Grow : Song of The Evertree

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 16/11/2021
Genre(s) : Aventure
Territoire(s) : FRANCE

18 joueurs possèdent ce jeu
23 trophées au total
0 trophée online
3 trophées cachés

Platiné par : 8 joueurs (44 %)

100% par : 8 joueurs (44 %)


Note des joueurs :
5/5 - 1 note

Note des platineurs :
5/5 - 1 note

Test rédigé par Flitterbloom le 12-12-2021 - Modifié le 13-12-2021

Introduction

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Grow : Song of the Evertree est un jeu de type "bac à sable" qui vous est proposé par le studio australien Prideful Sloth. Après un premier jeu, Yonder : The Cloud Catcher Chronicles, la petite équipe remet le couvert et vous invite à découvrir Alaria tout en soignant l'Arbre Éternel rongé par le Mal.

Vous voilà donc, Alchimiste de votre état, à devoir sauver le monde à coups de serpe et d'arrosage. Prêt à semer les graines de l'espoir sur les mondes d'Alaria ?
Contenu du jeu
Commençons par le commencement, à savoir que vous pourrez personnaliser votre avatar. De son genre (garçon, fille ou même neutre) à sa pilosité (barbe et/ou moustache, indépendamment de son genre), en passant par son "body type" (la forme du corps), la couleur de sa peau, sa coupe et couleur de cheveux, quelques options appréciables qui vous permettront d'incarner l'avatar qui vous convient le mieux.

Notez que vous pourrez débloquer les différentes coupes et couleurs de cheveux (moustaches et barbes également) ainsi que des vêtements (chapeau, lunette, haut et bas de tenue) lors de votre aventure ; soit par chance en récoltant, lors de sessions d'exploration par exemple, soit en les achetant dans les magasins des quartiers que vous débloquerez au fil de l'aventure.

Après quoi vous rencontrerez Mamyrus (un grimoire) et Cucurbite (une énorme fiole) qui vous épauleront dans votre aventure. Vos deux acolytes, non contents d'apporter une bonne touche d'humour à coup de remarques plus ou moins bien senties, vous faciliteront la tâche de bien des manières. Sans surprise, Mamyrus vous permettra de jeter un œil à vos quêtes, objectifs et progression quand Cucurbite vous donnera accès à la partie Alchimie du jeu.

Grow : Song of the Evertree ne possède "qu'un mode Aventure", mais rassurez-vous : vous aurez de quoi vous occuper ! Il vous faudra trouver un équilibre dans votre gestion du temps tant il y a à faire à Alaria, car oui, le jeu possède un cycle jour/nuit.

Jardiner, ça demande de l'énergie (et après tout le sort du monde repose sur vos épaules, il ne faut pas risquer de s'épuiser), et si rien ne vous oblige à vous sustenter, il vous faudra vous reposer. Dès que le soleil se couche, il vous sera impossible d'accéder à l'Arbre Éternel et si vous vous y trouviez encore lorsque la nuit tombe, Kazumi (votre monture, que vous pourrez nommer comme vous le souhaitez) vous ramènera expressément au pied de l'arbre pour votre sécurité. Vous pourrez malgré tout vous promener un peu dans Alaria une fois la nuit tombée, pour la moitié de cette dernière... avant de vous évanouir et de vous retrouver dans votre Antre à, quoi qu'il arrive, devoir dormir.

Le jeu vous propose donc de faire tourner vos journées autour de trois activités distinctes : la gestion des quartiers d'Alaria, le rétablissement de l'Arbre Éternel et l'Alchimie.

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Sur le plancher des vaches, une fois sorti de votre Antre, vous avez accès à ce que nous appellerons des "quartiers". Il s'agit de zones qu'il vous faudra débloquer, gérer et repeupler. Le principe ? Grossièrement, dégager les décombres à l'aide des Éternélites (j'y reviens juste après), puis construire maisons et bâtiments afin d'accueillir et de faire emménager de nouveaux arrivants dans chaque quartier. Vous pourrez (et devrez) embellir chaque zone en construisant des décorations et en personnalisant les bâtiments ainsi que vous occuper de vos habitants : accomplir leurs requêtes ou leur offrir le boulot de leur rêve, par exemple ; tout ça dans un seul et même but : remplir la jauge de bonheur dudit quartier. Ce qui vous permet de débloquer le suivant. Et de recommencer.

