Godfall

ps4

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 10/08/2021
Genre(s) : Action 
Territoire(s) : FRANCE

784 joueurs possèdent ce jeu
64 trophées au total
64 trophées online
16 trophées cachés
3 DLC's

Platiné par : 91 joueurs (12 %)

100% par : 11 joueurs (1 %)


Note des joueurs :
3.7/5 - 3 notes

Note des platineurs :
4/5 - 2 notes

Test rédigé par AZGARALITY le 06-01-2022 - Modifié le 09-02-2022

Introduction

Image

Parmi la ribambelle de jeux estampillés Action-RPG, vous pouvez nommer le ci-présent Godfall. Développé par Counterplay Games et édité par Gearbox Publishing, le titre est initialement sorti en tant que jeu de lancement pour la PS5 en novembre 2020, avant de connaître un portage sur PS4 le 10 août 2021.

Counterplay Games tente un renouveau après la fermeture de son jeu de cartes Duelyst en février 2021 avec une expérience ambitieuse, censée qui plus est représenter les performances de la nouvelle génération de consoles. Si près d'un an s'est écoulé depuis sa sortie initiale, le jeu a su se renouveler en proposant de nombreuses mises à jour et quelques DLC.

Alors que bon nombre de licences se tournent vers ce genre de jeu grandement en vogue, et je pense notamment à la saga des Final Fantasy avec FF XV et le futur Origins, ou encore à des nouveautés telles que Anthem et le dernier Tales of Arise, Godfall arrive-t-il à se faire une place dans cette bulle déjà bien remplie et en permanence renouvelée ?

Avant de continuer à lire, sachez que tout ce qui suit a été réalisé sur une PS4 PRO sur la version 1.08 mettant en avant l'édition Challenger, offerte avec l'abonnement PS+ du mois de décembre 2021.

Il est à noter que vous devez obligatoirement avoir une connexion internet ne serait-ce que pour jouer en solo.
Contenu du jeu
Godfall, ou la chute d'un Dieu

Un jour, Macros m'a dit que chaque bataille avait la même puanteur. Celle de la peur et du métal chauffé. Après des millénaires de guerre, il nous a entouré. Mon frère s'est avéré trop rusé. Impossible de déjouer ses plans. Je sais que Macros se réjouit de la destruction qui arrive... - Extrait du Journal d'Orin, partie 1

Vous incarnez Orin, Valorian au sein du monde d'Aperion. Vous êtes un chevalier d'élite arborant une armure au doux nom de Valorplate. Elle vous confère des capacités incroyables sur les champs de batailles, mais elle risque d'être inutile face à votre frère et à sa quête de devenir un Dieu...

C'est sur ces quelques paroles que vous entamez votre périple dans Aperion. Vous entrez dans le jeu avec un Mode Histoire qui vous suivra jusqu'aux fins fonds du contenu End-Game. Le jeu peut se résumer très simplement : lancer une mission, tout massacrer, tuer le boss, recommencer. Si la formule peut paraître vite redondante, elle s'adapte relativement bien à l'histoire. Vous variez les missions entre avancée dans le scénario, missions de chasse, et début de collecte d'objets.

Car oui, Godfall ne vous lance pas dans un Mode Histoire où vous enchainez des missions pour arriver vite à la fin. Alors que vous arpentez les champs de batailles avec Orin, vous épaulerez le Septième Oracle, entité d'énergie vous aidant dans votre quête pour stopper Macros. Elle vous guidera au travers de quatre types de missions : scénario, chasseur de primes, combats contre boss, et découverte du monde. Cependant, il s'agit là d'un voile de fumée puisque fondamentalement, à l'exception du combat contre boss, il s'agit de la même chose. Aussi, comptez maximum un vingtaine d'heures pour en venir à bout.

Vous aurez la possibilité de choisir votre mode de difficulté : du classique "je profite de l'intrigue" à "je veux vivre un enfer sur Terre et gagner pleins de récompenses". Cependant, vous vous rendrez vite compte que la traduction est plutôt "c'est infiniment trop facile" à "mais les ennemis sont totalement fumés, je me fais éclater par les feuilles au sol".

