Disciples : Liberation

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 21/10/2021
Genre(s) : RPG, Stratégie
Territoire(s) : FRANCE

4 joueurs possèdent ce jeu
51 trophées au total
0 trophée online
29 trophées cachés

Platiné par : 0 joueur (0 %)

100% par : 0 joueur (0 %)


Pas de note
des joueurs

Pas de note
des platineurs

Test rédigé par Cromwell-D le 04-11-2021 - Modifié le 04-11-2021

Introduction

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Disciples : Liberation est un jeu sorti le 21 octobre 2021 développé par Frima Studio, connu pour… Disciples : Liberation. Le jeu est édité par Kalypso Media, connu pour Worms, et enfin par Koch Media, gérant la distribution.

Il s’agit d’un jeu de stratégie au tour par tour où vous devez constituer une armée avec des unités issues de quatre grandes factions : l’Empire, les Elfes, la horde des morts-vivants et la légion des damnés, afin d’assoir votre domination sur Nevendaar. Ce jeu s’inscrit dans la continuité d’une série de jeux commencée en 1999 avec Disciples : Sacred Land. C’est aujourd’hui le quatrième opus de la série.

Ce test est fait en ayant connaissance de la série.
Contenu du jeu
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Vous incarnez Avyanna, accompagnée de son fidèle compagnon Orion. Vous commencez votre périple en tant que mercenaire chargé de tuer un prêtre. Cette mission ne se passera pas comme prévu, et vous serez amenés à découvrir la cité d’Ylian, vous allez vous y installer, y recruter votre armée et la former, dans le but de … protéger Ylian ? Mais de qui ?

Ceci est le synopsis du jeu, vous arrivez dans une cité abandonnée, et décidez de la protéger des attaques extérieures… malgré le fait qu’elle soit perdue et que personne n’ait connaissance de son emplacement. Votre périple vous amène à rencontrer les autres peuples, et donc à dévoiler votre cité, et prendre des risques. Mais ceci n’est qu’un prétexte pour se rendre compte qu’Avyanna est une personne extraordinaire pouvant changer le destin de Nevendaar (évidemment...).

Comme vous le voyez, le scénario est bancal, simpliste, et les personnages qui vous accompagneront dans votre voyage seront caricaturaux au possible. Avyanna par exemple, est la caricature de la femme forte de 2021, lisse et sans saveur. Et qu’avons-nous pour donner une impression de relief ? La possibilité de coucher avec quasiment tous les personnages du jeu, qu’ils soient humain, démon, mort-vivant… ? Animal mort-vivant ? Cette possibilité ruine le concept des romances possible avec les compagnons, faisant perdre de son aura le concept même des romances et de leurs finalités (contrairement à un Mass Effect où les romances sont gérées avec talent). Dans le cadre de Disciples : Liberation, vous pouvez à tout moment lancer des phrases de flirt à quasiment n'importe qui, sans qu'aucune réelle alchimie entre les personnages n'apparaisse. Ce manque d'attachement, cette instantanéité fait de facto perdre le charme des romances bâties sur le long terme avec vos compagnons. Car très clairement, qu'apportent de plus ces romances ? Hormis un trophée ? Les romances entre PNJ et/ou avec vos compagnons sont toujours présentées textuellement, pas de cinématique (et heureusement, tellement cela est dérangeant parfois), même si l'aspect textuel permet de réduire la gêne, elle affecte aussi l'attachement qu'on peut avoir avec les personnages. Et puis sincèrement, cet aspect romance n'est pas nécessaire, et ne colle pas à l'esprit de la licence...

N’espérez pas grand-chose du scénario, plus vous avancez, plus celui-ci devient caricatural. Nous sommes loin des enjeux des précèdents opus, où vous faisiez renaitre un dieu, mettiez au point une vengeance divine etc.

