Test : Tom Clancy's The Division


Tom Clancy's The Division
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Note des joueurs :
4.3/5 - 168 notes
Note des platineurs :
4.2/5 - 90 notes

Tom Clancy's The Division

ps4


66 trophées au total
56 trophées online
0 trophée caché 3 DLC's

4722 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 1909 joueurs (40 %)
100% par : 121 joueurs (3 %)
Note du jeu
15/20
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Test du jeu
Tom Clancy's The Division

  • Test rédigé par Bas ^ le 24-03-2016 - Modifié le 07-12-2016



Introduction


Le QG, seul espace à peu près propre de Manhattan.
Trois mois après la sortie de Rainbow Six Siege, Ubisoft repart dans l'univers de Tom Clancy avec The Division. Une fois n'est pas coutume, le jeu n'est pas une adaptation de roman, malgré une participation du maître de l'espionnage à la réalisation du scénario. Toutefois ici, pas de conflit à l'échelle mondiale ou de gadgets high-tech : la Division est une organisation gouvernementale dormante, rassemblant des individus lambdas que le devoir et le besoin contraignent à agir. Dans les faits, vous êtes pompier ou agent des impôts, on vous forme au combat et vous recevez une montre orange qui s'allume si le pays va mal. Ouais, tout de suite, ça a moins de classe.

Sorti en Mars 2016 et mélangeant Third Person Shooter et RPG, The Division est énormément comparé à Destiny, pour son système de missions, d'équipement ou encore de fusillades en bande. Néanmoins, là où le titre de Bungie pose ses valises dans un futur très lointain, celui d'Ubisoft est plus contemporain, l'action se déroule à Manhattan, plus sombre aussi, l'histoire du jeu raisonnant avec l'actualité. L'élève surpassera-t-il le maître ?


Remarque : Le jeu nécessite un compte PlayStation Plus, étant exclusivement en ligne. La suite du test part du principe que vous l'êtes ou que vous comptez l'être, au moins pour l'occasion.

Contenu du jeu


Des fois, l'IA décide de fuir. À raison...
UNE ENTRÉE EN MATIÈRE EFFICACE...

Votre arrivée dans The Division se fait dans la zone dédiée de Brooklyn. Après une cinématique rapide et la phase de création du personnage, on se retrouve dans le (petit) bain, à terminer quelques quêtes rapides et à gagner les premiers loots de notre aventure. Cette entrée en matière, succincte et bien pensée met l’eau à la bouche, on se précipite alors vers Manhattan, et le début véritable de l’aventure.


... DANS UN MONDE (PAS SI) OUVERT

Découpée en plusieurs zones, adaptées à une tranche de niveaux, la carte de The Division est grande, très grande. Plusieurs missions secondaires et de petites quêtes (les rencontres) permettent de gagner expérience et équipement avant de s’aventurer dans l'une des 16 missions de l’histoire principale. La progression se fait assez naturellement, que ce soit en solitaire ou en groupe. Mention spéciale au système de matchmaking qui permet de trouver rapidement des joueurs de même niveau, que ce soit pour parcourir les rues de la ville que pour entreprendre les missions. Celles-ci sont assez courtes, une grosse quinzaine de minutes chacune, mais les différentes difficultés vous permettront de les rejouer, pour une meilleure récompense. Néanmoins, bien que le jeu soit un monde ouvert, comparable à celui de Destiny, la majorité du jeu est instancié, à savoir que vous ne croiserez personne en dehors de vos compagnons... À une exception près.


VOUS VENEZ D’ENTRER DANS LA DARK ZONE...

Point central du jeu, littéralement, la Dark Zone est véritablement le sel du jeu. Dans cette immense zone Joueur contre Joueur au milieu de Manhattan, les ennemis lâchent les meilleurs objets du jeu, à condition de survivre assez longtemps : chaque joueur que vous croisez peut être un allié qui vous aidera à tuer ces derniers ou un ennemi qui vous tuera vous pour récupérer le butin que vous avez gagné au préalable... Les rencontres donnent alors lieu à une certaine méfiance, tout le monde s'observant gentiment afin de décider de la conduite à adopter. La plupart du temps, tout va bien. Néanmoins, il arrive de tomber sur des agents renégats qui n'hésitent pas longtemps avant de vous tuer. Heureusement, il est possible de sauvegarder l'équipement récupéré, en l'apportant à une zone d'extraction. Celui-ci sera alors envoyé à votre réserve et vous pourrez l'équiper ou le transporter, comme le butin récupéré hors de la Dark Zone, sans risque de vous le faire dérober.


... RESTEZ-Y.