Entre chaque mission, vous serez dans votre Temple, centre de toutes vos opérations. C'est à partir de là que vous pourrez lancer votre prochaine quête, mais également acheter de l'équipement, l'améliorer, ou vous entrainer contre les ennemis de votre choix. Tout ceci se fera sur les trois mondes vous menant jusqu'au combat final contre Macros et votre entrée au niveau 50.

Sans transcender le genre de l'héroïque fantaisie, Godfall manie la narration directe avec une narration aujourd'hui pouvant être qualifiée de BornSouls-ienne avec l'analyse des ennemis combattus, du journal intime d'Orin, et des récits légendaires du monde d'Aperion.

Tu me les tues ! Mais proprement...

Au cours de vos nombreuses batailles, vous aurez l'occasion de changer souvent d'arsenal. Vous êtes un avatar de la guerre et vous serez plus qu'équipé pour pourfendre l'ennemi : épées, épées à deux mains, dagues, marteaux, lances, bannières, anneaux, breloques, pierres... Les possibilités sont très nombreuses au moment de vous armer. Qui plus est, chaque équipement comporte ses propres spécificités et attaques spéciales variant ainsi le gameplay, parfois de façon spectaculaire.

Qui dit avatar de la guerre dit armure, et vous aurez un bon choix de Valorplates à votre disposition. Avec un total de 12 Valorplates, vous saurez trouver celle de votre coeur et qui saura éveiller votre courage à son paroxisme. Au-delà de l'esthétique, chacune comporte un bonus unique pendant le combat ainsi qu'un bonus lorsque vous serez en Colère d'Archon, apothéose de vos capacités. De plus, elles auront toutes un arbre d'augmentations unique rendant votre expérience de jeu variée.

Comme tout Action-RPG, vous aurez également un aspect amélioration de personnage. Un arbre de compétences est à votre disposition pour améliorer toutes vos actions belliqueuses. À chaque niveau augmenté et à chaque mission importante, vous gagnerez un point de compétence à utiliser selon votre guise. L'arbre peut se réinitialiser à tout instant vous permettant de changer de façon de jouer quand vous le souhaitez.

Pour finir, Godfall vous octroie de très (trop ?) nombreuses façons d'anéantir le mal : jusqu'à deux compétences par arme, Colère d'Archon, renversements, attaques élémentaires, lancé de bouclier, frappe de bouclier, attaque de percée, contre, contre-attaque, brise-âme, consommation d'altérations, attaques critiques, attaques sur point faible... Si la multiplicité permet allègrement de varier les styles de jeu, il s'avère qu'elle peut également être un frein à l'avancée de votre personnage et j'aurai l'occasion d'en parler sur la partie concernant la re-jouabilité.

La Tour des Épreuves

Une fois tout ceci un minimum maitrisé, vous pourrez vous lancer vers l'un des contenus de fin de jeu à savoir la Tour des épreuves. L'objectif est plus que clair et direct : prendre un ascenseur et aller au dernier étage. J'arrête tout de suite les puristes rétros qui vont hurler au remake de tous les niveaux à base d'ascenseur de l'ère 8 et 16 bits : nous sommes ici bien plus près d'un rogue-like que d'un simple niveau de survie chronométré.

L'avancée dans la Tour se fait en deux temps : vous nettoyez l'ascenseur des monstres environnants, puis choisissez une salle. Chaque salle vous garantit un bonus défini à l'avance pouvant être soit l'amélioration d'une de vos compétences, soit de l'équipement plus ou moins rare. Il est à noter que vous trouverez ici une unique rareté rendant vos équipements de base beaucoup plus forts. Ceci s'explique également par la présence de malus rendant votre partie plus complexe au fur et à mesure de votre périple.

Bien que le principe ressemble énormément à ce que vous avez fait auparavant, l'aspect aléatoire des bonus, malus et récompenses rend chaque partie différente, mais rébarbative sur le long terme. Cependant, nous sommes bien ici dans du contenu de fin de jeu : à chaque étage passé, le niveau des ennemis augmente considérablement. Autant vous dire que ce mode matérialisera l'évolution de votre personnage.

