Test : Berserk and the Band of the Hawk


Berserk and the Band of the Hawk
  • 1
  • 3
  • 14
  • 22
Note des joueurs :
4.1/5 - 15 notes
Note des platineurs :
3.5/5 - 10 notes

Berserk and the Band of the Hawk

ps4
vita


40 trophées au total
11 trophées cachés

338 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 65 joueurs (19 %)
100% par : 65 joueurs (19 %)
Note du jeu
14/20
Discuter du test

Test du jeu
Berserk and the Band of the Hawk

  • Test rédigé par Comatosia le 26-02-2017 - Modifié le 28-02-2017



Introduction


Lorsque la cinématique de lancement du jeu donne le ton, il ne reste plus qu'à bien se préparer!
Comme surfant sur la vague de la réussite et de l'enthousiasme après une adaptation vidéoludique plutôt réussie de l'Attaque des Titans, OMEGA Force remet le couvert en nous proposant cette fois-ci de faire un détour par des territoires bien plus sombres et sanglants que ceux arpentés par Eren et sa bande de (pas si) joyeux lurons, en lieu et place de l'univers de Berserk. En cette belle année 2017, les fans de Guts auront le plaisir d'incarner les personnages de la troupe du Faucon dans des affrontements épiques, habillés de l'hémoglobine jaillissant des corps sans vie de vos ennemis. C'est un défi de taille que se lance le studio japonais lorsque l'on connaît l'aspect mythique que possède l’œuvre originale sur l'archipel, voire même à travers le monde.

Kentaro Miura nous offre depuis de nombreuses années une réalisation à l'imaginaire glauque, reléguant au second rang n'importe quel autre titre du genre, de par sa profondeur mais aussi son côté sombre et épique. Il nous reste à savoir si cette nouvelle adaptation dans le monde des jeux vidéo sera à la hauteur du bébé du dessinateur. Tout ce qui peut être dit ici, c'est que Casca, Griffith et tous les autres sont prêts à dégainer pour accompagner notre guerrier sans peur sur le champ de bataille et faire résonner leurs cris de victoire à travers les plaines maculées.

Contenu du jeu


Des cinématiques réalisées avec le moteur de jeu qui ne sont pas sans rappeler les phases de gameplay.
Le scénario d'origine retrouvé...

Pour toute personne connaissant l’œuvre d'origine de Kentaro Miura, l'utilisation d'adjectifs tels que gore, violent ou sanglant ne surprendront pas. Pour les autres, sachez qu'il s'agit de la narration de la vie pour le moins mouvementée de Guts, un guerrier à la musculature imposante et dont le caractère s'est forgé dans l'hémoglobine et les tripes. Pour pourfendre celles et ceux qui se dressent sur sa route, le monstre use d'une épée de 2 mètres et arpente les champs de bataille afin de gagner quelques petites piécettes afin de survivre. Recueilli par une troupe de mercenaires, le jeune homme n'a pas vraiment eu la chance de connaître sa génitrice qui pendait déjà au bout d'une corde avant qu'il ne pousse son premier hurlement. Vous l'aurez facilement assimilé, la vie de Guts est une bonne grosse bouse comme on les aime, du malheur et toujours du malheur, pour forger un homme haineux et que la vie comme la mort désirent éviter.

Actuellement représentées dans 38 tomes différents, les aventures de Guts et de ses compagnons sont adaptées au monde vidéoludique à hauteur de 32 tomes. Le studio OMEGA Force propose donc la quasi-totalité de l’œuvre au point où elle en est actuellement en retranscrivant fidèlement chaque événement et en l'adaptant pour le plaisir des joueurs. Terminées les giclées de sang sans mouvement à travers les bouquins, c'est maintenant l'heure de le faire jaillir de nos propres mains pour atteindre les objectifs qui nous sont imposés lors des affrontements. L'univers que nous propose Kentaro Miura devient désormais palpable et nous explose au visage avec vigueur comme le fait le thorax de chaque individu osant croiser votre regard.