Dit comme ça, ça semble répétitif, et nous aborderons la question dans la partie plaisir à jouer ; mais avant cela parlons un peu des Éternélites. Il s'agit de petites créatures que vous rencontrerez au tout début de l'histoire dans une zone particulière qui vous servira avant tout de tutoriel : les quêtes à y remplir vous apprennent à utiliser vos outils. Si l'utilité la plus remarquable des Éternélites est de déblayer les quartiers de leurs vestiges, ils offrent également la possibilité d'acheter 6 essences précises qui se renouvellent et changent au quotidien directement à l'entrée d'Éther-cité (la fameuse zone tutorielle). Vous aurez aussi l'occasion au fil de votre exploration de rencontrer des Bébéternels, plus petits que leurs semblables adultes, interagir avec eux les fait disparaître (ils "rentrent à la maison"), mais vous pourrez les embaucher pour récolter ! Le travail infantile chez les Éternélites semble justifié par leur énergie débordante, il faut les fatiguer pour qu'il ne soient pas ingérables. Quoi qu'il en soit, ça nous arrange bien, il est rapidement difficile de faire le tour de chaque zone pour récolter chaque plante, chaque minerai, sans même parler de chasser les insectes ou de pêcher.

Enfin (quand je vous disais qu'il y a de quoi s'occuper !), il vous faudra explorer les zones débloquées. Elles sont plutôt grandes... et malheureusement dépourvues de carte, vous ne pourrez compter que sur votre sens de l'orientation pour vous repérer dans ces vastes contrées. Beaucoup de choses y sont à découvrir. Des grottes contiennent des trésors et des minerais, des énigmes y sont dispersées... ainsi que les fragments de chant, les objets qui vous permettront de restaurer l'Arbre Éternel et donc de remplir votre mission principale.

L'exploration vous permettra également de trouver, en interagissant avec des livres, des notes qui retracent l'histoire passée d'Alaria, ainsi que les recettes de graines de monde parfaites. Et puisqu'on parle de graines...

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Vous passerez probablement la majorité de votre temps de jeu dans l'Arbre Éternel. Au fur et à mesure de votre progression dans l'histoire, vous débloquerez des semoirs : des emplacement supplémentaires où vous pourrez planter vos graines de monde. Notez que vous ne serez jamais bloqué par la limite du nombre de semoirs, vous pouvez relâcher un monde (le faire disparaître) après l'avoir fait fleurir, rendant son emplacement de nouveau disponible à la plantation d'un nouveau monde.

Vous composerez vos graines via l'Alchimie et obtiendrez un résultat généré aléatoirement, comprenez par là que même en composant deux graines avec les exactes mêmes essences vous pouvez obtenir deux résultats différents, exception faite des graines de monde parfaites qui semblent avoir un résultat pré-déterminé. Entre les multiples possibilités de mélanges, l'aléatoire et la possibilité de générer une "graine étrange" (qui donne un monde avec des particularités quelles soient visuelles ou au niveau du contenu, mais l'expérimentation restera le meilleur moyen de les découvrir !), vous n'avez pas fini d'en voir de toutes les couleurs.

Mais planter une graine ne suffit évidemment pas, votre monde il vous faudra le purifier jusqu'à la floraison. Vous débarrasser des vestiges du Mal qui sévit parmi les branches. Arracher les mauvaises plantes, briser les murs de briques et les barrières en bois et évidemment planter, arroser... et chanter, car c'est le chant qui permet aux plantes de naître pleinement. Il faudra venir à plusieurs reprises pour atteindre la floraison, mais vous aurez le plaisir de voir votre graine changer petit à petit, jour après jour. Vous verrez votre terrain s'élargir, se couvrir de verdure, et finalement se peupler : insectes et poissons seront de la partie, mais pas que ! Vous rencontrerez aussi des créatures, petites et grandes avec lesquelles vous pourrez interagir. Jouez, caressez, grattez pour finalement apprivoiser ces drôles de bêtes et pouvoir les adopter et pourquoi pas les ajouter à vos quartiers d'Alaria, dans une réserve naturelle par exemple !

