Demoniaca : Everlasting Night

ps4

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 12/01/2022
Genre(s) : Action , Plates-formes, Indépendant
Territoire(s) : FRANCE

7 joueurs possèdent ce jeu
29 trophées au total
0 trophée online
0 trophée caché

Platiné par : 2 joueurs (29 %)

100% par : 2 joueurs (29 %)


Pas de note
des joueurs

Pas de note
des platineurs

Test rédigé par Ex-Nihylo le 14-03-2022 - Modifié le 17-03-2022

Introduction

Image

Présenté comme un metroidvania à l'ancienne, dans un pur style pixel art, Demoniaca : Everlasting Night a été développé par AKI pour le compte d'East Asia Soft. Mettant en avant une héroïne rousse et sexy assoiffée de vengeance contre des démons qui ont saccagé son village, le jeu cherche à s'inscrire dans la lignée de la vague de jeux rétro de ce genre, qui a fait les beaux jours de la PS4.
Apporte-t-il quelque chose au genre ? En est-il une bonne itération ? Mérite-t-il vraiment son statut de metroidvania enchanteur ? C'est ce que nous allons tenter de voir dans ce test, mais d'abord, place au trailer officiel :
Contenu du jeu
Un semblant de scénario vous met dans la peau d'une héroïne qui a survécu à l'attaque tragique de son village. Bien décidée à se venger des démons auteurs de ce carnage, celle-ci se lance à l'assaut de la tour contenant ces derniers, pour leur infliger une bonne raclée. Voilà pour le plot servant de prétexte à notre metroidvania-like du jour.

Outre le traditionnel menu d'options, permettant par exemple d'augmenter ou de baisser le volume du son, le jeu vous propose avant tout un mode histoire, dans lequel il faudra faire un choix initial. En effet, deux niveaux de difficulté sont disponibles, un facile pour avancer dans l'histoire sans se prendre trop la tête - mais cela n'empêche pas pour autant les game over, faute d'une difficulté mal dosée - et un mode normal où les ennemis seront un peu plus retors. On peut également jouer à 2 mais le 2ème joueur incarne dans ce cas un petit démon qui se bat à vos côtés, autant dire que l'expérience tourne court rapidement étant donné la faible assistance proposée.

Notre héroïne progresse à la manière d'un personnage de RPG, elle gagne en niveau à force de battre des monstres, augmente ses statistiques telles que la force ou la défense, on peut l'équiper de divers accessoires mais elle ne se battra qu'avec ses poings : ceux qui s'attendent à la voir utiliser des armes peuvent déjà passer leur chemin !

Il en va de même pour l'acquisition de combos et de coups spéciaux, que l'on acquiert au fur et à mesure de notre avancée, en parlant à certains personnages que l'on ne manque pas de croiser, ou alors en les achetant dans une boutique. Ici, la monnaie correspond à des esprits ("soul" dans le jeu), que l'on récolte en fracassant les objets du décor tels des lampes. Quelques boutiques de potions parsèment votre route pour vous acheter de quoi rehausser vos points de vie, qui peuvent par moment décroître rapidement. Certains ennemis vous empoisonnent ou vous figent en statue, ayez donc toujours quelques potions sur vous pour le cas où.

Les allers-retours entre chaque zone étant obligatoires au fur et à mesure que l'on déverrouille de nouvelles compétences, qui nous permettent d'accéder à toujours plus de petites zones cachées, la durée de vie du jeu est conséquente : comptez une dizaine d'heures environ pour venir à bout de l'histoire, sans forcément avoir déniché tous les coffres de toutes les zones, certains étant bien cachés et peu accessibles. Une map est disponible dans le menu des options, ainsi qu'une minimap à l'écran, mais elle sera peu exploitable car on ne peut ni zoomer, ni dézoomer, et encore moins indiquer nous-même des emplacements dessus (par exemple un endroit dans lequel revenir plus tard faute de compétence acquise), cela n'aurait pas été du luxe tellement le jeu est rébarbatif en soi avec un trop grand nombre d'allers-retours à effectuer entre chaque zone.