Et comme pour vous grattouiller la où ça vous fait frémir, les développeurs ont jugé bon d'ajouter quelques scènes hors-série, permettant ainsi de porter la durée de vie du soft, du moins scénaristique, à pas moins de 40 belles heures à taillader de l'humain et plus encore. Certes, ces passages sont moins bien travaillés que les éléments originaux, mais pourquoi bouder un peu de plaisir supplémentaire ?

... Ponctué de nombreux ajouts vis-à-vis des autres jeux du genre...

Lorsqu'on lit le titre de ce chapitre, on est en droit de se demander quels sont ces ajouts si importants ? Ils ne sont pas si imposants que cela, mais fortement appréciables pour toute personne habituée à genre. Ainsi, chaque personnage possédera des armes secondaires (pas le même fonctionnement que dans les autres !) utilisables au combat, comme des couteaux de lancer pour Guts par exemple. Ces armes varient selon les personnages joués et ne possèdent pas non plus la même durabilité afin de vous pousser à réfléchir à la manière dont vous les utilisez. Il vous sera également possible d'équiper des objets utilisables en combat, ces derniers étant à durabilité variable. Ils vous offrent des bonus divers comme un bonus d'attaque ou de défense temporaire, fortement utiles lorsque vous rencontrez un boss qui s'avère bien plus coriace que les autres.

En parlant de boss, sachez que ces derniers auront également quelques petits tours dans leur sac, comme notamment le soutien indéfectible du scénario qui leur donnera toujours une bonne raison de venir vous enquiquiner dans quasiment tous les affrontements. De plus, certains possèdent des boosts non négligeables lorsque vous allez les titiller au corps-à-corps, comme la possibilité de se transformer en d'horribles créatures que vous n'auriez même pas osé imaginer. Les éléments destructibles et la présence de vos coups sur les murs ou le sol sont aussi des petits détails qui font chavirer votre goût pour la violence exacerbée, sans parler des quelques jambes qui de temps en temps se détachent du reste du corps (mais tellement vite qu'il faut vraiment regarder de très près).

Enfin, sachez que l'ajout de la possibilité de passer par deux phases de furie est réellement plaisant. A mesure que vous frapperez l'ennemi, cette jauge augmentera pour vous offrir la possibilité de booster grandement votre attaque, votre défense et votre vitesse lorsqu'elle sera remplie et que vous l'activerez. Ici, pas question de lancer une attaque musô dès que la jauge est pleine, vous devrez d'abord activer celle-ci une première fois puis, dans le laps de temps accordé par vos bonus, remplir la deuxième jauge (jaune et plus mauve) afin de pouvoir lancer votre attaque spéciale, dévastatrice, afin de vider le champ de bataille en une seule attaque destructrice. La jauge mauve prendra en puissance à mesure que vous la remplirez lors du combat, rendant les bonus apportés par cette dernière plus importants à mesure que le chiffre grossit (bloqué à 3 chez moi au stade où j'en suis, je ne sais pas si elle pourra monter plus haut par la suite).

... En vous offrant moult personnages jouables...

En plus de vous offrir la possibilité de traverser la quasi-entièreté de ce que sont actuellement les aventures de Guts, vous aurez également la possibilité de jouer la quasi-totalité de ses compagnons d'armes. Vous pourrez ainsi incarner Judeau ou Casca le temps d'une bataille scénaristique, ou au plaisir dans le mode libre qui vous permet de voyager dans l'histoire sans prendre attention à la chronologie. Vous pourrez ainsi prendre le visage de Zodd sans vous préoccuper de la carte dans laquelle vous le ferez se déchaîner. Tous les comparses croisés ne seront malheureusement pas contrôlable, mais vous aurez la possibilité d'en interpréter suffisamment pour ne pas vous sentir lésé par le soft et les développeurs. Puisque chaque personnage possède un style de combat différent, tous ont bien entendu des combos qui le sont aussi et une manière de jouer légèrement variante selon qui vous emmenez sur le champ de bataille. Ainsi, vous retrouverez la vitesse de Judeau mais aussi la précision de Griffith, ce qui vous changera de la brutalité inouïe de Guts qui ne fait qu'une bouchée de la plupart de ses adversaires, sans jamais nous offrir de combo endiablé dû à sa lourdeur de déplacement.

