Dolmen

ps5

1
6
9
15
11
-

Infos complémentaires

+ -
Date de sortie : 20/05/2022
Genre(s) : Action , RPG, Indépendant
Territoire(s) : FRANCE

37 joueurs possèdent ce jeu
31 trophées au total
0 trophée online
3 trophées cachés

Platiné par : 7 joueurs (19 %)

100% par : 7 joueurs (19 %)


Note des joueurs :
2/5 - 1 note

Note des platineurs :
2/5 - 1 note

Test rédigé par Aelon le 12-06-2022 - Modifié le 06-07-2022

Introduction

Image

Depuis le succès retentissant des jeux de FromSoftware avec notamment Dark Souls, plusieurs studios ont emboîté le pas de celui-ci et proposé leur propre idée d'un Action-RPG avec du Die and Retry. Si certains jeux ont su se faire une place au sein de ce style (comme The Surge), il reste difficile de se faire une place au sein de ce marché tant l'ombre du studio japonais plane sur toutes les autres productions similaires.

Massive Work Studio se lance ainsi à son tour dans l'aventure en proposant en mai 2022 le jeu Dolmen, un Action-RPG / Die and Retry se déroulant dans un univers de science-fiction horrifique (dans le style de Dead Space par exemple).

Pour présenter l'histoire, sur la planète Revion Prime, un cristal rouge appelé "Dolmen" fut découvert et exploité pour son potentiel incroyable : permettre le voyage interdimensionnel. Les choses tournent mal lorsque différents univers rentrent en contact, des créatures exploitant le Dolmen pour envahir Revion Prime. Dans ce chaos, vous êtes missionné par la méga corporation Zoan Corp afin de comprendre ce qu'il s'est passé et si possible contenir la menace. Bon courage, soldat...
Contenu du jeu
Au cœur de la tempête

Concernant votre terrain de jeu, Dolmen propose 3 régions distinctes découpées en plusieurs zones. Ces régions sont séparées les unes des autres, à savoir qu'il n'est pas possible de passer d'une région à l'autre à pied (comme dans d'autres jeux du style). Vous aurez pour cela besoin d'utiliser les téléporteurs, très utiles et bien placés, qui vous serviront également de checkpoints en cas de mort inopinée. Les téléporteurs servent bien évidemment à voyager rapidement au sein d'une même région, ce qui s'avérera pratique lors de la collecte de certaines ressources ou pour éviter des trajets inutiles, mais ils servent surtout à changer de région.

Fidèle au genre des Action-RPG sauce Die and Retry, le monde de Revion Prime est truffé de pièges et d'ennemis progressivement plus coriaces qui chercheront toutes à vous tuer à la moindre occasion. Dolmen comprend un système de ressources, puisque vaincre vos ennemis vous offrira régulièrement des éléments nécessaires à la fabrication d'équipements. En effet, sur votre vaisseau servant de QG, vous pourrez monter en niveau grâce aux nanites récoltées sur les ennemis occis, mais aussi et surtout créer de nouvelles armes et armures.

Particularité de Dolmen, vous aurez à disposition des armes de corps-à-corps (épée, hache, espadon, etc.), mais aussi des armes à feu (pistolet, fusil d'assaut, fusil à pompe, etc.) . Votre personnage peut équiper 2 types de chaque, ce qui permet de se préparer au mieux et de se perfectionner, puisque chaque pièce d'arme et armure offre des points de technologie. Qu'est-ce donc ? C'est un système de panoplie qui, en équipant assez d'élément offrant les mêmes points (dans les branches Humaine, Révianne et Foreuse), débloque des bonus très intéressants à ne surtout pas négliger. La branche Humaine est axée sur l'énergie et les armes à feu, la branche Révianne sur le corps-à-corps et l'endurance, tandis que la branche Foreuse est axée sur la survie et la défense. A vous donc de créer le personnage le plus proche de votre style de jeu.

