LEGO Bricktales

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 12/10/2022
Genre(s) : Aventure, Réflexion
Territoire(s) : FRANCE

39 joueurs possèdent ce jeu
22 trophées au total
0 trophée online
5 trophées cachés

Platiné par : 14 joueurs (36 %)

100% par : 14 joueurs (36 %)


Note des joueurs :
5/5 - 1 note

Pas de note
des platineurs

Test rédigé par jackajmm le 21-10-2022 - Modifié le 21-10-2022

Introduction

Image

Un nouveau jeu LEGO, encore un… On se remet à peine de l’excellent Lego Star Wars : La Saga Skywalker ou encore LEGO Brawls (version PS4/PS5) que Bricktales débarque. Mais Bricktales, c’est quoi, en fait ? Imaginez un mélange plutôt malin d’un jeu d’aventure à la Captain Toad: Treasure Tracker, de quelques mécaniques à la Zelda et de la sève de ce qu’est LEGO, un jeu de construction. Loin des standards habituels liés à la marque danoise, LEGO Bricktales est développé par ClockStone, le studio derrière Bridge Constructor (et tous ses DLC), qui apporte son savoir-faire dans l’élaboration de puzzles de construction.

On comprend aisément que LEGO souhaite diversifier son offre sur le marché du jeu vidéo. La grande majorité des titres sont des déclinaisons d’aventure des licences que possède LEGO (Batman, Marvel, Le Seigneur des anneaux, Harry Potter, Ninjago…) et l’essence même de la marque réside dans la construction et l’assemblage des briques à tenons. Aussi, cette nouvelle tentative avec un jeu comme LEGO Bricktales est en quelques sortes un retour aux sources. Et difficile de cacher que ça fait drôlement du bien.


Jeu testé sur PlayStation 5.
Contenu du jeu
RACONTE-MOI UNE HISTOIRE


L’histoire débute pour vous et votre avatar, devant une boîte aux lettres et vous découvrez un de ces « trésors rarissimes » (l’humour LEGO d’entrée de jeu), une lettre de papy, qui nous demande de l’aide dans l’atelier de son parc d’attractions. C’est dans ce sous-sol, servant de tutoriel, que vous prendrez vos marques avec les mécaniques du jeu et que vous lancerez l’aventure de votre minifigure (nom donné aux personnages LEGO). On ne va pas y aller par quatre chemins, l’histoire de LEGO Bricktales est sommaire et ne casse pas trois pattes à un canard en plastique, mais si elle sert surtout de prétexte au gameplay, elle est toutefois bon enfant et assez plaisante ; notez que Bricktales, à l’instar des jouets LEGO, ne cible pas les joueurs hardcore mais surtout les enfants/ados et les adultes qui attendent de la légèreté.

Grosso modo : votre papy se livre à des expériences et inventions en tout genre (sa masterpiece étant un portail dimensionnel), et délaisse totalement son parc d’attractions ; Mme la Maire menace de saisir le terrain s’il ne le remet pas en état au plus vite. En remettant le courant dans l’atelier, Rusty, un petit robot créé par papy autrefois, fait son retour après avoir été envoyé et erré dans l’espace durant de nombreuses années. Il sera votre compagnon de fortune et d’infortunes tout au long de votre aventure. Afin de réparer le parc d’attractions en moins de deux, Rusty propose d’utiliser le portail dimensionnel et de « raccorder l’espace-temps avec un disque de réalité alternative spatio-temporelle ». Toutefois, pour utiliser le générateur qui réparera les attractions, il lui faut de l’énergie ; votre mission, dès lors, sera de récupérer des cristaux d’euphorie (matérialisation de la joie procurée aux autres) afin d’alimenter la machine et reconstruire le parc dans les délais. Pour cela, vous utiliserez le portail pour vous déplacer dans différents mondes, afin d’obtenir ces fameux cristaux d’euphorie.



SEUL LE MEILLEUR EST ASSEZ BON


Ces mondes, au nombre de cinq (sans compter l’atelier tuto et le parc d’attractions qui sert de hub central) sont des dioramas, à l’image de ce que fabrique LEGO avec ses briques, que vous pourrez observer sous toutes les coutures dans le menu pause (et uniquement en pause, on y reviendra), proposant différents univers : une jungle, un désert, un monde médiéval, une ville et une crique de pirates. Ces dioramas sont très réussis ; l’ambiance, les passages secrets, la cohérence avec l’aventure (en particulier la jungle, le désert, le monde médiéval et les Caraïbes). Vous pouvez quitter chaque monde pour revenir au parc d’attractions et y retourner à votre guise. Évidemment, il faudra terminer l’histoire du premier monde pour débloquer le suivant, et ainsi de suite.

