Ghostwire : Tokyo

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 25/03/2022
Genre(s) : Action , Aventure
Territoire(s) : FRANCE

396 joueurs possèdent ce jeu
57 trophées au total
0 trophée online
15 trophées cachés

Platiné par : 149 joueurs (38 %)

100% par : 149 joueurs (38 %)


Note des joueurs :
3.7/5 - 6 notes

Note des platineurs :
3.3/5 - 4 notes

Test rédigé par kukuman le 13-04-2022 - Modifié le 25-04-2022

Introduction

Image

Ghostwire Tokyo est un jeu d'action-aventure à la première personne, développé par le studio Tango Gameworks et édité par Bethesda Softworks. Le jeu est disponible depuis le 25 mars 2022 sur Windows et sur PlayStation 5 en exclusivité temporaire console d'un an.

Vous incarnez Akito et vous reprenez connaissance dans un Tokyo en proie à un mystérieux brouillard emportant tout le monde sur son passage sauf vous sans savoir pourquoi. Vous découvrez aussi que vous n'êtes plus seul dans votre corps et vous allez devoir faire équipe avec cette entité prénommée KK afin de comprendre ce qu'il se passe et délivrer votre sœur capturée par l'homme derrière tout ce cauchemar.
Contenu du jeu
Ghostwire Tokyo est une expérience solo de bout en bout sans aucune fonction multijoueur. Le jeu se présente en monde ouvert sur un Tokyo actuel plus que réaliste. L'aventure se déroule aussi bien dans les rues, dans les immeubles, sur les toits ou bien dans le métro. La ville créée par Tango Gameworks est tellement bien faite qu'on s'y croirait.

L'histoire du jeu est assez classique mais marche à merveille. Vous incarnez Akito, un jeune adulte, qui se réveille en plein milieu de Shibuya avec une affliction à la main et une à l'œil. Ces afflictions sont dues à la possession de votre corps par un certain KK qui vous aidera à vaincre les créatures nommées Visiteurs grâce aux pouvoirs que vous donne sa présence dans votre corps. Vous découvrirez différents pouvoirs tout au long de votre aventure qui influenceront votre manière de jouer.

Votre personnage

Tout d'abord, ce qui m'a surpris dès les premières minutes du jeu est la façon de lancer les sorts. En effet, Akito lance des sorts avec sa main droite soit (R2), vise avec (L2) et bien évidement se protège avec (L1). Le fait d'avoir une main en guise d'arme m'a quelque peu désarmé de prime abord car cela m'a directement donné l'impression de contrôler un enfant qui fait un pistolet avec ses doigts. Je vous rassure cette sensation passe assez vite et on prend vite conscience de la puissance des sorts d'Akito avec l'évolution de ses pouvoirs. Vous jonglerez entre 3 éléments : le vent, l'eau et le feu. Étonnamment, vous obtiendrez aussi rapidement un arc. Cette arme peut sembler inutile par rapport à vos pouvoirs mais le jeu sait la mettre en avant car cela est très efficace à distance et permet d'être discret pour éviter de déclencher l'apparition de trop de Visiteurs.

Qui dit évolution de personnage dit arbre de progression. Vous allez pouvoir améliorer trois choses : vos capacités, vos pouvoirs et votre équipement. Akito gagnera 10 points de compétence par niveau tout en sachant que vous irez jusqu'au niveau 50 au maximum. Les niveaux montent assez vite ce qui m'a permis de mieux affiner ma façon de jouer en fonction des capacités débloquées en premier. Vous pouvez privilégier la défense ou faire comme moi et tout miser sur l'attaque en augmentant les dégâts de vos sorts. Le jeu augmente votre santé à chaque niveau obtenu ce qui vous fait ça de moins à penser pendant vos améliorations. Si vous oubliez d'augmenter votre personnage, KK passera son temps à vous rappeler que vous pouvez devenir plus fort avec quelques compétences en plus.

L'évolution de votre personnage ne s'arrête pas là, en complément de tout cela, vous aurez la possibilité d'améliorer votre personnage en utilisant différents chapelets. Vous les obtiendrez en purifiant les quartiers de la ville. Ces chapelets, dont vous pourrez en équiper 3 au maximum, augmenteront vos statistiques comme l'obtention de pièces supplémentaires et bien d'autres encore. C'est un ajout sympa au jeu et je vous invite vraiment à utiliser les chapelets car cela facilitera grandement votre façon de jouer mais il est vrai que les compétences octroyées auraient pu être dans l'arbre de compétence.