En parlant d'énergie et d'endurance, le jeu introduit également un autre concept : la jauge d'énergie. Votre personnage dispose des traditionnelles jauges de vie et d'endurance, mais dans Dolmen, vous aurez également de l'énergie nécessaire pour tirer avec les armes à feu, se soigner (nous allons y revenir plus tard) et activer le mode Énergie, durant lequel vous associez l'élément de votre réacteur (une pièce d'équipement servant pour le mode Énergie et offrant un bonus en cas de vie faible) à vos attaques de mêlées. Vous pouvez récupérer de l'énergie en infligeant des dégâts au corps-à-corps, ou en utilisant une batterie, un objet vital à votre survie dont le nombre augmente progressivement au cours de l'aventure.

Cela étant dit, quand on parle d'un jeu style Dark Souls, on imagine évidemment combats de boss ! Dolmen en compte 9, dont un décliné en deux versions différentes. Un chiffre relativement correct pour un jeu vendu, rappelons-le, à 40€ à sa sortie.

Enfin, dernier élément à présenter, les cristaux de Dolmen eux-mêmes. Il s'agit d'une ressource récupérée aléatoirement sur les ennemis qui sert à deux choses distinctes : jouer en multijoueur et réaffronter des boss déjà vaincus. Concernant le multijoueur, ce dernier est assez limité, puisque vous ne pouvez pas explorer une zone à plusieurs. Vous ne pouvez utiliser le multijoueur qu'auprès de machines situées juste avant un combat de boss en vue d'appeler de l'aide pour le vaincre. L'autre utilisation des Dolmens (la plus utile, voire la seule) est ainsi de réaffronter des boss et récolter à nouveau des ressources uniques pour fabriquer des armes de boss. Point de contenu endgame à l'horizon, en tout cas à ce jour...
Aspect technique du jeu
Soufflant le chaud et le froid

Dolmen propose une direction artistique assez réussie, collant parfaitement à l'esprit science-fiction avancé par le studio. Sans carte disponible (ce qui est le cas dans la majorité des jeux du genre), vous serez souvent perdu, notamment dans la première zone qui se veut labyrinthique et parfois très étroite. Le jeu ayant été testé sur PS5, il est possible d'opter pour le mode Performance ou Graphismes. Ayant choisi Performance, force est de constater que Dolmen tourne sans problème en 60FPS constants, un véritable plus pour des jeux au timing souvent exigeant.

En revanche, il est dommage de constater que le côté horrifique pourtant annoncé par Massive Work Studio est quasiment inexistant. Sur le plan visuel comme sur le plan sonore, le jeu ne trouve pas où ni quand placer une ambiance angoissante ou oppressante. Les régions explorées sont toutes bien éclairées, les ennemis, même en tendant des embuscades, tiennent plus de la science-fiction que de l'horreur, et le genre même semble incompatible avec l'horreur.

Côté sonore d'ailleurs, le jeu est très minimaliste dans son ambiance sonore, avec une quantité très limitée de musiques surtout réservées aux boss. Celles présentes dans le jeu sont très bonnes et ajoutent à la tension lors d'affrontements tendus avec certains boss du jeu. Pour le reste, on entendra surtout les sons ambiants, les halètements de notre personnage et les nombreux duels avec les ennemis.

Si le tableau technique semble jusque-là très correcte, nous arrivons hélas dans les choses qui commencent à fâcher.

Le gameplay, notamment (et c'est bien dommage pour un tel jeu), est plus proche de Mortal Shell que de The Surge. Comprenez par là que votre personnage est TRÈS lourd, ce qui s'avère très frustrant quand on affronte des ennemis mobiles ou rapides qui n'auront aucune peine à vous poser problème en cas de surnombre. Heureusement, un système de chancèlement vous sauvera la mise plus d'une fois : toucher un ennemi annule son attaque et offre de précieux instants pour attaquer à nouveau. Les ennemis (boss inclus) sont en revanche temporairement immunisés au chancèlement une fois qu'ils en ont subi un... Contrairement à vous.

