Final Fantasy XVI

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 22/06/2023
Genre(s) : Action , RPG
Territoire(s) : FRANCE

4941 joueurs possèdent ce jeu
56 trophées au total
0 trophée online
40 trophées cachés
1 DLC

Platiné par : 1662 joueurs (34 %)

100% par : 360 joueurs (7 %)


Note des joueurs :
4.4/5 - 66 notes

Note des platineurs :
4/5 - 41 notes

Test rédigé par JohnBuckheart le 26-06-2023 - Modifié le 17-07-2023

Introduction

Image

Salut les Chasseuses et les Chasseurs. Cela fait dorénavant plus de 35 ans que la série Final Fantasy nous conte les épopées des héros de la lumière. Quelque soit notre âge, si vous êtes un peu gamer, vous avez forcément touché au moins une fois à l'un des nombreux titres de la licence. Que nous l'aimions ou que nous la détestions, elle fait partie de notre patrimoine jeux-vidéoludique et chaque nouvel opus de Final Fantasy est un événement. Elle a su bercer l'imaginaire de très nombreux fans et beaucoup ont grandi avec l'une de ces aventures gravées dans le cœur.

C'est donc ce 22 juin 2023 que nous nous retrouvons devant nos Playstation 5, Final Fantasy seizième du nom en main, prêt à découvrir une nouvelle épopée autour des cristaux. Final Fantasy XV avait très largement divisé les fans et de nombreux joueurs attendent au tournant Square Enix avec son Final Fantasy XVI.

Nous savons déjà que le système de combat tactique a totalement été abandonné au profit d'un gameplay action-RPG pur où nous contrôlerons un unique personnage. Pour le reste, qu'en est-il ? Est-ce que l'aventure se veut palpitante ? Le scénario saura-t-il nous tenir en haleine ? Est-ce que ce nouveau gameplay est réussi ? Et de nombreuses autres questions s'additionnent. Alors préparez votre meilleur Chocobo. Nous partons pour les contrées de Valhistea, à la découverte de Final Fantasy XVI.
Contenu du jeu
Un prologue marquant

Notez que si vous avez envie de vous faire un premier avis sur le jeu, une démo gratuite est disponible sur le PS store, vous permettant de jouer le prologue de Final Fantasy XVI qui met en scène les événements tragiques que notre héros a vécu durant son adolescence.

Commençons par ce qui est incontournable dans un Final Fantasy mais aussi ce qui est le plus gros point fort de ce seizième opus : sa narration.

Dès les premières heures de jeu, il est clair que d'énormes moyens ont été mis en œuvre par les développeurs pour rendre le scénario prenant, cohérent, intéressant et accrocheur. Le jeu va démarrer sur les chapeaux de roues en mettant en scène un combat titanesque entre les primordiaux Ifrit et Phénix, deux entités brûlantes et emblématiques de la série. Vous prendrez ensuite le contrôle de Clive, le héros de notre aventure, alors qu'il a déjà 28 ans et qu'il essaie d'avancer sur un champ de bataille où Titan et Shiva s'affrontent. Quelques tutoriels feront leur apparition jusqu'à ce que Clive finisse pas se remémorer son adolescence.

Durant tout ce prologue où votre héros aura 15 ans, vous apprendrez que Clive est le premier Prince du royaume de Rosalia et vous y rencontrerez les protagonistes principaux de notre aventure. Jill, Joshua et surtout, le meilleur personnage du jeu, le chien-loup Talgor qui n'est encore qu'un chiot à cet instant.

Le prologue servira à mettre les fondations du scénario tout en vous faisant découvrir le gameplay de Final Fantasy XVI. Vous vous confronterez aux classiques gobelins mais aussi à un terrible Morbol avec sa tête tentaculaire. Dès cet instant, on comprend que le bestiaire de Final Fantasy sera respecté, que ce soit visuellement ou dans leur comportement au combat.

Plus vous avancerez dans le prologue, plus vous allez comprendre une chose essentielle : Final Fantasy XVI est sombre, sanglant et impactant. Au diable le roadtrip d'un prince faisant du camping avec ses potes façon boysband (FFXV pour ne pas le citer). Cette fois, le ton est terriblement sérieux, s'inspirant même des ficelles scénaristiques de la série Game of Thrones. Une chose est certaine, vous ne ressortirez pas indemne du prologue.


