Cobra Kai : The Karate Kid Saga Continues

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 27/10/2020
Genre(s) : Beat'em all
Territoire(s) : FRANCE

11 joueurs possèdent ce jeu
48 trophées au total
0 trophée online
0 trophée caché

Platiné par : 0 joueur (0 %)

100% par : 0 joueur (0 %)


Pas de note
des joueurs

Pas de note
des platineurs

Test rédigé par Ex-Nihylo le 12-11-2020 - Modifié le 12-11-2020

Introduction

La série du même nom cartonnant actuellement sur Netflix, il était évident qu'une adaptation vidéoludique de Cobra Kaï pointe tôt ou tard le bout de son nez, et c'est chose faite désormais par les développeurs brésiliens de chez GameMill Entertainment et l'éditeur Maximum Games pour la version européenne du jeu. Et là encore arrive une autre évidence, prévisible, puisque c'est sous la forme d'un beat-them-all que se présente cette adaptation... Vous ne vous attendiez pas à un RPG tout de même ?!

Souhaitant surfer sur la vague de jeux rétros à succès - au hasard Shantae ou plus précisément dans le même genre Street of Rage 4 - ce jeu, intitulé "The Karate Kid Saga continues", a l'ambition d'allonger la hype de la série en nous promettant de furieux combos pour bouter l'un des deux clans rivaux hors de la ville. Parvient-il à répondre à toutes ses promesses ? Une réponse dans ce test, mais d'abord prenez le temps de visionner le trailer officiel du jeu :

Contenu du jeu

Bienvenue chez les Cobra Kai, ou alors dans le dojo concurrent, les Miyagi-Do ! Ici, pas besoin de neurones, on enchaîne les niveaux, que l'on sélectionne via une carte de la ville où se déroulent nos aventures, et on tape sur tout ce qui bouge. Dès que l'on a battu tous les adversaires d'un écran, on peut continuer d'avancer dans le niveau, et ainsi de suite, jusqu'à l'apparition du boss. Celui-ci battu, on déverrouille un ou deux nouveaux niveaux sur la carte. Et ce sera comme ça environ 28 fois de suite, pour finir l'histoire du jeu, avant de recommencer en prenant en main le clan que vous n'aviez pas choisi d'emblée.

Chaque niveau clé offre une ou deux petites cut-scènes en images figées du plus mauvais effet, avec des prétextes bidons pour se taper sur la tronche : ce n'est clairement pas pour l'histoire en elle-même que l'on joue, or, il n'y a qu'un seul mode dans ce jeu, et c'est justement le mode...Histoire. On peut quand même faire le jeu en coopération avec un ami, en local, en intégralité. Que l'on joue seul ou à deux ne change strictement rien, hormis faciliter un jeu qui est déjà très facile de base.

En effet, on avance, on castagne en martelant quelques touches au hasard et ça passe largement. Les développeurs proposent pourtant un large panel de coups, mais qui n'ont aucune utilité ici. Quel intérêt d'apprendre un combo utilisant diverses combinaisons de touches et qui peut être délicat à sortir si on rétame n'importe quel ennemi avec une combinaison maximum de 2 touches ?

Entre chaque niveau vous avez accès à votre dojo qui contient les infos nécessaires pour réussir certains défis, avec trophées à la clef. Vous pouvez également améliorer vos talents, à la fois pour vos personnages mais aussi pour votre groupe en général, à l'aide des pièces que vous cumulerez à force de battre vos ennemis. Vous en ferez rapidement des gros costauds, la difficulté étant très mal dosée et le jeu globalement trop facile, l'ennui pointera rapidement le bout de son nez...

Le jeu vous propose de recommencer l'aventure avec l'autre clan que vous n'aurez pas choisi lors de votre première campagne : cela vous permettra d'avoir accès au boss final caché et donc de deviner qui tire réellement les ficelles depuis le début de vos aventures. Et ensuite ? Hé bien... C'est tout, mis à part tenter de remporter les derniers rares trophées qui vous manqueront, le jeu ne proposera plus rien d'autre. A ce prix (environ 40 €), la pilule aura sûrement du mal à passer, des petits jeux indés le surpassant très facilement en terme de contenu.

En résumé : un seul mode de jeu, une histoire très mal mise en scène, des séquences de baston d'une mollesse affligeante qui s'enchaînent, peu d'options et pas de choix de difficulté, on a ici clairement tous les éléments constitutifs d'un contenu de jeu à la ramasse. Ses points positifs se résument aux références, nombreuses, à la série à laquelle ce jeu se réfère, et c'est à peu près tout.
Note : 2/5

Aspect technique du jeu

Graphiquement laid et comportant des animations presque dignes des plus mauvais jeux de l'époque PS2, ce ne sont pas nos mirettes qui vont en prendre plein la vue. Le level design est à des années lumières de ce qui se fait de mieux en la matière, il faut dire que le choix, très étrange au demeurant, de nous plonger dans une vraie-fausse 3D n'était sûrement pas le choix pour une expérience idéale de gameplay. Ainsi, les décors en 3D fixe - on ne peut pas faire pivoter la caméra - sont laids et en plus ne sont même pas exploitables totalement : il est toujours frustrant de ne pas pouvoir déplacer notre personnage dans une partie du décor qui est présente sous nos yeux !

