Test : The Witcher 3 : Wild Hunt - Game of the Year Edition


The Witcher 3 : Wild Hunt - Game of the Year Edition
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Note des joueurs :
4.9/5 - 41 notes
Note des platineurs :
4.8/5 - 22 notes

The Witcher 3 : Wild Hunt - Game of the Year Edition

ps4


79 trophées au total
31 trophées cachés 2 DLC's

1414 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 299 joueurs (21 %)
100% par : 199 joueurs (14 %)
Note du jeu
17/20
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Test du jeu
The Witcher 3 : Wild Hunt – Game of the Year Edition

  • Test rédigé par matrobymat le 19-01-2017 - Modifié le 19-01-2017


Introduction


Bien le bonjour, gentes dames et bons damoiseaux ! Mon nom est Jaskier, et je vais avoir le plaisir, que dis-je, l'honneur, de vous conter quelques bribes de la vie mouvementée et romanesque de mon ami : Geralt de Riv. Si vous me le permettez, j'aimerais tout d'abord préciser que bien évidemment, mon récit sera quelque peu ... comment dirais-je ... orienté, du fait des forts liens d'amitié qui nous lient l'un à l'autre. De nombreuses autres ballades, ritournelles et récits existent concernant les aventures de Geralt, mais je désirais apporter ma propre pierre à l'édifice. Installez-vous donc confortablement, emplissez votre coupe de notre meilleur hydromel, et laissez-moi vous narrer l'histoire du sorceleur.

Contenu du jeu


Le DLC Blood and Wine apporte une véritable plus-value.
L'aventure de toute une vie

Par où commencer ? La vie de Geralt est tellement dense, tellement extraordinaire, qu'il m'est difficile de choisir un événement plutôt qu'un autre. Mais soit, puisqu'il me faut choisir, je vais vous parler de la période où il s'est lancé, corps et âme, à la recherche de Ciri, lorsque celle-ci a dû fuir pour échapper à la Chasse Sauvage. Je vous présente par avance mes plus plates excuses si mon récit endiablé introduit régulièrement des personnages que vous ne connaissez point, mais en effet, il va de soi que prendre une histoire en cours de route mène irrémédiablement à quelques retours en arrière et raccourcis, que les moins assidus des aventures de Geralt auront un peu de mal à cerner. Les compagnons d'aventure du Loup Blanc (dont je fais partie) sont nombreux, riches en couleurs, et leur dévotion envers leur ami, leur sauveur et/ou leur amant est sans faille.

Mais revenons à nos moutons. Geralt appris donc que Ciri était en danger, pourchassée qu'elle était par une horde de cavaliers démoniaques, s'intéressant aux pouvoirs qu'elle détenait grâce (ou à cause, selon que vous voyiez la coupe à moitié vide ou à moitié pleine) au Sang Ancien, héritage de sa famille. Le sorceleur ne pouvait bien évidemment pas rester les bras croisés, et il partit en quête de son ancienne protégée. La tâche s'avéra ardue, longue (extrêmement longue), pleine d’embûches, de rebondissements et de retournements. Elle mêla passion, courage, batailles et amoures. Haine, trahison et loyalisme s'y confrontèrent, tout autant qu'émotions, bravoures et légèretés.

Geralt s'employa à retrouver Ciri, mais pas seulement. Guidé par son esprit chevaleresque (et aussi par l'appât du gain, avouons-le, tout sorceleur qu'il soit, il faut bien emplir la marmite), il accomplit, tout au long de son périple, un nombre absolument démentiel de quêtes, d'actions et de contrats. En traversant les immenses étendues verdoyantes de Velen, les rues sales et bondées de Novigrad ou les îles plus ou moins désertiques de l'archipel de Skellige, il fit la rencontre de nombreux personnages, trop heureux de pouvoir bénéficier des services d'un sorceleur chevronné tel que lui. Le monde dans lequel nous vivons est un monde impitoyable, peuplé de créatures féroces et cruelles, animales, démoniaques, ou humaines, et Geralt est expert dans la résolution des problèmes. Qu'il s'agisse de retrouver un inconnu égaré, de traquer un monstre, ou de résoudre des mystères impliquant les plus hautes sphères des castes politiques, le Loup Blanc n'a aucun égal, usant de persuasion verbale, mentale, ou physique.

