste n'est pas mauvaise et vous demandera de récupérer l'intégralité des documents et vinyles présents dans le jeu (dont certains ne sont accessibles qu'en NG+), collecter toutes les armes normales mais aussi toutes celles à échanger contre des Ergos de boss (choisissez donc ces récompenses en priorité). Nombre de trophées tomberont naturellement au cours de votre première partie puisque chaque boss vaincu vous octroiera une récompense et que beaucoup d'autres seront obtenus en effectuant des tâches simples pour la première fois comme améliorer une arme ou réaliser une attaque critique.

Le seul problème reste donc cette manie qu'ont les Soulslikes de nous forcer à refaire plusieurs parties. D'autant plus que Lies of P est dur et qu'il n'est pas possible d'esquiver les combats les plus éreintants...
Conclusion
Lies of P est passé à rien d'être un très bon titre. Malheureusement, des choix discutables en termes de game-design viennent plomber ses rares bonnes idées. Il pourra toutefois contenter les amoureux de la difficulté et les joueurs aimant démêler d'obscurs secrets grâce à des combats très exigeants et un scénario mêlant diverses influences ayant pour toile de fond les Aventures de Pinocchio. C'est donc un premier essai encourageant qui laisse augurer de belles choses par la suite.
J'ai aimé
  • Techniquement irréprochable
  • Généreux en contenu
  • Un scénario agréable à suivre
Je n'ai pas aimé
  • Trop de mécaniques peu impactantes
  • Des soucis d'équilibrage
  • Des mensonges anecdotiques
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Je recommande ce jeu : Aux spécialistes du genre

Magmarex (Magmarex)

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