Goat Simulator 3

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 17/11/2022
Genre(s) : Simulation, Indépendant
Territoire(s) : FRANCE

510 joueurs possèdent ce jeu
39 trophées au total
0 trophée online
21 trophées cachés

Platiné par : 243 joueurs (48 %)

100% par : 243 joueurs (48 %)


Note des joueurs :
5/5 - 1 note

Note des platineurs :
5/5 - 3 notes

Test rédigé par Cheerotonine le 12-02-2023 - Modifié le 04-03-2023


Introduction

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Il s'est passé quelque chose d'assez fou en 2014. Un trailer parodiant la bande annonce de Dead Island est apparu. À la place de la petite fille, c'est une chèvre qui prenait place au premier plan. Une grosse blague qui a fini par sortir le 1er avril 2014 sur PC sous le nom de Goat Simulator et qui, suite à son succès, a débarqué un peu plus d'un an plus tard sur PlayStation 4. Comique de répétition oblige, Coffee Stain Studio a réitéré la plaisanterie au Summer Game Fest 2022 avec un nouveau trailer qui parodie cette fois-ci, la bande annonce du tant attendu Dead Island 2. C'est donc un deuxième opus qui arrivera le 17 novembre 2022, simplement intitulé Goat Simulator 3.
 
 
Les plus doués en mathématiques se demanderont sûrement, pourquoi est-on passé de Goat Simulator à Goat Simulator 3 ? Les développeurs ont apporté certaines réponses, à vous de choisir lesquelles pourraient être les bonnes :
 
  • "Il y avait trois chèvres sur la boîte.” – Rasmus Björk, Community Manager et cinématographe
  • Attendez… On n’a pas fait de Goat Simulator 2 ?” – Olivia Follin, programmeuse
  • Personne n’aime les suites.” – Driton Gashi, concepteur
  • Beeeeeeeh” – Pilgor
  • Il y avait une raison… mais j’ai oublié…” – Philip Bretschneider, artiste 3D
  • Le titre est sorti de la bouche d’un membre de l’équipe de Publishing et personne n’a voulu le contredire.” – Judith Radnitz, productrice du jeu
  • God of War: Ragnarök était déjà pris comme titre.” – Santiago Ferrero, directeur créatif
  • Ben, ça aurait été bizarre qu’on l’appelle Goat Simulator 4, non ?” – William Birgersson, directeur artistique et concepteur de niveaux
  • C’est juste une faute de frappe.” Helena Lindström, Community Manager
  • Les nombres, Mason, que signifient-ils ?” – Stuart Docherty, concepteur sonore
  • Rien de tout ça.” – Sebastian Eriksson, PDG
  • On fait ce qu’on veut, d’abord.” – Joar Hedvall, programmeur
 
Gardez bien votre idée en tête, on tentera de trouver à travers ce test, quel(s) membre(s) de l'équipe avai(en)t raison !
 