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Alors que vous pourrez trouver des essences alchimiques un peu partout, en nettoyant l'Arbre Éternel ou en explorant Alaria, c'est en parlant à Cucurbite que vous ferez opérer la magie. La fiole, bien au chaud dans votre antre, telle une outre sans fond, se fera un plaisir de transformer votre récolte en essences. Que vous lui donniez des graines, des fruits, des mauvaises herbes ou même des décorations, rien ne se perd, rien en se crée, tout se transforme ! Et des essences, pour expérimenter sur les graines de monde, il va vous en falloir. Là aussi, il faudra s'en remettre à Cucurbite. Mélangez 3 à 5 types d'essences différentes jusqu'à cumuler un total de 50 essences, et paf, une graine de monde prête à planter.

Ces essences vous serviront également à construire les bâtiments uniques des quartiers, comprenez par là les auberges et autres magasins, les maisons quant à elles (ainsi que les objets dans lesdits magasins) vous coûteront des Myoras, une monnaie que vous obtiendrez en quantité en vous occupant de l'Arbre Éternel, dans les coffres ainsi que chaque jour puisque vos quartiers en génèrent de plus en plus au fur et à mesure que vous les remplissez.

Remplir certains objectifs (que vous pouvez trouver dans le menu de Mamyrus via (droite)) vous permettra d'obtenir facilement quelques essences que vous aurez un peu de mal à trouver en début de partie. De quoi fabriquer une graine pour en trouver plus facilement rapidement !
Aspect technique du jeu
Avant de parler de l'aspect technique, il me semble important de préciser que le jeu a été testé sur PS4 slim.

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Avec ses mondes multicolores et ses personnages hauts en couleurs il n'est pas difficile de voir que la patte graphique s'oriente vers le fantastique voire l'enfantin. Et même si la caméra est parfois capricieuse, du genre à se placer dans un rocher pendant un dialogue (dialogues pendant lesquels vous ne pouvez pas déplacer cette dernière, d'ailleurs), entre l'exploration des moindres recoins d'Alaria et le mode photo il y a de quoi s'émerveiller à la vue des mondes que le jeu vous propose de découvrir. La musique durant vos tribulations est agréable, sans être marquante ni entêtante, on apprécie entendre le changement lorsqu'on découvre une nouvelle zone. Mais là où ces deux points font mouche, c'est lors des cinématiques. Lors de votre progression dans l'aventure vous pourrez trouver un fragment de chant par zone à débloquer. Ramener ces fragments dans la chambre du cœur de l'arbre vous gratifiera d'une scène cinématique pour le moins enchanteresse : la musique accompagnant ces très jolis dessins rappelant un style aquarelle est ma préférée de tout le jeu. À la fois calme et motivante j'en suis venue à regretter de ne pouvoir revoir les cinématiques encore et encore via un menu. Bien que vous n'y passerez pas la majorité de votre temps on peut aussi souligner la beauté de la chanson que l'on entend sur l'écran d'accueil du jeu.

Si le jeu est très facile à prendre en main sur sa majeure partie (les menus de construction et d'alchimie ainsi que le jardinage dans l'Arbre Éternel) une mécanique en particulier m'a semblé plus compliquée à appréhender. Si elle n'est pas gênante dans tout le reste du jeu dans l'une des grottes elle devient particulièrement frustrante et désagréable. La physique de votre personnage lorsque vous sautez est... particulière. Si vous ne prenez pas d'élan votre personnage n'est pas très loin de retomber comme une pierre quand, dans le cas contraire, prendre un peu d'élan vous demandera de bien contrôler votre mouvement pour bien retomber. Alors quand on vous demande sauter de petite plateforme en petite plateforme, qu'elles s'enfoncent dans l'eau petit à petit et que vous noyer vous fait recommencer du début... Sans être insurmontable il peut s'avérer frustrant de devoir recommencer à plusieurs reprises ces passages.

