Test : Yakuza Kiwami


Yakuza Kiwami
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Note des joueurs :
4.7/5 - 15 notes
Note des platineurs :
4/5 - 1 note

Yakuza Kiwami

ps4


55 trophées au total
30 trophées cachés

1410 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 52 joueurs (4 %)
100% par : 52 joueurs (4 %)
Note du jeu
17/20
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Test du jeu
Yakuza Kiwami

  • Test rédigé par Comatosia le 29-08-2017 - Modifié le 29-08-2017


Introduction


Disponible à la date du 29 août 2017 en format numérique mais également physique, accompagné d'un délicieux steelbook pour la modique somme de 30€, ce nouvel opus de la saga des Yakuza propose, après 6 épisodes canoniques et quelques spin-off, de regarder en arrière comme l'a si bien fait Yakuza 0. Ici il n'est plus question d'offrir quelque chose de nouveau scénaristiquement parlant, mais bien de faire revenir au goût du jour les premiers échanges musclés de Kazuma Kiryu au cœur du quartier désormais très connu des fans, Kamurocho.

Pour celles et ceux qui rêvent en secret d'emprunter les sombres allées de la criminalité et d'endosser le rôle d'un Yakuza, cette série est faite pour vous. Vous avez d'ailleurs ici l'occasion de vous lancer dans l'aventure en jouant à la version embellie du tout premier opus de la licence. Vous aurez la possibilité de plonger dans un monde ouvert servant positivement le scénario tout en distribuant moult mandales, à ceux qui oseront entraver votre progression, dans une narration qui saura faire se dresser, de plaisir bien entendu, les poils qui couvrent votre corps.

Vous prendrez ainsi part à l'évolution de Kiryu une fois qu'il aura enfin retrouvé sa liberté après s'être sacrifié pour éviter la prison à son frère d'arme Akira Nishikiyama. Il sera de votre devoir d'aider les alliés restants du Dragon de Dojima afin qu'ils vous renvoient l'ascenseur pour faire progresser l'intrigue et ainsi comprendre comment ces 10 dernières années passées derrière les barreaux ont changé la société que vous avez laissée en tout autre chose et comment les amis d'hier sont devenus les ennemis d'aujourd'hui.

Mais cessons donc de discuter de ces quelques détails et plongeons sans plus attendre dans le jeu en lui-même, ce qu'il a à vous proposer de bon, comme de moins bon. Autant vous prévenir, cette escapade dans le passé de la licence aura su marquer mon esprit de joueur de l'époque. Et si SEGA venait à avoir la bonne idée de proposer une nouvelle version de Yakuza 2, alors il ne reste plus qu'à prier pour qu'elle soit aussi bonne que celle amenée pour le premier du nom, sobrement renommé Yakuza Kiwami.

Contenu du jeu


Le MesuKing, l'une des nombreuses activités annexes proposées par le soft. Chance et stratégie au rendez-vous.
La renaissance du Dragon

De par son désir de nous proposer de nous replonger une nouvelle fois dans le premier épisode de la licence, SEGA nous offre une nouvelle version du début de cette intrigue qui dure depuis déjà plus d'une décennie. Et cette vision version 2017 des racines des aventures tumultueuses du dragon de Dojima nous est envoyée avec une refonte totale du jeu ainsi qu'une offrande de 30 minutes inédites au sein d'un univers scénaristique toujours aussi prenant, sans pour autant afficher la moindre ride. Mais les développeurs ne se sont pas arrêtés là et nous ensevelissent ainsi de moult autres nouveautés dont il sera question un peu après ceci.

D'un point de vue purement scénaristique, nous nous retrouvons plusieurs années après les événements de Yakuza Zero, qui n'aura pas manqué de créer quelques incohérences dans la chronologie de la licence Yakuza. Durant cette décennie qui s'est écoulée, Kazuma Kiryu et son frère d'arme "Nishiki" ont réalisé bien des choses et sont montés à travers les échelons de leur clan. Prompt à se jeter dans les ennuis, notre Dragon de Dojima s'attire les foudres des Yakuza et de la justice pour sauver ceux qu'il aime. A la suite de cet acte d'amour, il est expédié en prison pour dix longues années et se retrouve expulsé de son clan. Après avoir purgé sa peine, notre bagarreur préféré retrouve sa liberté et une société qui a bien changée, sans avoir la moindre idée de ce qui l'attend sur sa route.

