FIRST ENCOUNTER (AND DIE)
Avec un premier combat rallongé pour faire office de tutorial, FuRi sait accueillir les joueurs d'une bien belle manière. Esquives, parades, tirs et coups chargés, tout y passe pour apprendre les bases du jeu, sans que cela soit vraiment une torture. De plus, quand on sait qu'il n'existe aucun combo véritable, si ce n'est

, on comprend vite le besoin de maîtriser tous les autres aspects pour progresser. Là encore, le mode entraînement déjà évoqué permettra à loisir de se perfectionner, la difficulté allant crescendo dans le jeu. On apprendra aussi vite à maîtriser le savant mélange entre
shoot'em up et jeu de combat qu'est FuRi, assez justement dosé.
DIE AND RETRY (AND DIE)
À l'instar d'un jeu de
baston, vous et votre adversaire disposez d'une barre de vie, avec de petits carrés en-dessous, symbolisant en gros les rounds (pour votre adversaire) ou les essais encore disponibles (pour vous). À la fin de chaque round gagné, vous regagnez toute votre santé et une petite case de
retry, si vous en aviez perdu une. Ce n'est heureusement pas vrai pour votre adversaire, qui ne regagne lui que sa vie si vous perdez, ouf. Grâce à cette mécanique, il est possible de revenir dans un combat, en réussissant par exemple un enchaînement qui va terminer la séquence en cours et permettre de commencer la suivante dans de bonnes conditions. Néanmoins, durant la phase d'apprentissage des
patterns de votre adversaire, vous mordrez plus souvent la poussière que nécessaire et vous devrez recommencer le combat depuis le début, apportant une bonne dose de frustration. Heureusement, ceux-ci ne sont pas SI longs, de l'ordre d'une grosse dizaine de minutes au total, ce qui vous permettra de revenir vite là où vous en étiez... À condition de garder la tête froide.
DIE AND DIE (AND DIE)
Bon, avec les titres et le précédent paragraphe, je pense que vous avez plus ou moins compris où je voulais en venir : la difficulté. FuRi n'est pas un jeu à la portée de tous, malgré sa prise en main rapide et son apparente simplicité. Chaque combat porte bien son nom, puisque vous devrez apprendre, à la limite du par coeur, les attaques et les variétés de coups selon la phase pour espérer progresser. Le jeu ne pardonne que très peu l'erreur, c'est l'un de ces piliers, comme nous l'avait confié l'un des développeurs : ici, on attend son heure, on pare et on frappe dès qu'on peut, lors d'une ouverture adverse. Il n'est pas question de se ruer dans la bataille, c'est une stratégie qui ne fonctionnera pas sur la durée. Prenant sans être répétitif, FuRi est un très beau challenge pour qui acceptera de perdre et de recommencer sans cesse. Néanmoins, soyez prévenu, je le répète, ce n'est pas un
petit jeu facile, très loin s'en faut. En cela, malgré un
speedrun à réaliser en moins d'1h30, vous en aurez pour votre argent au regard de la durée de vie.
DE L'AUTRE CÔTÉ DU MIROIR
Racontée tout au long du jeu, par bribes, au travers des "dialogues" avec votre ami Lapin, l'histoire de FuRi n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît. Sans en dire trop, il ne s'agit pas simplement de s'échapper, les développeurs ont voulu que chaque rencontre ne soit pas totalement le fruit du hasard, avec un but pour chacun des protagonistes : que dire de ceux qui vous affrontent mais ne veulent pas vous tuer ? Ou encore de celui qui vous hait, pour ce que VOUS lui avez fait ? Tour à tour gardiens et prisonniers, victimes et bourreaux, les personnages de FuRi sont complexes et torturés, détricotant au fil des affrontements une histoire qui l'est tout autant.