Test : Wolfenstein : Youngblood


Wolfenstein : Youngblood
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Pas de note
des joueurs
Pas de note
des platineurs

Wolfenstein : Youngblood

ps4


61 trophées au total
7 trophées cachés

94 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 7 joueurs (7 %)
100% par : 7 joueurs (7 %)
Note du jeu
9/20
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Test du jeu
Wolfenstein : Youngblood

  • Test rédigé par yuutsu le 04-08-2019 - Modifié le 05-08-2019


Introduction


Une histoire de famille

Qui aurait pu prédire que Wolfenstein, à sa sortie en 1981, survivrait à nombre de ses pairs et continuerait à divertir le joueur, bien des années après ? Sûrement pas son développeur de l'époque, Muse Software. Il faut dire que le pitch du premier opus était aussi simple qu'efficace. Vous deviez abattre des nazis afin de vous échapper de leur forteresse. Une thématique qui avait eu droit à sa censure selon le pays dans lequel le jeu était distribué. C'est pourtant ce choix, cette audace même, qui permettra à Wolfenstein de perdurer.

Quel que soit l'opus, vos ennemis demeurent toujours ces fervents partisans du Fuhrer. L'univers même de Wolfenstein se développe, offrant aux joueurs une trame alternative à la nôtre. Ici les nazis ont gagné la guerre et dominent le monde. Dans la majorité des jeux, vous incarnez William "B.J." Blazkowicz : un vétéran de l'armée américaine, qui a nombre de faits d'armes à son actif dont l'assassinat d'Hitler.

Suite à sa dernière mission, Blazkowicz a disparu. Une absence inquiétante que ses filles jumelles, Jess et Soph, vont tâcher d'élucider. Comme il ne vous est pas possible d'incarner les deux personnages en même temps, Wolfenstein : Youngblood propose la première expérience co-op de la série. Co-développé par Arkane Studios (connu pour la série Dishonored) le jeu va-t-il au bout de ses ambitions ?

Contenu du jeu


Oh regarde frangine, le vilain monsieur que papa a tué !
C'est une bien petite ville que Paris

Même si Wolfenstein : Youngblood est un opus se jouant en coopération, cette dernière ne peut s’exécuter qu'en ligne. Aucune coopération locale n'est possible. Mais vous pouvez tout à fait jouer seul, votre partenaire étant gérée par l'IA.

L'opus se décompose de six missions principales et d'une trentaine de missions secondaires. Toutes prennent place au sein de Paris, capitale divisée en plusieurs quartiers. Vous débloquerez l'accès à l'ensemble de la carte via les différentes missions que ce soient celles du récit, que celles liées à des activités annexes. Lors de vos explorations des différentes zones, des activités peuvent apparaître de façon aléatoire. Quelle que soit l'activité ou mission réalisée, les réaliser vous octroie points d'expérience et argent.

L'histoire se décompose en trois grands actes : prologue, infiltration des Bruder, boss final. Les Bruder ne sont rien de moins que des forteresses nazies dont la mission associée reprend toujours le même schéma : entrer dans la zone, tuer les ennemis, récupérer les clés sur les Kommandants et combattre le boss de la zone. Les missions annexes se révèlent plus diversifiées dans leur écriture mais leur application sur le terrain ne diverge guère. Que ce soit tuer un ennemi précis, récupérer un objet ou nettoyer une zone vous finirez toujours par dégommer tout ce qui bouge pour accéder à la finalité de votre activité.

Sans la présence des missions annexes, le récit de Wolfenstein : Youngblood se conclut en moins de dix heures dans la difficulté la plus basse. Les activités externes rallongent la durée de vie mais nullement pour leur apport scénaristique. Vous les accomplirez par envie de voir l'ensemble du jeu ou pour en profiter pour améliorer votre personnage.

Même après avoir conclu l'intrigue, Paris demeure accessible aux joueurs qui veulent continuer l'exploration. La capitale possède d'ailleurs un quartier, les catacombes, qui vous sert de QG. Vous pouvez y rendre et obtenir de nouvelles missions, ainsi que profiter d'un stand de tir ou encore d'objectifs quotidiens et hebdomadaires. Ces derniers apportent un plus d'acquisition d'expérience et d'argent.


