Die Young

ps4

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 13/01/2021
Genre(s) : Action , Aventure
Territoire(s) : FRANCE

8 joueurs possèdent ce jeu
49 trophées au total
0 trophée online
0 trophée caché

Platiné par : 6 joueurs (75 %)

100% par : 6 joueurs (75 %)


Note des joueurs :
5/5 - 1 note

Note des platineurs :
5/5 - 1 note

Test rédigé par matrobymat le 19-03-2021 - Modifié le 10-04-2021


Introduction

N'avez-vous jamais trouvé bizarre que dans un survival, le héros dispose d'un GPS qui lui indique précisément le lieu de ses objectifs ? Bizarre que les lieux explorés regorgent tous de caisses de munitions judicieusement placées ? Etrange que le personnage puisse booster ses compétences en buvant des mixtures diverses et variées ? Die Young prend le pari de proposer une aventure différente, plus réaliste et moins dirigiste. Examinons ensemble le jeu d'IndieGala et rendons-nous compte par nous même si le pari est gagné.

Contenu du jeu

La première chose à savoir sur Die Young, c'est qu'il n'est pas disponible en français. Ni en audio, ni dans les sous-titres. Un message nous avertit que d'autres langues viendront dans le futur mais … qui sait ? Passé ce mauvais point, l'aventure débute par une cinématique nous expliquant que nous, Daphné, acceptons de partir avec un groupe d'amis sur une île près de la Turquie pour une expédition sportive et festive. L'île en question est relativement méconnue et sous le giron d'aucun gouvernement. Il s'avèrera, dès votre arrivée, que l'île paradisiaque ne le sera pas tant que ça puisque vous serez enlevée dans des circonstances mystérieuses et jetée au fond d'un puit. A vous de vous sortir de ce guêpier, et de trouver un moyen de vous enfuir de l'île, en découvrant éventuellement ce qu'il est advenu de vos amis.

On remarquera assez vite que le joueur dispose juste d'une carte, sans annotation, rien, et que vous êtes livrée à vous même, sans objectif précis à part la survie et trouver un moyen de vous échapper. Dans Die Young, il faudra fouiner, chercher et explorer par soi-même pour comprendre un peu ce qu'il se passe sur cette île. Sans arme, vous devrez trouver vous-même de quoi vous défendre, en trouvant des objets, ou en en fabriquant plus tard, lorsque vous aurez trouvé le nécessaire à leur fabrication. Les objets s'usent, finissent par être détruits, vous devez également trouver à manger et à boire, sous peine de perdre de la santé par manque d'hydratation. Un ennemi mort reste mort, et ne réapparait pas comme par miracle.

Malheureusement, l'île théâtre de nos pérégrinations est assez désertique. Enfin, en terme d'ennemis, car il est vrai que de nombreux animaux sont présents et se baladent librement : lapins, oiseaux, sangliers, chèvres, serpents etc … Les adversaires, eux, qu'ils s'agisse de membres d'une milice, d'espèces de junkies mineurs ou de chiens de garde, sont disséminés de manière un peu trop éparse pour être dangereux. Les miliciens armés sont toutefois assez costauds pour poser de vrais problèmes, et il vaudra mieux préférer les éviter plutôt que les affronter, tout du moins tant que vous n'aurez pas trouvé une vraie arme digne de ce nom. Le jeu s'avère assez punitif, la vie part vite, et il est facile de mourir d'une chute. En effet, Daphné est une alpiniste émérite, et le level-design est propice à des phases d'escalade et de sauts millimétrés. Les chutes sont nombreuses, et la mort arrive souvent.

Le scénario quant à lui s'avère assez basique, sans grande surprise, même s'il serait malhonnête de dire qu'il est mauvais. Il faudra surtout bien chercher partout pour en apprendre plus, celui-ci se dévoilant surtout au détour de notes trouvées sur les lieux que vous explorerez. Il est possible de terminer le jeu assez rapidement (en dix heures environ) si vous le faites en ligne droite et que vous choisissez de réaliser la fin la plus rapide. Au nombre de quatre, les autres dénouements vous emmèneront à une vingtaine d'heures, et un peu moins d'une trentaine pour le platine.
Note : 3/5

Aspect technique du jeu

Commençons l'étude technique de Die Young par la partie graphique. Le jeu se déroule donc sur une île "paradisiaque", influencée par Far Cry 3. Les similitudes avec ce dernier ne s'arrêtent d'ailleurs pas au visuel de l'île, mais se retrouvent également au niveau du scénario, que je ne dévoilerai pas plus pour ne pas spoiler. La comparaison avec le best seller d'Ubisoft n'est malheureusement pas à l'avantage de Die Young, car il faut bien l'avouer, celui-ci est à la peine. Le clipping est très prononcé, les textures proches sont souvent grossières, et les chutes de framerate assez fréquentes, surtout lorsque le jeu change de zone. Je parle de changement de zone, mais il faut bien comprendre que ce ne sont pas des changements avec écran de chargement. En effet, il n'y a pas d'écran de chargement dans le jeu (à part le chargement initial bien sûr) et l'ensemble de la grande map est explorable en une seule fois, ce qui est assez agréable. Agréable et heureux d'ailleurs, car le temps de charge du jeu, que ce soit initial ou après une mort, est assez long. Dernier point, assez bizarrement, si le titre souffre sur l'environnement proche, il est assez bluffant sur les panoramas où le champ de vision est assez impressionnant, sans effet de flou ni quoi que ce soit. Etrange, mais appréciable.