Une fois que vous serez allègrement lâché et livré à vous-même dans Kamurocho, il vous faudra suivre la trame principale, mais pas que. En effet, vous devrez également jouer avec la présence de multiples adversaires parcourant les rues afin de tester votre puissance. Je ne parle ici pas de Goro Majima, mais bien de simples Yakuzas et racailles de bas étages qui prendront un malin plaisir à s'attaquer à vous pour vous dépouiller ou simplement voir ce que vous valez vraiment. Chaque affrontement remporté vous fera gagner de l'expérience, cette dernière vous permettant d'améliorer les compétences de Kiryu via, à la manière d'un RPG, trois arbres de compétences. Chaque arbre permet d'augmenter des caractéristiques différentes, comme l'attaque, l'esprit ou la défense, mais également bien d'autres choses. Un quatrième arbre est présent, mais l'amélioration de ce dernier passe par le système "Majima Everywhere" présenté plus bas. Bien au-delà de ce genres de compétences actives ou passives débloquées, notre tête de pioche pourra également compter sur un arsenal d'armes létales ou non très développé. Du simple bâton au fusil semi-automatique en passant par le taser et le katana, vous n'avez que l'embarras du choix.

Pour en terminer du point de vue des combats basiques, sachez que les boss sont désormais devenus plus puissants, plus intelligents. En effet, si vous possédez désormais 4 styles de combat dès le début de l'aventure, vos opposants auront également une manière bien à eux de se battre. Goro Majima ne sera plus l'unique antagoniste possédant divers styles puisque tout adversaire non-figurant possédera l'une de vos variantes comme style prédéfini et vous lancera ainsi des attaques spéciales tout comme vous leur en envoyez. Certains auront donc une aura jaune, vous rappelant votre style de combat "beast" et utiliseront ainsi les objets du décor pour vous atteindre tout comme vous le feriez avec eux. Ils peuvent également se soigner, utiliser des objets pour augmenter leur esprit et vous pourrez, lorsqu'ils feront montre de faiblesse, utiliser une attaque ultime sur leur personne si vous utilisez le style de combat approprié. Ces attaques, infligeant une quantité de dégâts extrêmement importante, seront un bon moyen de vous donner l'avantage ou de remporter un combat. Tout le monde aura désormais forces et faiblesses, à vous de suffisamment observer vos futures victimes pour savoir lesquelles.

Dans une aventure mêlant passé et nouveautés

Comme spécifié ci-haut, une multitudes d'ajouts, discrets ou importants, sont disponibles dans cette nouvelle version de Yakuza premier du nom. Pour commencer, il s'agira de s'intéresser à la présence de notre adoré Majima Goro. Le personnage au cœur de Yakuza 0 et ayant gagné l'adoration des fans de la série au fil des épisodes prend une place des plus prépondérantes dans le soft. Notre adorable psychopathe, passé maître dans la maîtrise de la batte suivra votre progression et Kiryu comme son ombre et pourra apparaître quand bon lui semblera et comme bon lui semblera. Chaque rencontre avec notre loufoque camarade se soldera par un combat qu'il vous faudra gagner. Cet ajout se révèle en fait être un système à part entière d'évolution pour votre personnage, puisque chaque rencontre avec Goro vous apportera de nouvelles compétences une fois l'échange de coups terminé, et remporté bien entendu. Répondant au doux nom de "Majima Everywhere", ce système décuplera vos capacités de Dragon de Dojima et vous permettra de rencontrer un Goro toujours plus puissant et redoutable. Chaque victoire fera d'ailleurs grimper la jauge du "Majima Everywhere", comme c'est le cas avec les hôtesses, le tout étant lié à un trophée et à votre relation avec le principal intéressé.

Outre cette nouveauté importante concernant notre ami Goro, il existe bien d'autres éléments qui ont rejoint le line-up d'activités proposées. On notera par exemple le retour des rencontres avec hôtesses ainsi que les courses de petites voitures, qui pourront vous occuper quelques petites heures afin de compléter l'entièreté des quêtes secondaires et devenir le roi de la piste de course mais aussi le roi de la nuit. De l'annexe telles que les salles d'arcade ou les virées dans les bars sont toujours disponibles, tout comme la possibilité de tâter de faire tâter du poing dans le Colisée et pourquoi pas passer par le casino entre deux échanges de sang et de sueur sous les acclamations du public. Enfin, il est à noter que l'activité de combats de femmes en petite tenue s'est vue remplacée par un jeu de carte composé de demoiselles toujours aussi peu habillée. Appelé "MesuKing", il s'agit en fait d'un jeu de carte et de combat basé sur le système de pierre-papier-ciseau, rien de bien nouveau pour ceux ayant joué au précédent opus sorti sur PS4. Pour les autres, je vous laisse le plaisir de découvrir, avec les yeux, cet amusement pour le moins ... surprenant.