Mais que fait-on dans ces mondes ? Et c’est là l’essence même de LEGO Bricktales : afin de progresser dans l’histoire (chaque monde possède sa propre histoire, votre but étant d’aider les gens qui s’y trouvent afin de leur procurer de la joie et faire apparaître un cristal d’euphorie), il faudra surmonter les obstacles en construisant. Absolument ! Nous sommes dans un jeu LEGO, rappelez-vous. Chaque séquence de construction se déroule dans un environnement à part, et vous aurez des consignes afin de réaliser votre assemblage de briques LEGO. Le module de construction est visuellement simpliste, des types et quantités de briques sont imposés, et une fois que vous avez terminé votre besogne, vous pouvez y revenir pour l’éditer (l’améliorer, changer les couleurs, ajouter des briques…) car ce que vous faîtes dans le module prend vie tel que vous l’avez fait dans le diorama. L’idée est géniale, et c’est (presque) toujours un plaisir de construire. En revanche, la maniabilité à la manette, dans le module, est assez compliquée, on y reviendra là aussi.



SE CREUSER LES MÉNINGES


Deux aspects donc : aventure et construction. En mode aventure, vous déplacez donc votre minifigure (vue à la 3e personne) au cœur du diorama, où vous rencontrez des personnages qui vous donneront des tâches à accomplir (retrouver le pilote d’avion, réparer les stands du marché, comprendre pourquoi les perroquets ne parlent pas…) qui en amèneront d’autres (placer les enceintes en haut de l’immeuble, explorer une tombe, sauver l’archéologue…) qui en amèneront d’autres (construire une passerelle, assembler la mosaïque, construire un hélicoptère…). Vous l’aurez compris, vous avez des missions principales qui vous demanderont d’évoluer au sein du diorama, mais de nombreuses embûches vous imposeront de construire objets, édifices et voies d’accès afin de continuer votre chemin. Vous serez également confrontés à des énigmes/puzzles qui s’inspirent fortement des donjons de la franchise Zelda : mécanismes, énigmes, pouvoirs…

Les pouvoirs, parlons-en ! Car dans chaque monde, Rusty obtiendra un nouveau pouvoir, lui offrant une habilité qui vous permettra de progresser davantage par la suite, là où vous étiez bloqué précédemment. Nous avons donc un aspect metroidvania (vous ne pourrez accéder à certaines zones dans la jungle, par exemple, qu’en ayant terminé la ville, et cela pour tous les mondes) pour dénicher tous les coffres et animaux à collectionner (la plupart des trophées du jeu sont basés sur ces collectables). C’est très bien pensé, souvent malin, peu rébarbatif et tout le temps pertinent. Le jeu tient là toutes ses promesses, offrant une aventure agréable et des mécanismes de construction fidèles à l’esprit LEGO. Ajoutons à cela quelques puzzles efficaces, et vous avez là un savoureux mélange des genres, qui à défaut d’être révolutionnaire, est assez unique, et en totale cohérence avec l’image de la marque danoise.
Aspect technique du jeu
C’EST MIGNON


Concrètement, LEGO Bricktales n’est pas un AAA, et ne bénéficie pas de la puissance financière de son cousin Lego Star Wars : La Saga Skywalker, pour ne citer que lui. De plus, ClockStone Software est un petit studio de développement, qui n’a jamais œuvré sur des titres majeurs. Aussi, vous comprendrez que Bricktales n’est pas un mastodonte technique. Ça tombe bien, il n’en a, là encore, pas la prétention, et vous vous retrouverez avec un jeu, somme toute joli, mais aux graphismes basiques, colorés, mignons. Le choix d’utiliser des dioramas comme décors principaux permet d’alléger considérablement le contenu affiché à l’écran et par conséquent limiter les contraintes techniques. Notez que du coup, sur PS5, le jeu se lance en moins de 8 secondes (entre le lancement et le moment où vous contrôlez le personnage) et l’on apprécie grandement (le jeu sauvegardant automatiquement très régulièrement votre progression). On se retrouve donc avec un titre graphiquement léger mais à la direction artistique réussie. Ce qui l’est moins, c’est une finition et une physique en dents de scie : les déplacements de votre avatar sont capricieux, il n’est pas rare d’être bloqué par un pixel en trop ou mal placé, d’avoir une direction changée en même temps que la caméra tourne, etc.