Y aurait-il quelque chose dans cette ruelle ?


Outre les missions, Wolfenstein : Youngblood regorge de collectibles. Et c'est peu de le dire. Des documents, des cassettes audio, des cassettes vidéo (années 80, magnétoscope, pas de DVD les enfants), des disquettes... Il y en a partout cachés dans toutes les zones découpant Paris, jusque dans les catacombes. En plus de leur diversité, leur nombre est astronomique au vu du jeu. Rien que pour les documents, vous en avez 80 à trouver. Rien n'indique leur présence : à vous de fouiner en espérant tomber dessus. Vous pouvez obtenir une aide, mais tardive, celle d'une compétence vous révélant l'emplacement des collectibles et coffres se trouvant dans les environs. Reste qu'à moins que vous vous intéressiez au background de cet opus, peu de chances que vous courriez après ces éléments... sauf pour obtenir les trophées associés.

Trophee

Plus court que les autres opus de la licence, Wolfenstein : Youngblood demeure dans la tradition de la destruction du nazisme à l'état brut. L'histoire, très courte, est sauvée par les activités annexes qui rallongent une durée de vie peu conséquente. Même si le jeu peut tout à fait se mener en solitaire, l'opus s'apprécie surtout à deux.

 

Note : 3/5

Aspect technique du jeu


Youhou, soeurette ! Derrière toi, juste... Youhou !
Femmes des années 80

À l'image de nombreux jeux édités sous Bethesda, Wolfenstein : Youngblood ne brille pas par ses graphismes. Effet volontaire ou non (l'opus nous place dans les années 80) il en ressort de ce visuel un aspect ancien, entre autres avec l'utilisation de teintes sépia ou sombres. Niveaux couleurs on distingue surtout l'incarnat et le noir que l'on retrouve souvent (nazisme oblige) dans les locaux des ennemis et la ville dans son ensemble. En parlant de ville, cet opus se déroulant à Paris (ou Paristat selon nos collègues germaniques) des éléments propres à l'architecture haussmannienne de la capitale sont présents et rappellent où les filles Blazkowicz évoluent : les panneaux annonçant les entrées/sorties du métro, les multiples cafés (vendant maintenant des bretzels). Le jeu fourmille de petits détails du genre qui permettent au joueur de mieux saisir cette ambiance particulière que confère un Paris colonisé par les nazis qui, en plus de tamponner leur emblème partout, rappellent leur credo à chaque détour avec leurs affiches de propagande.

Les cinématiques demeurent dans la continuité de l'ensemble visuel de ce Wolfenstein. Loin d'être perfectibles, chaque personnage demeure modélisé de façon assez propre. Impossible par contre de modifier les voix : vous serez quitte pour le doublage français pour vos alliés, germanique pour vos chers ennemis en cuir noir. D'ailleurs, si vous souhaitez activer les sous-titres, le jeu propose aussi bien de ne sous-titrer que lorsqu'un personnage ne parle pas en français qu'à l'ensemble du casting. Le choix est vôtre. La bande-son est très anecdotique : dans les cinématiques on a surtout un focus sur les dialogues tandis qu'en mission la déflagration des armes et des bombes prend le pas sur tout le reste.


On va transformer Paris en barbecue


Le gameplay se révèle simple au début mais s'enrichit à chaque avancée. Ce sont près de neuf armes différentes que vous allez pouvoir manipuler, les plus puissantes s'obtenant lors des missions principales. Quelle que soit la sœur que vous jouez, vous pouvez obtenir le même équipement, les mêmes compétences. Ces dernières se distinguent en trois catégories : force, esprit, pouvoir. Libre à vous de dépenser vos points de compétences dans les catégories de votre choix pour augmenter votre vie/armure, obtenir de nouvelles capacités comme l'invisibilité ou plaquer vos ennemis, ou encore manier des armes lourdes ou deux armes de poing en même temps.