Plus grave, cela rend l'action confuse : alors que l'on n'est pas à la même hauteur qu'un ennemi, on pourra quand même lui infliger des dégâts, mais parfois pas ! Cette approximation se répète bien trop souvent et gâche littéralement le plaisir du jeu. Des décors en 2D auraient constitué un choix nettement plus judicieux et sûrement ôté tout problème de hitbox. Les décors se ressemblent rapidement tous, aucun ne se démarque réellement des autres, une chose est sûre on ne jouera pas à Cobra Kai pour sa beauté. Les personnages s'incrustent mal dans ce décor, dans lequel ils se déplacent beaucoup trop lentement. On peut certes courir en pressant deux fois la touche directionnelle concernée mais la précision des déplacements est trop confuse en général pour réellement se servir de cette possibilité. Autre soucis : les ennemis ne sont quasiment jamais programmés pour parer vos coups ni, pire, pour les esquiver, ce qui nous donne une IA à la masse, y compris pour les boss qui n'augmentent que très peu la difficulté, et donc l'intérêt du jeu.

Les scènes cinématiques, constituées d'enchaînement d'images fixes, sont du plus mauvais effet, et techniquement dépassées depuis une ou deux générations de console. Dommage car les voix officielles américaines ont été judicieusement apportées dans le jeu, mais c'est à peu près le seul point positif de l'aspect technique du jeu. Même le sous-titrage en français est raté, avec des passages en italien dans le menu du dojo ! A se demander comment ce jeu a pu passer au contrôle technique en 2020 ! La bande sonore restera anecdotique, elle fait le boulot, ni plus ni moins, et il en va de même pour les bruitages.

Enfin, des problèmes de latence entre le moment où l'on appuie sur la manette et l'action réalisée à l'écran s'ajoutent à une réalisation déjà bâclée globalement : on est clairement à des galaxies de ce qu'un beat-them-all en 2020 devrait nous apporter.
Note : 1/5

Plaisir à jouer et à rejouer

Une touche pour les poings, une pour les coups de pied, une pour sauter, des coups spéciaux en combinant une touche latérale (R2 ou L2) avec une des 4 touches principales : le jeu part sur les bases classiques, mais efficaces. A cela s'ajoute la possibilité de faire des combos pour peu que l'on fouille dans le menu du jeu pour trouver comment les faire, la possibilité de faire des "chopes" ou encore d'envoyer valser des objets, comme des chaises ou des ballons de basket dans le lard des ennemis, tout comme la possibilité de tuer les ennemis en un coup en les faisant interagir avec le décor : le jeu propose bien tous les classiques du genre, sans rien lui ajouter mais sans rien lui ôter non plus.

Mais indiquons le sans détour : une des rares choses fun qui donne envie de jouer et de rejouer est la possibilité d'obtenir et de tester de nouveaux coups. La possibilité de jouer à deux en simultané amusera les plus téméraires d'entre nous le temps de quelques niveaux mais trop de défauts viennent ternir le tout. Explications.

Tout d'abord, la répétitivité : bien sûr, tous les jeux appartenant à ce genre finissent par souffrir de ce défaut, aussi fun soient-ils. Seulement, ici, il n'y a vraiment aucune subtilité dans le gameplay, mitrailler les touches de poing et de pieds ou de taper au pif les combos précités (à l'aide des touches L2 et R2) suffira largement à finir le jeu, à tout débloquer, sans que l'on ne soit poussé à apprendre les différents combos - pourtant présents en nombre ! - et cela vaut aussi bien pour les simples ennemis que pour les boss.

Les boss, parlons-en : quasiment tous les mêmes, aucun challenge pour les battre tant que l'on utilise la technique du "frappe et esquive" jusqu'à ce qu'ils finissent par périr. Il en va de même pour le boss de fin, ce qui ôte définitivement tout challenge au jeu. Et la difficulté est unique, pas de mode difficile en vue qui aurait sûrement fait plaisir aux hardcore gamers...

On finit donc par s'ennuyer très vite. Une fois le jeu terminé avec un des deux clans, le jeu vous propose de le recommencer avec l'autre clan : là par contre il vous faudra du courage pour avoir envie de recommencer, car c'est strictement le même jeu, mis à part les cut-scenes qui s'adaptent au clan choisi. Le véritable boss du jeu finira dès lors par se montrer mais là encore le challenge ne sera pas de mise. Encore une occasion ratée.