 
À l'annonce d'un nouveau Goat Simulator, tous ceux qui ont mis la patte sur le premier volet ont alors vu ressurgir les souvenirs du premier opus : un monde ouvert, de la destruction, des défis cachés et surtout, des idées originales sans queue ni tête dans un jeu simpliste et buggé. Mais c'est ce qui faisait le charme de ce jeu. Alors que peut-on attendre de cette nouvelle expérience? Plus de destruction ? Plus de défis ? Un nouveau monde à explorer ? Rien du tout ? Peu importe, on espère juste pouvoir s'éclater. C'est là que la bande-annonce dévoilée plus tard nous rassurera. Quatre chèvres qui mettent la ville sens dessus dessous à l'annonce de la sortie de Goat Simulator 3, voilà ce qu'on veut d'un simulateur de chèvre !
Contenu du jeu
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Après une très courte introduction, nous voilà lâchés dans la nature. Enfin pas tant que ça, si on compare à son prédécesseur. Cette fois-ci, nous avons le droit à une petite histoire principale, même si je ne sais pas si on peut appeler ça une histoire vu qu'elle consiste seulement à monter de niveau pour améliorer sa tour de chèvre et battre un boss une fois au sommet. Mais alors dis-moi Jamy, comment monte-t-on de niveau ? Eh bien c'est très simple, il y a dans le monde ouvert de Goat Simulator 3 des dizaines d'événements de toutes tailles. Chacun d'entre eux nous rapporte des points d'Illuminati qui, cumulés, nous permettent de monter de niveau.
Ces quêtes sont trouvables un peu partout dans le monde. On distingue deux genres d'événements. Les événements de base, qui seront affichés sur la carte et les événements secrets, qui ne seront visibles qu'une fois que vous les aurez validés. Autant vous dire qu'il faut pas mal explorer pour réussir ces derniers. Ces quêtes secrètes s'apparentent globalement à certaines du premier opus dans le sens où vous devrez vous promener et interagir un peu à l'aveugle avec l'environnement pour en venir à bout. Pour les autres, vous devrez vous rendre à l'emplacement de la quête et vous aider de l'indice dans sa description pour la réussir. Autres objectifs à remplir, il y a des autels d'instinct à activer. Ces derniers débloquent des instincts qui s'apparentent encore plus aux quêtes du premier opus, car ils nous demanderont de nous promener partout dans la ville pour les réaliser et demandent pour certains plus des capacités techniques que de la réflexion.
On a affaire ici à un volet beaucoup plus abordable et structuré que le premier où la chèvre est moins livrée à elle-même et beaucoup plus guidée. En tout cas assez pour finir l'histoire.

Cette chèvre n'est pas normale
 
Excentrique, effrayante, moche, so 2000... vous aurez l'embarras du choix pour pimper votre bovidé. Vous débloquerez des éléments pour habiller votre poil tout au long de votre parcours. Que ce soit avec un événement, dans la nature ou dans la boutique, vous pourrez customiser à fond votre bête. Si vous préférez incarner un requin marteau qui a l'air complètement marteau, plutôt qu'une chèvre nue comme un vers, libre à vous, personne ne sera là pour vous dire que ça ne va pas du tout ma chérie. Mais nous ne sommes pas là pour juger m'voyez, alors donnons une chance à cette chèvre extravagante et analysons son comportement. S'il n'y a rien à déclarer au début du jeu, en dehors de quelques coups de boule et autres léchouilles, elle deviendra beaucoup plus virulente par la suite. En effet, les équipements que vous débloquerez vous octroieront des pouvoirs et vos actions auront tendance à détruire le monde. Mais dans ce nouveau monde beaucoup plus diversifié que celui du premier jeu, vos agissements auront des conséquences. Allumez le feu et les pompiers interviendront, bêlez sur les passants et vous vous ferez incendier. Veillez aussi à ne pas faire n'importe quoi devant monsieur le problème ou vous risqueriez d'avoir un agent.
 
 
Cours Pilgor, cours !
 
Pilgor va devoir en avaler des kilomètres pour explorer toute la carte. Fini Goatville et Goat City Bay, bienvenue dans un monde bien plus vaste, bien plus complet et bien plus fourni que ces deux anciens mondes. Nous visitons une grande île divisée en six quartiers :
 
  • Ranch de Fairmeadows : zone d'atterrissage, ce n'est ni plus ni moins qu'un coin rural avec ses fermiers, son cimetière et son usine.

  • Banlieueville : le nom dit tout, c'est une zone pavillonnaire avec ses voisins pas commodes, ses fêtes de quartier et sa piscine pour emmener les mioches.

  • Cascades Mornwood : les chèvres aiment la montagne, ce lieu est donc le paradis pour elles, même si vous y finirez peut-être en enfer.

  • Centre-ville : des magasins, des clubs privés et des drapeaux LGBT. Rien à ajouter.

  • Boucenbourg : zone un peu plus fourre-tout, on s'y amuse bien mais on n'y comprend rien.

  • Île des Libertariens : touristes.
 
Autant de zones diverses et variées qui ne demanderont qu'à être exploitées et qui pourront être profondément modifiées par vos actes. Méfiez-vous donc si vous ne voulez pas que votre joli pâturage subisse le même sort qu'Arcadia Bay.

 
"Les amis c’est comme les lunettes, ça donne l’air intelligent, mais ça se raye facilement et puis, ça fatigue. Heureusement, des fois on tombe sur des lunettes vraiment cool ! Moi, j’ai Pilgor."