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J'ai rencontré de trop nombreux petits problèmes lors de ma découverte d'Alaria. La plupart d'entre eux ne sont pas gênants et on finit même par ne plus les voir, comme cette petite ligne de code qui remplace le "Parler" sur la touche (croix) quand on s'approche d'un habitant. D'autres restent plutôt désagréables. Comme je vous le disais dans le paragraphe précédent, ne pas pouvoir ré-orienter la caméra lors des dialogues et voir les fesses de notre personnage en gros plan plutôt que le visage de l'interlocuteur : pas gênant, mais pas génial.

Les temps de chargement notamment sont plutôt longs, et nous avons également droit à de grosses chutes sur la fréquence d'images. J'ai fini par remarquer que ça arrivait très régulièrement : toutes les cinq minutes, à chaque sauvegarde automatique, votre image semblera se figer puis tout reviendra à la normale une fois la sauvegarde terminée, il est malheureusement impossible de la désactiver... et finalement ce n'est pas forcément un mal. Le jeu est actuellement bourré de bugs en tout genre. Interagir avec un certain PNJ et réaliser sa quête peut bloquer toute possibilité de sauvegarde, certaines plantes (et certaines créatures) n'apparaissent pas correctement (flottant dans les airs, notamment, ou) rendant parfois carrément impossible de compléter la floraison d'un monde. À cela s'ajoutent des compteurs affichés parfois complétement insensés (avoir trouvé 13 coffres dans un monde qui n'en contient théoriquement que 4) et surtout une traduction française bourrée d'erreurs.

Il n'y a aucun doublage des dialogues (il y a des petits bruitages cela dit !) dans le jeu, dans aucune langue, et il faudra se fier au texte écrit pour suivre l'intrigue et les dialogues avec les personnages non-joueurs. Si rien n'est incompréhensible (en dehors de la phrase tout bonnement incomplète à la fin de l'histoire), les fautes sont légion. La majorité des soucis est liée aux accords de genre, après tout lorsqu'un habitant vous demande de lui trouver un insecte ou un matériaux et que l'espèce ou l'objet est généré aléatoirement, voir écrit "un puce" ou "une belle fragment" n'est pas tout à fait illogique (même si on préférerait qu'il n'y ait pas de faute), s'ajoutent également quelques fautes dans les conseils affichés au chargement ou dans des dialogues fixes type "j'espère que ça ne lui dérange pas de [...]".

Si rien n'est fondamentalement bloquant, ce cumul de petites choses rend l'expérience bien moins agréable. Ces problèmes ont été remontés par les joueurs à l'équipe qui prévoit de patcher son jeu aussi rapidement que possible.
Plaisir à jouer et à rejouer
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Autant dire les choses clairement tout de suite : j'ai beaucoup de mal avec les jeux qui vous donnent beaucoup (trop, à mon goût) de liberté. Malgré un grand intérêt pour le jeu à son annonce je craignais d'avoir un "espèce d'Animal Crossing" tournant autour du jardinage et de l'Alchimie. Gros soulagement pour moi : malgré une très grande notion de liberté, vous avez des objectifs, ça me suffit.

Après avoir exploré les possibilité de personnalisation de mon Alchimiste, j'avais hâte de découvrir Alaria, ses habitants, et surtout l'histoire derrière le Mal. Le temps de profiter de quelques (amusants) dialogues échangés avec Mamyrus et Cucurbite, et direction l'Arbre Éternel. Équipée de ma toute première graine, j'étais sur le point de découvrir mon tout premier monde à faire fleurir. Bien qu'il faille plusieurs journées (en jeu) pour faire évoluer un monde jusqu'à la floraison, l'impression de progrès est omniprésente. On nettoie, la flore pointe le bout de son nez, puis la faune. Petit à petit la zone s'agrandit et s'épanouit, et c'est plutôt gratifiant !