Pour finir votre personnage, vous aurez accès à un grand choix de tenues et vêtements que vous pourrez acheter dans les boutiques Yôkai mais aussi les avoir en récompense de missions secondaires. J'ai trouvé certaines tenues très sympathiques et les quelques clins d'œil à d'autres jeux de Bethesda Softworks sont agréables mais hormis pendant les cinématiques, il n'y a aucun intérêt à changer vos tenues car vous ne les verrez pas. Vous ne voyez que les mains de votre personnage donc choisir un pantalon, un T-shirt ou bien des chaussures est inutile. J'ai eu l'impression que cela devait faire partie du cahier des charges du jeu car les designs des vêtements sont très sobres et seule la tenue de tanuki sort du lot.

L'histoire et l'exploration

L'histoire se concentre sur la recherche par Akito de sa sœur enlevée par Hannya, le méchant derrière la chute de Tokyo. Vous serez amené à en apprendre un peu plus sur l'histoire de KK et son passé avant de devenir un squatteur de corps pendant que vous dénouerez les ficelles reliant la disparition de votre sœur et Hannya. Le scénario du jeu n'est pas le plus original que j'ai vu mais je vous confirme qu'il marche très bien et qu'il arrivera à vous amener là où il le souhaite. Il y a même quelques retournements de situation que je n'ai pas sentis venir du tout et qui relancent l'intérêt du jeu et vous encouragent à aller jusqu'au bout de l'aventure. Je ne vous en dirai pas plus pour ne pas vous gâcher les surprises que vous proposera Tango Gameworks.

Intéressons-nous maintenant à ce que jeu met le plus en avant : l'exploration. Le jeu est généreux, très généreux même. Tokyo représente un vaste espace de vagabondage et de fouille et Ghostwire Tokyo vous offre énormément d'objets à ramasser, de lieux à visiter, de temples à purifier... En bref, vous n'aurez pas le temps de vous ennuyer. L'un des points forts du jeu est que l'exploration se fait à tous les niveaux que ce soit dans les rues, dans les airs, sur les toits ou bien même dans les égouts vous aurez toujours quelque chose à rechercher. Personnellement, je passais mon temps entre chaque mission à farfouiller car chaque nouveau lieu découvert offrait son lot de nouvelles missions secondaires et d'objets à découvrir. Malheureusement c'est aussi un des points faibles du jeu car à vouloir mettre trop de choses à collecter, le jeu perd sa narration et je me suis aussi un peu perdu au passage.

L'histoire principale se finira assez rapidement, vous en viendrez à bout en une petite dizaine d'heures mais vous aurez à peine effleuré la ville. Le jeu mise beaucoup trop sur l'exploration ce qui va forcément décevoir beaucoup de personnes mais je vous confirme quand même que le jeu en vaut la chandelle et j'ai pris beaucoup de plaisir à chercher chaque objet qui se réfère toujours à la culture japonaise et à ses croyances.

Aspect technique du jeu
Mon dieu que ça fait du bien aux yeux de voir ça ! Dès les premières minutes du jeu, je suis tombé sous le charme de ce Tokyo réaliste qui arrive parfaitement à faire ressentir le côté surnaturel et oppressant des lieux tout en ayant l'impression d'être dans une maquette à l'échelle de la ville. Le ray tracing fait parfaitement le travail et voir en permanence les néons des enseignes et les spots publicitaires se refléter dans les vitres ou les flaques fait vraiment plaisir, on sent que la PS5 est bien exploitée.

En parlant de PS5, on sent aussi qu'on a changé de génération de consoles. Le gameplay, très dynamique et intuitif, est appuyé par cette nouvelle manette et ses gâchettes adaptatives. Par exemple, lorsque vous arrachez le cœur d'un ennemi, vous allez ressentir une forte résistance de votre gâchette ce qui m'a vraiment donné l'impression que l'ennemi se débattait réellement. Cette phrase peut paraître assez glauque mais je vous rassure, il n'en est rien car l'arrachage de cœur est une sorte de "fatality" qui permet de finir un ennemi rapidement. Vous pouvez vraiment jouer comme vous le souhaitez que ça soit en mode discrétion avec l'arc ou en mode bourrin (comme moi) en fonçant dans le tas et en tirant dans tous les sens. Tout le monde y trouvera son compte.