Petite subtilité propre à ce Wolfenstein : les signes. Avec une simple pression de (haut) vous pouvez envoyer un signe à votre coéquipière. Ce dernier peut être modifié et avoir plusieurs fonctions selon le choix opéré : redonner de la vie à votre alliée, augmenter votre armure, etc. Un apport co-op très appréciable. Car l'aspect coopération est bien plus anecdotique que le scande Wolfenstein : Youngblood. Hormis les signes, réanimer votre frangine, ouvrir des coffres et des portes vous pouvez très bien jouer chacun de votre côté. Mention notable tout de même aux vies partagées. Pouvant se trouver dans des coffres spécifiques et cumulables jusqu'à trois, elles permettent de ressusciter une des sœurs si jamais vous n'avez pas le temps de la réanimer.

Avec l'apport d'Arkane Studios, la carte de l'opus se révèle construite tout en hauteur avec des appartements à fouiller, des bunkers à explorer, des munitions et armures dispersées dans les différentes zones, sans compter les multiples collectibles. Au vu du travail opéré par le studio sur Dishonored, on se serait attendu à des possibilités d'infiltration. Elles sont bien là mais l'ennemi vous repère parfois si rapidement, ou un ennemi pouvant soudainement apparaître comme sorti du sol, que vous êtes repéré les ¾ du temps. On finit par cesser toute discrétion pour foncer dans le tas.

Wolfenstein : Youngblood se révèle être un jeu nerveux. Les commandes répondent rapidement, les déflagrations sont présentes. En plus de dégommer des ennemis avec les différents « guns », vous pouvez frapper au corps-à-corps, surprendre votre ennemi par surprise, retourner son arme contre lui. Wolfenstein : Youngblood ne lésine pas sur les méthodes de combat et, pour sûr, vous allez prendre plaisir à frapper aussi bien du Kommandant que des soldats en armure lourde, ou même des ennemis plus difficiles comme le Panzerhund : une sorte d'animal-mecha cracheur de flammes.

L'ensemble confère à Wolfenstein : Youngblood une direction artistique rappelant un vieux film sur la guerre avec son cachet désuet mais encore largement regardeable. On pourrait même le comparer à la lecture d'un vieux film remastérisé originellement sorti sur cassette vidéo... avec les bugs que ça peut engendrer.


En Allemagne, on tape pour que ça marche !


Wolfenstein : Youngblood n'échappe pas à la malédiction qui semble toucher tous les jeux édités par Bethesda depuis la sortie de Fallout 76. Des ralentissements se produisent aléatoirement dans le jeu que ce soit lors d'une mission, d'un combat contre un boss ou même d'une cinématique. En plus de briser le rythme, un tel défaut peut, en plus de nuire au plaisir de jeu, vous empêcher de jouer puisque votre écran est immobile et, lorsque le jeu reprend, constater que vous avez été mis à terre par vos ennemis. Le souci se produit aussi bien en solo qu'en co-op.

Lors de la première mission de l'histoire principale, en entrant dans le QG ennemi, vous ferez peut-être partie des malchanceux qui ont subi des bugs de sons atroces. Imaginez, vous tuez tranquillement du nazi et là, le son se met à se lancer, se couper, se relancer de façon presque épileptique. Impossible de corriger ce bug autrement qu'en quittant le jeu et en le relançant... au risque de recommencer la mission depuis le début car le jeu ne dispose que de très peus points de sauvegardes automatiques. Bien souvent, ils sont placés en début et en fin de mission. Si vous perdez contre un boss d'une mission (hormis la toute dernière) vous devrez recommencer depuis le début.

Ajoutez à cela que vos munitions peuvent passer à travers vos ennemis sans causer de dégâts, que votre coéquipier peut passer à travers vous sans problème (perturbant quand vous grimpez une échelle en même temps). Ajoutez à cela une IA mal maîtrisée et vous conviendrez qu'il y a là matière à déployer des patchs correctifs.

