Test : La Terre du Milieu : L'Ombre de la Guerre


La Terre du Milieu : L'Ombre de la Guerre
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Note des joueurs :
4.3/5 - 50 notes
Note des platineurs :
4.1/5 - 24 notes

La Terre du Milieu : L'Ombre de la Guerre

ps4


73 trophées au total
3 trophées online
11 trophées cachés 2 DLC's

2121 joueurs possèdent ce jeu

Platiné par : 811 joueurs (38 %)
100% par : 87 joueurs (4 %)
Note du jeu
14/20
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Test du jeu
La Terre du Milieu : L'Ombre de la Guerre

  • Test rédigé par krakdu68 le 28-10-2017 - Modifié le 28-10-2017


Introduction


Talion et Celebrimbor, duo gagnant

Test co-écrit par kiba22 et moi-même


En 2014, la franchise Le seigneur des Anneaux s’offrait un retour remarqué sur nos consoles à travers un épisode intitulé « L’ombre du Mordor ». Trois ans plus tard, notre héros reprend du service avec les ingrédients qui ont fait le succès du premier volet. Développé par Monolith Productions et édité par Warner Bros. Interactive Entertainment, ce nouvel épisode sobrement baptisé « La terre du milieu l’ombre de la guerre » nous propose un retour dans le Mordor pour y retrouver Talion, le célèbre rôdeur du Gondor, qui va devoir reprendre les armes et faire régner l’ordre dans cette charmante région.

C’est donc avec détermination que le duo composé avec Celebrimbor, le forgeron elfique, va partir en croisade pour récupérer les régions tombées sous le contrôle de Sauron à l’aide notamment d’un nouvel anneau de pouvoir et d'une brochette d’alliés à la fidélité variable. Plus ambitieux et plus riche, ce second volet parviendra-t-il à faire mieux en rectifiant les défauts de son aîné ?

Contenu du jeu


Le système Némésis est toujours aussi bien fichu
Comme nous le savons tous, adapter un titre dans l’univers de Tolkien n’est pas chose aisée. C’est pourtant le pari réalisé dans ce deuxième volet qui nous offre cette fois la possibilité d’explorer l’immensité du Mordor. Un choix d’agrandir l’environnement mais des contraintes qui ont forcé les développeurs à faire des concessions sur le rôle de certains personnages clés comme Arachné ou encore Isildur. Autant dire qu’un fan inconditionnel trouvera matière à redire vis-à-vis des libertés scénaristiques prises par le jeu. Malgré tout, il faudra noter un effort d’écriture au niveau du scénario qui rend l’épopée un peu plus intéressante que celle de l’Ombre du Mordor sans pour autant casser 3 pattes à un orc, en effet il n'est plus question d'une simple envie de vengeance que pouvait ressentir Talion mais cela reste relativement convenu et c'est bien dommage car l'univers de Tolkien est assez riche pour pouvoir faire une histoire qui tienne réellement en haleine le joueur.

Mon précieuuux Némésis

Si le scénario s’est bonifié, le contenu du jeu a lui aussi été revu à la hausse. Si le système Némésis est toujours présent, il a été grandement amélioré et c’est avec jouissance que l’on regarde l’évolution des hiérarchies orcs dans chacune des régions. Pour rappel le Némésis est un système de hiérarchie interactive entre capitaines et chefs de guerres orcs. Ce système est logiquement repris avec succès et approfondi et c’est ainsi que l’on retrouve une grande variété d’orcs au caractère différent et appartenant chacun à une tribu.

C’est également par ses interactions que cette suite gagne en richesse via cet anneau de pouvoir qui offre la possibilité de prendre le contrôle d’orcs pour les rallier à votre armée et ainsi en faire des gardes du corps, des chefs de guerre ou encore les envoyer dans diverses missions. En bref un système déjà riche qui devient encore plus copieux offrant une multitude d’interactions entre ses ennemis et ses alliés.