Un scénario gargantuesque et mature

Nous allons éviter de vous spoiler dans ce test, mais comprenez que Clive sera intimement lié au Primordial Ifrit (comme Ardyn de FFXV avant lui d'ailleurs). Il sera sa force mais aussi son fardeau. Il est l'Émissaire de ce dernier mais Ifrit n'a pas de personnalité propre : Clive est Ifrit, Ifrit est Clive.

La guerre dans le monde fera rage et l'ellipse temporelle entre les 15 et 28 ans de Clive est particulièrement réussie. On comprend immédiatement ce que les événements du prologue ont eu comme impact sur la vie de notre héros mais aussi sur le monde entier.

De retour sur le champ de bataille entre Titan et Shiva, votre mission est simple : vous devez éliminer l'Émissaire de Shiva. Une tâche que vous serez sur le point d'accomplir avant que vous ne finissiez par découvrir l'identité de cette dernière. Un nouveau personnage entrera en scène, Cid, le seul, l'unique, qui se trouve en plus être l'Émissaire de Ramuh. Vous l'aurez compris, les Primordiaux auront une place centrale dans cette aventure.

C'est donc un trio original qui va se former, composé des Émissaires d'Ifrit, Shiva et Ramuh. N'importe quel fan de Final Fantasy sera immédiatement aux anges en voyant cela. Les trois Primordiaux étant tout de même des figures emblématiques de plusieurs épisodes de la série.

Ensemble, ils vont devoir affronter de nombreux problèmes et des sujets particulièrement sensibles : la guerre, l'esclavagisme, le statut de la noblesse, la mort, une maladie incurable (qui fossilise le corps des humains), la Terre qui se meurt sous l'effet du Fléau (des ténèbres qui rongent la planète, enlevant toute forme de vie, même celles de monstres), bref, un excellent cocktail qui vous poussera à aller au bout de l'aventure.

Parce que soyons clair, s'il y a bien une chose qui vaut absolument le détour dans ce jeu, c'est bien son histoire principale.


Du contenu annexe peu intéressant

Cependant, en mettant la barre aussi haute pour le scénario, vous allez clairement ressentir un décalage au niveau du contenu annexe. Rien que les premières missions secondaires sont ennuyantes au possible : livrer des repas, récupérer des lettres, donner des colis. Nous sommes livreurs à nos heures perdues.

Bien sûr, vous allez combattre des monstres ici ou là et certaines quêtes sortiront un peu du lot de par leur narration, mais c'est généralement sans plus, avec un manque de mise en scène flagrant, et vous allez avoir envie de passer votre chemin ou les dialogues. À part récolter quelques points d'expérience, et encore à peine, cette partie du jeu n'est pas une réussite.

Ensuite, à force d'avancer dans le scénario, vous commencerez à avoir accès à des zones "semi-ouvertes" afin de pouvoir combattre et ramasser divers coffres ou objets lumineux. D'une manière générale, les donjons ainsi que le scénario en lui-même vous font traverser des décors façon couloir, une marque de fabrique assez récurrente de Square Enix. Une fois que vous avez accès à des lieux un peu plus grands (mais pas trop), rien ne vous donnera envie d'en faire le tour. Les objets lumineux à ramasser n'apportent rien d'intéressant et les coffres à ouvrir, déjà très peu nombreux, ne donnent rien d'utile. Il ne restera donc que les monstres à terrasser.

En parlant de ça, vous aurez le retour des "cibles d'élites" comme dans Final Fantasy XII. Au nombre de 32, ce sera le Mog de votre base principale (parce que oui, vous avez votre petit refuge à vous !) qui vous donnera les contrats pour chasser les monstres recherchés. Des mini-boss toujours agréables à combattre où il faudra faire attention à votre niveau et votre équipement pour les affronter.

Depuis votre base principale, vous aurez accès à un forgeron et des marchands. Comme souvent dans ce genre de RPG, oubliez les marchands : forgez tout vous-même. Vous serez bien plus puissant de cette manière. De plus, en combattant naturellement les monstres du jeu, vous ne serez jamais à court de matériaux.