Vous pourrez également penser à incarner divers personnages lorsque vous vous lancerez dans l'accomplissement du mode qui semble être le plus gros bout de cet opus, à savoir le mode éclipse. Ce dernier sera décrit juste après, mais sachez que vous devrez y passer beaucoup de temps pour l'obtention du platine. La possibilité d'y incarner tous les personnages peut aussi vous faciliter la tâche si vous ne parvenez pas à venir à bout de l'un ou l'autre niveau avec Guts. Qui sait, peut-être que le style de combat d'une autre protagoniste (ou antagoniste forcément) vous siéra mieux. De plus, comme vous pouvez le trouver exposé ailleurs, les armes secondaires variant également, vous pourriez vraiment tomber amoureux d'un autre personnage (Judeau ♥).

... Et un mode éclipse sanglant

Ce mode est probablement le plus gros morceau pour l'obtention du platine (exception faite du farm), mais aussi le plus difficile à réussir. D'un niveau de difficulté bien supérieur à ce que vous offrira le scénario, vous devrez ici incarner un personnage de votre choix pour faire face à des hordes incessantes d'ennemis qui plongent sur vous. Alors que vous devrez combattre pour garder la vie, vous devrez également venir à bout de certains objectifs plus compliqués les uns que les autres. A mesure que vous tuerez vos ennemis et que vous accomplirez des objectifs, la difficulté augmentera d'elle-même, vous envoyant au combat contre des adversaires toujours plus puissants et assoiffés de votre sang. Cependant, celles et ceux qui parviendront à relever les défis imposés par le jeu recevront de magnifiques récompenses, qui permettront, entre autres, de vous faciliter la vie dans tous les modes de jeu.

Certains trophées sont d'ailleurs liés à ce mode, qu'il vous faudra terminer dans son entièreté si vous désirez vraiment concourir à l'obtention du platine de cet opus qui vous donnera, je n'en doute guère, du challenge, mais aussi un grand plaisir.

 

Note : 4/5

Aspect technique du jeu


De jolis fonds pour accompagner le menu de sélection des chapitres à jouer.
Des graphismes légèrement dépassés...

Plutôt que de terminer par les éléments me tarabustant et afin, ainsi, d'éviter que vous ne partiez avec un mauvais a priori sur le soft, ces derniers vont être approchés ici-même. Comme vous le savez sans doute, la vieillesse graphique est une chose inhérente dans le monde des Musô et le problème n'est pas encore réglé puisque le soft présentement testé ne fait pas exception à la règle. Les divers phases de gameplay, où votre furie envoie valser les hordes de belligérants, accusent le coup des âges et n'offrent ainsi pas la claque visuelle que l'on aurait aimé rencontrer. Néanmoins, la présence de sang giclant et se répandant partout sur le champ de bataille reste un plaisir à ne pas écarter. Les cinématiques souffrent quant à elles d'une désynchronisation totale entre les mouvements des personnages et les paroles captées à l'écran, pour peu que les lèvres bougent, puisqu'elles se contentent à certains moment d'être laissées entrebâillées. Ceci a le don d'irriter lorsque l'on s'attarde trop sur ces passages scénaristiques réalisés avec le moteur du jeu qui auraient pourtant de quoi être très appréciables si ce détail ne pointait pas le bout de son nez ensanglanté.

L'adaptation des cinématiques offerte par le studio japonais prend sa source dans la trilogie Golden Age. Vous retrouverez en effet des séquences des longs-métrages ente les batailles, voire même durant ces dernières pour faire évoluer la trame scénaristique du jeu. Couplées aux autres cinématiques développées avec le moteur du jeu, elles permettent aux néophytes de découvrir plus en profondeur l'histoire de Guts et de ses camarades. Les fans s'y retrouveront aussi, n'ayez crainte.

... Pour un contrôle aisé...