Jouer avec ses amis dans Goat Simulator 3, c'est un jeu d'enfants. Passez en ligne depuis le menu principal puis invitez vos amis en ligne. Ou chargez votre partie et passez en écran scindé depuis le menu directement. On peut jouer jusqu'à quatre chèvres dans sept activités différentes dispersées sur toute la carte. Jeux de ballons, jeux de peinture, jeux de mains, jeux de vilains, vous et vos petits copains aurez de quoi vous amuser sur des thèmes très variés. Attention cependant, si votre ami a plus avancé que vous dans le jeu, il pourrait avoir des équipements qui l'avantagent. Soyez donc plus malin que les autres et dupez-les avec vos équipements improbables !
Si au lieu de vous taper dessus vous préférez la jouer en co-op, vous pourrez tout à fait avancer à plusieurs dans les missions mais vous ne pourrez pas monter de niveau individuellement si votre ami est là, toutes les chèvres connectées doivent se retrouver en même temps dans la tour de chèvre aux quatre emplacements prévus. Le jeu est véritablement prévu pour pouvoir le faire entièrement à plusieurs.
Goat Simulator en ligne, c'est donc Liberté, Compétitivité, Fraternité.

Aspect technique du jeu
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Rien n'est vrai, tout est permis.
 
On se souvient du côté loufoque du premier opus avec une chèvre qui peut faire tout et n'importe quoi. Ce sera toujours le cas dans ce volet mais ici, Pilgor est beaucoup plus maniable et ses acrobaties sont plus précises. Même si ça reste parfois à désirer lorsqu'elle s'envoie en l'air. Mais en dehors de ça, elle peut prendre des rails, des échelles, et même conduire une voiture assez facilement. Et pourtant, les échelles sont parfois la bête noire dans un jeu. D'habitude trop cryptées ou trop à risque de chute, les développeurs ont réussi ici, à nous pondre des échelles bien équilibrées qui pourraient nous emmener au paradis. Ce deuxième jeu nous offre aussi moult tenues avec des capacités spéciales, transformant un gameplay assez limité en véritable tornade prête à dévaster tout sur son passage. On dénombre 12 fois plus de tenues dans Goat Simulator 3 par rapport à son prédécesseur. Autre grosse amélioration, le trafic et la population sont beaucoup plus denses, on se sent moins seul au monde dans cette vaste ville, surtout avec tous ces passants qui vous câlineront sans même vous demander votre avis. Et qui dit trafic, dit dro voiture. Après les vidéos de chiens qui conduisent, laissons la place aux chèvres !
Côté bugs, on reste sur un jeu qui se veut buggé. PNJ qui traverse les meubles, Pilgor qui s'emmêle les sabots, on garde ce côté fantaisiste sans que les bugs ne viennent nous bloquer complètement. Un petit coup sur (croix) et tout redevient comme avant ! Enfin presque, j'ai quand même réussi à me bloquer une fois en dehors de la carte, mais j'ai un peu forcé.
 
 
Vous avez vu ma chèvre ? Elle est belle hein ?
 
Autre grosse amélioration, les développeurs ont mis le paquet sur les graphismes. Ou du moins, ils ont redoublé d'efforts. On se souvient de la critique ferme mais tout à fait justifiée du test précédent "Avec des graphismes que même la PlayStation 2 aurait du mal à accepter".
Le jeu sortant sur PlayStation 5, on était tout à fait en droit d'exiger de bien meilleurs graphismes. Et c'est chose faite, Goat Simulator 3 est beaucoup plus coloré, l'univers entier est bien mieux détaillé, les textures plus raffinées... bref, on va pouvoir brouter de l'herbe vachement plus verte. On reste cependant sur un jeu qui n'excelle pas non plus dans le domaine. Pour un jeu PS5, les détails restent grossiers, l'animation qui a pourtant décuplé son potentiel par l'ajout d'effets et par l'amélioration de la fluidité laisse quand même parfois à désirer, on est loin d'exploiter réellement les capacités de la PlayStation 5. D'un autre côté, c'est toujours ce qui fait le charme de la saga et heureusement, on peut encore profiter de quelques bugs qui seront là juste pour le fun.