Là où le bât blesse véritablement, c'est le manque d'objectif concret une fois le niveau 30 atteint : refaire les missions pour s'équiper, c'est bien sympa, mais il n'y a pas de véritable intérêt à le faire, le seul challenge étant pour l'heure la difficulté Expert qui, bien que demandant un peu de coordination, n'a rien d'un véritable contenu end-game. Des mises à jour (gratuites et payantes) devraient venir combler ce vide, mais en attendant, on perd un peu le goût du jeu à mesure qu'on devient le plus fort. Et malheureusement, l'absence de véritable multijoueur compétitif en dehors de la Dark Zone ne permet pas de rattraper cette absence.

 

Note : 3/5

Aspect technique du jeu


D'autres fois, elle campe un peu.
TOUT EST DANS LE DÉTAIL

Sans venir prétendre au titre de plus beau jeu de la PS4, The Division se laisse regarder sans avoir à rougir. Multipliant les petits détails, comme ces rats qui détalent à votre arrivée, les chiens qui vous regardent passer ou les nombreux tags sur les bâtiments, le titre d'Ubisoft installe avec brio une ambiance désolée au cœur de ce Manhattan livré à lui-même. Le passage des heures et les jeux de lumière qui vont avec sont aussi un énorme plus, renforçant ce côté infiltration urbaine que l'on peut ressentir en guettant les ennemis dans la Dark Zone. À souligner toutefois, certains éléments météorologiques auraient pu être laissés au placard : le brouillard qui s'installe régulièrement sur la ville, bien qu'accentuant le réalisme, tue un peu le gameplay, surtout lorsque l'IA semble être équipée de lunettes thermiques et pas vous. Tant pis, on ne peut pas tout avoir.


ISAC ? LA FERME.

Avec une montre qui fait du bruit et des alliés qui passent leur temps à vous parler, vous ne serez jamais véritablement tout seul à arpenter les rues. Quelques musiques discrètes viendront de temps en temps rompre la monotonie, sans que vous n'y prêtiez vraiment attention. Le bruit des fusillades devrait toutefois vous réveiller un peu, le travail sur le bruit des armes, la direction et la distance étant excellent. En un mot, le ressenti général est bon, dans sa globalité la bande sonore fait ce qu'il faut mais il n'en reste pas forcément grand-chose, rien de véritablement épique ou de marquant.


UNE AVENTURE BIEN URBAINE

Comme tout bon Third person shooter, The Division offre un système de couverture et de déplacement, que ce soient les coins des bâtiments ou les nombreux véhicules laissés à l'abandon dans les rues. Toutefois, il serait stupide de croire qu'une fois derrière votre abri de fortune, les affrontements seront simples. Avec plusieurs types d'ennemis, de nombreuses grenades dans leur arsenal et la capacité de vous contourner, l'intelligence artificielle vous offrira un challenge assez intéressant. Toutefois, le plus grand ennemi sera peut-être le level-design, tant atteindre certains collectibles relèvera plus de Mirror's Edge que d'un bête shoot'em up.


LIAISON MONTANTE ÉTABLIE

En dehors d'un léger clipping lorsqu'on apparaît quelque part, le jeu ne souffre d'aucun bug particulier. De plus, le fait que chaque joueur soit séparé dans son Manhattan, comme expliqué précédemment, permet d'éviter une latence excessive. Du côté de la Dark Zone, je n'ai pas eu de souci particulier, mais cette information est à pondérer avec la connexion internet de chacun.

À noter qu'une maintenance hebdomadaire a lieu tous les mardis à 9h (heure de Paris), pour une durée d'environ 3h. Pour l'instant, il n'y a pas eu de problème particulier à signaler, mais comme tout jeu en ligne, on n'est à l'abri de rien...

 

Note : 5/5

Plaisir à jouer et à rejouer


On peut customiser sa tenue. Et ses armes, heureusement.
QU'EST-CE QUE C'EST LES HISTOIRES ?

Au départ, l'histoire de The Division nous intéresse un peu. On essaye de comprendre cette histoire de poison vert, de Rikers, de renégats et on écoute un peu les différents enregistrements qu'on ramasse. Mais rapidement, on commence à enchaîner les missions et les ennemis sans trop savoir pourquoi et finalement on s'en passe assez vite, en appréciant simplement le défouloir qui est offert. Le jeu n'est pas entièrement dénué d'intérêt pour qui veut gratter un peu, malheureusement il n'y a rien de véritablement novateur dans le scénario et on entretient une relation trop distante avec les membres de la base d'opérations pour véritablement s'y attacher. De ce point de vue, l’œuvre Tom Clancy n'est pas mise en valeur, ce qui n'encouragera pas à recréer un nouveau personnage.