Toujours dans votre refuge, vous aurez une stèle spéciale qui vous donnera accès à différents modes. Pour commencer, un mode entraînement pour peaufiner votre façon de jouer avec Clive, mais aussi un mode arcade qui vous permet de rejouer des donjons ou des boss de l'histoire, tout en faisant du scoring à l'ancienne. Un aspect intéressant qui plaira à plusieurs joueurs et que d'autres esquiveront complètement, cela n'apportant rien de plus à votre épopée, mais qui à le mérite d'être là. Notez que la stèle vous permettra de refaire les parties des zones devenues inaccessibles via le scénario.

Et puis c'est à peu près tout. En effet, ce n'est pas le contenu annexe qui déborde dans ce Final Fantasy. Les développeurs eux-mêmes avaient par ailleurs indiqué qu'ils voulaient se concentrer sur l'essentiel, à savoir le gameplay et le scénario. Exit par exemple la pêche comme dans Final Fantasy XV (et c'est tant mieux ! Sérieusement, dites non à la pêche dans le jeu vidéo). Après, il vaut mieux se focaliser sur les points principaux d'un jeu plutôt que de s'éparpiller, et lorsque l'on constate la qualité du scénario, est-ce que ce n'était pas une bonne idée ?

Maintenant, ça ne fait pas tout dans un jeu. Quid de l'aspect technique ?
Aspect technique du jeu
Un gameplay nerveux réussi

Un sujet assez ardu à aborder puisque c'est un point qui ne plaira clairement pas à tout le monde, surtout aux anciens de Final Fantasy. L'aspect tactique disparaît totalement pour laisser place à l'action pure dont l'inspiration du gameplay provient très clairement de Devil May Cry 5. En effet, c'est Ryota Suzuki, ancien de chez Capcom, qui est derrière le système de combat de Final Fantasy XVI et il s'agit du game designer s'étant occupé de Devil May Cry 5. Rappelons que le gameplay était une sacrée réussite dans ce dernier titre, ce qui explique très certainement la qualité des combats ici.

Quoi qu'il en soit, dans Final Fantasy XVI, vous êtes aux commandes de Clive et de seulement lui. Tous les autres personnages s'ajoutant à votre équipe seront contrôlés par l'I.A. et soyons honnêtes, ne comptez pas sur eux. Ce ne sont que des figurants qui feront un "peu" de dégâts. Il n'y a que vous et éventuellement votre chien Talgor à qui vous pouvez dire d'attaquer pour compléter un combo.

Si au début de l'aventure, vos attaques seront simplistes (on martèle (carre) pour finir sur une compétence feu si elle est disponible), la subtilité du gameplay prendra tout son sens au fur et à mesure de l'aventure. À la manière d'un Kingdom Hearts, vous avez la possibilité d'effectuer des coups aériens, vous ruer sur l'adversaire, faire des attaques à distance, etc.

Ensuite, plus vous avancerez dans le scénario, plus vous débloquerez de nouveaux pouvoirs en vous inspirant des autres Primordiaux. Ainsi vous utiliserez la foudre de Ramuh, la glace de Shiva, le vent de Garuda, etc. De quoi varier les plaisirs et les combos. Il faudra aussi maîtriser à la perfection l'esquive à l'aide de (R1) puisqu'en plus de vous permettre d'ignorer tous les dégâts de vos ennemis, vous pouvez contre-attaquer très rapidement.

En gagnant des combats et en terminant les quêtes du jeu, vous obtiendrez des points de compétence pour améliorer vos sorts et vos combos, vous rendant toujours plus puissant. Un gameplay qui est donc très réussi et qui fonctionne parfaitement. Un système qui rend sûrement le titre bien plus accessible qu'un mode tour par tour qui ne plaira pas toujours à tous. Notez juste que les combats contre les monstres lambdas sont assez courts alors que les batailles seront sacrément longues contre les boss, puisque ce sont généralement des sacs à PV. Il faudra une bonne maîtrise de votre personnage si vous voulez en venir à bout ! Heureusement, vous pourrez utiliser quelques objets en cours d'affrontement pour vous soigner.