Mais qu'est ce que ce système Némésis ? C'est le nom que les développeurs ont donné au système qui permet de rendre les parties vivantes. En effet chaque zone du jeu se caractérise par une hiérarchie orc avec des capitaines qu'on peut croiser sur la carte, des commandants d'avants-postes ainsi que le chef suprême de la région avec ses lieutenants. Les orcs n'étant pas des plus tendres, même entre eux, il arrivera à intervalle régulier que certains capitaines se défient en duel ou cherchent à prouver leur valeur pour monter en grade à travers plusieurs actions, ce qui fera monter leur niveau en cas de victoire, ou le fera baisser dans le cas d'un échec. L'armée orc n'est ainsi pas figée dans le temps. De plus, ce système permet à chaque orc d'avoir son caractère propre ainsi que ses forces et faiblesses, qui peuvent être amenées à changer au cours du temps en fonction des diverses situations en combat qu'ils peuvent être amener à vivre. A chaque rencontre avec un orc vous aurez le droit à un petit monologue de sa part et il sera capable de se souvenir de vous si vous l'avez déjà rencontré en combat et ce discours pourra également changer en fonction du combat mené contre lui (s'il vous a tué une (ou plusieurs) fois il ne manquera pas de vous le rappeler, si vous avez fui, pareil, et s'il a fui il pourra essayer de se justifier, etc...).

Vouuus ne passereez paaas !

L’une des nouveautés de cet épisode réside dans l’apparition de forteresses dans chacune des régions qui met à profit votre création d’armées d’orcs. Plaisantes à préparer, ces séquences apportent un réel intérêt au jeu et c’est avec grand plaisir que l’on admire l’évolution de son armée à travers le système Némésis. Avec 5 régions au total, on retrouvera donc logiquement 5 forteresses à conquérir en faisant tomber leurs chefs de guerre respectifs. Ici, trahison, infiltration ou encore invasion seront les maîtres mots et vous opterez pour la meilleure solution pour faire tomber la tête du chef de tribu. Ces invasions plaisantes à préparer sont un réel plaisir et amènent une réelle nouveauté dans cette franchise. Préparer son assaut avec ses capitaines ou encore défendre sa forteresse en renforçant sa défense, ou tout simplement en faisant progresser ses peaux vertes. Malgré des zones un peu confuses ces séquences restent malgré tout globalement réussies quoi qu'un peu répétitives sur la fin du jeu.

Comme dit ci-dessus cette nouveauté est plaisante car permet de tirer parti de la richesse de ce système Némésis. Vous pourrez mettre des alliés à la place des capitaines responsables des défenses de la forteresse, garder le capitaine ennemi mais faire en sorte que ses gardes du corps soient à votre solde pour que ces derniers assassinent leur chef lors de l'assaut ou prendre des capitaines spécifiques pour mener l'attaque car untel aura une arme enflammée et l'ennemi en face en aura peur. Bref les possibilités sont variées et permettent vraiment de passer un bon moment lors de la préparation de cette attaque.

A noter l’ajout d’un aspect multijoueur qui nous permet de nous attaquer aux forteresses d’autres joueurs avec à la clé un classement en ligne et des bonus « in-game » ainsi que d'un marché avec des caisses achetables avec l'argent gagné en jeu mais aussi avec de la vraie monnaie qui ne sera jamais nécessaire mais qui permet, il faut bien se l'avouer, de réduire plus ou moins significativement la dernière séquence du jeu.

 

Note : 4/5

Aspect technique du jeu


Toi, t'as pas une gueule de porte-bonheur !
Visuellement, l’Ombre de la guerre n’éclabousse pas et l’on ne trouvera pas une énorme progression visuelle comparé à l’Ombre du Mordor. Même si des efforts ont été faits notamment au niveau des capitaines orcs, le rendu global reste assez en retard comparé à la concurrence actuelle. Les régions du Mordor sont certes assez variées et sont moins ternes, plus colorés que celles du 1er épisode mais au final assez fades et le changement de région s’apparente à un simple changement de toile de fond. En bref si on retrouve un certain plaisir à explorer des lieux bien connus de l’univers de Tolkien, on ne s’attardera pas des heures sur la beauté graphique du Mordor.