Car l'un des premiers problèmes majeurs du jeu, c'est l'absence de fenêtre d'invulnérabilité de votre personnage en cas de dégâts reçus. C'est bien simple : vous prenez autant de dégâts que vous subissez de coups, même en moins d'une seconde. Un vrai scandale, surtout quand vous êtes projeté au sol et devenez alors un punching-ball pour vos ennemis. Dans tous les autres jeux du genre, en cas de chancèlement de votre personnage, vous avez le droit à une demi-seconde d'invulnérabilité pour éviter les abus que Dolmen ne semble pas avoir pris en compte. Un boss en particulier s'avère ainsi souvent injuste à cause de ce défaut, le dernier de la région 1.

Autre souci majeur : le multijoueur. Il est à l'heure actuel injouable tant il est instable, quand il ne provoque tout simplement pas des bugs handicapants pour votre progression. A fuir autant que possible, le multijoueur est dans Dolmen plus un bonus négligeable qu'un atout.

Enfin, saluons l'absence de bugs en solo ou de glitchs, si ce n'est un assez gênant : la disparition de votre personnage en réaffrontant un boss. Ce glitch m'est arrivé à chaque boss réaffronté (soit plus d'une dizaine), et, une fois habitué, ne gêne pas autant, mais tout de même, voir le vide asséner des coups à un boss est assez risible. Les boss vous suivent sans peine du regard et vous pouvez les toucher sans problème, c'est simplement l'affichage du corps de votre personnage qui est désactivé.
Plaisir à jouer et à rejouer
Un sentiment d'inachevé

Les premiers pas dans Dolmen sont très satisfaisants, bien qu'assez punitifs. Vous pouvez choisir parmi différentes classes avant de commencer, puis êtes directement plongé dans le bain. La première zone est étonnamment la plus difficile, puisqu'il faut bien découvrir les fonctionnalités du jeu, mais aussi faire avec les handicaps générés plus ou moins involontairement par le studio.

Le premier a déjà été évoqué, c'est l'absence d'invulnérabilité en cas de coups reçu ou en étant mis à terre, mais le second, c'est l'usage de la jauge d'énergie. C'est franchement dommage qu'un concept introduit dans le jeu soit au final source de problèmes, mais le verdict est sans appel. La jauge d'énergie pose vraiment problème car elle utilise 3 choses qui auraient du être séparées : tirer, puiser dans le mode énergie et surtout, surtout, se soigner.

Où est le problème alors ? Si le mode Énergie et le fait de tirer fait descendre la jauge d'énergie qui se régénère ensuite progressivement, le fait de se soigner fait chuter d'environ 35-40% la jauge maximale de l'énergie. Quand je dis maximale, j'entends par là qu'au lieu de remonter à 100% après avoir tiré ou activé le mode énergie, elle ne montera au maximum qu'à 60-65%. Ainsi, bien vite, à force de se soigner, vous vous retrouverez sans aucune énergie disponible et devrez utiliser une batterie pour remonter l'énergie maximale disponible et espérer pouvoir vous soigner à nouveau. Et nous arrivons au pire problème du jeu : les batteries.

Pour utiliser une batterie (et donc se soigner), votre personnage doit s'immobiliser complètement pendant 3 secondes. 3 secondes, oui. Dans un jeu au timing si exigeant, c'est une éternité. Il est uniquement possible de réaliser une esquive pour se sortir du danger quand vous utilisez une batterie, mais il faudra alors à nouveau réessayer de tenir 3 secondes à l'abri pour récupérer de l'énergie. Alors oui, on finit par faire avec en courant à l'autre bout de la zone pour espérer ne pas recevoir de claques pendant qu'on sort une batterie, mais face aux boss, c'est un handicap énorme que de devoir s'arrêter purement et simplement de faire quoi que ce soit pendant 3 secondes, surtout quand ceux-ci sont rapides et ne vous lâchent pas d'une semelle (notamment le boss de fin).

En prenant ainsi en compte ces handicaps qu'il aurait sans doute été possible d'éviter (réduire le temps d'utilisation de la batterie par deux par exemple), il reste que pour les habitués du genre, Dolmen se conquiert sans trop d'encombre. Le mode Énergie est très utile à certains styles et inutile pour d'autres (notamment en utilisant l'espadon, au vu du coût de chaque attaque en utilisant ce mode), mais les armes à feu s'avèrent très utiles pour souffler un peu tout en maintenant la pression sur un ennemi/boss.