Un jeu accessible à tous

Deux modes de difficulté sont disponibles dès le début : le mode Histoire et le mode Action. Un classique du jeu vidéo maintenant, le premier rend les adversaires moins fort et résistant, là où ce sera le contraire dans le second. Cependant, que ce soit pour l'un ou l'autre mode, une grosse subtilité sera dans votre inventaire. En effet, en y jetant un œil, vous trouverez des accessoires spéciaux qui changent totalement la donne au combat.

Vous avez par exemple un accessoire qui vous fait esquiver automatiquement les attaques ennemies ! Vous posez la manette, Clive sera invincible en ignorant seul tous les adversaires. Ajoutez à cela un autre accessoire qui vous permet d'enclencher les combos et les compétences de votre héros tout aussi automatiquement. Vous martelez (carre), Clive se battra pour vous. Voilà des options qui vont encore relancer le débat des chasseurs de trophées hardcore puisque cela ne bloque pas le platine. Cependant, on ne peut que souligner un intérêt important : Final Fantasy XVI devient accessibles au plus grand nombre (il reste que le jeu est +18 à cause de son histoire certainement). Vous avez juste envie de vivre le scénario et vous n'êtes pas à l'aise avec ce nouveau système de combat ? Et bien voici une solution qui vous permet de profiter pleinement du jeu. Rendre un titre accessible à tous, c'est toujours un gros point positif.


Une bande-son aux petits oignons

C'est magnifique. Tout juste merveilleux. Mon coup de cœur musical de l'année. Masayoshi Soken, compositeur de Square Enix derrière Final Fantasy XIV et ses extensions, s'est occupé avec son équipe de Final Fantasy XVI. Chaque note de musique est correctement placée, chaque mélodie a sa place. La composition musicale accompagne chaque instant de votre aventure, soulignant la tragédie d'un moment, le côté épique d'un combat, ou encore l'exploration en général.

C'est difficile de parler musique quand on écrit le test d'un jeu, puisque le mieux reste tout de même d'aller écouter par soi-même, mais sachez que quand vous faites une session de jeu en vous mettant dans votre bulle à l'aide d'un casque, c'est tout simplement génial. Après tout, chaque Final Fantasy nous marque pour sa composition musicale, mais ce seizième opus est tout de même un cran au-dessus : ce sera un régal tout le long de votre épopée.


L'univers de Final Fantasy XVI

Sachez que nous sommes dans un univers médiéval et fantastique. Le côté technologique que l'on connait dans les opus n°VI, VII, VIII, XIII et XV n'est pas de la partie. Laissons place cette fois à la magie et aux châteaux en pierre. Visuellement, c'est extrêmement réussi. Quand on visite les différentes régions du jeu, on y croit. L'ambiance est là et c'est graphiquement très beau. Square Enix fait aujourd'hui de la série Final Fantasy sa vitrine visuelle et cela nous donne vraiment envie de parcourir le titre.

Alors oui, c'est perfectible, ça triche parfois avec un peu de brouillard pour éviter d'afficher au loin et il y quelques ralentissements de framerate pendant les explorations. Par contre, en plein combat, c'est une explosion de couleur et le bestiaire se trouve sublimé par le travail graphique effectué avec cette touche de médiéval fantaisie. Attendez aussi de voir les combats contre les Primordiaux. Rien que Garuda, l'un des premiers véritables "gros" boss du jeu, est tout simplement sublime.

L'univers de Valhistea est cohérent dans sa narration, dans son ambiance et dans ses graphismes.
Plaisir à jouer et à rejouer
La Fantasie Final n°16

Sans détour, Final Fantasy XVI est un vrai plaisir à jouer. C'est performant, c'est très joli, la bande-son est merveilleuse, le scénario est une réussite totale et le gameplay, qu'il divise ou non les fans de la série, fonctionne très bien. Clairement, le travail effectué sur ce nouvel épisode de Square Enix a été considérable et les options d'accessibilités permettront aux plus réticents des actions-RPG d'en profiter quand même.

Nous pouvons tout de même regretter un problème de rythme tout au long de l'aventure. Déjà, vous avez intérêt d'apprécier les scènes cinématiques ! Ce sont de nombreuses heures de jeu que vous verrez défiler à la manière d'un film. Rien que le début du jeu vous prendra 5 à 10 heures avant de commencer à avoir une bonne dose de liberté dans le jeu, plutôt que de suivre le couloir bien droit du scénario.