Au niveau sonore, le titre se démarque par une musique d'introduction assez rock, ambiance que l'on retrouve un peu lorsque des ennemis nous détectent ou pendant les phases de combat de boss. Le reste du temps, l'ambiance est ténue, et forcément plus calme vu le côté désertique de l'île. Les bruitages sont présents bien sûr, rien n'est mauvais mais l'ambiance du jeu n'est pas propice à une partie sonore marquante. Le titre d'IndieGala ne vous laissera donc pas un souvenir impérissable en mémoire, mais le côté sonore fait le job tout de même, sans plus.

Le gameplay est un élément central du jeu, puisque Daphné, en tant que passionnée d'escalade, aura fort à faire avec les lieux escarpés de l'île. Vous devrez souvent escalader, sauter, vous rattraper de justesse et la mort sera souvent présente, le jeu étant assez punitif. Le personnage réagit bien, est agile, et je n'ai pas souvenir d'avoir pesté à cause de réaction étrange, ou de manque de réaction justement. Un très bon point. La seule composante qu'il faudra intégrer est une légère imprécision, je trouve, au niveau des sauts les plus longs, où on a vraiment l'impression de devoir commencer à sauter alors que le personnage est déjà dans le vide. Il faut vraiment sauter au dernier moment, voire un peu plus, selon moi. On s'y fait malgré tout assez vite et cela ne pose pas vraiment problème. Dans la manière de se mouvoir et d'appréhender le parkour, Die Young se rapproche cette fois d'un Dying Light. Là encore, il n'atteint pas la maestria de son mentor, mais ce n'est pas par manque de talent, mais plutôt à cause des lieux explorés, une ville ravagée par une apocalypse zombie étant plus propice aux exploits qu'une île quasiment déserte.

Quelques bugs sont malheureusement venus ponctuer mon expérience, comme des retours au menu de la PS4, ou des freezes. Ils étaient très peu nombreux, et n'ont pas eu de conséquences désastreuses.
Note : 2/5

Plaisir à jouer et à rejouer

Alors qu'en est il du plaisir de jeu ? Et bien franchement, j'ai eu du mal à lâcher la manette. Et pourquoi ? Parce que justement on ne me tenait pas par la main. Cela a été un véritable plaisir de parcourir cette île étrange, en quête d'une échappatoire. De découvrir quel mal avait place ici, et de choisir ou pas d'intervenir, d'y participer, ou d'essayer de l'arrêter. Car oui, il est possible de tout explorer, ou pas. Le jeu peut se terminer assez rapidement, ou au contraire se savourer plus longuement, en fonction des choix que vous ferez. Le joueur est libre, totalement, et cela fait du bien.

Pas de GPS, il faut trouver son chemin seul, en évitant les ennemis plutôt qu'en les affrontant la plupart du temps, car Daphné n'est pas Rambo, et si elle est agile, elle ne fera pas le poids face à des ennemis mieux armés. J'ai même été un peu déçu que les développeurs aient intégré une espèce de vision d'aigle, qui permet à l'héroïne de mettre en évidence les points d'escalade auxquels elle peut s'accrocher, et de mettre en surbrillance les ennemis. Heureusement, cette vision d'aigle n'est utilisable que si Daphné est immobile, ce qui la rend éphémère. Je trouve personnellement qu'ils auraient dû éviter, et jouer la carte du réalisme et du survival encore plus à fond.

Pour autant le jeu n'est pas très difficile, mais les morts seront assez nombreuses tout de même, car les chutes sont fréquentes et souvent fatales. Tant mieux, cela fait partie du plaisir, et les points de sauvegarde sont bien placés, ni trop ni pas assez nombreux.

La rejouabilité est également assez bonne, puisque comme je l'ai dit précédemment, le jeu dispose de quatre fins différentes. Comme l'aventure reste fondamentalement la même, on préférera reprendre une sauvegarde précédente plutôt que de tout recommencer, mais tout de même, il est appréciable de prendre des chemins différents, surtout qu'une bonne partie de l'île peut carrément être ignorée si vous prenez la première fin.
Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%

Le joueur étant tellement libre de ses actions dans Die Young qu'il fallait bien donner un petit coup de pouce à celui-ci pour l'inciter à farfouiller partout, et les trophées en ce sens remplissent parfaitement leur rôle. La liste est un modèle de ce que devrait être une liste de trophées dans un jeu à monde ouvert. Pas de trophées farfelus, pas de trophées de farm ou de grind, pas d'action spécifique improbable à réaliser. Juste une incitation à découvrir tout ce que le jeu a à proposer.

27 trophées sur les 49 que compte le jeu sont des trophées d'exploration qui se débloquent en rejoignant les zones de la map. Cinq trophées supplémentaires viennent s'ajouter à votre collection en réalisant la quête principale, et cinq autres viennent récompenser les différentes fins du jeu. Ajoutez à cela trois breloques obtenues suite à des combats de boss optionnels, et d'autres trophées récompensant l'accomplissement de certaines quêtes secondaires. Et c'est tout. La liste est fournie, mais n'a qu'un seul et unique but : vous pousser à découvrir toujours plus le jeu. C'est un vrai bonheur et aucun trophée ne vous ennuiera ou ne vous obligera à réaliser des actions sorties du cerveau malade de certains développeurs. De nombreux jeux devraient en prendre de la graine, et je félicite et applaudis à deux mains IndieGala pour cette réussite.
Note : 5/5

Conclusion

Très bonne surprise que ce Die Young, dont je n'attendais pas grand chose. Au final, c'est un jeu un peu léger techniquement, mais au plaisir de jeu indéniable, où la survie se mérite et où le joueur n'est pas tenu par la main. Il faudra explorer, chercher, et découvrir par soi-même les tenants et les aboutissants de cette belle aventure, efficace et originale.
Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
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matrobymat (matrobymat)

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