Ghosts 'n Goblins Resurrection

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 01/06/2021
Genre(s) : Action , Plates-formes
Territoire(s) : FRANCE

39 joueurs possèdent ce jeu
32 trophées au total
0 trophée online
0 trophée caché

Platiné par : 7 joueurs (18 %)

100% par : 7 joueurs (18 %)


Note des joueurs :
4.7/5 - 3 notes

Note des platineurs :
4.5/5 - 2 notes

Test rédigé par DarkSephiroth le 03-06-2021 - Modifié le 08-07-2021

Introduction

Image

La série Ghosts'n Goblins fait son apparition pour la première fois en 1985 sur borne d'arcade au Japon sous le nom de Makaimura. Très vite le jeu de plateforme en 2D obtient une aura culte et se verra adapté sur diverses consoles, connaîtra de nombreuses suites, spin-offs et produits dérivés.

Le soft met en scène le roi Arthur partant au combat contre des hordes démoniaques qui, non seulement ont attaqué son royaume, mais aussi et surtout kidnappé la princesse Guenièvre.

Au-delà de décors morbides, d'un bestiaire cauchemardesque et de musiques qui trottent encore dans la tête des plus anciens joueurs, Ghosts'n Goblins a surtout marqué par une difficulté élevée et impitoyable.

Pour les 35 ans de ce monument, Capcom décide de faire revenir d'entre les morts la licence et confie les rênes de ce projet au créateur originel, Tokuro Fujiwara. Si certains d'entre vous ont cru que l'évolution du jeu vidéo allait rendre la quête de notre chevalier plus simple, il n'en n'est rien et finalement ce n'est peut-être pas plus mal.
Contenu du jeu
Bienvenue en Enfer.


Ghosts'n Goblins Resurrection se veut donc un vibrant hommage à la série d'origine. Arthur reprend du service pour délivrer sa fiancée. Flanqué de son armure pouvant encaisser quelques coups et de son inimitable caleçon à fraises, il part seul à l'assaut des royaumes démoniaques. Il va tenter de survivre au travers des sept mondes (ainsi que leur version ténébreuse) qui jalonnent son aventure. Il pourra être aidé par un second joueur. Ce dernier incarnera un des trois spectres disponibles, on trouve Barry pouvant ériger un bouclier, Kerry qui soulèvera Arthur pour le mettre en sécurité et Archie créant des plateformes salutaires.

Le jeu compte quatre niveaux de difficulté (Laquais, Écuyer, Chevalier et Paladin). Le mode laquais permet d'obtenir une résurrection infinie, bien sûr ça serait trop simple et vous ne pourrez pas voir la totalité des mondes et des possibilités du jeu, c'est une sorte de mode entrainement avant le grand plongeon vers le cauchemar. Pas de panique néanmoins, des bannières de checkpoint permettent de repartir d'une section du jeu une fois franchies et une option salvatrice nommée le métronome magique octroie à Arthur la possibilité de ralentir ou d'accélérer la vitesse du jeu, ce qui, bien utilisé, change grandement ses chances de survie. Il est également possible après de trop nombreuses morts de baisser la difficulté du niveau mais ce dernier devra être repris depuis le début.

Le chevalier peut obtenir également huit armes, chacune ayant des avantages et inconvénients et permettant de passer certaines zones avec plus d'aisance : lance, dague, marteau, arbalète à double tir…, attention tout de même à ne pas prendre une arme placée sur votre route et qui serait une vraie plaie face au boss.

Arthur dispose de magies qu'il débloquera contre des fées trouvées tout au long du jeu en se rendant à l'arbre de Brocéliande entre chaque niveau. Éclairs multidirectionnels, un double pouvant frapper en même temps, transformation en pierre, mur de feu, filet géant pour attraper les fées…, elles sont nombreuses, variées mais demandent d'être chargées et mettent un certains temps avant de pouvoir être utilisées de nouveau.

Comme dit précédemment le jeu est dur, implacable et il n'y aura aucun moment de repos, les ennemis, plutôt variés (diablotins, chauves-souris, cyclopes, zombies…), vont dès les premières secondes du niveau se jeter littéralement sur vous. Pas le temps de respirer, il va falloir avancer, tuer du monstre, esquiver et avoir des réflexes rapides et précis pour espérer arriver au boss du niveau qui au delà d'être coriace, demandera surtout de bien apprendre ses patterns.
Aspect technique du jeu
Un travail et un respect énorme du jeu originel.


Les graphismes bénéficient du moteur RE Engine qui s'est déjà révélé excellent pour les deux derniers Resident Evil notamment.

Le jeu de plateforme reprend les graphismes et le défilement horizontal de ses prédécesseurs tout en les sublimant. Le soft est dessiné à la manière d'un livre d'histoires pour enfants, mais ici c'est un conte macabre qui vous attend. Tout est travaillé avec minutie et passion que ce soient les ennemis ou les environnements (marécages, grottes, machinerie infernale…), les ombres et les effets de lumière sont particulièrement bien exploités et laissent souvent le joueur admiratif.

L'animation n'est pas en reste, Arthur avance lourdement vers son destin funeste (c'est voulu pour retrouver les sensations des autres épisodes). Malgré toutes les possibilités et sa volonté inébranlable le joueur va souffrir et mourir un nombre incalculable de fois, le héros ne peut faire qu'un simple saut, sans possibilité de changer la direction, il faudra être précis, surtout qu'il n'est pas possible de tirer tout en courant, cerise sur le gâteau quand il est touché le personnage est propulsé en arrière, ce qui peut être problématique si un trou se trouve derrière lui.