CA-MÉ-RA-MÉ-RA


Et la caméra, justement, est aussi un gros problème ici puisqu’absolument pas manipulable. Elle sera autogérée et pas pour le meilleur… Lot de consolation, lorsque vous mettez le jeu en pause, vous voyez l’entièreté du diorama où vous vous trouvez, et pouvez dès lors l’observer sous toutes les coutures grâce à une gestion de la caméra puissante (zoom, déplacements) qui vous permettra de dénicher tous les secrets cachés. Et puisqu’on parle caméra, on va ouvrir le sujet des phases de construction, qui sont d’un point de vue de la jouabilité, le plus grand défaut de LEGO Bricktales. En effet, le jeu est pensé pour être joué au clavier et à la souris, ainsi nous nous retrouvons avec un module d’une imprécision à faire rager lorsqu’on l’utilise à la manette. Même si l’on prend le coup de main, à force, le placement des briques est un calvaire et la caméra n’arrange rien. Cela est d’autant plus dommage que la difficulté des énoncés augmente au fur et à mesure et qu’à un tenon près, la structure ne tiendra pas. C’est surtout lorsqu’il faut placer précisément une brique, par exemple sous une autre et à une hauteur précise que l’on rencontre le plus de difficultés. Il va falloir user de la caméra avec les gâchettes et les joysticks quand l’utilisation d’une souris changerait totalement votre perception de l’espace de création. C’est rageant car il s’agit du point central du jeu et sa meilleure idée, et son portage console raté en fait son point noir principal. On terminera ici avec la bande son : aucune voix (que du texte), donc musique permanente (sympathique mais pas incroyable et surtout redondante) et bruitages variés. Rien de bien notable.
Plaisir à jouer et à rejouer
BUILD YOUR OWN ADVENTURE


La première chose à dire est que nous avons pris beaucoup de plaisir à parcourir LEGO Bricktales, et que cette formule, un peu nouvelle fonctionne parfaitement. Si les cinq mondes se parcourent assez vite et que l’on reste un peu sur sa faim (tant on apprécie l’ensemble), le potentiel est si grand qu’il est facile de s’imaginer décliner le concept avec les grandes licences LEGO. On retrouve l’essence même de ce qu’est la marque danoise : de l’imagination, de l’aventure et de la construction. LEGO Bricktales réunit avec une grande réussite ces trois aspects, et nous fait, le temps d’une partie, retomber en enfance. Car le jeu est plutôt facile à prendre en main, malgré ses défauts de jouabilité notamment lors de la construction. On comprend tout de suite ce que l’on doit faire, là où il faut aller, et les énigmes restent accessibles (mais très chouettes, pour sûr). Concernant l’édition pure, toutes les constructions que vous devrez réaliser pour progresser dans l’histoire ont un curseur peu élevé (quelques-unes agacent, toutefois), mais une fois validée, votre construction peut faire l’objet, à tout moment et à votre guise, d’une édition plus poussée (et surtout esthétique) avec un tas de sets de pièces et couleurs en plus (dont une partie est déblocable dans les différentes boutiques de Bouh, le fantôme ; mais rassurez-vous, il ne s’agit pas de boutique avec microtransactions, mais bien de boutiques avec les contenus des coffres au trésor à dénicher dans les différents mondes). Une fois votre édifice édité selon votre goût et votre créativité, il sera visible dans le diorama et intègrera donc le décor. Aussi, l’esprit de construction propre à LEGO devient concret, ce qui accroit le sentiment de satisfaction.