Les simples ennemis boxent tous de la même façon et ne sont pas très variés, les niveaux se suivent et se ressemblent tous - en même temps le jeu se déroule en ville, un niveau sous-marin aurait sûrement paru étrange - et il en va de même pour les demi-boss de mi-niveaux. Un dernier mot concernant les personnages que l'on peut incarner : ils ont beau avoir quelques techniques personnelles, cet aspect du jeu n'a pas été exploité puisqu'aucun aspect stratégique dans les combats n'est proposé dans le jeu.

Les gros fans de la série qui peuvent passer outre l'ensemble de ses défauts y trouveront peut-être leur compte, mais il serait étonnant qu'eux-mêmes y passent plus d'une dizaine d'heures. Peut-être que les plus jeunes joueurs qui aiment la série et qui détestent la difficulté y trouveront aussi leur compte, bien que ce jeu ne se destine pas forcément à ce genre de public.
Note : 2/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%

Le jeu comporte, platine inclus, un total de 48 trophées à décrocher. Il vous faudra faire le mode histoire 2 fois au minimum pour tous les obtenir, puisqu'il faudra achever 2 fois le mode histoire en incarnant à chaque fois l'un des deux clans. En théorie une dizaine d'heures pour les joueurs connaissant déjà la base des beat-them-all devrait suffire.

Premier point : la difficulté n'étant pas paramétrable, il faudra composer avec celle proposée par le jeu. A ce sujet, ne vous inquiétez pas, il suffit la plupart du temps de mitrailler les ennemis et d'enchaîner les combos basiques ( (R2) + (rond), (L2) + (carre) par exemple) pour venir à bout de n'importe quel boss. La plus grande difficulté sera probablement de traverser un niveau entier, n'importe lequel, sans se faire toucher, pour décrocher le trophée (Bronze) intitulé La peur n'existe pas dans ce dojo. Ce sera sûrement la seule fois du jeu où vous devrez être un peu plus technique que d'habitude, d'anticiper les ennemis à venir, de connaître le niveau par coeur pour ne pas vous faire toucher bêtement.

La plupart des trophées tomberont sans que vous ne cherchiez à les obtenir : ainsi, le trophée (Bronze) Saison de chasse, qui consiste à achever 3 ennemis squelettes à coup de batte tombera très certainement tout seul, ou encore celui en bronze qui consiste à acheter votre première amélioration dans votre dojo, appelé Je ne fais que regarder.

Quelques trophées liés à des actions spécifiques sont de la partie, on vous demande par exemple de lancer un ennemi vers l'écran pour le trophée en bronze Le coup des tortues, ou encore pour le trophée (Bronze) Aléatoire de faire tomber tous les noms du panneau d'affichage du tournoi dans un niveau précis. Les trophées les plus longs à obtenir seront les 8 trophées qui consistent à terminer des groupes de défis. Chaque groupe de défis comporte des actions spécifiques à réaliser, la plupart du temps en nombre (comme par exemple abattre tel ennemi spécifique de telle façon spécifique), il vous faudra régulièrement visiter votre dojo, entre 2 niveaux, pour savoir ce que vous avez à accomplir comme tâche. Plutôt ennuyeux à réaliser, sachez que certains de ces défis constituent également un trophée à eux seuls.

C'est d'ailleurs le cas d'une douzaine de trophées qui consistent tout simplement à porter le coup de grâce à des boss spécifiques avec l'un de vos personnage en particulier. Rassurez-vous, tout est bien décrit dans l'explication du trophée, un simple aller dans le menu et vous saurez avec qui vous devrez abattre tel boss pour obtenir tel trophée. Les trophées souffrent réellement d'un manque d'originalité...

Enfin, 3 derniers trophées concernent les collectibles, puisque certains objets clés cachés dans les niveaux du jeu seront à trouver. Si certains sont simplement sur votre chemin, d'autres sont bien cachés. Comptez en moyenne 3 objets cachés par niveau et un total de 90 objets minimum à trouver pour obtenir ces 3 trophées. Vu le level design raté du jeu, certains objets seront probablement difficiles à débusquer.

Au final le jeu ne se sauvera pas avec une liste de trophées plaisante, ou même pertinente, qui présente peu de difficulté mais qui demeurera plutôt ennuyante. A réserver aux chasseurs qui en veulent vraiment...
Note : 2/5

Conclusion

Le jeu réussit l'exploit de décevoir à tous les niveaux : amusant quelques minutes, les défauts apparaissent très rapidement et empêchent un plaisir de jeu qui aurait pu prétendre à rivaliser avec d'autres cadors tels que Street of Rage 4. Ne perdez pas de temps, passez votre chemin et optez pour ce dernier si vraiment vous souhaitez vous défouler dans un beat-them-all digne de ce nom. Espérons qu'une suite paraîtra pour gommer tous ses défauts car la série présente un véritable potentiel.
Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
7
Je recommande ce jeu : À personne

Ex-Nihylo (ex-nihylo)

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