Notre aventure suit son cours, on apprend à gérer les quartiers, on rencontre de nouveaux personnages, comme Arralyn ou Oléandre, vos amis d'enfance et on en apprend plus sur ce monde et ses habitants à travers quelques petites histoires en explorant ou en augmentant notre affinité avec ces fameux personnages. On construit des maisons, on repeuple les quartiers, on a même le choix d'être sélectif, bien que cela soit peu important puisqu'à la fin du jeu vous pourrez apporter des modifications à vos habitants (en modifiants les jauges liées à leurs préférences d'emploi, en leur offrant des vêtements pour qu'ils se changent ou même un objet pour les faire changer de personnalité).

Il est également possible de commencer une romance avec l'un des personnages non-joueurs "importants" : vous les reconnaîtrez facilement puisqu'ils ont leur propre petit scénario. Des dialogues à choix vous permettent d'influencer votre relation avec ces personnages, et une fois la romance engagée vous débloquerez une ou quelques petites scènes avec votre élu.

Les quartiers se débloquent petit à petit, la chambre du cœur de l'arbre se remplit et j'ai accès à de plus en plus de semoirs. Puisque le reste suit son cours et que je suis limitée par l'arrivée des nouveaux habitants (ayant été sélective, ma progression a été très lente), l'occasion fait le larron : allons voir Cucurbite et expérimentons sur la génération des graines ! Devrions-nous commencer par des choses basiques ? Ou tester des mélanges absurdes, comme "sec aqueux chaud et desséché" par exemple ? Finalement, pourquoi se limiter ? Les deux ! J'ai donc créé plusieurs graines, parfois en utilisant plusieurs fois exactement la même recette, puis les ai plantées petit à petit, en les "organisant" sur mon Arbre Éternel pour pouvoir comparer les résultats.

Si certains mondes sont plutôt convenus comme des terrains neigeux, des déserts ou des forêts aux couleurs variées, d'autres sont plus remarquables. Digne d'un conte de fée, l'une de mes graines m'a permis de visiter un monde orné de tours de château, de pantoufles de verre et même d'un carrosse-citrouille ! J'ai aussi testé quelques mélanges plus insolites, moins convenus, et là le résultat ne s'est pas fait attendre. L'étrangeté de ces mondes est frappante dès sa génération : les murs ont des yeux (qui bougent !), les plantes ont des membres voire même des dents ! Réelle vision d'horreur aux couleurs vives, ils ne plairont probablement pas à tout le monde. Je me souviens avoir pensé "le trypophodes (et les scopophobes) vont en jeter leur manette". La surprise passée, ma curiosité a pris le pas sur le dégoût et j'ai fini par trouver certains de ces mondes plutôt rigolos... dans leur genre.

En parallèle de cette activité je continuais d'explorer les possibilités des quartiers. J'avais assez peu utilisé les décorations notamment. Tel un dragon qui garderait précieusement ses richesses, j'ai tendance à tout "mettre de côté pour plus tard, au cas où" et j'avais pour projet de décorer à la fin en fonction de mes stocks, histoire de rendre le tout "joli" ou tout du moins "à mon goût". Après quelques quartiers, il a fallu se pencher sur la question pour pouvoir atteindre les 100% de bonheur et débloquer le suivant. Je ne m'étais donc pas jusqu'alors rendue compte d'à quel point la limite de décoration est basse. Que vous posiez de grosses décorations ou que vous plantiez des fleurs, tout compte. Les zones sont grandes, et même avec 20 décorations (les bâtiments sont compté à part) ça reste relativement vide. Espérons que cette limite soit revue à la hausse plus tard !