 

Note : 5/5

Aspect technique du jeu


Un Kazuma Kiryu entièrement retravaillé avec le moteur de Yakuza 0, pour un retour flambant neuf.
Refonte graphique totale

Ne nous mentons pas, nous allons ici parler du plus grand point fort de ce remake du premier épisode de la série des Yakuza. Les développeurs ont abattu un travail acharné sur la refonte graphique du soft. SEGA utilise une dernière fois le même moteur que celui de Yakuza 0, mais le pousse jusqu'à ses limites afin de nous fournir une version parfaite de ce que peut être ce Yakuza premier du nom. Si vous deviez comparer les deux créations, vous ne pourriez qu'arriver à la conclusion que ce dernier est désormais méconnaissable. Tout y est passé: les animations, les personnages, les environnements, les dialogues, les cinématiques, les musiques, les bruitages, tout, absolument tout. Si la trame principale, en dehors des quelques trente minutes supplémentaires, n'était pas la même, nous serions là face à un épisode à part entière.

De la même manière que la totalité du jeu, les personnages ont été grandement retouchés et Kazuma Kiryu est désormais plus beau que jamais. Chaque figure connue que vous croiserez sera d'ailleurs sublimée par le fantastique labeur dont a fait preuve l'équipe en charge du projet. Chaque trait du visage de Kiryu est désormais retravaillé comme s'il avait toujours été ainsi. Chaque geste, chaque coup porté à l'adversaire est désormais réalisé avec le nouveau moteur et plus rien, si ce n'est la trame, n'est emprunté à l'opus sorti en 2005.

Enfin, si Yakuza a su nous offrir quelque chose de particulier, c'est bien une adaptation véritable de ce qu'était le Japon à l'époque où se déroule la narration, que cela soit avant ou après la prison pour le protagoniste, on ressent la véritable ambiance qui régnait en ce temps-là. Chaque chose est à sa place et l'atmosphère est réelle, aidée notamment par les personnages figurants, qui vivent leur propre vie autour de vous, discutent, se mettent bien grâce au saké, se battent. Tout est là pour que vous vous sentiez comme si vous y étiez.

Sur un rythme enivrant

La principale qualité de ce remake reste sans nul doute la refonte complète d'un point de vue visuel et sonore. Les développeurs se sont vraiment employés à travailler sur ce point et c'est chose réussie, Yakuza Kiwami se devant d'être pris pour modèle dans le domaine. On retrouve donc ici une ambiance sonore captivante, chaque musique pouvant provoquer quelques frissons, mais ce qui est réellement réussi reste les musiques d'ambiance que l'on peut retrouver dans certaines cinématiques, permettant de ressentir des sentiments plus profonds que ce que l'image seule aurait réussi à faire surgir en vous. Bien entendu, le travail sur les sons, la musique, les bruitages ne sont pas les uniques facettes de cette perfection, il en reste un bien plus important qui n'aurait pas été possible par le désir des développeurs seuls. En effet, au-delà du travail acharné de cette équipe pour sublimer Yakuza premier du nom, on retrouve également un casting à noter à 10/10. Chaque acteur interprétant la voix de chaque personnage est de retour. Ils ont tous pris la peine de repasser en studios afin d'enregistrer une nouvelle fois l'entièreté des dialogues (on rappelle que le jeu n'est pas en français mais bien en japonais).

Le travail de l'équipe ainsi que la bonne volonté des doubleurs permet à Yakuza Kiwami de se montrer encore meilleur que ce qu'il aurait dû être et n'est ainsi pas qu'une vulgaire transposition vers la PS4 de ce qu'il était il y a un peu plus d'un dixième de siècle. Pour ça, le soft mériterait une jolie médaille.

