Test : Titeuf : Mega Party


Titeuf : Mega Party
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Titeuf : Mega Party

ps4


13 trophées au total
0 trophée caché

88 joueurs possèdent ce jeu

100% par : 60 joueurs (68 %)
Note du jeu
8/20
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Test du jeu
Titeuf : Mega Party

  • Test rédigé par So-chan le 15-01-2020 - Modifié le 15-01-2020


Introduction


Tchooo les nazes !

Il s'en souvient, comme si c'était hier : le début des années 2000, son heure de gloire. Il était si jeune à l'époque, et déjà si populaire. On ne parlait que lui dans les cours de récré. Il était dans les bandes dessinées, jusqu'à la télévision. Tout le monde connaissait son nom, sa figure, son histoire. Il avait eu même droit à des jeux vidéos passant du 2D à la 3D en un claquement de doigts. Puis le succès commença à s'étioler. Les BD continuaient, sous la plume de Zep, mais de nouveaux héros avaient pris sa place dans le cœur des enfants et les autres avaient grandi, étaient passés à autre chose.

Alors quand Microids vint frapper à sa porte pour lui proposer de donner un coup de jeune à Titeuf : Mega Compet', ce jeu sorti en 2004 sur Playstation 2 (et sur lequel il avait battu son meilleur pote Manu plus d'une fois) il avait été surpris, avait opiné tout en se demandant si quelqu'un y jouerait, si des gens l'aimaient encore. Novembre 2019 sonna donc le retour de Titeuf avec Titeuf : Mega Party, sous les yeux éberlués du concerné. « Vous verrez ! » lui avait assuré l'envoyé de Microids. « Vous allez adorer, et vos enfants aussi ! » Oh, il aurait aimé qu'il dise vrai.

Contenu du jeu


Ne refaites pas ça chez vous, les enfants. C'est dangereux !
Tcho la honte !

« Cinq modes de jeux pour encore plus de fun en famille ! » vantait la jaquette du jeu qu'il avait entre les mains. Il avait lancé l'installation, se disant que ce serait l'occasion de replonger dans cette belle époque où il était si connu et de faire découvrir à sa progéniture cette période bénie. Les cinq modes étaient bien là, rédigés d'une écriture enfantine.

Commençons par l'histoire retraçant un récit fictif de sa propre vie, inspiré de véritables anecdotes comme la classe de neiges ou l'installation de la fête foraine à deux pas de l'école. Trois chapitres venaient étayer un récit sobrement expédié : le jeune Titeuf, marqué par une émission sur le clonage, était persuadé qu'on allait cloner les humains. Pour échapper à ce danger, il fallait effectuer un maximum de bêtises puisque seules les têtes de classe étaient sélectionnées. L'école, le voyage scolaire et la fête foraine devenaient alors un terrain de jeu propice aux farces. En plus des mini-jeux permettant d'avancer dans le chapitre, des bêtises se cachaient dans le décor. L'homme eut un rire en re-découvrant certains exploits qu'il avait accompli dans la vraie vie.

Seul souci : le jeu ne supportait pas plus de deux joueurs. Il laissa donc les manettes à ses enfants, se faisant spectateur et se disant que les autres modes permettraient de rattraper ceci. Que nenni. Répondant fidèlement à leurs noms, « Duel », « Méga Duels » et « Duels de la mort » se refusaient à accepter une troisième manette, tout comme « Méga balaise ». Tout l'inverse de ce qu'indiquait la boîte : 1 à 4 joueurs. À moins qu'un multijoueur en ligne se cachait quelque part ? Ni ses enfants, ni lui-même ne surent résoudre cette énigme.

Et le peu d'attraits offerts par les autres modes n'aidèrent guère à prolonger leur intérêt. Reprenant les mini-jeux déjà existants dans l'histoire, y ajoutant quelques variantes, les multiples duels ne faisaient que déployer la même sauce. Ainsi « Duel » permettait de choisir un mini-jeu sur lequel s'affronter, « Mega Duels » tirait le jeu aléatoirement, « Méga Balaise » regroupait des activités par thèmes (ceux se jouant avec un bouton, ceux réclamant d'user des touches de direction...) et « Duels de la Mort » rassemblait tous les mini-jeux. Autrement dit il fallait jouer à 42 mini-jeux à la suite, sans interruption.