Malgré cette impression d'avoir toujours plus à découvrir, à force de longues sessions de jeu, la répétitivité commençait à se faire sentir. Créer une graine, la planter, découvrir le monde, l'entretenir, gérer les quartiers et inspecter la liste des arrivants, faire le tour des magasins en quête d'une nouvelle tenue (j'ai d'ailleurs fini par garder celle de base que je trouve vraiment jolie), tout se réglait comme du papier à musique et les réflexes musculaires prenaient presque le pas lorsqu'il fallait juste s'occuper de purifier l'un des mondes issu d'une graine.

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Si j'étais très sélective au départ (si le personnage n'avait pas minimum une jauge au-dessus de 7, le maximum étant 9, il pouvait faire demi-tour !), le désir de progresser s'est fait plus pressant. Je voulais découvrir l'histoire et surtout j'en avais assez de cet aléatoire qui, régulièrement, décidait que mes futurs habitants seraient des méduses avec 3 points dans une jauge, au mieux. J'ai fini par accepter tout le monde histoire de monter mon pourcentage de bonheur de quartier plus facilement mais surtout beaucoup, beaucoup plus vite. Une fois à 100%, je débloquerais le quartier suivant et après tout rien ne m'empêchait de retourner jeter un œil dans les quartiers précédent pour optimiser mes villageois (dit comme ça... c'est plutôt affreux).

Finalement, entre les chargements trop lents, les désagréables chutes d'IPS (images par seconde) et le temps limité par le cycle jour/nuit, j'ai fini par abandonner mes premiers quartiers. Ils me génèrent plus de Myoras que je n'en dépense. Il y avait d'autres priorités, comme découvrir de nouveaux types de monde via les graines. Je savais évidemment qu'il y aurait des choix à faire à ce sujet, j'ai donc opté pour l'option "tout faire fleurir au plus vite et ne garder que mes préférés". On y était, la course contre la montre avait commencé. Je n'étais pas lassée, j'avais toujours hâte de découvrir de nouvelles plantes, d'adopter de nouvelles créatures, de trouver de nouveaux Bébéternels ou de nouvelles grottes. Tout allait tellement vite désormais que je repérais rien qu'en entrant dans une grotte si je l'avais déjà visitée ou non et n'avais plus qu'à faire demi-tour. Car, oui, elles ont beau se trouver dans différents mondes, elles sont communes. Vous pourrez entrer dans une grotte d'un tout nouveau monde et y découvrir un puzzle déjà résolu, par exemple. On commençait donc finalement à voir les "limites" de l'aléatoire.

Et finalement, tout s'est arrêté. Non, je n'en ai pas eu marre du jeu, ma sauvegarde s'est corrompue. Aurais-je voulu continuer à jouer, à un rythme plus effréné, de temps en temps ? Absolument. Avais-je envie de reprendre ma partie tout en perdant des dizaines d'heure de progression, mes créatures adoptées, mes mondes précieusement laissés sur l'Arbre Éternel pour continuer à jouer ? Certainement pas.

Pour la petite histoire, il existe un serveur Discord pour Grow : Song of the Evertree. Y sont listés les bugs et soucis remontés à l'équipe. J'ai fait le pari d'y exposer mon problème, au cas où. Pour mon cas (qui n'était pas répertorié, j'ai toujours une chance monumentale sur les jeux, sachez-le...) l'équipe s'est montrée très réactive, m'a contactée afin que je puisse leur fournir une copie de ma sauvegarde et qu'ils puissent jeter un œil, trouver et régler le problème. En vain. Pas de chance pour moi, il n'y a rien à faire.

