Test : Spy Chameleon


Spy Chameleon
  • 1
  • 7
  • 2
  • 21
Note des joueurs :
3.9/5 - 28 notes
Note des platineurs :
4.1/5 - 18 notes

Spy Chameleon

ps4
vita


31 trophées au total
0 trophée caché

1526 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 490 joueurs (32 %)
100% par : 490 joueurs (32 %)
Note du jeu
11/20
Discuter du test

Test du jeu
Spy Chameleon

  • Test rédigé par matrobymat le 25-07-2017 - Modifié le 25-07-2017


Introduction


Vous en avez assez d'incarner des héros bodybuildés dans les jeux-vidéo ? Sauver le monde pour la énième fois d'une menace nucléaire vous ennuie ? Changer le cours de l'histoire en dominant des civilisations entières ne vous tire plus le moindre sourire ? Gagner votre 4ème Ligue des Champions consécutive avec Evian Thonon Gaillard est devenu la routine ? Allons allons, joueurs blasés que vous êtes, vous n'avez pas encore tout fait en matière vidéo-ludique ! Et non ! Avez-vous déjà incarné un caméléon fan d’Arsène Lupin ? Non hein. Alors allons-y, entrons dans la nouveauté, et avec le sourire s'il vous plait !

Contenu du jeu


Clairement pas un jeu pour les daltoniens.
Je peux me tromper, mais je pense qu'avoir la possibilité d'incarner un caméléon espion est une grande nouveauté. Il fallait y penser, les caractéristiques de camouflage de cet animal étant ce qu'elles sont, il ne semble finalement pas plus aberrant que cela de pouvoir les utiliser dans un jeu vidéo. Après tout, jouer sous les traits d'un homme araignée ne choque plus personne, alors pourquoi pas. A titre personnel, je trouve l'idée plutôt bonne. Je n'irai tout de même pas jusqu'à dire qu'il s'agissait de l'un des jeux que j'attendais le plus de l'année 2017 (à dire vrai, je n'en avais jamais entendu parler) mais lorsque je l'ai vu faire partie des jeux offerts par le ps+ en juin, je me suis dit "pourquoi pas".

Nous incarnons donc un caméléon, dont on ne sait rien (pas même le nom, rien, c'est triste quand même, devenir une légende du jeu vidéo sans que personne ne connaisse son nom), qui devra traverser une multitude de niveaux, allant d'un point A, à un point B, en évitant de se faire repérer par les ennemis. Pourquoi ? Et bien parce que ! Y a-t-il toujours forcément besoin d'avoir une raison pour faire les choses ? Ne vous arrive-t-il jamais de vouloir vous rendre à un endroit, sans avoir rien à y faire en fin de compte ? Est-ce plus stupide que d'aller faire les soldes un samedi après-midi en période de vacances scolaires ? Je vous laisse méditer la question. Toujours est-il que notre joli caméléon devra donc achever 75 niveaux pour terminer sa quête. Il n'y a pas d'histoire, pas de scénario, juste une bête succession de plateaux. L'ensemble du jeu (incluant la chasse aux trophées) au niveau difficile, m'a pris très exactement 10h. Environ. Enfin à peu près quoi. Si vous avez raté ce jeu lors de sa période de gratuité ps+, il vous coûtera 5 euros à l'achat, soit 50 centimes l'heure d'amusement, ce qui reste très correct malgré tout (aux Philippines, à ce tarif, on peut trouver d'autres occupations mais... je m'égare là).

Les 75 niveaux sont divisés en 5 missions, mais vous ne verrez pas la différence d'un niveau à un autre. Bien qu'ils soient évidemment tous différents, ils se déroulent toujours en intérieur, dans des pièces fermées, parsemées de tapis de couleurs, de tâches de peintures, ou d'endroits où se cacher, permettant à notre espion en herbe de se dissimuler derrière un élément du décor, ou d'utiliser sa capacité à changer de couleur pour passer inaperçu, ni vu ni connu, aux yeux des ennemis présents dans les niveaux, qu'ils soient présents sous la forme de robots gardes, de souris, de poissons, de mouches, ou de caméras. Oui les développeurs sont sûrement fans de Bob Marley et de son penchant pour la Marie-Jeanne, mais pourquoi pas. Vous vouliez de l'originalité, vous en avez ! Dès qu'un ennemi vous repère, la partie est perdue, et vous devez recommencer au dernier checkpoint atteint, ou au début du niveau le cas échéant.