A noter que le jeu ne propose aucun mode en ligne, ni de codes de triche permettant de faciliter l'expérience.
Aspect technique du jeu
Graphiquement le jeu rend clairement hommage aux meilleures productions en 2D datant des années 90 : pixels à gogo, animation d'une autre époque, tout est fait pour que l'on se croit être revenu 30 ans en arrière. Musicalement les rares compositions contribuent à l'ambiance globalement glauque du jeu, ainsi que les bruitages, même si on peut déplorer un nombre très limité de pistes musicales.

Dommage tout de même d'avoir sans doute voulu trop copier les années 90, le jeu possédant des temps de chargement digne de la grande époque de la PS1, du moins sur PS4 - faute de PS5 il m'est impossible de vous dire ce qu'il en est sur cette plateforme. De même, la maniabilité est insuffisante pour permettre un réel confort de jeu, puisque l'on ne peut pas modifier celle-ci dans les options : une aberration tant les sauts, que l'on droit maîtriser avec la touche (R2), posent problème ! On finit par s'y faire à la longue mais les approximations de gameplay nuisent tout de même grandement au jeu. Quelques ralentissements sont à déplorer quand il y a trop d'animations à l'écran.

Le gameplay se résume donc essentiellement à avancer, à déambuler dans des couloirs plus ou moins labyrinthiques et possédant une ou plusieurs sorties vers un autre couloir, de frapper les adversaires en mitraillant les touches de base, en acquérant des combos soit en progressant dans le jeu, soit en les achetant. Et à maîtriser ce diable de saut, de double-saut quand on le débloque et qui ne fait pas honneur au jeu tant son acquisition est délicate.

Le jeu ne propose d'ailleurs pas de version française, on en est encore là en 2022... Plus étonnant, toutes les autres langues principales ou presque sont disponibles dans les options mais pas la nôtre ! C'en est presque ridicule à notre époque. L'ajout de dialogues audios aurait pu contribuer à une meilleure immersion, surtout qu'il y n'y a pas tant de répliques que ça à doubler, dommage.

Des temps de chargement indignes d'une PS4, une absence de VF étonnante alors que nombre de langues sont disponibles, la non-possibilité de configurer les touches... Autant de taches indélébiles inexplicables font que la technique n'est que trop peu au rendez-vous pour apprécier pleinement les quelques qualités du soft...
Plaisir à jouer et à rejouer
Comme nous l'avons vu précédemment, le gameplay délicat à prendre en main, notamment à cause de l'impossibilité de changer la touche de saut, nuit grandement à l'expérience proposée. Le jeu possédant une difficulté - toute relative - la chasse aux trophées demeure heureusement facile (voir plus bas) car celle-ci est assez élevée et mal dosée (les écrans de game over apparaîtront fréquemment et ce dès le début, cela pouvant déstabiliser les néophytes), il aurait été largement appréciable de configurer les touches à notre façon. Même les jeux les plus rétros de nos jours proposent cette option, les développeurs se sont ici tirés une balle dans le pied en ne nous offrant pas cette possibilité.

De même, les nombreux allers-retours, inhérents à ce type de jeu, peuvent finir par lasser tant les décors se ressemblent tous, le bestiaire aussi, et on finit rapidement par esquiver les ennemis qui re-popent sans cesse faute d'envie de s'en servir de défouloir. Bourriner en se tenant légèrement à distance suffit pour détruire tous les obstacles qui vous font face, l'IA étant aux fraises, les boss paraissent quant à eux très difficiles à battre, surtout au début du jeu, mais une fois les patterns appris, vous en viendrez facilement à bout. Mais cela vous prendra beaucoup (trop) de temps, les boss ayant une quantité plutôt faramineuse de points de vie. Il aurait été judicieux de leur en donner moins et d'en améliorer les patterns pour rendre les duels vraiment intéressants...