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Faisons place au gameplay. Le jeu se présente sous la forme de cartes, où des ennemis sont présents. Vous pouvez les affronter sur un champ de bataille quadrillé. Chaque unité peut effectuer deux actions par tour, de déplacement, de frappe, ou de sort, en fonction de l’unité. Une ligne de fond est présente, où les unités postées attaquent de façon passive où donnent des bonus en combat. Le principe est simple, mais qu’est-ce que les combats sont mous ! Pour ne rien arranger aux combats, les temps de chargement avant et après le combat sont très longs, ce qui réduit encore l'intérêt des combats. Un conseil, gardez au maximum votre armée remplie au maximum, ayez les unités au niveau max possible (qui est calqué sur celui d'Avyanna : si elle est niveau 20, le niveau max des unités est 20). Formez-les à Ylian pour cela. Avec ceci, vous devriez rapidement pouvoir vaincre « automatiquement » la majorité des ennemis, hormis les combats majeurs du jeu.

Contrairement aux anciens jeux, les unités sur le terrain n’évolueront pas passé un certain niveau, si vous souhaitez par exemple un guerrier squelette, il vous faudra l’acheter à Ylian puis le former (contrairement à une évolution du zombie, dans les jeux précédents). Donc prévoyez un peu d’argent et de ressources pour garder votre armée à jour. Les ressources sont disponibles sur les cartes du jeu, avec des mines notamment. Ces mines produiront toutes les heures de jeu des ressources, à collecter à Ylian. Cela correspond à l'acquisition des ressources tour après tour des anciens jeux. Si vous souhaitez donc optimiser vos ressources et donc avoir des unités puissantes, laissez tourner le jeu sur l'écran d'Ylian, faites autre chose de votre journée, et récoltez une fois toutes les heures vos ressources.

Et hormis ces points ? Pas grand-chose, la stratégie de ce jeu étant bien trop simpliste… malheureusement.
Aspect technique du jeu
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Abordons le point qui fâche : la technique.

Si le point sur le scénario reste assez subjectif, et à l’avis de chacun, le côté technique lui est plus terre à terre. Le jeu présente de nombreux problèmes. Tout d’abord, graphiquement, le jeu semble un peu en retard, les modèles 3D sont simples, trop simples, et cela est particulièrement visible lors des combats où l’on peut zoomer sur les combattants. Les combats se dérouleront dans des arènes quadrillées, vos unités auront deux actions par tour de jeu. L’interface de combat est assez simple, mais efficace, ce qui permet d’avoir un rendu de combat lisible.

En dehors des combats, les zones d’exploration sont lisibles, appuyer sur (L1) permet de mettre en surbrillance les éléments avec lesquels vous pouvez interagir : utile ! La musique, que ce soit de combat ou d’exploration est sobre, peu marquante. Il n’y a pas de réel morceau de musique mémorable, malheureusement. Toujours concernant le son, le jeu présente un grand nombre de dialogues doublés en français, ce qui aide à suivre l’histoire. Cependant, certains doublages laissent à désirer, notamment Corisandre où le doublage crépite. Peut-être est-ce en lien avec les conditions COVID lors du développement du jeu ?

Mais où sont donc les problèmes majeurs ? Tout d’abord, il est fréquent d’avoir des textures des cartes qui disparaissent, notamment les textures de l’eau ou des pentes. Il est également possible d’avoir des ralentissements importants lors de l’entrée dans l’inventaire : si ça vous arrive, ne faites rien ! Il est fortement probable que le jeu plante et vous fasse l’écran bleu de la PS4. Mais ce n’est pas que dans ce cas… Après certains combats le jeu peut planter… aucun moyen de savoir quand. Parfois, après un combat, impossible de sortir de l’écran de récompense, et donc vous devez quitter le jeu de force, dans ce cas, la sauvegarde automatique ne fonctionne pas, et vous devrez refaire ce combat. De façon générale, la sauvegarde automatique sauvera vos parties, bénie soit-elle !