Tout jouer sur un coup de dés

Après une longue chevauchée, cheveux blancs au vent, sur le dos de sa fidèle monture, il commence en général par se rendre au panneau d'affichage. En effet, dans les villes et villages des environs, les gens ont pris l'habitude d'afficher des annonces décrivant leurs doléances. Une fois les requêtes diverses et variées enregistrées, il se rend souvent à la taverne du coin, pour se mêler à la populace locale, et pourquoi pas entendre quelques conversations intéressantes. Le gosier rincé, il pourra également s'adonner à une autre de ses passions : le gwynt. Et oui, qui l'eu crut, mais le célèbre Geralt de Riv est un aficionado de ce jeu de carte. Jeu dont il a su, au gré de ses pérégrinations, se confectionner un deck assez performant. Ce jeu, intéressant et très riche en possibilités, dispose de certaines cartes assez rares qu'il lui a fallu lutter pour trouver, et ce n'est qu'au prix de parties endiablées qu'il a pu les collecter.

Des poches sacrément remplies

Après avoir terrassé ses adversaires aux cartes, il est temps pour Geralt de les massacrer sur le terrain. Et pour cela, il dispose d'un inventaire monumental. Combien de fois l'ai-je vu, de retour dans la chambre de ma taverne que je lui laissais à disposition à l'année, stocker dans son coffre des items divers et variés. Un nombre d'armes impressionnant, que ce soit des épées d'argent ou d'acier, des masses, des arbalètes ou des haches. Un nombre d'armures encore plus grand, plastrons, bottes, gantelets et autres pantalons. Sans parler des pièces de collection, issues des différentes écoles de sorceleur, que notre ami a trouvé au péril de sa vie, dans des endroits souvent reculés et très bien gardés. Quant aux innombrables objets, matières premières de confections d'armes ou d'amures, essayer de les dénombrer serait peine perdue, tellement tout cela semble sans limite.

Hearts of stone et Blood and wine

Vous pensez qu'une fois sa quête achevée, Geralt allait finir ses vieux jours dans son vignoble, à prendre le soleil, bénéficiant d'un repos bien mérité après de telles aventures ? Sots que vous êtes ! Que nenni, car comme notre ami se plait souvent à le dire : un sorceleur meurt rarement dans son lit. Il repartit donc pour de nouvelles aventures épiques.

La première le tint occupé pendant une durée raisonnable, dans des environnements connus, le temps de se confronter à une troupe de bandits dont le chef, un amoureux transi dont la romance s'est achevée de manière tragique, est immortel. Extraordinaire pour les petites gens telles que nous, cela est resté du classique qui n'a pas apporté pas grand chose pour notre ami, mais du classique de qualité tout de même.

La seconde, elle, mérite toute votre attention mesdames et messieurs. Dépêché à Toussaint par la reine elle-même pour tirer au clair une sombre affaire de disparitions et de meurtres en série, le Loup Blanc se retrouva embarquée dans une aventure dont le caractère onirique n'a d'égal que la beauté ravageuse des lieux. Il faut dire que, pour m'y être déjà rendu une ou deux fois, le changement de cadre est flagrant. Toussaint est enchanteresse, majestueuse, colorée, vivante et chaleureuse. Loin de la guerre qui ravage le reste du monde, l'insouciance des chevaliers qui battent ses campagnes rappelle que la vie peut continuer comme si de rien n'était, même en temps de conflits. Tout ici est démesurément riche, de la ville elle-même aux paysages bucoliques, en passant par les possibilités de commerce etc ... Démesuré également est le temps qu'il aura été nécessaire à Geralt pour accomplir sa tâche et ses à-côtés. Impressionnant. Il lui a même été possible, grâce à cet incartade bucolique, de se confectionner un nouveau jeu de Gwynt spécial, et il a aussi appris, après avoir suivi les recherches d'un professeur (un peu savant fou) un tout nouveau système de transmutation lui permettant de développer encore un peu plus ses capacités.

 

Note : 5/5

Aspect technique du jeu


L'inventaire devient rapidement une vraie plaie à gérer.
Ambiance plus que soignée

Il n'est point de voyage sans ravissement pour les yeux. Même si Geralt ne se déplace en général pas pour admirer les paysages, je me demande parfois s'il lui arrive de prendre conscience de la beauté des endroits dans lesquels il se trouve. Un ménestrel tel que moi pourrait écrire des sonates à ne plus savoir qu'en faire au sujet de ces plaines verdoyantes, de ces temples en ruine, de ces charmants villages animés par les cris des enfants, ou des grottes sombres et poisseuses abritant des monstres terrifiants. Les détails ne seraient pas immensément précis, mais au vu de la dimension de la tâche, les auditeurs ne s'en formaliseraient pas. Il faut toutefois être honnête, le temps d'attente de fabrication de ces poèmes serait long. Mais l'attente en vaudrait la peine.