Une fois le jeu bouclé il serait étonnant que des joueurs trouvent le moindre intérêt à recommencer une partie. Le pseudo-scénario n'est qu'un prétexte à l'exploration, celle-ci se révélant plutôt fade et besogneuse, l'atmosphère quelque peu oppressante du jeu n'est pas assez exploitée pour donner envie d'y reprendre du plaisir. Et si vous avez besoin de vous défouler à la manière d'un beat them all, préférez n'importe quel bon titre faisant parti de ce genre, cela vaudra mieux.
Chasse aux trophées
Un total de 29 trophées, platine inclus, récompensera les joueurs ayant envie d'obtenir un platine simple, sans prise de tête.

En effet, la chasse au platine comporte son lot de trophées techniques, son lot de trophées liés à l'exploration mais aussi - et de façon plus surprenante - un seul trophée lié à l'histoire.

Ainsi, les trophées techniques, au nombre de 12, consistent essentiellement à tuer des ennemis, 400 précisément pour obtenir (Or) Rampage, détruire en les jetant des objets de votre inventaire, 75 précisément pour obtenir (Argent) Dust Master, ou encore détruire des objets sur votre chemin. Pas besoin de trop vous impliquer pour les obtenir, ceux-ci finiront par tomber naturellement le long de votre progression.

Quant aux trophées liés à l'exploration, on peut les répertorier en 2 catégories : ceux qui tomberont à force de fouiller les moindres recoins du jeu, tels que découvrir des trésors plus ou moins bien cachés ou encore (Or) Prudent qui consiste à découvrir 5 salles de sauvegarde, mais aussi ceux qui consistent à parcourir une certaine distance ou à effectuer un certain nombre de sauts, tels que (Argent) Ironman pour le 1er cité ou (Argent) Spring Loaded pour le 2ème cité. Là encore il suffit simplement de jouer pour les obtenir.

Enfin, le seul trophée lié à l'histoire, à savoir (Or) The Pet, consiste tout bonnement à vaincre le premier gros boss du jeu, un genre de vers de terre géant avec un pattern très facilement repérable pour savoir comment se positionner pour ne pas se faire toucher et pouvoir contre-attaquer jusqu'à ce que mort s'ensuive. Il ne vous posera donc pas de problème.

En conclusion, la chasse au platine est plutôt facile, quoique un peu longuette, dî au fait qu'il faudra tout de même prendre son temps pour débusquer le nombre minimal de trésors requis, mais aussi absorber les 4000 esprits pour acheter les dernières techniques qui vous vaudront, à eux seuls, l'obtention de 6 trophées. Cela vous vaudra bien des allers-retours dans toute la map du jeu ou presque. Du temps et de la patience vous seront demandés, ni plus ni moins, vu qu'il n'y a pas obligation de finir le jeu pour le platiner.
Conclusion
Demoniaca : Everlasting Night rate son pari de proposer un metroidvania-like gothique réussi, la faute à un ensemble de petites erreurs qui gâchent l'immersion que l'on était en droit d'avoir dans ce type de jeu. Cela n'en fait pas un mauvais jeu pour autant, espérons qu'une suite corrigeant tous ses travers nous parvienne afin d'apprécier au mieux les aventures de notre héroïne rousse sans nom.
J'ai aimé
  • L'ambiance proposée, en adéquation avec sa réalisation
  • Un platine peu exigeant
Je n'ai pas aimé
  • Plein de langues mais pas de VF ?
  • Difficulté mal dosée
  • Pas de possibilité de configurer les touches
  • Une carte plus détaillée n'aurait pas été du luxe
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Je recommande ce jeu : Aux spécialistes du genre, Aux curieux, Aux chasseurs de trophées/platine facile

Ex-Nihylo (ex-nihylo)

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