Ce nouvel opus se voit doté d'une carte et ce n'est pas étonnant quand on voit la taille du monde ouvert dans lequel on évolue. Le joueur pourra repérer sur cette carte les événements, les autels d'instinct, les tour de chèvre qui serviront de déplacements rapides, et les activités en ligne. C'est peu, mais c'est largement suffisant. Pour se repérer, il faudra se familiariser avec le fond de la carte qui laissera apparaître les changements de sols nous permettant de différencier les routes des bâtiments, des coins d'herbes et des plages. Chaque événement à collecter et élément à ramasser sera aussi indiqué selon la zone où le curseur se situe.
 
 
Mais dis moi pas que c'est pas vrai !
 
On aurait pu se dire que tout va mieux, qu'on a réellement eu du changement et que techniquement rien n'est plus comme avant... Eh bââh, il faut bien que ça pêche un peu quelque part. Et de ce côté-là, on va bien pointer du doigt la bande-son. Déjà vivement critiquée dans le test de Goat Simulator, je n'ai même pas envie d'en dire plus tellement ce qui a été dit est valable ici. Une seule musique entêtante et répétitive qui vous donnera, encore une fois, l'envie de la faire taire. Heureusement que le monde est maintenant beaucoup plus vivant, nous profiterons de bruitages qui nous feront voyager. Depuis la campagne avec le bruit des animaux, des tracteurs, des péquenauds chaleureux vers le doux son de la ville et ses marteaux-piqueurs, ses voitures et ses piétons qui râlent.
 
Autre petit problème, si on peut changer plus de paramètres dans cet opus, ce n'est toujours pas suffisant. Aussi coloré soit-il, le jeu reste un peu sombre et il n'est même pas possible de changer la luminosité. Au niveau vidéo, on peut changer le flou cinétique et le champ de vision mais c'est tout et c'est bien triste, je n'ai personnellement trouvé aucun intérêt à changer les réglages. Par contre, on a accès à des sous-titres. Était-ce particulièrement pertinent dans un jeu où le dialogue ne sert quasiment à rien ? Je ne pense pas, mais c'est tout de même bien de les avoir mis, seulement ce n'était certainement pas une priorité.
En revanche, vous pourrez changer à votre guise les commandes de jeu (excepté (L3) pour le déplacement de Pilgor et (R3) pour l'orientation de la vue). De quoi personnaliser au maximum votre expérience de jeu !
Plaisir à jouer et à rejouer
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Attrapez-les tous !
 
L'aspect collectionnite est très présent dans Goat Simulator 3. Avec 45 événements, 18 événements secrets, 70 équipements à récolter, 200 babioles, 29 rampes, et une centaine d'instincts, on a de quoi se faire plaisir. Pour ceux qui n'aiment pas les 100 %, vous n'aurez pas besoin de faire tout ça pour finir l'histoire, ne vous inquiétez pas. Mais vous ne vivrez pas votre vie de chèvre à fond.
 
Ce qui est bien aussi avec tous ces éléments à collecter ou à réaliser, c'est qu'ils nous permettent de visiter la ville de fond en comble et au passage, de croiser tout plein de références plus ou moins subtilement insérées dans le jeu. On croisera aussi au détour d'une promenade quelques situations bizarres qui nous feront bien marrer. Grâce aux améliorations techniques, la découverte de ce monde sera un vrai moment de plaisir avec notre chèvre vigoureusement requinquée.
En plus d'une technique améliorée, le nombre impressionnant d'équipements (260 tout de même) qu'il est possible de débloquer tout au long du jeu rend l'exploration encore plus ludique. Si certains ne seront là que pour embellir ou amocher votre bête, d'autres lui donneront carrément des capacités spéciales qu'il est impossible d'énumérer tant elles sont nombreuses, diverses et variées.
 