Comme tout conteur d'histoires, j'aimerais avoir la certitude d'avoir réussi à vous transmettre les émotions vivables en suivant les aventures de Geralt. Imaginez-vous, en pleine nuit, allongé à même le sol, à observer les ailes d'un moulin masquer à tour de rôle la pâle lueur de la lune. Vous entendez le crissement du bois, le bruissement des voiles de lin, et les bruits provoqués par les petits animaux alentours. Au loin, vous entendez les chants avinés en provenance de la taverne du village, amenés par une douce brise d'été. L'ode est merveilleuse, rappelant la chanson "the wolven storm" de Priscilla. Geralt est en méditation, à côté de vous, et tout semble aller pour le mieux, rien ne semblant pouvoir venir troubler la quiétude du moment. Et pourtant, en un instant, tout bascule. Lorsque vous réalisez que quelque chose d'anormal arrive, Geralt vous a déjà mis à l'écart, épée en main, et s'apprête à affronter la wyvern qui vient de s'abattre sur vous.

Pragmatisme ennuyeux

Je n'ai pas un tempérament belliqueux, et loin de moi l'idée de dire que je serais capable de faire ce que fait Geralt, mais j'avoue ne jamais avoir été ébahi par sa technique de combat. Comme tout bon sorceleur, il dispose bien sur de deux épées : une en acier pour les humains et les animaux, et une en argent pour les monstres. Les mutations génétiques qu'il a subi lui confèrent également une palette de sorts magiques d'attaque et de défense. Pourtant, à le regarder affronter cette wyvern, je me rend compte du côté plat et inintéressant de sa manière de combattre. Suite sans saveur d'attaques rapides, ponctuées par quelques attaques lourdes et par quelques sorts, il se contente d'éviter les attaques ennemies et de contre-attaquer. Point d’enchaînement de coups ou d'effets pyrotechniques dévastateurs, le combat s'avère avant tout une question d'équipement, et de préparation d'accessoires après avoir étudié l'adversaire du moment. En effet, Geralt a acquis une connaissance parfaite des monstres parcourant le monde, et il est capable de confectionner des huiles à appliquer sur ces épées, ou des bombes spéciales agissant de manière précise sur certains types d'adversaires.

Au fond à droite, deuxième porte après le croisement

Vous vous dites certainement que je me montre bien ingrat en critiquant de la sorte un ami qui m'a sauvé la vie à plusieurs reprises, mais là n'est pas le but. Une fois la wyvern achevée, Geralt s'adonne à une autre activité qu'il l'aura occupé une grande partie de sa vie : la récupération d'items. Avant que j'aie pu me remettre de mes émotions, il avait déjà sorti son couteau, et commencé à dépecer la bête. Les entrailles de celle-ci furent riches en découvertes. Geralt récupère tout ce qu'il lui est possible de transporter, range, classe, et répertorie les objets découverts. Il m'a avoué à plusieurs reprises manquer d'organisation, ce qu'il l'oblige régulièrement à chercher de nombreuses minutes pour trouver un objet précis dans ses affaires. La liste de ce qu'il transporte devient rapidement interminable, et la gestion de ce bric-à-brac est longue, calamiteuse et rébarbative.

Hue, baudet !

Il s'agit ici d'un des rares défauts du sorceleur, avec peut-être sa faible capacité à se déplacer à cheval, et surtout à dresser celui-ci. Geralt n'est pas quelqu'un qu'on pourrait facilement qualifier de sociable, et ceci explique peut-être sa faible empathie envers son équidé préféré. A tout moment, il siffle pour appeler sa monture à la rescousse. Si celle-ci répond toujours présente, il faut bien avouer qu'elle a très régulièrement du mal à rejoindre son cavalier. La plupart du temps, elle essaie d'emprunter un chemin bien trop escarpé pour elle, ou se retrouve bloquée par un arbre, ou une barrière. Cela entraîne des situations parfois cocasses, souvent énervantes, et cela nous rappelle que l'animal est avant tout un être vivant, qui n'en fait parfois qu'à sa tête. De même lorsque Geralt se retrouve finalement sur son destrier, il est souvent difficile de lui faire prendre la direction voulue. Sa réactivité n'est pas optimale, loin de là, et je soupçonne Geralt d'avoir plus d'une fois rêvé en secret d'embrocher cette stupide bestiole.

 

Note : 3/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Novigrad sera le lieu de nombreuses quêtes.
Joie et allégresse

Suivre les aventures de Geralt pourrait s'apparenter à la lecture d'une de ces histoires romanesques de notre enfance. Vous savez, typiquement ce genre de récits où tout va mal, où tout semble perdu, mais où finalement, le héros, après des dizaines (voire des centaines) d'heures acharnées de combats, de romances et de souffrances, envers et contre tout, arrive à rétablir la situation et à sauver le monde.