(R2) (carre) (R2) (carre) (...) (R2) (carre) (R2) (carre)

Je dois avouer que j'ai un peu eu un effet montagnes russes en jouant à The Division. Par moment, le jeu est facile, on avance vite, tout est super. Parfois, certains passages font râler et on se demande pourquoi il est nécessaire de porter une caisse de ravitaillement sur une aussi grande distance, alors que, franchement, on trouve pratiquement tout dans notre base améliorée... Et des fois, très sérieusement, on ne comprend pas pourquoi, alors que ça paraissait facile, les ennemis nous tuent en boucle, pourquoi l'entrée pour accéder à ce foutu renseignement est à des kilomètres ou encore pourquoi les développeurs ont jugé bon de faire réapparaître des ennemis sur nous. Heureusement, comme je l'ai dit, le défouloir est plutôt agréable et nous fera oublier ces petits désagréments. La variété des ennemis et les différentes compétences offertes permettront de rendre un peu tactiques les gunfights, ce qui n'est pas pour déplaire, même si une petite lassitude pourra s'installer chez certains.


DE L'ABSENCE DE SPÉCIALISATION...

J'ai un peu parlé de la base d'opérations sans vraiment expliquer de quoi il retournait. QG de la Division à Manhattan, c'est un espace où vous reviendrez de temps en temps, pour détruire ou vendre de l'équipement, pour en acheter pour les plus riches, mais surtout pour dépenser vos points d'amélioration. Pas question d'acheter quoi que ce soit depuis le menu (start), ici tout passe par la remise en marche de nouvelles salles dans les ailes de la base. Grâce à ça, vous débloquerez des talents, qui s'activent temporairement selon certains critères, des compétences, comme un soin ou une tourelle par exemple, ou encore des bonus permanents, permettant de transporter plus de matos ou d'aller dans des zones de contamination plus élevées. Dans la même veine, il n'est pas non plus question de développer les statistiques, les pièces d'armure que vous portez s'en chargeront. Grâce à ça, pas besoin de recréer un nouveau personnage si vous souhaitez changer d'orientation : il suffit de changer les compétences et de trouver de l'équipement plus adapté. Les puristes regretteront sûrement, pour ma part je trouve ça sympa de pouvoir tester un peu tout sans avoir à me refaire 15-20 heures de jeu.

 

Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Dans la Dark Zone, l'extraction a des vertus apaisantes.
UN PLATINE SYMPA...

Globalement, les trophées de The Division sont plutôt plaisants, qu'il s'agisse de terminer les missions principales ou d'améliorer la base d'opérations, c'est du classique, mais ça fait le travail. Certains trophées, plus spécifiques à la Dark Zone, sont un peu plus pénibles, comme abattre 20 joueurs renégats, quand on sait que seul l'auteur du coup fatal est crédité, mais heureusement il est possible de les booster avec un ami. D'autres prolongeront la durée de vie en vous demandant de terminer une nouvelle fois toutes les missions au niveau 30, mais vous gagnerez de l'équipement ce faisant, ce qui devrait vous motiver.

D'un point de vue difficulté, le jeu permettant de tout faire à 4, il est plutôt abordable, le trophée le plus compliqué pouvant être mis de côté jusqu'à récupérer un équipement de meilleure qualité pour le réaliser sereinement.


... MAIS POINT TROP N'EN FAUT

Le seul gros bémol, et j'en fais vraiment une rubrique à part, ce sont les collectibles. Comme souvent, on a le droit à des enregistrements audio, des dossiers, des bidules à récupérer à droite à gauche, mais là, Ubisoft a poussé le bouchon un peu plus loin et en allant très loin dans le délire : ce sont 293 intels qu'il faudra récupérer au total, en priant pour que certaines ne soient pas bugguées (les ECHOS notamment), sans que leur obtention ne soit véritablement récompensée : 6 (Bronze) et autant de vêtements pour customiser son personnage, voilà ce que les 10 heures que vous allez perdre vous rapporteront. Et ça, c'est sans trop m'étendre sur le parcours du combattant que le level-design impose...


LA CHANCE AU TIRAGE

Enfin, malheureusement, The Division n'échappe pas à la malédiction qui pèse sur certains trophées des jeux Ubisoft : même en remplissant les conditions, 2 d'entre eux risquent de ne pas se débloquer. Si pour l'un d'eux l'acharnement payera, l'autre ne pourra être obtenu qu'en recréant un personnage et en rejouant quelques heures jusqu'à pouvoir y prétendre. Récemment, Star Wars Battlefront a été patché pour corriger ce genre de problème, gageons qu'Ubi suivra le même courant.

 

Note : 3/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
15/20

Pour ma part, j'ai bien aimé The Division, même si je regrette l'absence de vrai contenu end-game, à la manière d'un Raid dans Destiny ou un multijoueur plus standard. Des mises à jour devraient corriger ça, aussi, si vous n'avez pas encore été convaincu, jetez un œil sur les annonces de la part d'Ubisoft, on ne sait jamais.

Je recommande ce jeu :
À tous, Aux acharnés, Aux spécialistes du genre