Malgré quelques défauts

On ne va pas se mentir, Yakuza Kiwami accuse le coup en terme de moteur de jeu. Cet opus, en plus d'être arrivé avec plusieurs mois de retard sur notre continent, montre des faiblesses du point de vue graphismes. On est en droit de s'attendre à mieux de la part d'un géant comme SEGA, qui bien que pouvant se défendre en utilisant l'argument d'une localisation tardive, ne peut cacher que le moteur commence à vieillir et qu'il faudra améliorer les choses à l'avenir. En effet, même si les cinématiques sont d'une grande beauté, très travaillées et d'une fluidité impeccable, ce n'est pas le cas de tout le reste du soft. Certaines bagarres avec les quelques criminels et autres petites frappes que vous croiserez seront malheureusement entachées de l'un ou l'autre ralentissement ici et là. Bien que très peu nombreux, ils auront néanmoins la fâcheuse tendance à vous faire croire au freeze tant leur violence est importante. A noter, cependant, que la mise-à-jour du 27 août semble avoir complètement effacé ces derniers, mais il convient malgré tout de le signaler si jamais ils repointaient le bout de leur nez.

Un autre point noir à mettre en avant, est le peu de travail sur les personnages figurants que vous ne ferez que croiser dans les rues. Effectivement, il est fort dommage de remarquer que tous sont des copier/coller les uns des autres avec pour femmes et hommes quatre ou cinq portraits et corpulences différents qui se répètent inlassablement à mesure que vous arpentez les rues de la ville. Rien de dramatique lorsque l'on voit pareille habitude dans des licences à bien plus gros budget, mais cela reste bien dommage lorsque l'on sait à quel point les personnages principaux et secondaires sont travaillés en profondeur.

 

Note : 4/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Entre deux missions, pourquoi ne pas passer discuter et boire un verre avec une hôtesse ?
Retour aux sources d'une licence

Lorsque l'on aime un opus, voire une licence complète, il n'est pas rare d'avoir peur quand un remake est annoncé. Il y a toujours cette boule au ventre à voir une version remise au goût du jour venir dénaturer, voire détruire une œuvre pour laquelle on éprouvait des sentiments forts. Heureusement, ça n'est présentement pas le cas, puisque cette nouvelle vision graphique et sonore de la première apparition de Kazuma Kiryu sur console est une réussite totale. Un véritable plaisir s'échappe de la prise en main d'un Kiryu dont les mouvements sont fluides, dont le travail graphique sur lui est impressionnant. Pouvoir distribuer des mandales et autres claques en plein visage comme à l'époque de la PS2 mais avec une résolution graphique supérieure, cela n'a rien de plaisant, c'est tout bonnement jouissif. Certains diront que ça n'a rien de différent de Yakuza 0 puisque utilisant le même moteur. A ces personnes je répondrai qu'il y a un monde de différence, car vous avez ici la possibilité de comparer vos souvenirs à ce que vous voyez, ce que vous faites, chose impossible avec l'autre opus précédemment cité qui n'était le remake d'aucun autre.

Déambuler dans rues de Kamurocho et vaquer aux diverses occupations qui sont disponibles, comme si vous étiez vous-même le personnage central de l'histoire, cela n'a pas vraiment de prix. A titre purement personnel, j'estime que l'immersion possible dans cet opus offre un plaisir important et évite par la même occasion de sombrer dans les affres de la lassitude. Voir les personnages figurants changer leurs dialogues à mesure que vous avancez dans le scénario, adapter leur comportement en fonction de cette même avancée vers la fin de la narration, c'est plaisant tout simplement.

En proposant toujours plus de choses

Comme cela a déjà été allègrement précisé dans ce test, Yakuza Kiwami vous propose moult possibilités afin de passer le temps lorsque vous traversez les rues et ruelles du quartier de Kamurocho. C'est un véritable plaisir que de pouvoir prendre une pause dans l'avancement de la narration et de pouvoir jouer à quelques jeux de dès ou de cartes originaires du Japon. Cependant, nous allons nous tourner vers une activité bien précise, celle des hôtesses. Vous aurez la possibilité de rencontrer plusieurs demoiselles lors de votre avancée dans le jeu, mention spéciale à Goromi ♥, qu'il vous faudra séduire en allant leur dire bonjour à plusieurs reprises. Il sera ici question de discuter avec ces dernières, d'en apprendre plus sur elles et de réussir à les inviter à sortir une fois leurs heures de travail écoulées. Cela n'a rien de bien formidable, mais cela ajoute un petit côté réel à l'histoire et c'est un plus. Vous avez d'ailleurs plusieurs trophées liés à ces demoiselles. Surtout, cela fait de la compagnie à Kiryu lorsqu'il désire, ou plutôt lorsque vous désirez, faire une petite partie de bowling ou même de fléchettes. Après tout, la solitude c'est triste.

