Ghostrunner

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 27/10/2020
Genre(s) : Action 
Territoire(s) : FRANCE

486 joueurs possèdent ce jeu
34 trophées au total
0 trophée online
4 trophées cachés

Platiné par : 82 joueurs (17 %)

100% par : 82 joueurs (17 %)


Note des joueurs :
4.7/5 - 6 notes

Note des platineurs :
5/5 - 3 notes

Test rédigé par matrobymat le 24-10-2021 - Modifié le 24-10-2021

Introduction

Image

Ghostrunner est un jeu d'action solo sorti le 27 octobre 2020 et développé par le studio polonais One More Level. Vous y incarnez une sorte de ninja cybernétique, sorti de nulle part, parachuté dans une ville futuriste pour mener la rébellion de ce qu'il reste de l'humanité décimée par une énième catastrophe. En effet, notre bonne vieille planète semble encore une fois avoir morflé, et ce qu'il reste des humains pourrait bien être enfermé dans une tour, dirigée d'une main de fer par une mystérieuse Maitresse des clés despotique.
Contenu du jeu
Voilà pour le scénario du jeu, qui, avouons-le tout de suite, est le plus gros point faible du jeu. Il est anecdotique, tient sur un timbre poste et manque de profondeur et de travail, mais là n'est pas l'essentiel. Même si on aurait aimé en connaitre plus sur le pourquoi et le comment de la situation de notre héros (ou du reste de l'humanité), il faut bien avouer que le jeu nous embarque immédiatement dans son univers, dès la cinématique d'introduction et les premières secondes d'une action qui sera débridée et sans aucune pause. Le jeu est en anglais sous-titré français, et les dialogues ont la bonne idée, la plupart du temps, de se dérouler juste avant les entrées dans les arènes. Vous pouvez donc aisément lire les sous-titres si vous le souhaitez.

Vous évoluerez donc dans un environnement cyberpunk, très cloisonné et dirigiste, qui ne sera au final qu'une succession d'arènes séparées par des couloirs, mais là encore, rien de problématique tant le gameplay et le rythme sont intelligents et bien menés. La campagne solo se déroule en effet à un rythme effréné, sans aucune interruption, ajoutant à chaque niveau sa dose de nouveaux ennemis, de nouvelles techniques de combat ou de déplacement, ne laissant jamais le joueur respirer. On fonce, on se lance dans le combat, on meurt, et on recommence. On avance un peu loin, on meurt à nouveau, on change d'approche, on tranche, on exécute, on meurt, on recommence, encore et encore, sans aucune frustration et avec un côté jouissif de sentiment de puissance.

Dix-sept niveaux, pour un total d'une douzaine d'heures, peuvent paraitre assez peu, mais vu le rythme et le contenu de ces niveaux, c'est tout à fait respectable. Une fois le jeu terminé, vous aurez accès à deux nouveaux modes : le mode Course mortelle et le mode Vague. Le premier est une suite d'endroits inédits où vous devrez vous dépêcher d'atteindre la fin du niveau en évitant ou tuant les ennemis tout en récupérant des "bulles de temps" vous permettant d'allonger le chrono. Le second est une arène où se succéderont des vagues d'ennemis toujours plus nombreux et plus forts. Entre chaque vague, vous pourrez choisir une amélioration (entre 3) comme par exemple l'ajout d'une capacité spéciale ou des bonus comme le ralentissement du temps ou l'immortalité pendant le dash, ce genre de choses.
Aspect technique du jeu
Ghostrunner est beau, très beau. L'environnement de jeu très cloisonné n'est pas propice à afficher de grands panoramas, mais les jeux de lumière et de réflexion de celle-ci sont assez impressionnants et enchanteurs. Je ne sais pas si sur PS5 le jeu fait la part belle au Ray Tracing, mais il semble tout indiqué pour cela. Le style cyberpunk est très bien rendu, les textures sont fines et les couleurs sont magnifiques.

Aucun ralentissement n'est à noter, tout répond parfaitement, que ce soit en terme d'affichage, ou de gameplay manette en main. On ne peste pas sur un personnage qui ne fait pas ce qu'on lui demande. Je n'ai souffert d'aucun bug dans ma partie, ce qui est assez rare pour être noté. Le jeu est bien fini, et sur la partie technique il n'y a aucun point négatif à remonter, pour ma part.

Ah, si, la musique. Fidèle au thème et à l'ambiance du jeu, vous serez accompagné tout au long de l'aventure par une musique électro en trame de fond. Cela colle à l'ambiance, mais à titre personnel, je l'ai trouvée entêtante (dans le mauvais sens du terme) et trop répétitive. Si encore les thèmes musicaux étaient un peu diversifiés, cela serait passé, mais j'ai l'impression que c'était toujours la même piste qui était rejouée à chaque niveau. N'étant pas fan du tout de ce style musical, l'expérience sonore, même si elle n'est pas primordiale dans ce type de jeu, a été mauvaise pour moi.
Plaisir à jouer et à rejouer
Ghostrunner se joue à 200 à l'heure. La prise en main est immédiate, les contrôles sont finalement assez peu nombreux, mais sont intuitifs et permettent malgré tout de réaliser une bonne palette d'actions toutes plus jouissives les unes que les autres. La progression est rapide, on gagne de nouvelles compétences et de nouvelles techniques au fur et à mesure que les combats s'enchainent. On ne s'ennuie jamais, et même s'il s'agit d'un die and retry pur jus (je suis mort 150 fois par niveau en moyenne) on n'est jamais frustré car les checkpoints sont suffisamment nombreux pour ne pas avoir à faire et refaire toujours la même séquence. Si on bloque trop souvent sur un combat, c'est probablement qu'il est préférable de changer notre approche.

