Assassin's Creed Mirage

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 05/10/2023
Genre(s) : Action , Aventure
Territoire(s) : FRANCE

5636 joueurs possèdent ce jeu
51 trophées au total
0 trophée online
12 trophées cachés

Platiné par : 3552 joueurs (63 %)

100% par : 3552 joueurs (63 %)


Note des joueurs :
4.4/5 - 82 notes

Note des platineurs :
4.3/5 - 70 notes

Test rédigé par Bas ^ le 16-10-2023 - Modifié le 16-10-2023

Introduction

Image

Est-il vraiment nécessaire de présenter la licence Assassin's Creed ? Débutée en 2007 sous la houlette d'Ubisoft, il s'agit probablement de l'une des séries les plus emblématiques du jeu vidéo, qui aura tout connu, du succès aux lancements ratés, de la lassitude des joueurs au regain d'intérêt colossal quand la saga s'est réinventée, à l'occasion d'une nouvelle trilogie (Origins, Odyssey, Valhalla).

Aujourd'hui, Ubisoft revient avec une 13ème mouture (si l'on se concentre sur les épisodes principaux), un hommage au premier Assassin's Creed, avec un retour aux sources volontaire, une nouvelle réinvention finalement, mais sans être un reboot complet. Confié au jeune studio Ubisoft Bordeaux, le titre intitulé Assassin's Creed Mirage nous plonge au cœur de la Bagdad du IXème siècle, le point d'entrée vers l'Orient et les 1001 Nuits.

Ce nouvel épisode saura-t-il autant convaincre qu'Origins aura su le faire en son temps ? Une chose est sûre, il ne laissera pas indifférent...
Contenu du jeu
Airqud fi salam

Découvert lors du périple viking dans Valhalla, Basim fait son retour mais cette fois-ci en tant que personnage principal de Mirage, un épisode centré sur sa transformation de petit voleur des rues en maître assassin. Si le pitch peut vous paraître familier, ce n’est pas pour rien, puisqu’il vient se calquer en grande partie sur les premiers opus, ceux d’Ezio notamment, où vous deveniez le Grand Maître d’une Confrérie en déroute dans les rues de Florence. Et ce n’est pas la seule chose que Mirage peut se targuer d’avoir en commun avec Assassin’s Creed II : là où les derniers épisodes proposaient une aventure à l’échelle d’un pays (l’Angleterre avec Valhalla, l’Égypte et la Grèce dans Origins et Odyssey), Assassin’s Creed Mirage recentre l’action dans les rues animées de Bagdad, en ne proposant qu’une région très limitée autour de la capitale abbasside. Tout ou presque se fera à pied, au sol ou sur les toits, renouant avec l’exploration verticale qui avait fait la marque de fabrique de la série.


Un nouveau tour de piste

Ce retour aux sources de l’échelle s’accompagne également d’un retour aux sources des mécaniques globales du jeu : adieu le côté RPG des précédents épisodes, où vous deviez progresser en niveau pour pouvoir explorer certaines régions et où les combats étaient surtout conditionnés par votre équipement, Assassin’s Creed Mirage marque le retour des ennemis sans niveau spécifique, où les affrontements se règlent à coups de parades, d’esquives et de bombes fumigènes en cas de problème. Un choix audacieux de la part d’Ubisoft, quand on sait que l’approche « Witcher-esque » d’Origins et des opus suivants avait été saluée par une grande partie de la communauté et des critiques. Tous les goûts sont dans la nature, personnellement j’avoue préférer la version « sans niveau » d’Assassin’s Creed, même si je trouve les combats dans Mirage plutôt ratés : les ennemis ne possèdent que 2 types d’attaque, à savoir normale à parer ou lourde à esquiver, différenciées dans le jeu par un halo jaune ou rouge, respectivement. Le petit bémol, c’est que la fenêtre de parade est assez réduite et il n’existe pas véritablement de marqueur annonciateur sur vos adversaires, ce qui vous oblige à toujours être sur le qui-vive pour ne pas vous prendre une attaque inarrêtable. En progressant, vous finissez par vous contenter de lancer des couteaux ou des bombes fumigènes pour raccourcir les affrontements. Le jeu essaye de s’en sortir par une pirouette en vous précisant que Basim n’est pas un combattant, qu’il vaut mieux s’infiltrer plutôt que de tuer tout le monde, mais certains passages vous obligent à combattre… Frustrant.