Le comportement de l'IA dans ce jeu est assez oppressant mais dans le bon sens. Les Visiteurs sont partout en ville et font leurs vies, généralement ils se massent autour de lieux de collecte d'objet. Si l'un d'entre eux vous détecte, il lancera l'alerte et vous serez entouré d'une dizaine de Visiteurs en quelques secondes. L'ennemi vous poursuivra dans Tokyo, il ne restera pas en place si vous décidez de fuir le combat, le seul moyen de vous en débarrasser sans vous battre est de vous cacher. L'IA mettra quelques minutes à perdre votre trace et ensuite elle retournera à ses occupations. L'IA est plutôt bien équilibrée car elle n'est pas omnisciente et les ennemis ne sont pas bêtes non plus, si vous êtes accroupi derrière une voiture ou autre chose, vous ne serez pas détecté et vous pourrez prendre à revers l'ennemi pour le purifier. Par contre, si vous arrivez debout derrière un ennemi, celui-ci vous entendra et lancera l'alerte.

Je n'ai eu aucun bogue quel qu'il soit durant mon aventure, le jeu est parfaitement fluide et les temps de chargement sont quasiment inexistants. Lorsque vous utilisez le déplacement rapide ou le métro, vous serez à destination en une à deux secondes en temps réel ce qui est vraiment un bonheur. Rien que lorsque vous lancez le jeu, vous serez dans Tokyo en 5 secondes tout au plus.

La direction artistique du jeu se ressent vraiment dans le design des Visiteurs et des personnages principaux. Vous passez du simple gang d'écolières sans têtes à une Kuchisake, une femme masquée maniant une grande paire de ciseaux et au sourire anormalement grand. Il y a une dizaine d'ennemis différents dans Ghostwire Tokyo mais cela suffit amplement à rendre la progression crescendo avec l'évolution des ennemis qui deviennent de plus en plus effrayants et plus dangereux. Le jeu dispose aussi de quelques boss bien pensés qui donnent un sentiment d'impuissance face à leurs tailles démesurées et pourtant les combats contre eux sont fluides et très instinctifs, on sait directement ce qu'on doit faire sans pour autant que le jeu nous donne toutes les infos.

Concernant la bande son du jeu, celle-ci est toujours à propos que cela soit dans le mystique ou le tragique, la musique du jeu sert parfaitement à appuyer le propos de l'histoire. Les musiques en combat de boss donnent un côté épique à certaines phases ce qui relève la qualité de la bande son. L'univers sonore du jeu n'est pas en reste non plus, on peut savourer le bruit des Yôkai se baladant en ville ou tout simplement le bruit de la pluie sur les toits, on a vraiment l'impression d'y être. Vous passerez de tout à rien dans ce Tokyo vidé de ses habitants. Vous entendrez les stations de radio en vous promenant près des magasins déserts ou bien les alarmes des voitures accidentées en plein carrefour de Shibuya mais aussi vous entendrez les vidéos de propagande de Hannya. Le jeu a aussi décidé de mettre la voix de KK directement dans la manette lorsque celui-ci s'adresse à Akito ce qui renforce l'immersion de mon point de vue.
Plaisir à jouer et à rejouer
Si vous avez lu les paragraphes précédents, vous n'aurez aucun mal à comprendre que j'ai adoré jouer à Ghostwire Tokyo. Le jeu se prend en main en quelques minutes et on comprend directement ce qu'on doit faire. Le jeu vous donne aussi toutes les informations nécessaires sans pour autant trop vous prendre par la main ce qui est franchement agréable. La difficulté du jeu est bien dosée et chacun pourra s'y retrouver que vous soyez amateur de challenge ou bien si vous êtes là juste pour l'histoire, la difficulté pourra être ajustée en fonction de vos besoins.

Le jeu est fluide et les phases d'action sont très rythmées, vous pouvez changer de pouvoir et d'arme à volonté ce qui donne un effet très stylé aux combats. Vous disposez aussi de talismans permettant d'étourdir ou bien même de faire apparaitre le cœur des créatures ce qui vous permet pas mal de stratégies lorsque vous êtes submergé par les ennemis. Les phases de combat ne sont pas brouillonnes et tout est toujours lisible même s'il y a une dizaine d'ennemis face à vous ce qui fait que j'ai particulièrement aimé le travail réalisé par Tango Gameworks.