Sans l'ombre d'un doute

Si le jeu reste en retrait côté graphique sans pour autant être moche, le système de combat est une réelle réussite dans la lignée du premier épisode. Manier Talion est un pur bonheur (avec quelques défauts tout de même mais y reviendrons un peu plus tard) et c’est avec jouissance que vous allez faire tomber des têtes dans les lignées d’ennemis. Pour ce second épisode notre rôdeur pourra combattre à dos de bêtes féroces et vous allez pouvoir voir Talion évoluer via un arbre de compétences bien ficelé, ce qui rend l’évolution de votre personnage encore plus riche sachant qu’on pourra également gagner des sets d’équipements permettant à votre héros de devenir encore plus puissant face à l’ennemi. De plus ces sets d'équipements changent véritablement l'apparence du Rôdeur et vous pourrez alors les admirer aussi bien en jeu que pendant les cinématiques.

En parlant des défauts on pourra citer l'absence de verrouillage des ennemis ce qui peut emmener talion à attaquer un ennemi non voulu ou encore les déplacements à dos des créatures qui peut se révéler approximatives par moment. De plus les déplacements de Talion peut parfois se révéler un peu frustrant car souffre du "syndrome Assassin's Creed", c'est à dire qu'il arrive que votre personnage aura parfois tendance à s'accrocher à un mur ou sauter quelque part sans que ça ne soit prévu par le joueur. En bref malgré les quelques défauts cités ci-dessus Talion reste très agréable à manier, d'autant que le système de combat est toujours aussi bon. Les mouvements sont fluides et les coups s’enchaînent avec un aisance qui pourrait presque rendre jaloux Batman.

Autre point positif, la durée de vie du titre de Monolith promet une aventure principale plutôt consistante (25-35 heures selon votre façon de jouer) avec des missions plus ou moins intéressantes en relation avec le début de « Seigneur des Anneaux » par moment. Une fois l’aventure finie, le jeu propose un quatrième acte qui se résume à la défense de vos forteresses lors d’invasions par les armées de Sauron. Un post-game assez répétitif au final même si le système Némésis bonifie un peu la répétition de ces attaques/défenses de forteresses.

La plupart des musiques sont très agréables et toujours en rapport en rapport avec l'action présente à l'écran avec en combat une sorte de musique qui s'adapte à celui-ci avec des percussions lorsque vous assénerez vos coups d'épée sur un capitaine ennemi. Hors combat la musique reste néanmoins discrète.

En plein dans le Talion d'Achille

La répétitivité était l'un des points faibles du premier titre « L’ombre du Mordor » et même si « L’ombre de la Guerre » offre des quêtes plus ou moins variées (collectibles, missions, prise de forteresses etc…) force est de constater qu’une certaine répétitive vous rattrape au tournant, la faute à une carte assez étroite, un bestiaire peu varié ou encore des paysages qui reste assez monotones.

 

Note : 3/5

Plaisir à jouer et à rejouer


Démolir de l'orc est toujours un réel plaisir
A la manière du 1er épisode, une grosse partie du jeu reste agréable à parcourir grâce à un système de combat fluide et nerveux, aux différentes missions principales et secondaires, à la collecte des collectibles nécessaires pour le trophée platine, ainsi qu'un système Némésis à son apogée qui permet de ne pas se lasser (du moins au début) de la rencontre avec les différents capitaines et des missions qui découlent de ce système.