Libre comme l'air

En dehors des combats, Mirage propose une exploration très plaisante, avec de nombreuses missions secondaires, quelques objets à ramasser pour améliorer votre équipement et un système d’enquête repris de la dernière trilogie pour approcher les assassinats d’une manière un peu originale. La partie infiltration est très agréable, même si elle s’avère relativement facile, et propose de varier les plaisirs pour ne pas toujours foncer dans le tas. On retrouve également un aigle, votre drone volant du IXème siècle, très efficace pour vous aider à repérer les ennemis ou les éléments à récupérer. J’ai juste énormément regretté que de nombreux tireurs d’élite vous en privent très (trop ?) régulièrement, sans prévenir quelques secondes à peine après son utilisation.

Comme pour les derniers épisodes, Assassin’s Creed Mirage ne propose qu’une aventure solo, sans multijoueur ni coop. Les amoureux des assassinats cachés de l’époque d’Ezio devront donc ranger leur Lame Secrète, pas de mode compétitif à l’horizon.
Aspect technique du jeu
Beau, sans plus

Sorti à la fois sur PS4 et PS5, Assassin’s Creed Mirage coche pratiquement toutes les cases pour une réussite graphique : les textures sont belles, tout est bien modélisé, le level design est excellent et Bagdad regorge de vie. Mais… Je dois avouer que je n’ai eu aucun effet « Waouh ». Du début à la fin, le jeu se contente d’aligner des décors aux teintes ocres ou des déserts, ce qui donne un effet très uniforme au jeu, malgré de timides tentatives pour essayer de s’en départir, notamment avec certaines oasis, très réussies mais malheureusement trop rares. Différents paramètres vidéo permettent de contrebalancer légèrement ce constat, mais ne vous attendez pas à des miracles. Il existe aussi une petite option pour activer un filtre « thème emblématique Assassin’s Creed », si vous souhaitez rendre le jeu encore plus terne. À vous de voir, personnellement je l’ai désactivé immédiatement. À noter un très bon point à propos des options et des graphismes : même en mode « Qualité », le jeu offre un framerate constant, sans ralentissement et permet ainsi de profiter d’un jeu d’une belle facture – à défaut d’originalité – et fluide.

Au niveau sonore, Mirage reste dans la lignée des Assassin’s Creed, avec des thèmes sympathiques, qui s’adaptent à l’action mais ne laissent finalement que très peu de souvenirs. Côté doublage, le jeu est intégralement en français, mais des options existent pour jouer en VO si vous le souhaitez. L’accessibilité est également assurée grâce à des sous-titres, activables et réglables à loisir.


Jeu de rythme ou jeu rythmé ?

Du côté de l’IA, il n’y a rien de particulier à signaler, elle reste cohérente avec les opus précédents, à savoir relativement aveugle quand vous vous infiltrez et redoutable dès que vous affrontez 4 ou 5 soldats à la fois. Ces derniers attaquent en même temps, parfois avec 2 types d’attaques différentes, vous interdisant la parade, ou nécessitant un timing digne des Souls. Lors des poursuites, elle s’avère également capable du meilleur comme du pire, oscillant entre entité surnaturelle (vous vous cachez dans un tas de foin à l’autre bout de la carte, mais elle a senti que vous étiez là et des soldats rappliquent) et l’amnésique volontaire (vous avez fait 3 pas, tourné dans une impasse, mais elle n’y va pas, c’est trop loin sûrement…). Elle ne présente toutefois pas de défaut si majeur que le plaisir en sera gâché, rassurez-vous.

Ayant complété l’aventure, je peux le dire, je n’ai rencontré aucun bug durant ma progression. Le seul petit défaut que j’ai trouvé – et il est minime – concerne une espèce de retard du curseur dans l’écran de sélection des compétences, qui reste un peu bloqué sur la précédente, mais rien de très grave puisqu’il suffit de le déplacer un peu pour que le popup se mette à jour. C’est suffisamment rare pour le souligner, alors un grand merci à la branche bordelaise d’Ubisoft, qui une fois n’est pas coutume sort un jeu sans avoir besoin de mises à jour pour fonctionner à peu près correctement. Pourvu que ça dure !