Qu'importe l'adversité, qu'importent les difficultés, rien ne semble pouvoir entraver son chemin, et il ne reculera devant rien pour accomplir sa tâche. Les actions qu'il mènera seront variées, nombreuses et intéressantes, qu'elles soient de nature grave, ou plus légère. Le héros sait tout faire, et rien ne lui fait peur. A chaque jour sa nouvelle épreuve, qu'il peut choisir de surmonter de manière effrénée, ou plus calmement, en prenant bien le temps de tout découvrir, de s'imprégner des cultures et des coutumes, au travers des récits ou des livres qu'il pourra trouver.

Épopée qui se suffit à elle-même

Dans ces récits qui ont bercés nos plus jeunes ages, comme dans la vie du Loup Blanc, il n'est point de place pour l'ennui, ou pour la monotonie. Les combats s’enchaînent au même rythme que les tragédies, les rencontres inamicales se font oublier sur la couche d'une charmante jeune femme. Et surtout, le destin du héros semble tracé, comme gravé dans la pierre. Il n'est point de salut, point de rédemption. Si la manière d'atteindre l'objectif peut parfois légèrement dévier, la voie du héros ne peut s'écarter du chemin qui lui semble tracé, et il semble que vivre ou revivre cette histoire ne changerait rien à la destinée.

Mais revivre une telle épopée est-il seulement possible ? Lessivé, à bout de souffle, Geralt aura livré bataille jusqu'à la limite de ses possibilités, de ses facultés. Et quand, enfin, l'aventure sera achevée, peut-il seulement rester encore un peu d'énergie pour en revivre une autre ? Une fois la plénitude atteinte, ne vaut-il mieux pas prendre pleinement conscience de cet état proche du nirvana, et s'en contenter ?

 

Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Les trophées rendent hommage à cette aventure extraordinaire.
A l'image des trophées de guerre qu'il arbore fièrement attachés à la croupe de son fidèle destrier, ou des articles de collection qu'il expose dans les pièces de sa demeure, Geralt cultive une certaine passion pour les récompenses.

La langue déliée par quelques verres, le soir, il s'est parfois confié à moi pour me faire part de quelques unes de ses fiertés.

Difficulté et complétion

A commencer par le fait qu'il n'a jamais eu peur de la difficulté. Dans ses aventures, il n'hésite jamais à braver les pires épreuves, même celles dont la difficulté est maximale.

Il est également particulièrement fier de son esprit "jusqu’au-boutiste". En effet, il se plait à réaliser tous les contrats de sorceleur qui lui sont proposés, à découvrir tous les lieux intéressants lorsqu'il arrive dans une nouvelle contrée, mais aussi à découvrir et travailler de nouvelles compétences.

Compétences et techniques

Ces compétences justement, Geralt aime les travailler, encore et encore. Il les veut toutes, et pour cela, il n'hésite pas à s'imposer, lors de combats, certains challenges personnels, consistant à utiliser certains signes, certaines aptitudes, ou à enchaîner des techniques plus ou moins rapidement. Un vrai bourreau de travail. Il n'hésitera pas également à partir à la recherche de tous les nids de monstre, dans le but de les détruire.

Cette soif d'apprendre se caractérise également lorsqu'il veut se frotter à des spécialités qui ne sont pas forcément les siennes. Ainsi, il souhaite apprendre le plus de formules de potions différentes possible, ou encore se perfectionner dans la fabrication de bombes. Pour cela, il n'hésite à éplucher le contenu de tonnes de livres.

Mais Geralt à conscience également du fait qu'un homme a parfois besoin de soutien. Nombreux sont donc les amis qui ont pu bénéficier de son aide pour résoudre leurs problèmes. Le sorceleur n'hésite pas la moindre seconde lorsqu'il faut partir en croisade pour voler au secours de ses connaissances. Connaissances qui lui rendent bien sur la pareille en temps voulu.

Activités annexes

Enfin, il n'oublie pas que la vie n'est pas uniquement faite de sang, de violence et de fracas, mais qu'il faut savoir parfois prendre le temps de se divertir. Que ce soit en s'adonnant au gwynt, à la boxe ou à des courses à cheval, Geralt est également capable de s'amuser.

 

Note : 5/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
17/20

C'est donc ainsi que s'achève mon récit. Dans l'hypothèse où j'aurais réussi à vous captiver un temps, sachez que de toutes les manières, cela est en dessous de la réalité. La vie et les aventures de Geralt ne peuvent être simplement transcrites oralement, ou par écrit. Il s'agit de choses qui se vivent, qui se ressentent et qui feront appels à tous vos sens, à toutes vos émotions. Les héros de cette trempe sont rares, et je suis fier d'avoir fait partie, un temps, de l'histoire de Geralt. Merci.

Je recommande ce jeu :
À tous