Les ennemis eux semblent bien plus à l'aise virevoltant dans tous les sens avant de fondre sur leur proie, sans parler des éléments et décors eux-mêmes qui se liguent contre le héros que cela soit le vent, la pluie, des tombes qui se mettent en mouvement, des monuments ou des plateformes qui s'affaissent. Le joueur est en perpétuelle surprise et se retrouve souvent à admirer une partie d'un décor ressemblant à de véritables tableaux, ce qui évidemment entraînera une mort supplémentaire. Les créateurs ont vraiment su retrouver l'essence de Ghosts'n Goblins tout en le sublimant sur le plan graphique.

Côté musiques c'est un vrai plaisir de retrouver les thèmes d'anciens épisodes remixés. Ceux qui connaissent la série seront ravis d'entendre de nouveau des morceaux inoubliables, rythmés et mettant immédiatement dans l'ambiance macabre du titre.

Tout fonctionne parfaitement et l'on peut juste noter quelques ralentissements très rares quand l'écran est surchargé d'ennemis et d'animations en arrière plan.
Plaisir à jouer et à rejouer
Une aventure où la mort deviendra votre plus fidèle compagne.


Le jeu est dur, vous allez vous faire agresser par les ennemis comme peu de jeux ont pu vous le faire ressentir avant. Même si cela semble impossible au début, le joueur qui décide de s'investir va se surprendre petit à petit à progresser. Il va finir par avancer dans les niveaux, battre les boss les plus impitoyables et même par parvenir à la fin avant de s'apercevoir que tout ceci n'était que le commencement et qu'il va maintenant devoir affronter les mondes ténébreux (il s'agit des même niveaux, mais avec des ennemis différents, plus nombreux et de nouveaux pièges…).

Avec l'aide des magies et du métronome, certains niveaux deviendront un peu plus faciles (dans une moindre mesure, les morts étant toujours nombreuses) et le joueur qui insiste va mieux comprendre un passage délicat, un boss récalcitrant et une fois la tâche accomplie ressentira une vraie fierté d'avoir traverser ce monde sombre et dangereux.

Finir le jeu une première fois se révèlera finalement possible même en mode Paladin (avec beaucoup de crises de nerfs tout de même). Mais il faudra que le héros réunisse les 17 orbes démoniaques (certaines demandant de trouver des coffres spéciaux, de détruire le magicien à l'intérieur et de revenir dans le niveau pour passer un portail et y subir une épreuve) tout cela pour avoir la chance de découvrir la vraie fin et le boss ultime.

Pour finir l'aventure et découvrir une partie de ses secrets il faudra une bonne quinzaine d'heures ce qui reste raisonnable pour ce genre de titre. Pour tout trouver et, qui sait, obtenir le platine, vous pouvez rajouter dix heures saupoudrées d'un bon paquet de hurlements voire de quelques injures. Pourtant, et c'est surtout là l'essentiel, il y aura aussi de nombreuses crises de rire et un vrai plaisir quand on réussit enfin un passage délicat seul ou avec un ami (attention tout de même de bien s'entendre pour éviter les erreurs dramatiques et les disputes).
Chasse aux trophées
À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.


Le platine de Ghosts'n Goblins ne sera pas facile à décrocher. Composé de 32 trophées, la liste demande aux joueurs une patience d'orfèvre, de découvrir tous les secrets du jeu, d'attraper toutes les fées, de visionner la vraie fin en obtenant toutes les orbes démoniaques dont certaines bien cachées, d'utiliser toutes les armes. L'un d'eux réclamant même aux aventuriers de traverser un niveau entier sans mourir.

C'est une liste complète et variée, peut être un peu classique tout de même. Sans être insurmontable, elle requiert de la rigueur, des réflexes et du sang froid. Il est à noter que rien ne peut-être manqué et que tout peut se faire en une seule partie, même si quelques vidéos ou indications ne seront pas de trop pour découvrir les secrets les mieux gardés.

La plupart des trophées tomberont lors de votre avancée dans la trame principale, les autres seront à vous avec de la recherche, de la dextérité et de la patience ce qui n'est pas évident lorsque la mort rôde à chaque endroit.
Conclusion
Malgré cet acharnement sur le pauvre héros qui en devient presque une victime, c'est un vrai plaisir de retrouver Ghosts'n Goblins, on finit par apprendre de ses erreurs, on découvre un soft plaisant, beau, aux musiques entraînantes, au travail soigné sur chaque décor et ennemi.

Avec une liste de trophées complète, variée mais exigeante, demandant de découvrir le jeu dans son intégralité, Capcom réussit à remettre une licence légendaire mais absente de nos consoles depuis 2006 sur le devant de la scène et c'est une franche réussite.

Les nouvelles possibilités comme les magies et le métronome apportent un vrai vent de fraicheur sur la licence et pourtant le soft réussit à garder son âme et son incroyable difficulté sans déplaisir, que cela soit pour les anciens ou les nouveaux venus.

Il entraine les joueurs courageux dans une quête dépaysante et exigeante qui le poussera à se dépasser mais lui octroyant une vraie satisfaction à chaque avancée. Que les plus téméraires s'approchent, Ghosts'n Goblins est de retour et d'une bien belle manière.
J'ai aimé
  • Des beaux graphismes qui rendent honneur à la série.
  • Quatre niveaux de difficulté.
  • Des musiques qui rappelleront des souvenirs aux plus anciens.
  • Le mode Coop.
  • Une bonne durée de vie pour voir la vraie fin.
  • Un hommage réussi à une licence culte.
Je n'ai pas aimé
  • La maniabilité d'Arthur, à l'ancienne qui se laissera difficilement dompter.
  • Si vous n'êtes pas patient, passez votre chemin.
  • Une difficulté relevée qui mettra vos nerfs à rude épreuve.
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Je recommande ce jeu : Aux acharnés, Aux curieux, Aux chasseurs de trophées/platine difficile

DarkSephiroth (Darkluffy76)

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