Gameplay classique

D’un point de vue gameplay, Assassin’s Creed Mirage n’a pas réinvité l’eau tiède mais il est encore une fois revenu aux prémices de la saga, avec du parkour, de l’infiltration et des assassinats discrets, en bazardant un peu le côté Action-RPG. En resserrant l’aventure dans les rues étroites de Bagdad, Ubisoft offre en effet à Basim un terrain de jeu très agréable et bien pensé, avec de nombreuses opportunités d’accès dans les différents lieux visités. On retrouve les mécaniques de course libre, haute ou basse selon les obstacles qui se présentent, et notre héros se comporte de manière très fluide durant ces cavalcades. La maniabilité est exemplaire durant ces phases, et c’est véritablement grisant d’enchaîner les acrobaties à travers la ville, pour rejoindre sa destination.

Si tous les mouvements de Basim sont disponibles dès le départ, quelques compétences pourront être débloquées au fur et à mesure de l’aventure, de manière à vous rendre plus fort mais sans tomber dans l’excès : vous obtiendrez par exemple la possibilité de porter quelques élixirs de soin en plus ou une meilleure vue pour votre aigle, mais ce ne sera pas vraiment gamebreaker. À noter que vous obtiendrez ces points de compétences à l’issue de quêtes, principales ou secondaires, mais qu’il n’existe pas de barre de niveau : impossible donc de progresser plus vite que l’histoire. Si cette partie reste donc assez équilibrée, il n’en va pas de même pour vos outils, qui peuvent transformer les combats en gigantesque blague comme je l’avais déjà évoqué, notamment grâce à l’utilisation de vos couteaux, capables de tuer instantanément vos cibles, ou de vos bombes, pour immobiliser vos ennemis et ainsi vous permettre de les assassiner même en conflit ouvert. Et je préfère ne pas m'étendre sur la Concentration, une aptitude qui vous permet d'assassiner jusqu'à 5 cibles en même temps, quel que soit leur emplacement.
Plaisir à jouer et à rejouer
Cité de la Paix

Les premiers pas dans Mirage sont timides : comme souvent, vous n’êtes pas un assassin accompli et vos compétences et outils ne reflètent donc pas encore ce statut. Très didactiques, vos premiers objectifs sont simples et vous permettent de prendre en main Basim sans difficulté. Après une petite heure de jeu, vous débarquez à Bagdad, la capitale du califat et les choses sérieuses commencent. Contrairement à la plupart des épisodes où vous étiez soit limité par un mur de l’Animus soit par votre (trop) faible niveau, ici tous les quartiers de la ville sont disponibles dès votre arrivée, même s’ils n’offriront que peu d’attrait, en dehors de coffres à ouvrir et quelques collectibles à ramasser. C’est néanmoins très agréable, puisque vous pouvez à tout moment interrompre l’histoire principale pour aller vous balader dans les différentes parties de la Ville Ronde.


Ceux qu'on ne voit (toujours) pas

Différents bureaux de Ceux qu’on ne voit pas (le nom un peu historique de la Confrérie des Assassins) parsèment la ville et c’est là-bas que vous pourrez récupérer des informations sur vos prochains objectifs, au travers de cinématiques plus ou moins dispensables. Néanmoins, l’approche des missions est assez organique, au travers de petites sous-missions qui vous permettent de recueillir des indices sur vos cibles. On retrouve le tableau d’enquête des précédents volets, qui remplace en fait un journal de quêtes standard, pour voir d’un seul coup d’œil votre progression quant à votre combat contre l’Ordre. Très fluide, la transition entre mission et exploration se fait également de manière naturelle, les marqueurs et vos objectifs n’apparaissant que quand vous vous approchez d’un lieu de quête, sans que vous n’ayez à maintenir une touche pour « Rentrer dans la mission » par exemple. C’est très propre et très agréable. Il est également possible de quitter l’endroit si vous vous sentez dépassé pour revenir plus tard, avec de nouveaux outils ou compétences, sans pénalité.


Moins d'activité, plus de fun ?

À l’inverse de Valhalla, Mirage ne propose qu’un panel restreint d’activités annexes, mais il s’en tire honorablement, avec des quêtes secondaires et des récits à découvrir lorsque vous explorez Bagdad et ses alentours. Quelques collectibles viennent émailler votre périple, mais ils restent en nombre limité et ils permettent d’étoffer votre équipement ou de l’améliorer. En outre, à une ou deux exceptions, ils peuvent se résoudre dès votre premier passage, sans avoir besoin d’y revenir plus tard. Les petits puzzles qui les accompagnent ne présentent pas de difficulté majeure, il s’agira généralement de trouver un angle pour pouvoir casser une barre de porte ou des jarres explosives dans une pièce pour libérer l’accès, ou encore de trouver une clé cachée sur un ennemi. Vous serez aidé en cela par votre fidèle Enkidou (l’aigle) qui vous apportera son soutien et sa vision (d’aigle, du coup). Vous pourrez également vous servir de votre Vision d’aigle, propre à la série, permettant de mettre en valeur des objets dans le décor ou de repérer vos ennemis à travers les murs. Rien que du très classique en somme.