Les multiples quêtes secondaires sont également un véritable plus pour découvrir plus en profondeur l'univers qui entoure Kiryu. De plus, ces petites missions sur le côté vous permettent de gagner objets et expérience nécessaires à votre évolution personnelle et le travail de refonte qu'ont apporté les membres de l'équipe en charge du projet est un petit plus non négligeable. Ces dernières donnent un sentiment de vie supplémentaire à l'environnement. C'est comme si vous n'étiez pas la seule personne à vivre dans ce quartier.

Enfin, la présence du système "Majima Everywhere" vous empêchera de vous ennuyer et vous n'aurez d'autre choix que de rester sur vos gardes si vous ne désirez pas affronter Goro à longueur de temps. En plus d'avoir un impact dans la trame principale, sa présence dans de multiples facettes de l'annexe renforce l'importance de ce dernier dans le soft et ne manquera pas de réjouir ses fans, comme ses détracteurs, qui pourront le maraver de coups pour se défouler. Votre personnage prendra d'ailleurs possession d'un téléphone portable, lequel lui permettra de recevoir des appels et des mails de différents personnages présents dans le jeu et aussi de recevoir quelques quêtes et invitations, le tout renforçant encore cet agréable sentiment de vie générale et pas seulement autour de votre unique personnage.

Avec votre façon de procéder

En vous proposant quatre styles de combat différents, un panel d'armes imposant ainsi que trois arbres (je ne compte pas celui lié à Majima Everywhere) à multiples embranchements, le soft vous permet de jouer, de combattre et même d'évoluer de la manière qu'il vous semble la meilleure. Bien qu'à la fin tous les joueurs auront les mêmes caractéristiques et compétences pour Kiryu, vous êtes libre de le faire atteindre ce maxima de la manière dont vous l'entendez en l'adaptant à votre style de jeu. Si vous souhaitez favoriser le style "Rush", alors rien ne vous en empêche, il vous suffit de laisser les deux autres de côté dans l'arbre des compétences et caractéristiques et revenir aux deux autres une fois votre favori monté au maximum.

Chaque combat peut d'ailleurs être évité, ce qui vous permet de vous consacrer plus amplement à ce qui vous intéresse réellement. Si vous avez l'âme d'un bagarreur, vous pouvez tout aussi bien les déclencher en percutant les passants à outrance, même si cette technique s’avérera peu utile tellement vous aurez déjà de petites frappes prêtes à en découdre avec vous à chaque coin de rue et dans chaque ruelle. Une fois l'affrontement lancé, vous aurez ainsi la possibilité de passer d'un style de combat à l'autre afin d'asséner directs du droit, coups de pieds ou même coups de boule ou tout simplement écraser l'enseigne d'une échoppe sur la tête de ceux qui vous ennuient. Ces styles de combat vous offrent donc une quasi infinité de moyens de vous défendre contre vos agresseurs, pour peu que ça ne soit pas vous qui les agressiez.

Néanmoins, ne vous faites pas trop d'illusions, vous n'aurez aucun impact sur la trame principale quelque soit votre style de jeu. Cette dernière est totalement linéaire et vous ne pourrez que vous plier aux différents objectifs qui vous seront imposés. Mais ne vous en faites pas, le scénario proposé ici est bon et vous n'aurez pas besoin d'avoir un impact sur ce dernier pour prendre votre pied.

 

Note : 5/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Il vous faudra du temps et du courage pour redevenir la légende que vous étiez et faire tomber le platine.
Le scénario fait une part du taff

Vient la section qui intéresse le plus de monde, celle relative aux trophées. Comme pour la plupart des jeux, l'histoire représente une certaine partie de la liste liée. Dans le cas de Yakuza Kiwami, elle représente à peu de choses près 25% de la totalité de ce qu'il vous sera demandé de débloquer afin d'obtenir le splendide platine qui y est attaché. Vous pourrez ainsi compléter 1/4 de la liste en faisant une première partie dans n'importe quel mode de difficulté et ainsi terminer le scénario principal à votre rythme. Une fois cela chose faite, il vous faudra vous relancer une fois de plus dans l'aventure afin de terminer l'entièreté de l'intrigue dans le plus haut mode de difficulté afin d'obtenir le dernier trophée (Argent) qui y est lié. Ce trophée n'est malheureusement pas réalisable en une seule partie puisque cette difficulté ne se déverrouille qu'une fois l'histoire terminée une première fois.