Malgré l'amertume que cette expérience me laisse en bouche (la perte de données, bien sûre, l'équipe s'est montré adorable et plutôt drôle malgré la situation, promettant de ne pas me juger sur ma façon de construire la ville ou sur le nom que j'ai donné au compagnon volant) , je ne rejette pas totalement l'idée d'y rejouer un jour, après quelques patchs, quand je pourrais progresser sans avoir à craindre de devoir perdre, à nouveau, partie ou toute ma progression en Alaria. Le moment venu, je retournerai avec plaisir saluer Mamyrus, Cucurbite et tous les autres. Grow : Song of the Evertree est définitivement ce genre de jeu qu'on démarre une fois de temps en temps, pour une petite séance "jeu de détente".
Chasse aux trophées
La liste de Grow : Song of the Evertree est composée de 22 trophée en plus d'un Platine. (Platine) Savez-vous planter des graines ? en plus de montrer vos talents d'Alchimiste, de remplir quelques objectifs... Malgré un platine plutôt accessible, il vous faudra toucher à toutes les possibilités du jeu. (Bronze) Mouiller le lit (même si vous avez passé l'âge !), par exemple, ne sera qu'une formalité. En dehors de cette exception, les trophées peuvent se regrouper en deux grandes catégories : ceux qui tomberont naturellement en jouant comme le jeu le prévoit... et les trophées reposant sur la chance.

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Vous obtiendrez la majorité des trophées en jouant naturellement. Progresser dans l'histoire et repousser le Mal vous débloquera petit à petit chaque zone d'Alaria envahit par les ronces, soit 5 trophées. Vous obtiendrez tout aussi simplement le trophée qui vous demande de débloquer Mamyrus, ainsi que ceux relatifs à la gestion des quartiers comme de faire emménager un premier habitant, de débloquer votre amitié au maximum avec un personnage ou encore de construire 20 bâtiments, pour ne citer que ceux-ci. Il vous faudra également marcher 500 miles, et en marcher 500 de plus (comme le chantait le groupe The Proclaimers), débloquer des plans, sympathiser avec des créatures dans l'Arbre Éternel et synthétiser les 6 différentes graines de monde parfaites. Tant de trophée que vous pourrez obtenir sans y faire particulièrement attention, juste en jouant.

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Enfin, quelques (heureusement) rares trophées seront sujets au facteur chance : (Argent) Heureux accident vous demandera sûrement quelques essais de créations de graines (préférentiellement des mélanges étranges... mais je ne vous ai rien dit) et il vous faudra peut-être explorer quelques mondes dans l'Arbre Éternel avant de trouver la maison du nain dans l'un d'eux et de le faire râler (Bronze) Juste pour rigoler.
Conclusion
En l'état, sans être injouable, de trop nombreux défauts viennent ternir l'expérience. Les ralentissement à chaque sauvegarde automatique, le risque de vous retrouver avec une quête bloquée ou de perdre l'intégralité de votre sauvegarde, les soucis d'affichage et de collision qui font que faune et flore (et les coffres, comme illustré plus haut !) peuvent sembler flotter dans les airs ou se retrouver sous le niveau du sol, les problèmes de traduction en français, les compteurs affichés incorrects... toutes ces choses, et quelques autres, si elle ne bloquent pas votre progression imputent au plaisir de jeu. Il est difficile de concevoir qu'un jeu qui semble autant axé sur la détente puisse sembler si pénible.

Au-delà de ma malchanceuse expérience, on peut espérer quelques améliorations : l'équipe de développeurs semble prendre à cœur les retours des joueurs et a d'ores et déjà annoncé l'arrivé d'un patch à une date ultérieure, on peut donc s'attendre à quelques mises à jour pour le jeu ! D'ici là, difficile de le recommander à quiconque. Si les patchs venaient à amener des améliorations suffisantes, nul doute que les plus jeunes (ou les grands enfants) trouveraient leur compte en jouant à Grow : Song of the Evertree ; entre l'univers coloré, les différents personnages et créatures et la variété de graines de monde à produire, découvrir et entretenir, la répétitivité ne sera pas un frein.
J'ai aimé
  • Facile à prendre en main
  • Univers enchanteur
  • Histoire sympathique
  • Un jeu tout en détente...
  • La part d'aléatoire dans la génération des graines
  • Le mode photo, de quoi se faire un album souvenir !
Je n'ai pas aimé
  • Pas de carte malgré de grandes zones
  • Des phases de plateformes parfois coton
  • De gros ralentissements et des bugs omniprésents
  • ... enfin, une fois qu'il sera patché
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Je recommande ce jeu : À personne

Flitterbloom (Flitterbloom)

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