En l’état, Mirage offre donc une belle aventure, avec quelques activités annexes pour vous occuper lors de l’exploration et une manière très propre de progresser et de rejoindre les missions. Le seul reproche que l’on peut lui adresser se situe peut-être dans sa durée de vie puisqu’une grosse vingtaine d’heures suffisent à en venir à bout à 100%. Cela reste néanmoins très honorable pour un jeu solo et finalement très acceptable pour un Assassin’s Creed, sans verser dans le remplissage absurde avec des environnements vides juste là pour vous faire courir à droite à gauche. Et pour les plus tenaces, des DLCs viendront sans aucun doute rajouter du contenu supplémentaire, le terrain étant propice à des rajouts.
Chasse aux trophées
Comme à l’habitude de la série, Assassin’s Creed Mirage propose une liste de trophées assez faciles à décrocher, ne sortant guère des sentiers battus et couvrant à la fois l’histoire, l’exploration et quelques actions spécifiques. Cerise sur le gâteau, le (Platine) est relativement rapide à obtenir et ne nécessite pas de jouer beaucoup plus que l’histoire principale.

Cachés pour éviter d’en dévoiler trop sur vos cibles, la dizaine de trophées liés à l’histoire que compte le jeu s'échelonnent plutôt bien dans le temps, vous permettant de vous rapprocher petit à petit du (Platine) de manière assez linéaire. Vous serez récompensé pour chaque membre émérite de l’Ordre abattu, ainsi qu’en terminant certaines missions un peu moins meurtrières. Vous aurez également le droit à des trophées liés à l'amélioration complète de votre personnage, de vos armes, de votre équipement et quelques modifications cosmétiques, mais rien de bien sorcier.


Partout, tout faire

Une grosse partie des trophées s’orientera sur l’exploration de Bagdad et de sa région, l’un d’entre eux nécessitant – comme d’habitude ? – de terminer chaque quartier à 100%, en trouvant des sites historiques, en fouillant des coffres et en ramassant différents collectibles. Assez peu nombreux, ces derniers apparaissent (et restent) sur votre carte quand vous passez à proximité ou lorsqu’Enkidou les voit, grâce à sa vue perçante. Pour les plus flemmards, il existe même un marchand qui se fera un plaisir de vous vendre des cartes détaillants tous les emplacements, vous n’aurez plus qu’à vous rendre sur place pour compléter le petit puzzle associé. Un excellent point, donc, surtout quand s’ajoute une progression par région, permettant de se concentrer sur une zone restreinte s’il vous manque des choses à récupérer.


Gadgets à revendre

Enfin, la dernière partie des trophées met l’accent sur des actions spécifiques à mener, à l’aide des différents outils du jeu (endormir des gardes avec votre sarbacane, les piéger avec des bombes, etc) ou grâce à l’environnement, en faisant tomber des échafaudages par exemple. Quelques trophées mettront en avant des alliés de circonstance, comme des mercenaires ou des marchands, pour distraire les gardes moyennant des jetons, une monnaie parallèle du jeu que vous pourrez récupérer pratiquement partout (coffres, quêtes, en détroussant des gens). Rien de très sorcier, et finalement plutôt en accord avec la philosophie habituelle de la saga, qui permet de tout voir et tout faire.
Conclusion
(Re)faire du neuf avec du vieux, voilà l’idée d’Ubisoft à travers Assassin’s Creed Mirage… Et ça fonctionne plutôt bien. Les environnements, à défaut d’être variés, offrent un design agréable et prompts au parkour, que Basim survole avec aisance et légèreté. L’histoire est certes banale, mais elle aura le mérite de servir de prétexte à de belles missions, bien emmenées et plaisantes à jouer. Si vous n’avez jamais joué à Assassin’s Creed, c’est sans doute l’occasion de s’y mettre !
J'ai aimé
  • Un nouveau renouveau
  • Fluide et sans bug
  • Basim est agile et réactif
Je n'ai pas aimé
  • Un peu court
  • Des décors pas si enchanteurs
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Bas ^ (Basseuh)

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