Streets of Rage 4

Streets of Rage 4

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Infos complémentaires

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Date de sortie : 30/04/2020
Genre(s) : Beat'em all
Territoire(s) : FRANCE

640 joueurs possèdent ce jeu
38 trophées au total
0 trophée online
7 trophées cachés

Platiné par : 76 joueurs (12 %)

100% par : 76 joueurs (12 %)


Note des joueurs :
4.4/5 - 7 notes

Note des platineurs :
5/5 - 3 notes

Test rédigé par yuutsu le 05-05-2020 - Modifié le 05-05-2020

Introduction

Le retour des années arcade

En ces temps empreints de nostalgie, les remakes et reboots jouent sur la corde sensible afin de faire revivre aux joueurs les plus âgés les sensations de leur jeunesse. Streets of Rage aurait pu subir le même traitement : le beat them all demeure un genre très apprécié même hors des bornes d’arcade. Les studios français Lizarcube et Dotemu créent la surprise en annonçant la suite de la franchise, vingt-six ans après le précédent opus.

Dix ans se sont écoulés depuis les évènements de Streets of Rage 3, mais le mal investissant la ville est toujours présent et a pris un nouveau visage. Mr. X n’est plus mais a laissé, à sa place, deux charmants bambins tout aussi sympathiques que leurs géniteurs : les jumeaux Y. Régnant sur la cité de main de maître, ils contrôlent la population à l’aide de gadgets sophistiqués lavant les cerveaux des habitants. Blaze lance un appel à Axel : il est temps de reprendre le contrôle et de filer une fessée aux deux garnements.

Contenu du jeu

La ville est un champ de bataille

Originellement constitué comme un jeu d’arcade, Streets of Rage demeurait une licence addictive mais dont la durée de vie restait courte au vu de son format. Cet épisode réussit à développer un contenu conséquent pour le genre dans lequel chacun y trouvera son compte.

Le mode Histoire se déploie en douze niveaux, chacun vous faisant traverser un pan de la ville. Plusieurs combats de boss viennent émailler votre parcours, requérant d’adapter votre façon de combattre. Il en est de même pour les niveaux, certains recelant des pièges. Vous allez pouvoir découvrir les joies de chuter dans un trou, de se faire empoisonner, électrocuter ou heurter par un boulet de démolition. Notez que ces éléments du décor peuvent être utilisés contre vos ennemis pour prendre l’ascendant sur eux. En parlant d’éléments, si vous observez bien, vous trouverez des bornes d’arcade. Frappez-les à l’aide d’un taser pour être transporté dans des niveaux des précédents opus avec musique et visuel des années 90.

L’histoire peut aussi bien se réaliser en solo qu’à plusieurs : en duo en ligne, jusqu’à quatre en local. Plusieurs niveaux de difficulté sont aussi de la partie : si, en Facile, le chemin se fait sans trop de heurts, le challenge se révèle plus corsé en Normal et proprement punitif en Difficile. Vous êtes d’ailleurs libre de rejouer les niveaux déjà exécutés mais seulement dans la difficulté que vous avez déjà réalisé.

Streets of Rage est une licence née sur les bornes d’arcade. Un mode dédié est donc parfait pour renouer avec les sensations d’antan, dont la frustration. Vous ne possédez qu’une seule vie pour réaliser l’histoire dans son ensemble. Autant dire que le challenge est présent pour qui voudra s’y frotter. Dans la même lignée, le mode Combat de boss consiste en un rush boss : vous affrontez tous les boss les uns après les autres avec une seule vie. Si jamais la coopération vous lasse, le mode Duel vous permet de vous confronter avec des amis aussi bien en ligne qu’en local. Laissez parler vos poings pour régler vos différends !

En plus de ces modes Streets of Rage 4 propose quelques gâteries tel que la possibilité de rejoindre une partie en ligne en cours, ou encore le mode Extra. Ce dernier permet d’admirer la galerie de concept-arts et de travaux de l’équipe. Cet artbook se déverrouille en finissant le mode Histoire. Vous pouvez aussi vous renseigner sur les personnages aussi bien sur leur background que leurs statistiques de combat : puissance, vitesse, etc. Idéal pour aider le joueur à faire son choix. La présence de ce mode est d’autant plus appréciable que ce type d’élément fait souvent l’objet d’un DLC payant, voire d’un contenu exclusif à une version collector.