L'IA est très versatile. Entendez par là que vous pouvez avancer sans trop de problèmes, en difficulté Facile (la plus basse) mais que, soudainement, vous pouvez vous heurter à un ennemi outrageusement fort. La courbe de progression a beau être scriptée avec logique (avec des missions annexes pour se préparer et monter de niveau afin d'accéder à la prochaine mission principale) l'IA n'en fait qu'à sa tête. Et ce n'est pas qu'une question de savoir utiliser la bonne arme contre le bon ennemi. Autant certains ennemis tirent à l'aveugle, autant d'autres se révèlent bien trop puissants pour rien (entendez par là que ce ne sont ni des mini-boss, ni des boss, mais des adversaires lambda). Mention spéciale à l'ultime boss qui, dans sa dernière phase, se révèle bien trop ardu à battre même en mode Facile. L'ennemi bouge en tout sens, demande de bien viser (et la visée dans ce Wolfenstein n'encourage nullement les snipers tant elle est brouillonne) et, en plus, fait appel à un soutien aérien. Soutien qui, parfois, à peine parti revient aussitôt ne vous laissant pas le temps de souffler. C'est à croire que le jeu a modifié la difficulté sans vous tenir au courant.

L'IA alliée n'est guère mieux. Wolfenstein : Youngblood peut se jouer seul, votre coéquipière étant gérée par l'IA. Sauf que celle-ci se révèle aussi efficace qu'un épouvantail sur un champ de bataille. Votre sœur se balade, tire sur les ennemis au pif et, surtout, ne vient pas vous aider si vous avez besoin d'être réanimé. Même en étant près d'elle, en mitraillant (croix) pour l'appeler et avec une absence totale d'ennemis, l'IA vous ignore... et vous laisse mourir.


Trophee

Adoptant un visuel un peu désuet mais présentant un Paris sous la coupe nazie de façon subtile, Wolfenstein : Youngblood s'enlise dans les bugs. Ralentissements intempestifs couplés d'une IA mal maitrisée gâchent le plaisir d'exploser du nazi. Ce qui est fort dommage au vu, en plus, d'un gameplay aussi nerveux que jouissif dans sa prise en main et ses déclinaisons permettant à chaque joueur de personnaliser sa combattante.

 

Note : 2/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Si vous jouez aux bornes dans les catacombes, une surprise vous attend.
Le passé c'est dépassé


Wolfenstein : Youngblood se présente comme le premier opus de la saga à proposer une expérience en coopération. Le rendu final ne ment nullement mais la promesse est loin d'être complètement tenue. L'absence totale d'une coopération locale met de côté nombre de joueurs qui auraient pu s'amuser sur la même console et partager une partie en écran splittée. Nombre de jeux sortis sur les consoles ont même mené cette expérience jusqu'à quatre joueurs, pourquoi Wolfenstein ne pourrait pas réussir à l'accomplir lui aussi ? À défaut, il existe le Buddy Pass. Celui-ci permet d'inviter tout joueur ayant téléchargé la version d'essai. Sauf que ce pass n'existe que dans la version Deluxe. Il vous faudra rajouter dix euros pour profiter de cette opportunité. À côté, A Way Out (jeu misant, lui aussi, sur la coopération) proposait un code à offrir gratuitement, le jeu ne connaissait qu'une version et la coopération se faisait aussi bien en ligne qu'en local. Et en plus, vous devrez créer un compte Bethesda pour jouer. Certes, ça ne coûte rien mais on se questionne sur l'intérêt.

De plus, les mécaniques de coopération ne sont pas aussi nombreuses que ce que l'on pourrait croire de prime abord. Hormis pour ouvrir des portes, réanimer sa coéquipière, s'adresser des signes et s'entraider face aux ennemis, vous n'avez guère l'impression de mener un jeu en coopération. Nombre de joueurs l'ont même réussi en solitaire malgré une IA peu encline à vous aider lorsque vous vous retrouvez à terre. Pourtant, Wolfenstein : Youngblood a quelques bonnes idées comme certains codes à activer à deux ou les signes qui servent à secourir votre partenaire. Mais le rendu final donne l'impression que la coopération n'a pas été poussée à son paroxysme et que l'opus sert surtout d'entrée en matière aux jumelles Blazkowicz.