Arrivé à la fin du jeu (comptez entre 10 et 15 heures), un constat s'impose : que faire ? Vous ne pouvez pas améliorer vos armes, ce qui fait que la marge de progression est limitée en "endgame", vous pouvez réaffronter des boss que vous pulvériserez en étant devenu si équipé et optimisé (si vous pouvez battre le boss de fin, tous les autres seront alors devenus une promenade de santé), et dans quel but ? Il n'y en a pas vraiment, tout comme il n'y a pas de Nouvelle Partie + pourtant classique et essentielle au genre : relancer le défi depuis le début en connaissant les rouages du jeu.

Un vrai sentiment d'inachevé saura alors vous gagner, puisqu'en dépit de ses défauts, Dolmen reste un jeu sympathique avec un certain challenge mais s'arrêtant trop brusquement.
Chasse aux trophées
Chose rare dans ce type de jeu, il n'est nécessaire de présenter que 3 trophées pour inclure l'intégralité de la liste des trophées de Dolmen.

Ces trophées, c'est tout simplement ceux demandant de fabriquer toutes les armes de corps-à-corps, à distance et les armures. Il y a d'ailleurs une erreur sur l'intitulé de celui des armures qui demande de "Fabriquer tous les types d'armures" alors qu'il faut fabriquer toutes les armures, y compris leurs versions améliorées de niveau 2 et 3.

Afin de fabriquer absolument toutes les pièces d'équipements, vous devrez vaincre tous les boss du jeu et affronter tant d'ennemis que vous zigouillerez au passage au moins un ennemi expérimenté et Zimodonte pour 2 trophées (en réalité, c'est plus d'une dizaine de chaque qu'il faut tuer). L'autre quête sera la recherche des Foreurs disséminés sur Revion Prime, des PNJ amicaux parfois bien cachés qui, en les trouvant, vous offrent des pièces d'armes de mêlée ou à distance inclues dans les trophées cités plus haut. Trouver l'intégralité des Foreurs octroie plusieurs trophées en cours de route, mais vous êtes obligé de les trouver si vous voulez le platine.

Les deux tâches majeures seront au final de réaffronter au moins 2 fois chaque boss du jeu (il faut 3 ressources uniques pour confectionner l'arme d'un boss), ce qui consomme BEAUCOUP de cristaux de Dolmen que vous récupérerez avec la seconde tâche : tuer encore et encore les ennemis de chaque région pour fabriquer les armures notamment. Il faudra faire plusieurs parcours pour récupérer de quoi construire les armures de niveau 3, très gourmandes en ressources. Cela rallonge ainsi la durée de vie du jeu et sera plus ou moins votre endgame : foncer et tuer tout ce qui bouge dans des zones que vous finirez par connaître sur le bout des doigts.

Cela ne prend heureusement pas trop de temps (avec un peu de chance), et au final, le plus long et le plus satisfaisant sera de finir le jeu. Dolmen n'en demande pas trop non plus, mais faute de guide existant et avec peu de chance, refaire en boucle les 3 mêmes régions est très ennuyant.
Conclusion
Avec un gameplay très lourd et quelques handicaps malvenus, les premières heures de Dolmen sont assez compliquées du fait d'une prise en main difficile. Néanmoins, le jeu dispose d'une courbe de progression rapide et satisfaisante qui, une fois le jeu fini, donne envie d'en avoir plus. Avec un platine accessible mais sans réel contenu endgame, le jeu reste correct pour les habitués du genre.
J'ai aimé
  • Un système de panoplie pour optimiser son personnage
  • Une direction artistique très correcte
  • L'idée de réaffronter les boss
  • Un système de fabrication, exploitant efficacement le filon RPG
Je n'ai pas aimé
  • L'utilisation bien trop longue et pénalisante de la batterie, pourtant source de soin
  • Un gameplay très lourd
  • Le multijoueur, totalement anecdotique
  • L'absence de contenu endgame ou de Nouvelle Partie +
11
Je recommande ce jeu : Aux acharnés, Aux spécialistes du genre, Aux habitués des 100%

Aelon (Aelon77)

360
1431
3909
10773