Quand sa cadette demanda si elle pouvait plutôt lire les bande dessinées de tonton Zep, le Titeuf, devenu trentenaire, accepta, s'en voulant d'avoir insisté pour que ses enfants s'intéressent à ce jeu. Deux heures tout au plus, voilà combien de temps ils avaient tenu avant de se désintéresser pour s'occuper ailleurs, et lui pour glisser la boîte dans un recoin de l'étagère, sans une once de regret.

 

Note : 2/5

Aspect technique du jeu


Surtout ne pas se faire prendre par la maîtresse. Mais on peut sacrifier son meilleur pote.
Un billet de renvoi parce que tu dormais en classe ?!

Fut-ce la nostalgie qui modifia sa perfection des choses ? Il lui semblait que la version originale, sortie sur PS2, était visuellement plus attrayante que son remaster sur PS4. Après un petit tour sur Youtube, Titeuf dut bien admettre que la nostalgie avait grandement entaché sa mémoire. Titeuf Méga Party proposait un visuel plus coloré que l'original mais les animations conféraient à l'ensemble une sensation... déplaisante. En courant, les personnages semblaient être mis sur ressort, bougeant leurs bras avec une rapidité mécanique. Les cheveux semblaient doués de vie propre, surtout chez Nadia. Au final, le visuel du jeu conférait l'impression qu'on avait collé quelques filtres HD sur une base ancienne, sans prendre le temps de travailler correctement l'ensemble.

Les musiques et le doublage demeuraient exactement les mêmes que ceux de la version PS2. Sur le papier, cela prouvait un respect de l'oeuvre originelle, une volonté de rester fidèle au premier jeu pour ne pas perdre les fans. Mais déjà simpliste pour son époque, attrayant surtout par ses mini-jeux, Titeuf Méga Party manquait de vie. Hormis Titeuf, Hugo et la maîtresse, la plupart des personnages ne décrochaient pas un mot. Un ajout sur ce plan-là aurait pu conférer à l'ensemble plus de teneur et d'attrait.

Le gameplay demeurait aussi simple et efficace que l'exige tout game party. Certaines épreuves demandaient, au maximum, deux touches à actionner ou le pavé directionnel. Un écran venait expliquer les commandes et délivrer une astuce afin de profiter du mini-jeu rapidement. C'est sur l'exploration des zones que Titeuf Méga Party rencontrait d'épineux couacs. Lors de la première zone, ses enfants avaient pu alterner les phases d'exploration entre chaque mini-jeu. Un partage qui disparut soudainement à partir du second chapitre, laissant le deuxième joueur sur le côté : il ne pouvait plus que participer aux mini-jeux. En plus de cela, le personnage pouvait se coincer dans le décor en grimpant ou en descendant une échelle. Lorsque l'attente ne suffisait pas, relancer la partie devenait obligatoire : heureusement les sauvegardes automatiques étaient nombreuses. L'ultime chapitre se révéla compliquée à finir car rien n'indiquait où se trouvait l'ultime mini-jeu pour conclure l'histoire. Même Hugo, le PNJ refilant les bons tuyaux, ne décrochait plus un mot. Il fallut près de vingt minutes de recherche, et l'aide d'une vidéo, pour découvrir l'action à accomplir pour terminer le récit.

Avec le temps, Titeuf : Méga Compet' avait laissé un souvenir positif dans l'esprit de son héros, sans aller jusqu'à égaler des titres bien plus prestigieux. Ce remaster entre les mains il remarquait que le jeu était sympathique, mais sans plus, et que Méga Party n'avait de remaster que le nom. Hormis un visuel plus coloré, l'opus ne redonnait guère vie à un jeu qui aurait pu rester un souvenir nostalgique, rien de plus.

 

Note : 2/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Oh non, ils avaient servi du cassoulet à la cantine ce midi !
Tu l'auras pas mon copain, vampirasse des carpettes !