Si le casting de départ de Streets of Rage 4 peut paraître réduit (quatre personnages) il n’en est rien puisque celui-ci s’enrichit par plusieurs moyens. Lors de votre avancée de l’histoire, vous accédez à de nouveaux protagonistes mais êtes aussi récompensé par une barre de progression. Celle-ci se remplit en cumulant tous les scores de niveaux que vous (re)jouez. En accédant aux paliers, vous débloquez des personnages de Streets of Rage 1, 2 et 3. Le casting complet s’élève ainsi à 17 combattants et permet d’incarner aussi bien des anciens protagonistes que des nouveaux. Les personnages des précédents opus sont d’ailleurs entièrement pixelisés pour un meilleur rendu d'époque.
Trophee


Enrichir le genre du beat them all n’est pas un challenge facile à réaliser et, pourtant, Dotemu et LizardGame l’ont réussi haut la main. En plus de proposer un tout nouveau récit, les différents modes déclinent la formule afin de contenter aussi bien les joueurs occasionnels que ceux rêvant de challenges corsés à l’ancienne. Avec un casting de 17 combattants, chaque joueur trouvera chaussure à son pied.
Note : 5/5

Aspect technique du jeu

Le rétro à la sauce moderne

Streets of Rage 4 a dû effectuer un grand écart (vingt-six ans !) entre les graphismes de la MegaDrive et ceux des consoles de la huitième génération. Il fallait reprendre les éléments qui avaient constitué le succès de la série tout en l’adaptant aux critères actuels. Encore une fois pari réussi, et diablement réussi ! On retrouve cette vision en 2D avec les personnages évoluant de profil sur un décor fixe se dévoilant lorsque le joueur avance. Les pixels ont laissé place à tout un environnement, et des protagonistes, dessinés entièrement à la main. Le rendu est impeccable, chaque élément s’accordant parfaitement avec, en sus, une coloration maîtrisée et une animation ne souffrant d’aucun bug. Les protagonistes sont vifs, se retournent rapidement que ce soit vos combattants ou les adversaires. Esthétiquement c’est un sans-faute. Les plus connaisseurs pourront même retrouver de vieux protagonistes remis au goût du jour comme les motards. Le jeu possède même des cinématiques, certes dénuées de doublage mais dynamiques. Aucune animation n'est présente : les cinématiques se composent de cases arrivant sur l'écran, structurées comme des pages de comics. On a ainsi l'idée de mouvements sans pourtant en avoir véritablement.

La bande-son est aux petits oignons. Il faut d’ailleurs souligner le travail conséquent derrière puisque plusieurs artistes ont participé à la composition, chacun apportant ainsi sa touche selon les niveaux sur lesquels ils ont œuvré. Si une telle pléthore de talents aurait pu amener à une bande-son aux titres disparates, il n’en est rien. Chaque stage possède ainsi sa propre ambiance et l’ensemble se tient. Yuzo Koshiro et Motohiro Kawashima, compositeurs originaux de la série, se sont même prêtés au jeu. Streets of Rage 4 permet la rencontre entre le passé et le présent sur tous les aspects de son œuvre.

Le travail sur le gameplay se doit d’être salué lui aussi. Chaque combattant possède ses propres statistiques visibles depuis le mode Extra. Si Axel se révèle équilibré, Blaze mise sur la rapidité alors que Cherry se montre agile pour compenser son manque de puissance. En plus de ces caractéristiques, chaque protagoniste possède un coup spécial qui lui est propre et qui se déclenche avec (triangle) + (rond) si on a, en sa possession, l’étoile qui permet son déclenchement (un objet qui se trouve dans les niveaux en détruisant des éléments du décor).

Les adversaires sont tout aussi travaillés. Un motard n’usera pas des mêmes attaques qu’un judoka. Chaque type d’ennemi a donc droit à un panel de compétences : certains sont vifs, d’autres bondissent ou effectuent des prises. Certaines phases deviennent de vrais champs de bataille avec des adversaires apparaissent des deux côtés de l’écran. Les boss possèdent eux-même leurs propres mécaniques. Si Diva ressemble à certains ennemis, elle développe ses propres éléments afin de prendre de court le joueur.

Même lorsque l’ennemi arrive en masse, l’action demeure fluide et lisible. Les personnages peuvent aussi bien suivre la ligne horizontale que passer de l’une à l’autre en se déplaçant simplement avec le joystick droit. Bouger le joystick à droite ou à gauche permet à votre personnage de se retourner directement pour frapper un adversaire. Dans la même veine, foncer vers un adversaire amène à une prise avec sa petite animation personnalisée selon votre combattant. Si frapper avec (carre) est la base, (triangle) permet des attaques plus dévastatrices mais qui, à contrario, dévorent votre santé. Il vous faudra frapper à nouveau avec (carre) pour la regagner. Mais si un ennemi vous touche, entre temps, la régénération n’est plus possible. Il ne faut donc pas hésiter à jongler entre les deux types d’attaque.