Concrètement, c'est bien les plantages du jeu qui viendront nuire à vos sessions de jeu, nous ne pouvons espérer qu'une chose : des patchs correctifs des développeurs !
Plaisir à jouer et à rejouer
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Disciples : Liberation est un RPG, il s’inscrit dans une dynamique proche du jeu de rôle papier, avec la possibilité de choisir ses dialogues, avec leurs conséquences, parfois bonnes, parfois mauvaises. Les choix de dialogue peuvent vous conduire à nouer des relations, avec vos compagnons ou avec les PNJ plus classiques. Cet aspect a plus longuement été décrit plus tôt, mais sachez que de façon générale, dès qu’une option de romance vous est offerte, saisissez-la ! Cela vous ouvre souvent la possibilité de régler des conflits de façon pacifique (même si parfois vous aurez des relations avec des animaux morts-vivants… et oui, vraiment, ce n’est pas une blague…), et donc d'éviter un combat inutilement long et ennuyant. Après, libre à vous de choisir votre façon de jouer ou votre moralité. Vous pouvez vous allier avec les quatre grandes factions, ou au contraire, leur faire la guerre à toutes ou partie, amener la paix à Nevendaar, ou la détruire, comme vous le souhaitez.

De façon générale, c’est l’exploration et la découverte des quêtes secondaires qui apportera le plaisir de jeu, le scénario principal étant fade.
Concernant l’aspect RPG, celui-ci est assez simple, Avyanna dispose de points de compétence, qu’elle peut disposer dans trois arbres de compétences particuliers : combat, combat magique, et amélioration magique, ouvrant sur différentes classes de combat (assassin, magicienne, prophétesse etc.). Outre cela, vous pouvez changer l’équipement d’Avyanna : armes, armures, et esprits. Vous récolterez l’équipement pendant l’aventure, contre les ennemis ou en récompense de quête.

Le jeu offre aussi la possibilité d’être joué en multijoueur, entendez par là la possibilité de faire des combats contre vos amis, et c’est tout.
Chasse aux trophées
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Abordons maintenant le dernier point de notre test : la chasse aux trophées.

Si nous devions décrire cette chasse en un mot : facile. En effet, un grand nombre de trophées est lié avec la progression dans l’histoire, un trophée pour le prologue, treize pour les treize cartes, un pour la fin du jeu, puis ensuite un par recrutement de compagnon, et un par fin d’histoire personnelle de compagnon.

Hormis ces trophées « liés à l’histoire », vous devrez simplement améliorer Ylian, rechercher des sorts, progresser dans les arbres de compétences, ou vous équiper d’objets légendaires.

Les quêtes secondaires peuvent aussi apporter des trophées, comme par exemple celui nécessitant d’abattre la déesse des Morts-vivants : Mortis.

Malgré tous les problèmes techniques, c’est bien ici que le jeu tire son épingle, c’est le point positif de ce test.
Conclusion
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Disciples : Liberation est le quatrième opus d'une série assez ancienne. Cependant, déjà depuis le 3ème opus, de nombreuses critiques pouvaient être apportées. Il était espéré par les fans de la série un renouveau de la série, ou au contraire un retour aux sources. Et qu'avons-nous eu ? Un renouveau scénaristique permettant d'incarner une "faction" neutre, pouvant s'allier (ou non) aux factions classiques, sous couvert d'un scénario caricatural et sans saveur. Les combats ne donnent pas envie, bien trop mous pour être intéressants. Et surtout, des problèmes techniques réellement handicapants, nous privant du plaisir de jeu.

Ce test est possiblement influencé par la nostalgie des anciens jeux, cela peut expliquer certaines critiques menées, notamment sur la forme du scénario. Cependant, cela ne réduit pas les aspects notamment liés à la technique.

Pour profiter du jeu, un conseil, attendez que les développeurs corrigent les problèmes, cela permettra de jouer sereinement, et d'être apte à juger soi-même la qualité intrinsèque du scénario.
J'ai aimé
  • Les combats automatiques...
  • Un temps de jeu conséquent
Je n'ai pas aimé
  • ... les combats classiques sont trop mous
  • Une technique catastrophique
  • Un scénario et des personnages caricaturaux
  • Une bande-son qui passe inaperçu
  • Des temps de chargement trop long
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Je recommande ce jeu : À personne, Aux curieux

Cromwell-D (CromwellDarconn)

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