 

Note : 2/5

Aspect technique du jeu


Caméras, parois, dalles de couleur et interrupteurs. Voici le programme.
Sur smartphone, Spy Chameleon a de la gueule ! Ah, il s'agit du test sur PS4 ? OK. Sur console, Spy Chameleon ne fait pas figure de grosse production. Ce n'est pas le but, évidemment, et encore moins l'ambition. Le jeu est propre et bien réalisé, pour une production du genre. Il ne faut bien sûr pas s'attendre à une avalanche d'effets spéciaux ou de pixels, mais rien ne va mal. Graphiquement le jeu tient la route, il est en tout cas conforme à ce qu'ont voulu en faire les développeurs. Enfin je ne les connais pas personnellement, mais je pense que c'est le cas.

Il n'y a pas de bug graphique, ni de gameplay. La seule chose anormale que j'ai relevé vient des statistiques de vos meilleurs temps, qui ne se mettent pas à jour lorsque vous rejouez un niveau. En effet, en faisant (carre) sur un niveau dans le menu général, vous pouvez voir le temps que vous avez mis à terminer ce niveau, et un classement des temps de vos amis, ou des temps mondiaux. La première fois tout se passe bien, et tout s'affiche correctement. Si toutefois vous rejouez le niveau, et que vous battez votre meilleur temps, celui-ci ne s'actualisera pas forcément dans le classement. Parfois, les classements sont affichés, mais l'un de vos contacts ayant terminé le niveau en 23 secondes se trouvera devant un autre contact l'ayant bouclé en 19. Cela n'a au final aucune incidence sur le jeu, ni sur les trophées, qui eux prennent bien en compte le temps réel effectué.

Au niveau sonore, Spy Chameleon va vous faire saigner les oreilles. La même musique énervante se fera entendre d'un bout à l'autre de l'aventure. Pas de variation, pas de pitié, préparez-vous à couper le son de votre télé. Si les développeurs avaient voulu faire pire, ils n'auraient pas pu, à part peut-être intégrer des chansons de Céline Dion. Honnêtement le thème du jeu est horrible, n'a aucun intérêt et n'est pas agréable à l'oreille. Quelques bruitages se font entendre au cours des niveaux (les bruits de pas du héros, des bruitages lorsque l'on ramasse une clé, ou lorsque l'on se fait détecter) mais le budget de la production n'est clairement pas passé là-dedans.

Le gameplay quant à lui est nerveux, très précis, et pourra à certains moments mettre votre skill légèrement à l'épreuve. Vous dirigez le caméléon à l'aide du stick gauche, et les touches (carre), (croix), (rond) et (triangle) vous servent à le faire changer de couleur, respectivement rose, bleu, rouge et vert (les daltoniens qui veulent jouer à ce jeu vont se marrer). Il vous faudra jongler rapidement entre ces couleurs, en veillant à passer hors du champ de vision des caméras ou des ennemis (représentés par des cônes blancs à l'écran) lorsque les couleurs ne vous aident plus, et sans toucher les ennemis. Il faudra, dans certains niveaux, que vos réflexes soient bons.

 

Note : 3/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Si, il y a des solutions pour passer inaperçu. Cherchez bien.
Manette en mains, Spy Chameleon est divertissant. Bien sûr, il ne s'agira pas du jeu de l'année, mais le principe est intéressant, bien amené et avec une certaine progression. Notre héros peut courir, ou sprinter si l'on appuie sur R2. La vitesse de déplacement en sprint n'est pas fulgurante, mais la différence, bien qu'elle soit subtile, fait très souvent la différence. Pourquoi ne pas toujours sprinter alors ? Parce que la vitesse de course normale correspond la plupart du temps à la vitesse de balayage des caméras. Sprinter vous fera donc aller trop vite et rentrer dans leur champ de vision.

Ce fameux champ de vision des caméras n'est pas toujours un problème, puisque, je vous le rappelle, nous incarnons un caméléon (si à ce stade du test vous ne l'aviez pas encore compris, je ne peux plus rien pour vous). Vous pouvez donc vous trouver "sous les feux des projecteurs" sur un tapis rouge (tant que vous avez choisi la couleur rouge pour votre avatar), attendre que la caméra passe son chemin, et sprinter jusqu'au tapis suivant, vert celui-là, avant que la prochaine caméra ne vous voie. Le chemin à parcourir ne vous demandera jamais une bien grande réflexion, mais la combinaison de touches à effectuer peut s'avérer parfois ardue, et le timing tendu. Changement de couleur, sprint, passage entre deux faisceaux de caméras au millimètre près, évitement d'un garde, nouveau changement de couleur, attente, re-sprint... voilà le genre d’enchaînements qu'il vous faudra faire tout au long des niveaux de Spy Chameleon.