L’IA ennemie monte crescendo en difficulté lors de votre avancée dans l’histoire. La personnalisation des niveaux avec les éléments du décor pouvant vous porter préjudice demande d’observer votre environnement et de vous y adapter. Un ennemi rencontré dans les premiers niveaux se révélera plus retors vers la fin du jeu. En plus haute difficulté, les adversaires gagnent en agressivité et en rapidité. Si vous jouez à plusieurs, le nombre d’ennemis est revu à la hausse ainsi que leurs capacités : ils gagnent en force et en vie.

Si vous souhaitez réaliser l’histoire sans prise de tête, lorsque vous perdez toutes vos vies, vous avez la possibilité de reprendre avec des bonus comme des vies supplémentaires, des étoiles pour effectuer les coups spéciaux. Mais ces bonus descendront votre score final. C’est à vous de voir si vous préférez obtenir un haut score ou simplement réaliser l’histoire.
Trophee


Streets of Rage 4 réussit à reprendre l’essence de la série tout en le mettant au niveau des standards actuels. Le jeu ne souffre d’aucun bug permettant des parties dynamiques et rythmés tout en fluidité que ce soit en local ou en ligne. Les décors et personnages, dessinés à la main, sont de toute beauté prouvant que la 2D a toujours sa place.
Note : 5/5

Plaisir à jouer et à rejouer

Qui t’a dit que je prenais l’avenue. J’ai dit que je prenais par le parc !

De par son genre, Streets of Rage 4 ne possède pas une durée faramineuse bien loin des standards des open-world. C’est sur sa capacité à être rejoué un nombre incalculable de fois sans lasser le joueur que l’opus se doit d’être irréprochable. Sans grande surprise, il l’est.

Si l’histoire n’est pas la plus originale, elle colle totalement à l’esprit de la série. Le scénario n’est pas sans rappeler les standards des films d’actions des années 80/90 tout en action survoltée et bagarres acrobatiques. Au lieu de reprendre l’antagoniste centrale de la saga, Dotemu et LizardGames ont choisi de laisser place à sa progéniture ce qui permet de voir une évolution dans la série. Dans la même idée, voir des protagonistes des précédents opus sous un nouveau jour provoque aussi une petite nostalgie. Retrouver un Axel quarantenaire et barbu ça surprend sur le moment, mais cela montre que l’intrigue a évolué… tout comme les joueurs. Revoir aussi certains personnages délaissés depuis le premier opus fait plaisir : Adam est logiquement incrusté dans le scénario puisque Cherry n’est autre que sa fille. Ces petites évolutions permettent de créer un certain lien avec les protagonistes et accroissent cette sensation de les retrouver après des années de séparation.

Si l’histoire demeure la même à chaque partie, on aborde différemment les niveaux selon les combattants incarnés mais aussi en découvrant, à chaque partie, de nouvelles manières de décimer nos ennemis. Chaque partie est à la fois source de découverte et d’apprentissage : on s’améliore sans cesse, on peaufine ses capacités et on découvre aussi de nouveaux clins d’œil.

Amoureux du easter egg, Streets of Rage 4 vous en fournit une pleine brassée. Les décors fourmillent de détails avec plus d’une inscription reprenant un lieu connu de la saga, des personnages jouant les guests (comme Kangaroo de Streets of Rage 3 qu’on peut apercevoir dans un bar) en plus du casting trois étoiles permettant de jouer avec d’anciens personnages avec rendus proches de ceux de l’époque.

En plus de l’histoire, l’opus propose du challenge pour les joueurs voulant pousser les capacités du jeu à son maximum. Finir l’Arcade en difficile ou affronter tous les boss à la suite et, dans chacun des cas, avec une seule vie représentent un défi de taille. Si vous n’en avez pas assez, frottez-vous à la difficulté Mania qui est la plus haute difficulté de l’opus avec des ennemis plus rapides, plus nombreux et plus résistants.

Pour ceux préférant profiter du jeu à un niveau plus abordable, l’histoire peut être accomplie en Facile et, surtout, des bonus sont présents si jamais vous mourrez. Vous pouvez ainsi, en sacrifiant des points sur votre score final, terminer le jeu en toute quiétude.