Personnellement j'ai fini l'histoire principale en une dizaine d'heures et le platine est tombé en une trentaine d'heures. Une fois l'aventure terminée, vous revenez à Tokyo juste avant la mission finale et vous pouvez récupérer tout ce qu'il vous manque et finir toutes les quêtes secondaires. Celles-ci sont d’ailleurs assez variées, on passe de la purification d'une âme vagabonde à la recherche d'objets dans l'Outre-Monde ou à la libération d'esprits emprisonnés par Hannya. En clair, vous n'aurez pas de quête "Fedex" destinée à aller chercher un objet puis revenir le donner au donneur de quête. Le seul souci que j'ai eu avec les quêtes secondaires c'est qu'il n'y en a pas assez à mon goût.

La collecte d'objet est un point fort du jeu par sa diversité car il y a 7 types d'objets à ramasser différents mais est aussi son gros point faible car on a l'impression que la durée de vie du jeu est gonflée artificiellement. Pour résumer en bref, il y a :

  • 25 Tanukis
  • 17 journaux audio
  • 123 reliques
  • 20 carnets de notes
  • 29 Portails Torii
  • 50 aliments
  • 240300 âmes perdues (un paquet d'âmes ramassé correspond à 100 âmes en moyenne)

Je vous affirme que vers la fin du jeu, j'en avais un peu marre de pourchasser les âmes perdues car il s'agit du seul collectable qui n'est pas visible sur la carte. Il y en a partout : dans les maisons, dans la rue, sur les toits, dans les parkings souterrains... Ceux qui ont pourchassé les plumes dans Assassin's Creed 2 comprendront la purge que cela représente. Après le jeu vous octroie quelques bonus afin de mieux les détecter mais cela n'est pas suffisant, vous allez vraiment devoir fouiller partout !
Chasse aux trophées
Le jeu dispose de 57 trophées, platine inclus, répartis en 2 (Or), 4 (Argent) et 50 (Bronze). La liste reste classique et peut être séparée en trois catégories : L'histoire, les combats et les collectables. Les trophées liés à l'histoire tomberont automatiquement et ceux liés aux combats tomberont assez facilement si tant est que vous variez les pouvoirs lors de vos combats.

Aucun trophée n'est lié à la difficulté donc vous pouvez jouer dans le mode qui vous convient et en soit la liste des trophées est assez facile du coup. Vous devriez en avoir pour une trentaine d'heures minimum afin de collecter tout ce qui doit l'être. Je pense que cette chasse aux objets à collecter va très certainement en refroidir plus d'un vu le nombre requis mais le platine reste agréable à faire. Certaines actions spécifiques vous demanderont plusieurs tentatives comme faire un tir en pleine tête à plus de 40 mètres mais cela est facilité par la sauvegarde que vous pouvez faire n'importe quand et qui vous permettra de la relancer directement pour réessayer jusqu'à ce que cela passe.

Ghostwire Tokyo dispose d'un platine assez simple à récupérer et pas particulièrement chronophage donc n'ayez pas peur du nombre d'objets à ramasser car même si cela peut être légèrement long, cela vous fera visiter tous les recoins de la ville.
Conclusion
Ghostwire Tokyo est un jeu magnifique à la direction artistique très inspirée. L'histoire est classique et aurait surement méritée d'être un peu étoffée mais cela suffit quand même à nous emporter dans cette aventure mêlant surnaturel et folklore japonais. Les phases d'action sont aussi très bien pensées et les développeurs ont réussi à bien retransmettre le sentiment de puissance d'Akito au fur et à mesure que celui-ci apprend l'utilisation des différents pouvoirs mais aussi faire en sorte que le challenge soit au rendez-vous avec un bestiaire assez varié. La seule ombre au tableau pour moi est le trop grand nombre d'objets à ramasser qui gonfle artificiellement la durée de vie du titre. Je vous le recommande chaudement quand même car malgré ce point négatif, tout y est pour que vous passiez du bon temps sur ce jeu.
J'ai aimé
  • Le jeu est magnifique
  • Combats dynamiques
  • Bestiaire varié
  • Personnages attachants
  • Liberté de mouvement dans la ville autant dans les rues que dans les airs
Je n'ai pas aimé
  • L'histoire un peu trop courte
  • Trop d'objets à ramasser
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Je recommande ce jeu : À tous, Aux curieux, Aux chasseurs de trophées/platine facile

kukuman (kukuman53)

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