Mais le jeu de One More Level n'est pas qu'un jeu de combat, loin de là. En effet, entre chaque "arène de combat", vous devrez vous déplacer, et on est ici très proche de ce que propose un Mirror's Edge par exemple. Là encore, le tout se fait à un rythme très soutenu, et vous enchainez les courses, les sauts, les glissades, les esquives, les déplacements sur des rails ou avec un grappin à toute vitesse, et en toute simplicité. Le level design est bien fait, on sait toujours où on doit aller, il ne reste plus qu'à faire parler le skill pour enchainer les actions avec le bon timing.

Les combats contre les boss, au nombre de 3, sont également assez bien scénarisés, et différents les uns des autres. Il existe également certains passages de pures plateformes ayant lieu dans un univers virtuel, ainsi que des passages de résolutions d'énigmes assez simples, mais qui ont le mérite d'exister et d'encore diversifier l'expérience de jeu.

Que du positif en somme, et si je devais chipoter histoire de trouver un point négatif à apporter à mon expérience de jeu, je m'interrogerais sur pourquoi faut-il absolument terminer un niveau avant de quitter le jeu ? En effet, les checkpoints sont très nombreux et permettent une bonne progression à l'intérieur des niveaux, mais ceux-ci ne sont visiblement pas sauvegardés si vous quittez le jeu pendant un niveau. Vous devrez le recommencer entièrement à votre retour. Étonnant et dommage, mais c'est un bien petit détail.
Chasse aux trophées
La chasse aux trophées de Ghostrunner est assez plaisante. Même si bien évidemment certains trophées sont associés à l'avancée dans l'histoire, elle se concentre surtout sur certaines actions spéciales vous demandant soit des enchainements d'actions à rythme soutenu, soit une utilisation d'une technique avec un timing spécial, soit une utilisation d'une capacité spéciale dans une certaine condition.

Même si la plupart de ces trophées ne tomberont pas naturellement, ils seront très facilement réalisables par la sélection de chapitre en trouvant le spot adéquat. Les récompenses sont donc assez facilement accessibles et ne demanderont pas trop d'effort, ni de grind ou de farm intensif. Même la chasse aux collectibles (d'un nombre tout à fait raisonnable, rassurez-vous), récompensée par 4 trophées, a été rendue aisée par la présence d'un module à équiper (dans la gestion des modules) vous en annonçant la présence sur votre radar. Il vous arrivera d'en manquer quelques uns, mais très peu, et la sélection de chapitre vous aidera à terminer la collecte.

Là où nous pouvons pousser, nous, chasseurs de trophées, un grand ouf de soulagement, c'est dans l'utilisation des deux modes de jeu supplémentaires : Course mortelle et Vague. Ou devrais-je dire, dans la non-utilisation. En effet, aucun trophée n'est lié à ces modes de jeu, et nous pouvons en remercier les développeurs, car on imagine aisément quel aurait pu être l'enfer si cela avait été le cas. Il aurait été facile d'imaginer un système d'étoiles (en fonction des performances) dans le mode Course mortelle avec son trophée associé récompensant l'obtention de toutes les étoiles. Cela aurait été un enfer tellement les runs de ce mode sont brouillons et punitifs. On imagine aisément un trophée récompensant un nombre de morts maximum par exemple dans le mode Arène, ce qui aurait été un enfer également au vu de la difficulté de ce mode. Merci à One More Level de nous avoir évité cette purge. Ghostrunner est typiquement le genre de jeu où la note de la chasse aux trophées aurait pu être de 9/10.
Conclusion
Ghostrunner est un excellent jeu. Dommage que son scénario ne soit pas assez travaillé, car on aurait frôlé la perfection. À peine aurait-il fallu allonger la durée de vie de quelques heures et on aurait eu le jeu de l'année. Voila pour les défauts, le reste n'est que qualité, plaisir et amusement. Au style graphique très propre et travaillé s'ajoute la joie d'enchainer les actions et les déplacements à toute vitesse, sans aucune difficulté et une chasse aux trophées plaisante. N'hésitez pas, foncez.
J'ai aimé
  • La direction artistique
  • Le rythme effréné
  • La progression constante et efficace
  • La chasse aux trophées qui aurait facilement pu être catastrophique
Je n'ai pas aimé
  • Le scénario trop léger
  • La musique, trop électro
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Je recommande ce jeu : À tous

matrobymat (matrobymat)

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