Rêves de grandeur

La première alternative dans le contenu end-game demeure dans les Pierrêves.
Contrairement à la Tour, ici, vous pouvez contrôler la difficulté de votre partie et vous serez beaucoup plus acteur de vos récompenses. Il existe deux niveaux de difficulté, standard et explosive, répondants à des principes similaires.

En entrant dans la Pierrêve, vous déterminez le niveau des ennemis. À l'instar du film Inception, le but sera de faire perdurer le rêve le plus possible afin de gagner des récompenses. La longévité du rêve se matérialise par une jauge de stabilité, et les points à échanger contre des récompenses par de la lucidité. Lorsque votre stabilité atteint zéro, le rêve se brise et êtes forcé d'affronter le boss.

Vous gagnez de la stabilité et de la lucidité en accomplissant des missions au sein du rêve. Autant vous dire que plus vous réalisez d'objectifs, plus vous êtes récompensé. Ici, la véritable difficulté va consister à avoir un jeu polyvalent : dans la mesure où les objectifs englobent l'intégralité des possibilités du jeu, se focaliser sur un seul pan du gameplay peut vous être fatal et raccourcir votre parcours.

Lorsque vous accomplissez une mission en ayant acquis des récompenses avec votre lucidité, vous gagnerez lesdites récompenses à chaque bataille. Si par exemple vous achetez 2 orbes du néant et que vous faites 10 batailles, vous aurez gagné 20 orbes avant même d'avoir les récompenses du boss du rêve.

À la fin d'une Pierrêve standard, vous aurez la possibilité de gagner une Pierrêve explosive. Le principe reste le même à l'exception que plus vous restez dans le rêve, plus la difficulté augmente. Néanmoins, l'augmentation de difficulté reste bien moindre à celle de la Tour.

Ce mode est le plus concret en matière de loot puisque vous choisissez directement ce que vous souhaitez gagner : équipements, objets d'améliorations, objets liés à l'élément de votre choix...

DLC - Fire & Darkness

Une fois les dénouements de la saga Macros finis, un nouveau mal sort de terre répondant au nom de Moirax. Il s'agit là de reprendre la narration vue précédemment et de l'appliquer au monde lié au Feu et compléter ainsi les quatre éléments péripatéticiens.

À l'exception d'un nouveau bestiaire et de nouveaux équipements, vous ne trouverez rien de réellement transcendant dans ce nouveau pan de l'histoire que j'ai trouvé très ressemblant à la saga d'Oryx dans Destiny. Comptez quelques heures tout au plus pour en finir avec le contenu du DLC.

DLC - Lightbringer

Ce contenu fait écho aux évènements de Fire and Darkness et va constituer le contenu le plus difficile du jeu. Il est l'entre-deux entre la Tour et les Pierrêves.

Vous errerez dans les quatre mondes disponibles du jeu, mais ici, tout est plongé dans les ténèbres. Vous enfoncer sans réfléchir dans les batailles vous mènera à votre perte. Ceci se matérialise par une jauge de ténèbre qui, une fois à 100%, vous renvoie à votre créateur.

Pour contrer cela, vous pourrez activer des relais, sortes de lampadaires, qui disperseront les ténèbres environnantes, et vous laisseront explorer les mondes en toute quiétude. Ils seront indispensables afin d'arriver aux lieux indiqués sur la carte, lieux grouillants du mal que vous devez purger. Les lampadaires vous indiqueront également l'emplacement de coffres de lumière, augmentant vos récompenses en fin de partie. Car oui, ne l'oubliez pas, vous êtes ici pour avoir de nouveaux équipements, et contrairement au DLC précédent, ici, les nouveautés dans l'arsenal sont légion.