Ensuite, si le gameplay des combats se veut très nerveux, cela casse le rythme de cette longue épopée sérieuse de ce Final Fantasy XVI. Vous effectuez deux combats qu'il y a déjà une nouvelle discussion qui s'enclenche entre les personnages. Là où le tour par tour permet de profiter pleinement et sereinement d'une longue aventure, vous pourriez être très vite agacé d'être entrecoupé par une scène cinématique alors que vous avez envie de défourailler des adversaires à tout va.

Il faut aussi rappeler que le contenu annexe, s'il a le mérite d'exister, n'est pas très intéressant et le monde semi-ouvert, quand le jeu vous donne enfin de la liberté, ne donne que peu envie d'être visité, ce qui est très dommage.

Heureusement, une carte du monde a été créée pour l'occasion, vous permettant de vous déplacer rapidement et très facilement dans les différents endroits du jeu. Vous visiterez aussi quelques villes et villages, même si vous préférerez votre base principale puisque tous les marchands proposent les mêmes marchandises.

Final Fantasy XVI est en effet très perfectible sur plusieurs sujets mais ses points forts sont tellement phénoménaux qu'il est très facile de lui pardonner ces écarts. De plus, les options d'accessibilités et la variation de la difficulté permettent de varier la saveur proposée par le gameplay.


New game +

En parlant de difficulté, quand vous mettrez un point final à l'aventure de Clive, un new game + fera son apparition avec un mode de difficulté "Fantaisie Finale". Cette nouveauté, en plus de rendre les adversaires plus puissants et plus résistants, vous fera commencer face à des ennemis niveau 43 dès le début de la partie. Il sera bien plus difficile d'avancer dans l'épopée, surtout que tous les monstres seront mélangés. Vous rencontrez des mini-boss bien plus tôt par exemple.

Heureusement, vous recommencez avec votre Clive surpuissant de votre première partie. Il aura son équipement et ses compétences.

Un ajout de challenge supplémentaire qui donne une rejouabilité intéressante, surtout pour ceux qui veulent un véritable défi (comme le mode difficile de Final Fantasy VII Remake), que vous pouvez cependant annihiler avec les accessoires d'accessibilité puisqu'ils seront toujours disponibles.

Tout comme la stèle qui donne accès au mode arcade, le new game + ne sera pas joué par tout le monde mais nous ne pouvons que souligner sa présence, permettant ainsi de prolonger l'expérience si l'on aime profondément le gameplay.
Chasse aux trophées
Commençons par parler des points principaux qui nous intéresse quand on chasse les trophées : débloquer le platine ici vous réclamera environ 70 heures de jeu ainsi que deux parties complètes.

Deux parties à cause de (Or) Fantaisie finale qui réclame de terminer toute l'épopée de Clive en new game + avec la nouvelle difficulté. C'est personnellement le genre de trophée que je déteste, cela nous oblige à refaire une partie alors qu'une seule sur un titre est clairement suffisant. Cependant, au moins, le new game + apporte un challenge supplémentaire avec une nouvelle difficulté tout en variant l'apparition et le nombre des ennemis. De toute façon, vous n'aurez pas le choix d'enchaîner les combats parce qu'il faudra beaucoup de points de compétence afin de débloquer toutes les techniques de Clive. Cela dans le but d'obtenir (Or) Mythos.

Autrement, votre chasse sera régulièrement ponctuée par des trophées liés à l'histoire mais aussi par des défis techniques à réaliser en combat. À chaque fois que vous débloquez les nouveaux pouvoirs d'un Primordial, deux trophées demanderont d'utiliser précisément ses compétences, comme par exemple "Attacher 50 boules de foudre de « Justice de Ramuh » à des ennemis et les faire exploser". Rien de bien compliqué !

Notons la présence d'un trophée nommé (Bronze) Randonneur. Heureusement, ce n'est pas marcher X kilomètres comme souvent avec ce genre de nom. Ici, c'est seulement visiter tous les lieux du jeu. Une demande finalement assez aisée puisque pour de nombreux autres trophées, vous devrez compléter la majorité des quêtes annexes, ce qui vous forcera à passer par tous les coins de la carte.