Quand il songeait au prix originel du jeu (une quarantaine d'euros), Titeuf se félicitait de ne pas avoir déboursé un centime pour un remaster aussi peu attrayant. L'engouement autour de cette tranche de nostalgie n'avait pas excédé la demi-heure tant le jeu manquait, tout simplement, de vie. Hormis Titeuf et Hugo, pratiquement aucun personnage n'avait le droit de parole et l'animation sentait la vieille école – celle sentant comme la maîtresse, l'eau de cologne poussiéreuse. À ce prix-là, Titeuf savait qu'il pouvait offrir à ses enfants quelque chose de bien plus amusant, où l'on pouvait jouer à plus de deux sur le même écran et où le second joueur pouvait bien plus participer qu'à des mini-jeux très désuets.

Oh il y en avait des amusants qui reprenaient cet univers décalé, un peu « trash », loin de la naïveté tendre des enfants comme le tourniquet où les personnages devaient se retenir de vomir, péter lorsqu'Hugo affichait un aliment déclenchant des flatulences ou encore tirer avec un pistolet-laser sur une armée de maîtresses venues de l'espace. Mais tous ces jeux manquaient clairement d'une mise en scène et d'une dynamique pour les rendre plus vivants. Pour un jeu pourtant court (2 heures grand maximum pour accomplir l'histoire en ligne droite), ressentir une telle lassitude relevait de l'exploit.

Ce qui était le plus frustrant était de constater qu'un petit jeu, somme toute modeste, qui lui avait laissé de bons souvenirs revienne en force pour mieux l'en écœurer. La nostalgie y avait une grande part, mais le manque de volonté de ranimer la flamme d'un vieil opus par un remaster digne de ce nom y participait aussi. Ce ne serait sûrement pas Titeuf Méga Party qui donnerait envie à la nouvelle génération de s'intéresser aux péripéties de son héros à mèche blonde.

Certains jeux méritent un remaster, d'autres devraient demeurer dans le passé. Microids venait de le prouver avec Titeuf Méga Party qui se contentait du minimum syndical, à savoir proposer un visuel légèrement remanié sans plus d'attrait.

 

Note : 2/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Titeuf n'a jamais eu l'âme d'un Picasso.
Oh non, c'est po juste !

Les trophées faisaient désormais partie intégrante de l'univers du jeu vidéo et Titeuf était bien curieux de voir quelles actions seraient requises pour obtenir ceux de la version remasterisée de ce jeu. Son fils, grand chasseur, fut déçu de ne voir aucun platine pour récompenser sa collecte. Et, en y regardant de plus près, la chasse ne se présentait guère comme attrayante se contentant de se focaliser sur le mode Histoire pour 90% de ses trophées.

Le mode Histoire ne se composant que du récit principal découpé en mini-jeux et en bêtises à glaner , il était logique d'y voir des trophées associées. Sauf que l'ultime zone du jeu ne comportait aucun trophée dédié à son chapitre, pas même sur les fameuses farces à réaliser. Sur le coup, la petite famille craignit même que le troisième chapitre avait été purement supprimé. À croire que les développeurs avaient pressenti, par avance, la lassitude causée par leur jeu et avaient tâché d'écourter la chasse aux trophées.

Les autres trophées liés à l'histoire réclamaient quelques actions contextuelles, sujettes à des scénettes tels que chasser les pigeons nourris par grand-père, changer la musique du lecteur de cassette ou faire sortir le ballon de la cour de récré. Et encore, scénettes était là encore un grand mot pour désigner une très courte interaction.

En dehors de l'histoire, seul le mode Méga Balaise avait droit à un trophée argent : remporter le mode en accomplissant tous les mini-jeux, à savoir plus d'une quarantaine. Un trophée en trop et bien trop rébarbatif que Titeuf accomplit pour son fils en branchant deux manettes, faisant en sorte que le second joueur perde rapidement lorsqu'il en avait l'occasion pour écourter les jeux.

Même avec un 100% d'une durée très faible (moins de 3 heures), Titeuf Méga Party n'arrivait même pas à éveiller un peu d'intérêt, là où les trophées auraient pu apporter une plus-valu au jeu en offrant des objectifs aux chasseurs.

 

Note : 2/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
8/20

Des mois après, ses yeux retombèrent sur la jaquette de Titeuf Mega Party. Seule la déception illumina son regard. Titeuf n'était plus depuis longtemps. Le temps avait passé et il avait très mal vieilli.

Je recommande ce jeu :
À personne