Les quêtes beaucoup plus nombreuses et plus accessibles nous font redécouvrir le plaisir d'être une chèvre. Elles nous permettent d'avoir des objectifs et d'être heureux de les réaliser. De plus, elles nous demandent parfois un peu de réflexion ou de recherche, rendant leur réalisation plutôt intéressante. L'univers anarchique omniprésent dans le premier opus se mélange parfaitement bien avec la structure installée par l'histoire et les nombreuses quêtes. Comprenez par là que tout reste faisable en ne faisant rien, le fait de ne pas faire l'histoire et les quêtes ne nous empêchera pas de profiter de notre meilleure vie.
 
 
Je suis ta chèvre
 
Le multijoueur jusqu'à quatre chèvres est vraiment un plus. S'il n'est pas indispensable d'avoir des amis pour s'amuser, le jeu nous offre tout de même, comme dans le premier volet, des activités extra disponibles uniquement à plusieurs. Et là, on s'attaque à un domaine où la rejouabilité entre réellement en jeu. Si refaire l'histoire et les quêtes n'est ni spécialement intéressant ni spécialement ennuyant, s'amuser à pousser ses potes du haut d'une tour de foin, c'est déjà beaucoup plus drôle. Sauf quand on ne fait que perdre. Comme toute expérience en multijoueur, à partir du moment où on peut défoncer les autres, c'est fun, c'est marrant, c'est même parfois humiliant, mais on en redemande toujours.

Sans même avoir besoin d'amis, on se sentira beaucoup moins seul dans cet opus. Si l'ancien était aussi peuplé que la Creuse, on se retrouve ici dans un monde vivant, avec beaucoup de piétons, de voitures et d'animaux. Nous pourrons aussi visiter tout plein d'endroits différents avec toujours des gens pour les peupler et interagir avec nous, comme des boutiques, des parcs, des coins touristiques... On n'est plus sur deux petites zones et trois pélos, dans Goat Simulator 3 il y a de la vie et beaucoup de choses à faire ! Notez que les piétons sont quand même dotés d'une IA assez bonne pour vous prendre facilement en grippe dès que quelque chose ne leur plaît pas. À tous les provocateurs, qui aiment embêter le monde, ce jeu est fait pour vous.
Chasse aux trophées
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La chasse aux trophées commence très bien en nous trollant avec un premier trophée qui nous forcera à regarder une introduction longue et ennuyeuse. Viendront ensuite les trophées nous récompensant d'avoir progressé et fini l'histoire, trophées qui ne représentent donc pas vraiment d'intérêt. La chasse devient intéressante dans les trophées qui nous demanderont de réaliser des actions spécifiques. Très peu compliquées à réaliser, elles seront encore plus simples à l'aide d'un guide, mais perdront aussi tout intérêt si la solution est toute trouvée.
Ces trophées demandant de réaliser une action précise et singulière se trouveraient être un vrai plus dans beaucoup de jeux où ils apporteraient une véritable touche d'originalité. Dans Goat simulator 3, c'est un peu plus compliqué. En effet, ces trophées demandent de réaliser des actions qui auraient totalement pu être demandées dans le cadre d'un événement ou d'un instinct étant donné que ces derniers ne consistent qu'à faire des actions spécifiques. Alors oui, au premier abord on peut être très satisfait de l'originalité apportée, mais en y réfléchissant bien, ces trophées ne sont finalement ni plus ni moins que des missions annexes.
Si dans le premier opus ce genre de trophées permettait de mettre en place des objectifs dans un monde originellement sans autre but que le carnage et l'exploration, l'ajout des événements et instincts dans ce deuxième volet les rend complètement futiles.
 