Plus vous anéantissez d'ennemis et ouvrez de coffres, plus votre niveau de lumière augmente, améliorant ainsi vos chances d'avoir des récompenses. Ceci ne se fera pas sans mal puisque deux éléments viendront à la fois perturber et améliorer le tout.
Vous serez chronométré dans votre exploration. N'oubliez pas, ceci est une lutte entre le bien et le mal, la lumière et l'ombre. Une jauge sera présente en haut de l'écran pour signifier le vainqueur de la bataille. Si par mégarde les ténèbres l'emportent, votre niveau de lumière diminuera, et vos récompenses par corolaire.

À chaque antre du mal détruite, vous pourrez, ou non, choisir de donner une seconde chance à l'ennemi en vous octroyant un malus. Mais pourquoi faire cela ? me direz-vous. Tout simplement pour améliorer encore plus vos gains, pardi ! Le premier malus vous donnera un objet supplémentaire tous les 10 niveaux de lumière, le second vous octroiera un nouvel objet tous les 7 niveaux de lumière, et le troisième et dernier vous récompensera d'un objet tous les 5 niveaux. La rareté de l'objet gagné dépend de la puissance du malus.

Une fois vos emplettes et vos ennemis battus, vous devrez activer la forge du début du monde afin de lancer l'assaut final.

Wazaaaaa... So, watcha doing?.. Nothin'... Chillin'... Killin'...

Si vous trouverez sans difficulté des vidéos de youtubers faisant tout le contenu de fin de jeu avec pleins de malus sans aucune difficulté, il n'en est rien en réalité. Godfall se veut avant tout une expérience multijoueur. Pour cause, tout le contenu du jeu peut se faire à plusieurs.

J'aurai l'occasion de parler de la difficulté du titre un peu plus bas, mais vous trouverez plus avantageux de jouer avec des comparses d'aventure que tout seul. La seule différence avec une expérience en solo réside dans le nombre de vies qui ne sont plus personnelles, mais se répartissent sur l'ensemble du groupe. Dans ce sens, un système de matchmaking est disponible pour les modes Tour et Porteur de Lumière.



Vous l'aurez compris au vu de la taille du développement de cette partie, Godfall a énormément à offrir. Même si le principe dans le contenu reste le même, à savoir bousiller des monstres, les différents modes de jeu permettent de varier les plaisirs. Il n'y a pas de quoi révolutionner le genre, mais la formule est efficace et peut ravir un grand nombre.
Aspect technique du jeu
Le monde d'Aperion

Le monde d'Aperion n'a rien à envier à l'univers d'un autre jeu. S'il n'est pas possible de passer d'un monde à un autre au cours de la même partie, chacun a ses propres spécificités les rendant uniques : le monde de la terre est verdoyant de vie, le monde de l'eau rempli de crevasses et crustacés (attention aux trypophobes par moments), et le monde de l'air qui tire son nom de déserts arides. Les mondes sont divisés en plusieurs zones nommées donnant de la cohérence à l'histoire du jeu.

Sans être excessivement grouillant de vie, les mondes sont bien garnis en activités et cela se remarquera si vous faites les missions d'exploration disponibles : ennemis à pourfendre, collectibles, ressources et coffres cachés feront votre quotidien quelle que soit l'activité que vous entreprenez. Ajoutez à ça le fait que les mondes ne sont pas inutilement grands et vous avez une bonne recette d'exploration ! Mention spéciale au monde du feu issu du DLC Fire and Darkness qui montre parfaitement l'évolution de l'antagoniste et la dualité puissante entre la lumière et les ténèbres.

Loin d'avoir la meilleure bande son du genre, les musiques font largement le travail. Nous naviguons entre musique douce d'exploration emplie de mystères aux bonnes orchestrations à base de cuivres et cordes pour les moments d'actions. La musique qui se lance à chaque montée en niveau vous laissera un doux goût de satisfaction mélangé à un sentiment de puissance toujours plus grandissant. Comptez une quarantaine de titres pour vous enivrer de ce monde d'épiques narrations.

Allé, juste pour vos oreilles !



Les combats

Comme dit précédemment, les possibilités de pourfendre l'ennemi sont nombreuses et Counterplay Games a réussi son pari de vous mettre dans la peau d'un guerrier surpuissant. Le combats sont immersifs et dynamiques à souhait, les animations des attaques réellement impressionnantes, et les changements de caméra presque cinématographiques.