IL NE VAUT RIEN DE MIEUX QUE LE MEILLEUR


En revanche, un souci rencontré lors des phases de construction est l’absence totale d’indice ou d’aide pour continuer à progresser. Quelques assemblages se veulent assez complexes, et vous ne pourrez absolument pas continuer dans l’histoire si vous ne parvenez pas à terminer la construction. Ce manque d’assistance provoque de la frustration, qui s’accentue avec les soucis de maniabilité… Par chance, la difficulté est rarement élevée et du plaisir, il y en a tout le temps. Le jeu s’amuse d’une situation : à un moment, Rusty déclare : « je ne supporte pas ces quêtes programmées juste pour gagner du temps… » en rapport à une quête dite FedEx. Or, ce type d’allers et retours, nous y sommes quelque fois confrontés. Cela aurait pu être une réplique pertinente et caustique, c’est au final loupé. Et c’est dommage, car le traditionnel humour propre à LEGO est omniprésent et très souvent efficace ; le jeu est, de plus, bourré de références (pensez à bien lire le nom de certains des pirates, si vous aimez un certain manga…). Parlons enfin de la durée de vie : il vous faudra une dizaine d’heures pour terminer l’aventure principale (en prenant son temps), et quelques-unes de plus pour récolter tous les collectables. Une garde-robe permet, en outre, de personnaliser son avatar, et le choix est riche, d’autant qu’un grand nombre de costumes sont à débloquer. Vous pouvez changer tête, cheveux, corps et jambes. Comme en vrai, en somme.
Chasse aux trophées
LA CERISE SUR LE GÂTEAU


LEGO Bricktales possède 22 trophées à obtenir dont un (Platine) et une répartition pertinente des valeurs : (Or), (Argent) et (Bronze).

Vous avez cinq trophées liés à l’histoire (car cinq mondes, logique) : (Bronze) Le roi de la jungle, (Bronze) Avez-vous vu mon chat ?, (Bronze) De magie et de dragons, (Bronze) Promenons-nous dans la ville et (Bronze) Mille millions de mille sabords (Capitaine François de Haddock, sors de ce corps !).

Ensuite, et c’est le gros de la liste, les trophées liés aux collectables. Il faut savoir que la chasse aux trophées est globale dans LEGO Bricktales : pour pouvoir acheter tous les objets de la boutique de Bouh dans chacun des mondes, il faut trouver toute la monnaie (chaque monde a sa propre monnaie, comme des donuts ou encore des glaces) se trouvant dans les coffres, et donc, indubitablement trouver tous les coffres. Or, au moins un coffre (par monde) se matérialise après avoir complété une quête de collection d'un animal précis. Il vous faudra donc obtenir tous les animaux (lapins, oiseaux, pagures, coccinelles et caméléons) pour obtenir tous les coffres, pour enfin pouvoir acheter tous les objets de la boutique. Sachant que la majorité des trophées concerne cette quête aux collectables, il va falloir dénicher tous les secrets cachés.

Enfin, il restera quatre trophées qui vous demanderont d’effectuer des tâches précises : changer d’apparence dans la garde-robe au moins une fois (rapide), utiliser une brique du bac à sable pour la première fois (facile), avoir au moins un échec de simulation après le tutoriel (enfantin) et détruire tout ce qui peut être détruit ; et là ça se complique un peu. Beaucoup d’objets du décor sont destructibles (à l’aide des compétences obtenues), et il faudra détruire tout ce qui peut l’être. Il va falloir fouiller un peu, mais la quasi-totalité des objets destructibles sont liés aux collectables, donc logiquement, ça devrait aller tout seul.

Un (Platine) très agréable à débloquer donc, même si on regrettera qu'il n'y ait de trophées liés à l'édition et/ou la construction ; comme par exemple, utiliser toutes les pièces mises à disposition lors d'une phase de construction, ou un trophée lié à l'utilisation de la couleur pour un édifice... Histoire de coller parfaitement à l’esprit LEGO.
Conclusion
Beaucoup de séduction de la part de LEGO Bricktales, qui apporte une formule sympathique et pertinente, totalement dans l’esprit de la marque de jouets danoise. Les mécaniques sont intelligentes et les puzzles agréables. Avec cinq très beaux dioramas à découvrir sous toutes les coutures, le titre possède une grande durée de vie, et une rejouabilité certaine si l’on est intéressé par l’édition des constructions. Les constructions, justement, sont à la fois l’idée géniale de Bricktales, mais aussi son talon d’Achille, du moins sa maniabilité à la manette. On pourrait pester aussi sur une caméra non manuelle lors des déplacements, et une physique capricieuse. Mais jamais cela ne gâche l’expérience de jeu et le plaisir de tous les instants. Même la quête des trophées est réussie. LEGO tient là une formule au potentiel énorme.
J'ai aimé
  • Un concept génial
  • L’histoire bon enfant
  • Les énigmes et puzzles
  • Une bonne durée de vie
  • Une chasse aux trophées intéressante
Je n'ai pas aimé
  • La physique des déplacements
  • La maniabilité dans le module de construction
  • La caméra en jeu
  • L’absence d’aide
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Je recommande ce jeu : À tous, Aux enfants, Aux habitués des 100%, Aux fans de la série

jackajmm (Jackajmm)

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