Si on veut des trophées qui représentent un véritable défi, on se dirigera vers (Argent) Casse-cou, (Or) Try Hard 2 et (Bronze) Confiance en tes instincts. Le premier, assez simple, demande de prendre 30 rampes en voiture, rien d'insurmontable me direz-vous, mais le deuxième est une véritable chasse aux collectibles. Dans le premier opus, on devait déjà dénicher 30 statuettes pour (Argent) Mettez-y vos efforts mais là... Tu peux dénicher 10 babioles, mais pas 200. Tu peux dénicher 20 babioles, mais pas 200. Tu peux dénicher 50 babioles, mais pas 200. Tu peux dénicher 100 babioles, mais pas 200. Tu peux dénicher 200 babioles, mais pas 200. Ah bah si, tu peux en fait. Et on va devoir le faire pour prétendre au Platine, 200 babioles dispersées dans tout le monde ouvert, et même parfois dans des endroits cachés parce que sinon ça ne serait pas drôle ! On peut penser que c'est un moyen de rallonger la durée de vie du jeu, de nous rendre volontairement chèvre ou de nous troller complètement avec un trophée bête et méchant. Mais à mon humble avis, c'est un mélange d'un peu de tout ça. Avec un guide, c'est déjà très long pour toutes les récupérer, (comptez deux heures) mais sans guide, c'est de l'auto-flagellation.
Enfin, le trophée le plus intéressant est sûrement (Bronze) Confiance en tes instincts qui demandera tout simplement de réaliser tous les instincts. Ce trophée nous pousse à finir toutes les petites actions que les développeurs ont imaginé pour donner à notre exploration un peu plus d'objectifs. Certains instincts demandent en plus une réelle réflexion, vous serez véritablement fiers quand ce trophée tombera.
Le gros point noir de cette chasse aux trophées est le manque de trophée demandant de pousser l'expérience à 100 %. Il est tout à fait possible d'obtenir le platine sans avoir réalisé tous les événements, cachés ou non. De même qu'on n'est pas obligé de récupérer tous les équipements disponibles. Ça rend le Platine plus abordable certes, mais ça enlève un certain plaisir aux complétionnistes qui aiment voir leurs efforts récompensés.

Aucun trophée ne demandera de coopération et c'est tant mieux ! Bien que beaucoup d'aspects de Goat Simulator soient prévus pour jouer en multijoueur, les développeurs nous ont épargnés de trophées en ligne ou en scindé pouvant être compliqués voir impossibles à avoir pour ceux ne jouant pas ou peu en multijoueur.
On se réjouira aussi de l'absence de trophées inutilement durs, on se souvient de (Argent) La Flapmaster qui a pu en écœurer plus d'un dans le premier opus. Les trophées sont tous relativement faciles à avoir, demandant surtout de la réflexion plus que des compétences techniques. Comprenez ici qu'à l'aide d'un guide, vous atteindrez le platine les doigts dans le nez.
 
La majorité des trophées vous demandera de réaliser des actions spécifiques, ce qui n'apporte rien au jeu si ce n'est l'impression, au mieux, que les développeurs ont recyclé la mise en forme de la liste du premier volet, au pire, qu'ils n'avaient pas d'idées pour les trophées. À côté de ça, les trophées liés aux collectibles et aux instincts apportent un vrai défi qui aurait pu être poussé à son paroxysme s'ils avaient été accompagnés d'autres trophées obligeant à finir le jeu à 100 %. Une demi-mesure qui ravira ceux qui veulent en finir rapidement mais qui laissera sur leur faim les amateurs de 100 %.
La liste des trophées est donc agréable à faire et propose de relever un bon défi, mais pas trop quand même.
Conclusion
Bonne nouvelle tout le monde ! Nous avons découvert un nouveau Goat Simulator haut en couleur qui nous offre un souffle d'air frais sur quasiment tous les points, tout en gardant les aspects de sa formule initiale qui avait fait sa renommée. On peut aisément dire que le développeur qui avait le plus vu juste sur le titre du jeu est le producteur du jeu, Sebastian Zethraeus dont on retiendra la célèbre citation :

"Cela fait tellement longtemps que Goat Simulator 1 est sorti, qu’un titre comme Goat Simulator 2 n’aurait pas été représentatif de toutes les améliorations que nous avons apportées au jeu en termes de technologie de simulation.
J'ai aimé
  • Des quêtes diverses et variées
  • De multiples références
  • Une énorme dose de fun
  • Un monde vaste et complet
  • Les trophées sont sympas à faire
  • Un multijoueur vraiment cool
  • Une multitude d'équipements pour personnaliser Pilgor
Je n'ai pas aimé
  • Une ébauche d'histoire principale
  • Il faudra songer à embaucher à temps plein pour la bande-son
  • Trop peu de paramètres à modifier
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Je recommande ce jeu : À tous, Aux habitués des 100%, Aux fans de la série, Aux curieux

Cheerotonine (Cheerotonine)

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