Se contentant de demander au joueur de marteler les touches carré et triangle, le gameplay offre une prise en main aisée, même pour le pire des néophytes voulant se frotter au style. Avec la possibilité d'user de temps à autres de la touche croix pour un dash ou de la touche rond pour activer les phases de furie, le soft n'est pas vraiment d'une grande difficulté pour celles et ceux qui veulent s'y essayer. Le mode facile permet d'ailleurs de se défouler sans trop devoir réfléchir aux actions que l'on entreprend, puisque que chaque coup reçu ne fait qu'à peine bouger notre jauge de santé. En revanche, ce n'est pas vraiment le cas du mode Berserk, où chaque coup peut vous être fatal et où un minimum de préparation et de minutie est nécessaire afin d'éviter de poser le genou au sol au moindre choc reçu, sans parler des boss qui deviennent plus une épreuve de Dark Souls qu'une promenade champêtre où il suffit de s'abaisser pour cueillir chaque adversaire d'un simple geste.

Enfin, pour ce qui est des contrôles de la caméra, cette dernière suit assez aisément vos déplacements et se plie à vos demandes sans jamais rechigner. Du moment que vous ne lui demandez pas l'impossible comme se coller à un mur, elle sera votre alliée et vous suivra dans vos pérégrinations.

... Dans une ambiance gore et rythmée

Pour en terminer avec cette section : la bande son ou l'ambiance sonore. Puisqu'elle vous accompagnera tout au long de l'aventure, il reste primordial d'en toucher un mot. Dans le cas présent, elle accompagne très bien le soft qu'elle représente. En effet, les bruitages sont tout à fait plaisants, pour ne pas dire sanglants lorsque le combat a lieu. Les musiques savent passer du calme au rythmé lorsqu'il le faut pour imbiber le joueur de l'ambiance qui règne, ou plutôt qui pèse sur la situation en cours. D'un peu de flûte jusqu'à des riffs de guitare endiablés, Berserk possède tout ce qu'il faut pour que le joueur en prenne plein le oreilles dans le bon sens du terme. Vous pourrez ainsi prendre part aux grandes batailles qui font l'univers dans lequel vit Guts, casque sur la tête et écouter les sons qui embrasseront vos tympans pour votre plus grand plaisir. Attention néanmoins à ne pas mettre trop fort, c'est que la bande son a tendance à s'exciter de temps en temps, vous serez prévenus.

Il est à noter que le jeu est en anglais : pas de doublage français disponible !

 

Note : 3/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Une rage qui n'attend que vous pour être libérée. Faites jaillir le sang de tous ceux qui oseront croiser votre regard !
Toujours plus d'hémoglobine...

Sachez-le tout de suite, dans un univers aussi frileux que celui du jeu vidéo, le côté glauque et gore que l'on peut retrouver dans l’œuvre papier n'est pas retranscrite aussi bien que l'on pourrait l'espérer. Il ne sera ici pas question de voir des tripes sortir du ventre des ennemis ou des actes sexuels à l'écran. Il ne sera pas non plus nécessaire d'espérer remarquer un bras ou une tête s'envoler telle une balle de baseball lors d'un home-run dans la dernière manche. OMEGA Force s'est contenté de faire la concession d'enlever ces éléments pour respecter les normes imposées, bien que quelques parties de corps s'envolent à de rares occasions et ce, bien trop rapidement pour pouvoir être apprécié. Néanmoins, vous aurez le plaisir de faire s'envoler des litres et des litres de globules rouges à travers les différentes maps proposées. Le liquide rougeâtre s'écoulera sur votre corps musculeux (ou sur vos formes féminines selon le personnage joué) ainsi que sur le sol ou les murs. Restant affiché suffisamment longtemps à l'écran avant de disparaître, ce fluide sanguinolent sera vite remplacé par celui d'un autre rival ayant tenté de vous pourfendre avant d'être pourfendu à son tour.