Les trophées, qu'ils soient (Bronze) ou (Argent) directement liés à votre avancée dans la narration principale obtenus, sachez qu'il en reste bien d'autres, cette fois-ci dépendant de votre réussite dans l'une ou l'autre quête secondaire. Ces quêtes sont réalisables un peu partout sur la carte, chacune demandant au préalable que vous ayez atteint un certain stade d'avancée dans la vie de Kiryu. Une fois découverte et obtenue, chaque quête peut-être réalisée à n'importe quel moment de la partie. Sept d'entre elles vous donneront alors une récompense (Bronze), sans oublier les habituels trophées liés à l'achèvement d'un certain nombre de ces quêtes, ce qui porte le total à 10.

Avec tout autant d'annexe

Outre cette liste proposant quelques facilités, on retrouve des choses bien plus complexes ou plutôt bien plus longues et dérangeantes. Dans cette catégorie rentrent les habituelles récompenses vous demandant de compléter l'entièreté de la liste de "défis" mis à votre disposition par les développeurs. Cette liste reprend des éléments comme battre un nombre précis d'adversaires dans tel style de combat ou encore parler avec un certain nombre de personnes, jouer un certain nombre de fois à des muni-jeux, etc. Bien que vous attribuant un splendide trophée (Or) une fois votre liste complète, vous comprendrez que le temps nécessaire à sa complétion mériterait bien deux, voire trois de ces mêmes babioles numériques.

On retrouve également quelques épreuves, allant du simple au moins simple. Vous aurez la tâche de parcourir 1KM en tenant la main d'Haruka, ce qui peut sembler simple, mais vous prendra du temps tellement la vitesse de déplacement de cette dernière en vous tenant la main est faible. Vous y trouverez également la tâche plus ardue de battre des boss cachés ou d'affronter ce cher Goro Majima lorsqu'il est dans un certain style de combat, dans un certain endroit et dans un certain contexte. Toutes ces conditions sont parfois délicates à rassembler, mais le jeu vous y aide toujours à un moment ou à un autre. On retrouve d'ailleurs dans cette catégorie de trophée un Goro sous forme de zombie, peut-être un petit clin d’œil à Yakuza: Dead Souls ?

Pour un challenge digne du Dragon de Dojima

Enfin, et comme à l'accoutumée, la liste des trophées de ce Yakuza vous mettra face à quelques difficultés qui ne manqueront pas de vous faire grincer des dents. Parmi ces récompenses convoitées, on retrouve par exemple la nécessité de remporter tous les tournois présents dans le Colisée souterrain ou encore l'obligation de remporter toutes les "Climax Battles". Néanmoins, et comme pour vous montrer qu'ils sont sadiques, les développeurs ont aussi ajouté des éléments comme le fait de devoir compléter entièrement votre arbre de compétences, ce qui demande beaucoup de combats et de quêtes secondaires, ou encore de devoir compléter l'arbre lié aux rencontres avec Goro, qui vous demandera un temps et une patience conséquents. Et comme pour ne pas s'arrêter en si bon chemin, le jeu vous demandera également de remplir parfaitement toutes les requêtes d'Haruka ou de remporter tous les affrontements de MesuKing et toutes les courses de voitures miniatures, de quoi vous occuper pour un bon bout de temps.

En gros: c'est du Yakuza, sans rien de neuf et toujours avec autant de challenge.

 

Note : 3/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
17/20

Malgré un moteur de jeu légèrement vieillissant et un sous-titrage uniquement disponible en anglais, Yakuza Kiwami est un de ces remakes qui restera dans les mémoires. On ne parle ici pas d'un simple portage ou d'un remaster, mais bien d'une nouvelle version pour fêter les 10 ans des aventures de notre cher Kiryu. La refonte sonore et graphique complète, ainsi que les nouveautés proposées par le soft, telles que les activités ou le système de combat, amènent un plaisir de jeu à ne pas bouder.

Le scénario, la durée de vie et les nouvelles cinématiques amenées par SEGA rendront votre expérience quasi inoubliable et font de ce soft l'un des meilleurs remake de ces dernières années et s'inscrit sans nul doute comme une référence pour tout studio désireux de donner un second souffle à une ancienne création.

Je recommande ce jeu :
Aux fans de la série, À un public averti, Aux chasseurs de trophées/platine difficile