Cependant, vous vous retrouverez souvent dans deux cas de figure.
Soit la quantité d'ennemis est correcte ou insuffisante et vos combats ressembleront à ceux d'un manga : esquives, contre-attaques, attaques spéciales, destructions de vos adversaires... Soit la quantité d'ennemis est stupidement élevée et vos combats vont se résumer à esquiver, taper une fois, recommencer.

Sans être difficile à tout instant, le jeu montre une certaine forme de barrière presque uniquement par l'abondance de monstres, et notamment quand les combats de boss sonnent. Vous vous retrouvez face à un monstre bien plus fort que tous les autres en plus d'une dizaine d'acolytes. Et je ne vous parle pas des boss exaltés - versions sous stéroïdes des boss disponibles dans la Tour, les Pierrêves et Porteur de Lumière - qui appellent parfois 20 voire 30 alliés additionnels.

Bogus, Valorplate de la honte

Si sur le papier Godfall se présente comme une très bonne production emplie de promesses d'aventures épiques, il est parfois injuste avec vous par la présence de bogues très lourds.

Je commencerai avec le plus gênant de tous à savoir les morts instantanées. Car oui, je le répète une nouvelle fois, vous êtes un avatar de la guerre, mais si par mégarde un ennemi lambda vous attaque et que le jeu a décidé que vous deviez mourir, il en sera ainsi... Quelles que soient vos statistiques. Ceci se réalise aussi si vous esquivez contre certains murs, ce qui est problématique pour justement esquiver les attaques ennemies. Et je préfère ne pas vous parler de certains malus tels que le poison qui sur certains ennemis s'apparente plus à la peste mélangée à de l'acide qu'à autre chose.

En parlant de désagrément avec les éléments du décor, il arrive très souvent d'être coincé dedans. Impossible d'en sortir à moins de vous laisser mourir ou de quitter la mission. Plus dérangeant encore, certains points de téléportation plantent de façon quasi-systématique rendant certains objectifs tout bonnement impossibles.

Je parlais également du nombre d'ennemis au moment des combats de boss, et je pense que certains affrontements sont totalement sous l'influence malsaine du dieu de la mauvaise programmation. Lors d'un combat de boss, avoir 40 ennemis avec comme particularité d'être invincible, plus avec des liens de vie, plus avec de la régénération, plus... C'est limite de la mauvaise foi pour justifier une difficulté qui ne devrait pas être. Cela ne donne aucune satisfaction personnelle à l'issue des combats. Pour ajouter encore plus de fun à tout cela, j'ai la très désagréable sensation que plus vous jouez sans mourir, et plus il est difficile d'obtenir des orbes régénérant votre santé. La difficulté croît parfois de façon trop exponentielle sans aucune raison apparente.

Pour finir, je me devais de vous parler des ralentissements parfois spectaculaires que le jeu comporte. Je pense notamment au royaume de l'air qui, dès le départ, voit le taux d'images par seconde drastiquement chuter vers les 10. Et ceci peut durer parfois le temps d'une mission complète. Autant vous dire que le jeu est soit très mal optimisé pour sa version PS4 (et je joue sur PS4 Pro), soit mal optimisé tout court.

Ceci se fait également sentir dans les menus où, dès que vous avez beaucoup d'équipements, vous avez l'impression de jouer avec 10 secondes de ping. Impossible de naviguer dans les menus correctement. Rajoutez à cela la quasi-inexistence de menus adaptés pour trier son butin efficacement, et vous avez une excellente formule pour laisser trainer tout ce que vous ramassez en jeu.


La réalisation technique est pour ainsi dire mi-figue mi-raisin. Si en soi, la réalisation des combats est très bien réalisée, il n'en demeure que même un an après sa sortie, certains éléments n'ont toujours pas été résolus. D'autant que certains sont très handicapants et peuvent nuire une expérience qui se veut jusqu'alors satisfaisante. De plus, des échos de joueurs PS5, le titre n'apporte aucune révolution justifiant l'achat d'une console nouvelle génération. Un pari en parti inachevé, mais qui ne peut que présager de meilleurs augures.
Plaisir à jouer et à rejouer
Lootus & End-Gamus, Valorplates de l'Espoir

En dépit des défauts parfois lourds que peut avoir Godfall, il se démarque spectaculairement par un point crucial dans son genre de jeu : une abondance de récompenses avec une fin de jeu abordable et intelligemment bien pensée.