Bien que perdant de sa superbe via cette censure malvenue, le soft reste un véritable plaisir à parcourir manette en main. Voir les corps s'envoler et le sang quitter l'enveloppe dévitalisée de vos ennemis reste une sensation jouissive, que cela soit censuré ou non. Libre à vous d'imaginer ce que cela donnerait dans l'équivalent papier, je vous y autorise. Imaginez toutes ces choses horribles que vous pourriez leur affliger et laissez votre côté morbide s'exprimer. Après tout, ces idées qui vous feraient passer pour bon à interner en d'autres circonstances sont autorisées ici, alors lâchez-vous !

Par contre, n'oubliez pas de caser tout ça dans un coin de votre tête une fois la console éteinte, je ne voudrais pas que vous fassiez du mal à un chaton qui passerait par là !

... Additionné à une violence sans comparaison...

Bien que l'abondance de sang soit diminuée, que les tripes ne sortent plus et que les viols ne soient plus de la partie, la violence quant à elle n'a pas quitté l'enveloppe du Berserk. En effet, les dialogues sont toujours aussi sordides et les événements racontés dans le manga sont également présents. Ainsi, l'environnement violent et malsain est malgré tout palpable. Sous la pluie sanguinolente qui se déverse à chaque coup et avec une armure teintée d'hémoglobine, vous pourrez ainsi laisser éclater votre furie latente. L'environnement réagira à vos actions, les murs, le sol ou même les pilasses afficheront les traces de votre passage, votre lame laissant ainsi des marques lorsqu'elle touche un élément du décor. Certains autres exploseront littéralement lorsqu'ils entreront en contact avec votre morceau de métal aiguisé, donnant une impression de violence encore plus présente et offrant ainsi une vraie dimension à la brutalité des affrontements contre ces vulgaires sacs de frappe qui se ruent sur vous.

Chaque personnage ayant des combos différents, vous pourrez vous faire plaisir à laisser vos doigts marteler les touches carré et triangle afin d’enchaîner les coups sur vos futurs victimes et vous repaître de leurs gémissements. Chaque personnage vous offre donc la possibilité d'exécuter vos rivaux d'une manière différente. Tous ont une prise en main plus ou moins identique, mais les actions effectuées à l'écran sont aux antipodes les unes des autres, permettant ainsi à vos yeux de se satisfaire de ce qu'ils peuvent entrevoir entre les litres de plasma qui volent autour de votre dance macabre.

... Pour offrir une redondance certaine, mais pourtant jouissive

Comme tout Musô, Berserk ne nous offre pas un gameplay différent des autres, ni une révolution vis-à-vis de la répétitivité du genre. Partant de ces deux observations, vous savez déjà à quoi vous attendre : une redondance certaine, mais assumée depuis le temps. En effet, la totalité de ce qu'il vous est demandé de faire consiste à aller d'un point à un autre d'une carte et d'exterminer tout ce qui se présente devant vous entre ces deux points. Quelques objectifs plus réfléchis viennent bien évidemment s'ajouter à l'affaire, mais rien de bien folichon. Cependant, lorsque l'on apprécie à sa juste valeur le genre vidéoludique qu'est celui-ci, ce n'est pas un point qui dérangera trop puisque nous y sommes habitués depuis des années. Devoir tuer continuellement des gens avec son arme de mêlée ne diffère pas de devoir assassiner tel ou tel personnage avec des lames cachées ou de sniper à distance l'un ou l'autre taliban (non je ne citerai pas de titre). Le fait est que l'accessibilité du style et la jouissance apportée par la manière dont tout s'entrecoupe (comme les ennemis en gros) apporte un côté plaisant. De plus, chaque personnage apportant une façon de jouer légèrement différente, vous pouvez varier les plaisirs pour que la redondance soit en surface masquée. Ne croyez pas que vous parviendrez à tenir 300 heures sur le soft sans vous lasser, mais une cinquantaine, c'est une certitude, ce qui est toujours mieux que la plupart des softs qui ne parviennent même pas à afficher cinquante heures de jeu en tout.

 

Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Venez, tentez d'affronter l'éclipse, frêles humains !
Des trophées liés à l'histoire...