Néanmoins la répétitivité pointera le bout de son nez avant les 25-35h qui seront nécessaires pour terminer le jeu,la faute en grande partie au 4ème et dernier acte du jeu qui se résumera à faire tout le temps la même chose, à savoir défendre votre forteresse (et donc éventuellement réorganiser vos défenses avec toutes les actions en amont que cela peut nécessiter) de chacune des régions qui composent le jeu, séquence qui, nous en conviendrons, est inutilement longue d'autant plus qu'elle n'intervient qu'à la toute fin du jeu, dommage. A noter que le système de caisse achetable évoqué plus haut peut prendre ici tout son sens car permet d'affubler vos partisans de bonus plus ou moins grands voir d'acquérir des partisans directement ce qui peut permettre de s'affranchir de toute la période de recrutement indispensable à la protection de vos forteresses et ainsi réduire significativement le temps passé sur cette séquence sans pour autant être nécessaire je le répète.

En bref le jeu reste agréable à parcourir dans l'ensemble en améliorant les choses qui faisaient de son grand frère un jeu plus qu'honorable pour une première mais qui hélas se fait rattraper au bout d'un moment par la répétitivité du système du jeu en général et par le dernier acte du jeu.

 

Note : 3/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%


Le platine exigera de fouiller chaque recoin du Mordor
Les trophées de « La Terre du Milieu : L’Ombre de la Guerre » restent assez classiques et dans la veine du premier épisode. Si des trophées liés aux collectibles font leurs apparitions, on retrouvera des trophées qui vous demanderont de tuer (ou de se faire tuer) d’une certaine façon ou encore de maîtriser un orc d’une certaine manière. En bref des actions spécifiques qui vous demanderont plus ou moins d’efforts selon votre niveau et votre avancement dans le scénario.

Ombre à tout faire

Les activités pour vous amener au platine seront au final assez différentes ce qui rendra la quête du platine plus ou moins plaisante. Les trophées liés au scénario principal tomberont aisément même si le dernier acte est assez barbant et répétitif. Au niveau des quêtes annexes, elles seront assez nombreuses avec des quêtes à réaliser pour le Gondor ou pour certains alliés rencontrés au fil de l’aventure.

L’exploration sera également au cœur du platine avec des tours à purifier, des souvenirs à explorer ou encore des artefacts à ramasser le tout pour faire évoluer votre héros car il y a également des trophées liés aux compétences et à l’équipement. Enfin, il restera une partie des trophées liés à la gestion de votre armée, que ce soit la façon de recruter vos capitaines, de les entraîner ou encore de les faire évoluer.

A noter que les collectibles permettent d'avoir une petite explication de l'univers, d'avoir de l'équipement, et qu'en plus ils ne sont pas très nombreux et marqués sur la carte en ayant au préalable "scanné" la zone en montant en haut d'une tour et en la purifiant.

Une liste en bref assez semblable à L’Ombre du Mordor avec des évolutions notamment grâce à l’apparition d’éléments à collecter ou encore une évolution du personnage plus poussée. La route vers le platine sera abordable à tous sachant que trois modes de difficultés ont été ajoutés dans ce second volet, ce qui vous permet de vous offrir un séjour dans le Mordor plus ou moins paisible.

Le seul bémol reste la répétitivité des tâches pour obtenir le platine. Le scénario bien qu’intéressant ne restera pas dans les mémoires de La Terre du Milieu, la récolte de collectibles est au final assez monotone et le dernier acte est d’une longévité aberrante à mon sens (6 à 8h de défenses de forteresses).

Ce second volet des aventures de Talion dans le Mordor est globalement réussi. Si certains défauts n’ont toujours pas été corrigés comme un scénario encore un peu en retrait, les points forts du titre ont été sublimés avec des mécaniques bien huilées et un système Némésis à son apogée. Un deuxième épisode qui laisse une très bonne impression avec des efforts à faire pour atteindre son plein potentiel et devenir une référence en la matière.

 

Note : 4/5

Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
14/20

Meilleure que son prédécesseur sur de nombreux points, La Terre du Milieu : L'Ombre de la Guerre souffre hélas à nouveau du principal problème inhérent au premier titre, à savoir la répétitivité. Malgré tout, l'excellent système Nemesis permet d'offrir immédiatement une très bonne expérience de jeu qui s'estompe ainsi sur la durée.

Je recommande ce jeu :
À tous, Aux fans de la série