Le tout est donc très plaisant à faire, les niveaux s’enchaînent vite, on est rarement bloqué, mais une certaine redondance se fait tout de même sentir vers la fin. Malgré tout, les développeurs ont réussi à intégrer régulièrement de nouveaux éléments au jeu. En avançant dans les niveaux, vous vous retrouverez aux prises non plus avec des tapis de couleurs, mais avec des dalles qui changent de teinte automatiquement. Cela vous empêchera donc de camper tranquillement, vous devrez continuer à faire changer de couleur votre avatar sous peine de vous faire repérer. Plus tard, des cloisons (mobiles automatiquement, ou que vous déplacerez vous-même en actionnant un interrupteur) apparaîtront, vous permettant de vous cacher des caméras. Des espèces de grands casiers de rangement arriveront par le suite, casiers que vous pourrez pousser pour avancer tout en vous cachant. Les fans de Metal Gear seront ravis de savoir que leur espion pourra également se cacher dans des cartons, comme leur héros de Kojima.

Bref, une renouveau bienvenu et régulier qui, comme je le disais, n'arrive tout de même pas à faire totalement oublier le sentiment de répétitivité. Les niveaux sont bons, bien pensés, bien millimétrés, mais au final, on y fait toujours un peu la même chose. C'est inhérent au type de jeu, mais cela devait être signalé.

 

Note : 3/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Tetris ? C'est toi ? Tu es revenu ?
Ne nous mentons pas, les trophées sont pour beaucoup dans l'impression de répétitivité du titre. Ils sont également pour beaucoup dans le challenge apporté par celui-ci.

Quelques trophées seront bien entendus consacrés à l'avancée dans le jeu. Ils ne valent pas la peine que l'on s'attarde sur eux, pas plus que les 5 ou 6 trophées d'actions spécifiques à réaliser (tels que distraire le même garde poisson 25 fois de suite, ou finir tel niveau sans changer de couleur, etc.). Ces trophées sont assez simple à obtenir, passons donc à la suite, en commençant par spécifier que la quasi-totalité des trophées du jeu doivent être obtenus en mode difficile. Ce mode n'influe que sur la vitesse de déplacement des ennemis ou des caméras.

Les niveaux de Spy Chameleon sont parsemés de petites mouches immobiles (mortes vous pensez ?), nourriture préférée de notre nouvel animal de compagnie. Si elles n'ont aucun intérêt à proprement parler dans le jeu (si ce n'est, la plupart du temps, d'indiquer le chemin le plus logique vers la sortie du niveau), plusieurs trophées vous demanderont de toutes les collecter. La plupart du temps, le détour à effectuer pour ce faire ne sera pas bien grand (quand il y en aura un, ce qui n'est pas toujours le cas), mais suffisant pour ne pas vous laisser rusher le niveau. Cela aura des conséquences, comme vous le verrez par la suite.

Lorsqu'un niveau est terminé pour la première fois, rejouer celui-ci fera apparaître un certain nombre de coccinelles, également immobiles (mortes encore ? Ce jeu commence à ressembler à un véritable charnier me direz-vous). Celle-ci sont bien moins nombreuses, mais placées à des endroits bien plus fourbes. Pas dissimulées non, mais dans des lieux où il n'y a aucun intérêt à se rendre, sauf celui de se faire détecter très facilement par les ennemis. Là encore, quelques trophées récompenseront la collecte de toutes les petites bêtes ailées.

Viennent ensuite les speedrun. Maintenant que vous connaissez bien les niveaux (vous avez sans doute remarqué que cela fait déjà un certain nombre de fois que vous les parcourez), il vous sera demandé, pour obtenir d'autres breloques, de les achever en un temps donné. Ce temps sera bien plus punitif, ne permettra pas de temps mort, ni de temps perdu pour la collecte de quoi que ce soit. Les choses se compliquent, et c'est tant mieux.

Une fois ces trophées obtenus, on pourrait penser que l'affaire est pliée. Et bien non. Il devrait vous en rester un, passé inaperçu dans la liste : le trophée Sprinter, qui consiste à terminer l'ensemble des niveaux en moins de 18 minutes. Pour clarifier les choses, lors de la ma partie, à la fin des speedrun, j'étais à plus de 23 minutes.

Il vous faudra donc refaire les trois quarts des niveaux (environ) pour grappiller encore un maximum de secondes, pour espérer atteindre le temps demandé. Maintenant, plus aucune seconde ne peut être perdue (enfin presque) et il faut faire le temps presque parfait à chaque fois.

Et voila donc pourquoi le challenge est apporté par les trophées, mais également le grand sentiment de redondance.

 

Note : 3/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
11/20

Spy Chameleon est donc une bonne idée. Un bon petit jeu au gameplay nerveux, un brin répétitif certes, à côté duquel je serais sans aucun doute passé s'il n'avait pas été offert au ps+. Cela aurait été dommage, car même s'il ne sera jamais un hit, il s'agit d'une agréable production, bien pensée et bien réalisée, qui doit être prise pour ce qu'elle est : un bon petit amusement sans prétention.

Je recommande ce jeu :
À tous