Pourquoi vous cacher des choses lorsque tout est directement disponible dans la section trophées de la fiche du jeu ? Vous avez raison, cela ne sert à rien, c'est pourquoi les choses se doivent être dites ici. Le soft d'OMEGA Force se permet l'incroyable fantaisie de retracer l'histoire des trente-deux premiers tomes de l’œuvre de Kentaro Miura, sans laisser de côté aucun moment important du scénario. Comme pour vous offrir un amuse-gueule conséquent dans votre chasse à la babiole numérique, chaque arc possède un trophée dédié, qui vous sera attribué à la clôture de toutes les batailles liées à cette partie de la trame narrative. Au nombre de sept, ces récompenses ne représentent même pas 20% de l'ensemble de ce que vous devrez parcourir pour atteindre le sommet de ce pic pentu, et ne comptez pas sur l'opus pour vous faire un quelconque cadeau pour ce qui est des autres prix, puisqu'ils ne feront que se renforcer en difficulté à mesure que le temps passe et que vous vous approcherez de cette coupe bleutée désirée.

... En passant par l'annexe...

D'autres trophées demanderont quant à eux de réaliser quelques actions plus précises, qui peuvent être vues comme étant une sorte d'annexe à l'histoire. C'est dans cette catégorie, créée un peu arbitrairement que l'on rencontrera la grande majorité des trophées, comme ceux demandant de tuer un certain nombre d'ennemis avec un personnage bien défini en une seule bataille, ou encore de parvenir à lancer une attaque dévastatrice de la part d'un autre, et ce plusieurs fois durant la même bataille. Vous l'aurez aisément compris, rien de bien irritant jusque-là, si ce n'est l'obligation de terminer à 100% le mode Eclipse, qui s'affiche déjà comme étant le gros morceau à affronter pour tous les aventuriers de la manette qui voudraient se lancer dans la mêlée aux côtés de notre cher mercenaire à l'énorme lame. Et bien entendu, vous n'éviterez pas sur votre route l'obligation de remplir la galerie intégrée dans le jeu. De quoi vous amener à faire gicler durant de longues heures le sang de vos opposants.

... Sans oublier cet inévitable farm

Pour toute personne un peu familière avec le style de jeu, il vient directement à l'esprit la nécessité du farm qui accompagne chaque sortie. Malheureusement pour vous comme pour moi, cette fois-ci ne fera pas exception à la règle et le jeu s'accompagne comme à l'accoutumée d'une quantité assez affolante de farm afin de pouvoir prétendre à l'obtention du platine en bout de course. Cette manière de rallonger drastiquement la durée de vie du jeu s'explique notamment via la longueur de la galerie à compléter, mais aussi par la charge importante de travail que représente la collecte de tous les objets ou encore de toutes les montures. Mais prenez garde, car les forces diaboliques n'ont pas encore déposé les armes, puisque certaines autres récompenses vous demanderont à leur tour de tuer une quantité affolante d'ennemis, mais vous le ferez assez aisément si vous parvenez à vous prendre au jeu.

Loin d'être insurmontable, la liste de trophées de Berserk est, vous l'aurez compris, accessible dès lors que vous vous en donnez le temps. Son farm et la difficulté disproportionnée de certains trophées viennent néanmoins ternir un soft qui s'avère pourtant être dans ce qu'il se fait de très bon dans le genre.

 

Note : 3/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
14/20

Bien que légèrement dépassé graphiquement, il ne manque pas grand-chose au soft d'Omega Force. Sa durée de vie est des plus honnêtes et le temps nécessaire à l'obtention de son platine font que vous en aurez pour votre argent. Son scénario fidèle à l’œuvre d'origine et son côté gore presque totalement assumés en font également une petite pépite pour le genre. Il reste néanmoins regrettable que cet opus ne voit le jour, chez nous, qu'en anglais et que la censure se soit empressée de l'enchaîner pour ne pas être au même niveau que l’œuvre dont il découle. Quoi qu'il en soit, si la langue de Shakespeare ne vous fait pas vomir et que le sang non plus, vous prendrez beaucoup de plaisir !

Je recommande ce jeu :
À un public averti, Aux chasseurs de trophées/platine difficile