L'intrigue est très simple et peu étayée par la courte durée de vie du jeu. Passé l'arrivée à Paris pour sauver le paternel, vous infiltrez les trois Bruder pour mieux tuer le boss final. Le petit plot-twist avant le bouquet final essaye de relever le tout mais n'arrive pas réellement à convaincre. La conclusion donne surtout l'impression que le jeu est là pour présenter les jumelles, potentielles futures héroïnes de la suite de la saga. À voir vers quoi se dirige Wolfenstein. Dommage car l'opus aurait pu se démarquer des autres par son parti pris de la coopération et le choix de mettre en avant d'autres personnages. Uncharted The Lost Legacy avait réussi ce pari, et avec brio.

Et c'est peut-être là aussi le souci. Zoph et Jess sont des jumelles, et cela se ressent jusque dans le gameplay. Comme vous le dit si bien le jeu lors de votre première partie : vous pouvez incarner l'une comme l'autre, toutes deux possèdent les mêmes capacités et équipements. Pourtant la cinématique d'introduction semblait promettre une distinction plus prononcée. On y voit Jess apprendre l'art du sniper auprès de son père, tandis que Zoph subissait l'initiation drastique de sa mère sur le corps-à-corps. Le gameplay ne reprend pas ces différences qui aurait permis de construire deux profils à la fois opposés et complémentaires, enrichissant alors le jeu et permettant une entraide plus prononcée entre les joueurs.

Malgré tout, tout n'est pas à jeter. Le jeu, en dehors des bugs pouvant venir nuire l'expérience, demeure fluide et rapide dans sa prise en main. Si vous aimez trucider du nazi à toutes les sauces, vous serez servis. En plus des différentes armes incluant aussi bien des armes à feu que des lasers, vous pouvez aussi retourner son arme contre un ennemi ou le suriner. Même si l'ensemble des adversaires n'est guère diversifié, elle demande une approche différente tant que vous n'avez pas le niveau requis pour leur rouler dessus. Ainsi l’électricité est plus efficace sur les ennemis robotiques (nazis Terminators, mechas Zentinelle) qu'une balle simple. Méfiez-vous des dobermans : rapides, ils sont aussi dotés d'explosifs. Ce qui tombe : vous avez des grenades pour répliquer ! Pour les non-fans, ce Wolfenstein se résumera à un jeu de tir défouloir. Les aficionados apprécieront de replonger dans l'univers de la saga.

Trophee

Reste que Wolfenstein : Youngblood est un excellent défouloir et que l'ambiance Paris sous l'occupation nazie fonctionne. Dommage que la caractérisation des personnages, alliés comme ennemis, ne suive pas la même voie. Cet opus de la saga demeure un bon jeu bac à sable à un prix abordable (30 €).

 

Note : 3/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Une cassette ! Plus qu'à quarante à trouver.
Papa serait fier de nous !


Le platine de Wolfenstein : Youngblood peut se réaliser en n'importe quelle difficulté au contraire de nombre d'opus de la saga poussant le joueur à se frotter à la difficulté la plus haute. Mais, a contrario, il requiert du temps, de l'investissement et double le temps que l'on passe sur le jeu, voire même le triple.

La liste se compose essentiellement de (Bronze) (54 sur 61 trophées), 5 (Argent) et 1 (Or). Neuf trophées découpent l'histoire principale. Les autres trophées englobent les collectibles, des actions précises et maximiser votre personnage et son équipement. Le platine, comme dit plus haut, ne requiert pas de compétence particulière mais va vous demander de (re)lancer le jeu pendant des heures pour atteindre des objectifs qui se révéleront vite « rasoirs » pour ceux n'accrochant pas au farming intensif. Ajoutez à cela un platine qui peut se révéler inaccessible pour nombre de joueurs à cause de trois trophées bugués. Ainsi réaliser toutes les missions peut ne pas voir le trophée associé se valider, ou seulement pour l'un des deux coéquipiers. Les deux autres trophées touchent des actions spécifiques : tuer discrètement des Super-Soldats et mener des éliminations. Pour ceux-ci il semblerait qu'utiliser la hache comme arme de poing bloque l'obtention du trophée et ce, pour une raison inconnue.