Le seul gros point dommageable vient de l’impossibilité de jouer jusqu’à quatre en ligne. On peut monter le nombre de combattants que jusqu’à deux obligeant ainsi les groupes d’amis à s’adonner à Streets of Rage 4 en local.
Trophee


Le plaisir est présent à chaque partie puisque le joueur apprend à chaque niveau réussi, appréhende le jeu d’une toute autre façon selon le protagoniste incarné. On ne se lasse pas de Streets of Rage 4 qui possède une rejouabilité quasi illimitée pour qui veut obtenir tout ce que recèle le jeu et, surtout, obtenir le meilleur score dans tous les modes et difficultés. Son seul gros défaut provient de l’impossibilité de jouer jusqu’à 4 en ligne, alors que l’option est accessible en local.
Note : 4/5

Plaisir à faire les trophées, le Platine / 100%

Un platine exigeant mais dans la lignée de la saga

La liste de trophées est construite typiquement comme ce qu’on attend d’un Streets of Rage. Nombre de trophées seront acquis naturellement puisque dépendant d’actions basiques ou dont l’aspect aléatoire est moindre et se fait donc sans y penser comme frapper un allié, saisir une arme au vol, consommer un objet de soin…

Le platine exige tout de même de finir l’histoire avec huit personnages. Si cela peut paraître rébarbatif le fait que chaque protagoniste possède son propre gameplay et caractéristiques oblige à aborder les niveaux différemment. Foncer tête baissé, même en difficulté Facile, ne sert qu’un temps : certains adversaires demeurent vifs, voire violents dans les coups qu’ils infligent. Si vous connaissez bien le jeu, chaque partie peut se conclure en moins de deux heures.

Quelques trophées demandent des actions spécifiques parfois un peu subtiles mais amusantes comme découvrir un niveau rétro. Vous verrez plus d’une borne d’arcade dans les niveaux de l’histoire. Les frapper ne sert à rien. Mais si vous utilisez un taser (détenu par un ennemi dans les environs) vous activerez la borne et déboucherez sur le niveau qui consiste en un duel de boss qui, si réussi, vous redonne toute votre vie. Dans le même ordre d’idées, vous devrez briser les vitres d’un ascenseur, une voiture, les motos encerclant un boss (et qui, détruites, invoquent leurs légitimes propriétaires) ou encore amener un poulet d’un point A à un point B d’un niveau. Ces trophées ne sont guère difficiles mais demandent juste à être connus pour être réalisés.

Pour autant le platine de Streets of Rage 4 n’est pas à la portée de tous et se montre même des plus exigeants. Deux trophées en particulier vont empêcher nombre de joueurs à accéder au platine. (Or) Accro aux défis exige que vous décrochiez le rang S dans chaque niveau du mode Histoire, dans la difficulté Difficile. Vous devez finaliser rapidement le niveau et ne jamais briser votre combo. Vous vous en doutez : la mort n’est pas une option. Utiliser vos attaques spéciales vous fait perdre des points qui peuvent être compensés par votre rapidité à terminer le niveau. (Or) 100 yens finira d’ensanglanter vos doigts puisque vous devez terminer le mode Arcade en difficulté Difficile. Dois-je vous rappeler que vous n’avez qu’une vie pour réaliser l’histoire de bout en bout ? Là encore, une bonne connaissance des ennemis, de leurs apparitions et une maîtrise de votre combattant vous seront très utiles.
Trophee


Si la liste de trophées de Streets of Rage 4 est emplie d’actions amusantes à réaliser, elle est surtout accessible aux challengers les plus expérimentés. Réaliser le mode Arcade en Difficile et obtenir tous les rangs S dans cette même difficulté représentent les défis les plus ardus et ceux qui coinceront nombre de joueurs. Pour autant, s’ils sont exigeants, ces trophées demeurent dans la droite lignée de la saga et rappelleront, au plus anciens, la sensation de battre le record de la salle d’arcade du quartier.
Note : 4/5

Conclusion

Les vingt-six ans d’attente sont largement compensés par ce quatrième opus qui se situe dans la droite lignée des précédents. Si les mécaniques ont évolué, l’esprit demeure présent. Dotemu et LizardGames ont réussi à moderniser une licence tout en conservant ce qui en a fait le succès créant un puissant défouloir accessible à tous les joueurs. Tout le contraire du platine qui ne sera accessible qu’aux rois et reines de la borne d’arcade. Si vous jouez sans nécessairement platiner votre jeu, foncez : Streets of Rage 4 va vous assurer un maximum de plaisir.
Contenu du jeu
Aspect technique du jeu
Plaisir à jouer et à rejouer
Plaisir à faire les trophées
18
Je recommande ce jeu : À tous, Aux fans de la série, Aux chasseurs de trophées/platine difficile

yuutsu (Sabaku08)

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