Si la prise en main est très rapide et plaisante, c'est au moment de récolter vos premières récompenses que vous allez sentir cette exaltation et cette envie frénétique d'avoir toujours quelque chose de toujours plus puissant ou adapté à votre façon de jouer. Il s'agit là d'une recette presque imparable : vous vous battez comme dans un film ou animé, et vous vous sentez récompensé de vouloir juste avancer. Le jeu ne manque pas de modes de jeu et chacun offre son lot d'exclusivités. En effet, la Tour propose les équipements Primordiaux, sortes de version pimpée des équipements standards. Le Porteur de Lumière vous offre les équipements maudits, objets offrant initialement des malus, mais qui une fois débloqués vous apportent des bonus incroyables.

Contrairement à la quasi-totalité des jeux du même type, le titre nous offre une possibilité unique : améliorer en rareté n'importe quel équipement. Alors que les confrères catégorisent les loot en rareté sans possibilité de changement, ici vous pouvez augmenter la rareté de n'importe quel objet. Ainsi, si votre arme peu commune avec la compétence rêvée vous intéresse, vous pouvez la monter au rang d'arme légendaire, gardant ainsi ses caractéristiques tout en en gagnant de nouvelles.

Ceci est d'autant plus bien réfléchi que le jeu vous indique clairement où récupérer les matériaux d'améliorations. Je prends pour exemple les Pierrêves qui, par l’intermédiaire des objectifs et de la boutique, vous annoncent clairement ce que vous gagnez au minimum en la réalisant. Aucun piège n'est à noter sur l'horizon au moment de récupérer vos ressources.

Par ailleurs, une fois le niveau 50 atteint, votre expérience sera convertie en niveaux d'Ascension. Chaque niveau vous permettra d'augmenter sur toutes vos armures des caractéristiques choisies. De plus, il existe des paliers qui vous permettront de choisir une compétence unique, améliorant encore plus vos personnages. Avec un total de 450 niveaux, vous avez largement le temps de choisir votre façon de jouer.

Toujours dans l'optique d'augmenter intelligemment la durée de vie tout en étant rentable pour vous, le DLC Challenger vous permet, en réalisant des actions dans des modes de jeu spécifiques, de gagner des points pour les convertir en équipements légendaires parmi trois variantes aux statistiques différentes. Mais si cette récompense ne vous satisfait pas, aucun problème : vous gagnez également des ressources qui vous permettront de remplacer cette récompense par un équipement que vous avez déjà... Et en changer les statistiques. Vous adorez votre collier, mais il n'a pas de chance ni de coup critique ? Avec ce DLC, vous pourrez relancer trois fois ses attributs et ainsi chercher plus facilement ce que vous souhaitez.

Tout cela apporte un vent de fraicheur et de simplicité dans un genre où l'aléatoire apporte son lot de frustrations quasi-permanent.

Cependant, tout n'est pas rose dans ce monde. Le bestiaire relativement peu fourni, ainsi que le genre du titre, nous apportent de la répétitivité qui est parfois lourde à tenir sur la longueur si l'on joue seul. De plus, les récompenses de missions demandent parfois d'être très haut niveau et donc de rester un temps plus ou moins long avec des équipements médiocres, faute de pouvoir les changer plus facilement.

Je regrette néanmoins qu'il n'y ait pas de système de saisons à l'instar d'autres titres afin de pouvoir toujours exciter les joueurs et les inciter à rester plus longtemps.