T'es sérieuse, frangine ?


Comme dit précédemment, Wolfenstein : Youngblood recèle nombre de collectibles : 80 documents, 41 cassettes, 34 disquettes, 72 lunettes 3D et 25 boitiers d'UVK. Ces nombres, déjà conséquents pour un jeu, se révèlent monstrueux pour un opus de l'acabit de Youngblood. Imaginez devoir collecter une telle quantité d'éléments dans un opus annexe d'une saga comme Far Cry : New Dawn ! Sans le secours de la compétence Chasseuses de secrets pour vous indiquer l'emplacement précis des collectibles, il vous est impossible de les trouver. Pour vous seconder, vous pouvez aussi connaître la zone où se trouvent les éléments non trouvés grâce à la section « Collection » du menu Pause. Reste qu'il est parfois très hasardeux de découvrir comment accéder à un collectible à cause d'une porte fermée, ou encore indiqué comme se trouvant à l'étage au-dessus alors qu'il est juste en hauteur, posé sur un container plus haut que vous.

Hormis les disquettes vous donnant accès aux coffres rouges renfermant des illustrations (un autre collectible !) aucun de ces éléments n'apporte rien au jeu. Les fans de Wolfenstein seront peut-être intrigués de lire des documents enrichissant le background de la série ou d'observer des statuettes représentant des éléments du jeu. Mais c'est là leur seul intérêt.

Et encore ce n'est pas là les trophées (six rien que pour les collectibles) les plus harassants du jeu. Vous devez monter toutes les armes au niveau de maîtrise 10. Pour cela, vous devez tuer des ennemis, un certain nombre selon l'arme, jusqu'à obtention du trophée correspondant. Vous devrez mener cette action sur dix armes. De quoi augmenter les heures passées sur le jeu : comptez environ une soixantaine d'heures. Un temps énorme au vu de la durée de vie initiale de l'opus qui se conclut, récit et missions annexes incluses, en une quinzaine d'heures.

Hormis les acharnés, beaucoup de joueurs stopperont avant la fin pour mener des activités plus amusantes que tuer en boucle les mêmes ennemis et écumer la zone pour décrocher un trophée, et recommencer avec une autre arme.

Ces trophées entachent l'expérience de Wolfenstein. Les autres trophées récompensent simplement de tuer des ennemis d'une certaine façon. La plupart peuvent d'ailleurs être suivis depuis le menu statistiques que vous trouverez avec le bouton « Options ». Arkane a même droit à son petit clin d'oeil avec un easter-egg à Dishonored à trouver. Mais ces trophées sont vite étouffés par ceux requérant du farming.


Trophee

Wolfenstein : Youngblood s'annonçait accessible, voire facile comparé aux autres opus de la saga. Ce qui n'est ni totalement faux, ni totalement vrai.Youngblood n'est pas difficile mais son platine peut dégouter les joueurs d'écumer chaque zone pour maîtriser chaque arme du jeu et trouver le moindre collectible. Jamais un platine ne devrait gonfler artificiellement la durée de vie d'un jeu au point d'en écœurer ceux qui, jusqu'à présent, appréciaient de vagabonder dans les rues de Paris.

 

Note : 1/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
9/20

Partant avec de bonnes idées (une expérience co-op, un aspect RPG, des mécaniques nouvelles comme les Signes) Wolfenstein : Youngblood s'enlise dans de nombreux bugs techniques. Freeze, lags, une IA mal réglée parsèment l'expérience du joueur et entachent ce qui aurait pu se révéler un opus sympathique. L'absence de d'avantage de mécanique propre à la co-op donne la sensation d'une aventure simpliste. Les fans de la série apprécieront les clins d'oeil à la saga et que l'opus s'inscrive comme une suite officielle. Les chasseurs de trophée devront veiller au grain à cause de trophées bugués.

Je recommande ce jeu :
Aux acharnés, Aux fans de la série, À un public averti