Forcément, les cibles d'élites seront de la partie. Allez gagner la victoire contre chacune d'entre elles ! Notez au passage que pour (Bronze) Brave chevalier, il faut vaincre un boss sans prendre de dégâts. Bon, si ça peut faire peur, grâce à la stèle d'entraînement de votre repère, revenez faire le premier boss du jeu avec Clive niveau 50 et votre accessoire d'esquive automatique, le problème sera vite résolu.

En parlant des accessoires d'accessibilité, vous pouvez bel et bien les utiliser dans votre chasse aux trophées, même en new game +. De ce fait, cela réduit drastiquement la difficulté du platine, que l'on pourrait mettre à 4/10 en général. Bien entendu, sans leur utilisation, ce ne sera pas la même musique.

Si on met de côté le new game + obligatoire et le farming des points de compétence en même temps, le platine de Final Fantasy XVI est agréable, bien loin des platines peu sympathiques d'un Final Fantasy X avec son sphérier à remplir ou un Final Fantasy XIII où l'on doit farmer durant des heures et des heures des matériaux rares pour collectionner des équipements que l'on n'utilisera pas. De plus, la possibilité d'utiliser ici les accessoires d'accessibilité ou non permet définir le challenge que l'on souhaite pour le platine.
Conclusion
Final Fantasy XVI met une claque scénaristique tout en nous proposant un gameplay nerveux dans un monde médiéval fantastique particulièrement réussi et très joliment retranscrit. Bien loin de l'aventure boysband du Prince Noctis du quinzième opus, le Prince Clive nous offre une épopée captivante, sanglante et infiniment prenante. Les personnages de cette aventure sont attachants, la bande-son est magnifique et c'est toujours un véritable plaisir de retrouver le bestiaire de Final Fantasy, surtout aussi bien réussi.

Le système de combat tourné action ne plaira pas à tous les joueurs, éloignant un peu plus les fans qui préfèrent le tactique ou le tour par tour, mais force est de constater que nous sommes face à un gameplay très peaufiné et qui fonctionne particulièrement bien.

L'aventure souffrira cependant d'un problème de rythme avec ses scènes cinématiques à outrance (mais de qualité) et ses dialogues à plus soif, le tout saupoudré par des quêtes annexes peu intéressantes ainsi qu'un monde semi-ouvert manquant d'interactions pertinentes pour nous donner envie de l'explorer.

Cependant, nous sommes face à un excellent jeu, doublé d'un Final Fantasy très fidèle à son univers et à son héritage. Square Enix nous montre qu'ils maitrisent leur sujet et ils nous proposent sur un plateau un scénario qui vaut très clairement le détour. Beaucoup de choses peuvent être peaufinées mais avec un Final Fantasy XVI aussi qualitatif, cela est prometteur pour la suite de la série.


Image
J'ai aimé
  • Un scénario tragique et mature magnifiquement ficelé
  • La Bande-son tout simplement merveilleuse
  • Le roster des personnages
  • La qualité des scènes cinématiques et un titre joli avec une ambiance medieval fantasy très réussie
  • Différentes options d'accessiblité, pour rendre le jeu ultra simple à très ardu.
  • Un Action RPG au gameplay nerveux...
  • La fidélité à l'univers de Final Fantasy
  • Un bestiaire Final Fantasy de qualité
  • Graphiquement très joli et réussi
Je n'ai pas aimé
  • Les quêtes annexes totalement ennuyantes
  • Nous sommes trop souvent coupés dans l'exploration par des mini-discussions ou des cinématiques, ce qui casse le rythme
  • Un monde semi-ouvert trop vide et des donjons bien trop linéaires en ligne droite.
  • L'impossibilité de contrôler nos alliés ou de leur donner au moins des ordres
  • ...mais qui souligne l'abandon total du tour par tour ou du côté tactique de Final Fantasy qui aurait bien mieux accompagné le scénario.
  • Devoir faire un new game + pour le platine
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Je recommande ce jeu : Aux fans de la série, Aux curieux, À un public averti, Aux chasseurs de trophées/platine facile

JohnBuckheart (JohnBuckheart)

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