La re-jouabilité et le plaisir sont donc au rendez-vous et vous ne verrez probablement pas le temps passer dans le jeu. Il y a toujours quelque chose à faire et il vous encourage à jouer ne serait-ce que pour être récompensé de nouvelles choses ou d'améliorer celles déjà équipées.
Chasse aux trophées
Godfall

Le jeu de base comporte 46 trophées : 1 (Platine), 2 (Or), 9 (Argent), 34 (Bronze). Et autant se le dire tout de suite, une très large partie d'entre eux peut s'obtenir en solo avec vraiment peu de difficulté.

Vous allez naturellement naviguer entre avancée dans l'histoire, utilisations des compétences d'armes, infliger des malus, battre des ennemis et récolter tout ce que vous pouvez. À partir du moment où vous vous intéressez un minimum au gameplay, les trophées tomberont comme des mouches attirées par la lumière.

La seule difficulté va venir au moment de monter dans la Tour et de réaliser 20 étages. Comme dit plus haut, la Tour est l'un des contenus de fin de jeu, et sa difficulté est de très loin supérieure au reste. Je ne saurai que de trop vous recommander d'amener vos meilleurs comparses de batailles pour obtenir celui qui sera sûrement votre dernier trophée avant le Platine.

DLC - Fire & Darkness

Préparez-vous, ça va aller très vite. Vous êtes là ? Top à la vachette ! Faites l'histoire et c'est tout. Eh oui, aller jusqu'au combat contre Moirax et le battre vous assure les 1 (Or), 1 (Argent) et 4 (Bronze) de ce DLC.

DLC - Lightbringer

La difficulté et la durée augmentent d'un niveau avec ce DLC et ses 1 (Or), 2 (Argent) et 3 (Bronze). Si dans les faits, tous les trophées sont simples, celui consistant à finir une manche avec 3 malus risque de vous filer un mauvais coton si votre personnage n'est pas suffisamment fort. En l’occurrence, les ennemis viendront avec des bonus et seront de minimum niveau 72. Nous sommes donc très loin du niveau 50 de la campagne solo.

DLC - Challenger

Il en sera de même pour les quelques 1 (Or), 2 (Argent) et 3 (Bronze). Tous les trophées, à l'exception de celui demandant de réaliser des missions légendaires, sont rapidement et facilement réalisables.



En somme, les différents trophées ne marqueront absolument pas les esprits et se feront dans la plus grande des quiétudes. Encore une fois, si vous jouez avec des amis, même les trophées les plus retords se feront dans la joie et la bonne humeur.
Conclusion
Godfall est un titre que je vous recommande chaudement. Que vous cherchiez un opus dynamique, ou que vous soyez juste curieux, le jeu est une véritable pépite du genre. Il m'aura fallu deux semaines non-stop intenses pour commencer à voir des défauts, ce que je trouve un bon temps pour le genre Action-RPG, où l'on peut s'ennuyer très rapidement.

Le jeu est aujourd'hui rempli de contenus qui ont chacun leurs spécificités. Vous trouverez toujours quelque chose à faire et ne serez jamais dans une impasse. Les possibilités d'équipements sont vraiment nombreuses et ont toutes des possibilités d'être jouées dans les contenus de fin de jeu.

Sans révolutionner les standards, le jeu est agréable dans sa prise en main et dans ses aspects techniques, en dépit de quelques améliorations facilement réparables. Les développeurs s'efforcent d'améliorer leur jeu et cela se voit un an après sa sortie avec le DLC Challenger, offrant un vent de fraicheur et de simplicité à l'amélioration de son équipement.

Je ne saurais que trop vous dire d'y jouer à plusieurs afin de changer vos batailles solitaires en véritables champs de batailles. L'expérience solo n'a rien à voir avec le plaisir d'aider des comparses et de réussir plus facilement les contenus les plus durs disponibles.
J'ai aimé
  • Jouissif et explosif au possible
  • Varié
  • Un End-Game très bien réfléchi...
  • Jouissif à plusieurs
Je n'ai pas aimé
  • Bugs parfois handicapant l'expérience de jeu
  • Trop complexe par moments
  • ... mais pouvant être amélioré par moins de redondance et plus de facilité
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Je recommande ce jeu : À tous, Aux curieux

AZGARALITY (Azgaralth)

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